Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2912107008
Éditeur : Liber


Note moyenne : 3.73/5 (sur 91 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"La télévision fait courir un danger très grand aux différentes sphères de la production culturelle, art, littérature (...), un danger non moins grand à la vie politique et à la démocratie". Le ton est donné, celui d'un ... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (9)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par ildibad, le 04 juillet 2011

    ildibad
    Bourdieu dans une version simplifiée de son style habituel.
    Ce texte, paru en 96, est intéressant à lire maintenant en 2011 et notamment à la lumière des nombreuses télé-réalité dont nous sommes abreuvés.
    L'affaire DSK doit le ravir tant elle colle à son analyse. Procureur qui court après l'audience, médiatisation des acteurs, micro-trottoirs, audimat, ...
    Pour le reste, Bourdieu, reste Bourdieu, à savoir que son analyse sociologique est basée sur le pouvoir et sa conquête à l'intérieur d'un champ social.
    un champ social est un groupe social quis se définit par rapport à lui même : il peut être autonome (une communauté religieuse fermée, des scientifiques très spécialisés) ou non, suivant qu'il subit peu ou prou l'influence d'autres champs sociaux.
    Chaque membre de ce champ s'exprime en fonction de la position du groupe/organisme auquel il appartient et en fonction de sa position à l'intérieur de ce groupe/organisme.
    La télévision vient chambouler tout cela car elle intervient à l'intérieur des champs sociaux et modifie les rapports à l'intérieurs de ceux-ci.
    La recherche de l'audimat pousse la télévision à transformer l'ordinaire en extraordinaire, à mettre en exergue l'anecdote au détriment de l'analyse, à jouer sur le sentiment plus que sur la raison.
    l'intrusion de la TV dans les champs sociaux pousse les acteurs de ceux-ci à chercher à exister au travers de la télévision pour modifier le rapport de force et améliorer leur position.
    Bourdieu s'étend egalement longuement sur l'organisation de débats (faussement vrais vs vraiment faux) les mécanismes d'auto-censure et de masquage ainsi que sur les différents biais.
    Un livre court, abordable. Un moment de réflexion utile dans un monde où la TV est omniprésente.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Tagrawla, le 20 mai 2013

    Tagrawla
    Un essai salutaire et - malheureusement - indémodable : Sur la télévision présageait le développement de la téléréalité d'aujourd'hui, de l'ineffable bêtise qu'on voit s'étaler souvent, trop souvent, sur le petit écran et questionne encore sur la place et le rôle des services publics télévisuels.
    Ou comment, en donnant au public ce qu'il veut voir, on a condamné ce médias à proposer de la vulgarité à toute les sauces.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par Walktapus, le 17 janvier 2011

    Walktapus
    Le livre est un pamphlet, court et non technique. Il s'intéresse aux journaux télévisés et aux émissions de débat. Il a été publié en 1996 suite à une expérience de l'auteur à la télé à Arrêt sur Image, pourtant sensée être une émission critique à l'égard de la télévision. Voir aussi http://www.youtube.com/watch?v=yx5mWcgtVp4
    Ce n'est pas une introduction à la sociologie de Bourdieu, et si certains termes de vocabulaire y sont empruntés, ça ne nuira pas à la compréhension du livre par un profane.
    Dans la première partie, il prône l'étude des relations, de la concurrence et des rapports de force internes entre les acteurs du milieu journalistique (ce qu'il appelle un champ) comme cause profonde de la censure et de l'invention dans le discours journalistique télévisuel, et en démonte certains mécanismes. Il dénonce également l'influence de la télévision sur les journaux écrits.
    Dans la seconde, il s'intéresse à la manière dont le "champ" de la télévision influence les autres "champs" : socologie, philosophie, etc. le phénomène des spécialistes communicants reconnus comme autorité par la télé, mais pas forcément par leurs pairs est évoqué. L'impression générale est assez élitiste, l'univers pur de la science et du savant (la sociologie) contre le monde télévision où des communicants non sociologues s'exprimeraient sur la sociologie.
    Bref, rien de nouveau sous le soleil, mais ça ne fait jamais de mal d'en parler, parce que ce n'est pas à la télévision qu'on le fera.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par ph_hugot, le 16 février 2013

    ph_hugot
    S'il y a bien une thématique qui m'a toujours passionné, c'est bien celle du rapport entre les médias et le pouvoir politique : figurez vous, pour ceux que ca intéresse, que j'avais même fait mon mémoire de DEA sur l'indépendance du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel.
    En faisant pas mal de recherches ( et notamment au CSA qui m'avaient gentiment prété leurs archives), j'avais tenté de répondre à la question de savoir si à l'époque, début des années 2000, le CSA est il libre que ca du pouvoir politique ( euh je peux toujours envoyer une copie à ceux que ca interesse, mais pour les autres, sachez que ma réponse était...non) .
    Et avant ce mémoire, mes cours de droit de l'audiovisuel m'avaient fait lire, de long en large, certains écrits sur le sujet, notamment évidement la bible dans le domaine, le passionnant mais complexe ouvrage de Pierre Bourdieu, Sur la télévision.
    Dans ce livre, le plus connu de nos sociologues réagissait vivement au monopole d'un média dans la fabrication et la diffusion de l'information, en démonte les mécanismes de la censure invisible qui s'exerce sur le petit écran et livre quelques-uns des secrets de fabrication des ces artefacts que sont les images et les discours de télévision.

    Lien : http://www.baz-art.org/archives/2013/02/15/26383026.html
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 9         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par Lybertaire, le 20 août 2012

    Lybertaire

    La télévision, média dominant, a profondément transformé les champs journalistique, politique, scientifique, littéraire, dans lesquels elle s'est imposée. Pierre Bourdieu, éminent sociologue, a fait une intervention télévisée au Collège de France sur le sujet, retranscrite dans ce court ouvrage. En 96 pages, il aborde la structure et les mécanismes sociologiques de la télévision et du champ journalistique, et comment celle-ci impose son pouvoir économique et symbolique à l'ensemble des autres champs. Ce monopole sur les instruments de production et de diffusion à grande échelle de l'information lui fournit un pouvoir de consécration, lequel n'est pas sanctionné, de manière ni positive ni négative qui régule normalement un champ social.
    En roue libre, les acteurs de la télévision opèrent dans les rapports de force, les valeurs intrinsèques des champs sociaux et imposent de nouvelles contraintes aux acteurs d'autres champs. Comment s'exerce la domination de la télévision ? Quels sont les effets ?
    L'urgence, le scoop, la manipulation, le fait divers, les fast-thinkers, l'anti-intellectualisme : Bourdieu évoque de la télévision tous ses travers, quitte à être davantage désaimé des journalistes. Comme il l'explique lui-même, il lui faudrait des heures pour démonter et démontrer les mécanismes de la télévision, mais opérant par la synthèse, il conquiert un public plus large que le rang des initiés...
    Sur la télévision, ouvrage tant mis en avant, traite d'un large sujet, comme son titre l'indique. Qu'entendons-nous par télévision ? Des émissions, des débats, des journaux télévisés, des films ? Les journalistes, les programmateurs, les animateurs, les rédacteurs, les techniciens ? Sans préambule, Pierre Bourdieu tire des ficelles, dont les unes sont des exemples, les autres des théories, et les relie bout à bout sans articulation. Ce texte souffre d'un manque de construction, d'approfondissement sur des problématiques essentielles et d'exemples concrets et expliqués, défauts intrinsèquement liés à la nature du texte : ici, c'est un discours fait à une assemblée, et non un essai. Pourquoi alors Bourdieu n'a-t-il pas pris le temps d'écrire un ouvrage plus complet, plus fouillé pour prolonger ce premier travail ?
    À coup sûr, s'il avait été signé d'une main moins prestigieuse, le livre n'aurait pas rencontré un tel succès. À coup sûr, la lecture de Sur la télévision est une introduction mais ne se suffit pas à elle-même ! Elle laisse un sentiment de frustration qu'il faut vite combler pour se faire une meilleure idée de cette entité multiforme : la télévision.
    La critique sur mon blog :
    http://bibliolingus.over-blog.fr/article-sur-la-television-pierre-bourdieu-109258543.html

    Lien : http://bibliolingus.over-blog.fr
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la critique

> voir toutes (16)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par GuillaumeTM, le 19 mai 2013

    On peut et on doit lutter contre l'audimat au nom de la démocratie. Ça paraît très paradoxal parce que les gens qui défendent le règne de l'audimat prétendent qu'il n'y a rien de plus démocratique (c'est l'argument favori des annonceurs et des publicitaires les plus cyniques, relayés par certains sociologues, sans parler des essayistes aux idées courtes, qui identifient la critique des sondages -- et de l'audimat -- à la critique du suffrage universel), qu'il faut laisser aux gens la liberté de juger, de choisir (« ce sont vos préjugés d'intellectuels élitistes qui vous portent à considérer tout ça comme méprisable »).
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          6 3         Page de la citation

  • Par Walktapus, le 17 janvier 2011

    il est de plus en plus fréquent que, quoi qui ait pu se passer dans le monde, l'ouverture du journal télévisé soit donnée aux résultats du championnat de France de football ou à tel ou tel autre événement sportif, programmé pour faire irruption dans le journal de vingt heures, ou à l'aspect le plus anecdotique et le plus ritualisé de la vie politique (visite de chefs d'Etat étranger, ou visites du chef de l'Etat à l'étranger, etc.) sans parler des catastrophes naturelles, des accidents, des incendies, bref de tout ce qui peut susciter un intérêt de simple curiosité, et qui ne demande aucune compétence spécifique préalable, politique notamment. Les faits divers, je l'ai dit, on pour effet de faire le vide politique, de dépolitiser et de réduire la vie du monde à l'anecdote et au ragot (qui peut être national ou planétaire avec la vie des stars ou des familles royales), en fixant et retenant l'attention sur des événements sans conséquences politiques, que l'on dramatise pour en "tirer des leçons" ou pour les transformer en "problèmes de société" : c'est là, bien souvent, que les philosophes de la télévision sont appelés à la rescousse, pour redonner sens à l'insignifiant, à l'anecdotique et à l'accidentel, que l'on a artificiellement porté sur le devant de la scène et constitué en événement, port d'un fichu à l'école, agression d'un professeur ou tout autre "fait de société", bien fait pour susciter des indignations pathétiquesà la Finkielkraut, ou des considérations moralisantes à la Comte-Sponville.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 13         Page de la citation

  • Par Trissotin, le 25 février 2012

    Il y aurait à réfléchir sur le moralisme des gens de télévision : souvent cyniques, ils tiennent des propos d’un conformisme moral absolument prodigieux. Nos présentateurs de journaux télévisés, nos animateurs de débats, nos commentateurs sportifs sont devenus des petits directeurs de conscience qui se font, sans trop avoir à se forcer, les porte-parole d’une morale typiquement petite-bourgeoise, qui disent "ce qu’il faut penser" de ce qu’ils appellent "les problèmes de société", les agressions dans les banlieues ou la violence à l’école. La même chose est vraie dans le domaine de l’art et de la littérature : les émissions dites littéraires les plus connues servent - et de manière de plus en plus servile - les valeurs établies, le conformisme et l'académisme, ou les valeurs du marché.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 23         Page de la citation

  • Par Lybertaire, le 20 août 2012

    Il est de plus en plus fréquent que, quoi qui ait pu se passer dans le monde, l’ouverture du journal télévisé soit donnée aux résultats du championnat de France de football ou à tel ou tel autre événement sportif, programmé pour faire irruption dans le journal de vingt heures, ou à l’aspect le plus anecdotique et le plus ritualisé de la vie politique (visite de chefs d’État étrangers, ou visites du chef de l’État à l’étranger, etc.) sans parler des catastrophes naturelles, des accidents, des incendies, bref de tout ce qui peut susciter un intérêt de simple curiosité, et qui ne demande aucune compétence spécifique préalable, politique notamment. Les faits divers, je l’ai dit, ont pour effet de faire le vide politique, de dépolitiser et de réduire la vie du monde à l’anecdote et au ragot (qui peut être national ou planétaire, avec la vie des stars ou des familles royales), en fixant et en retenant l’attention sur des événements sans conséquences politiques, que l’on dramatise pour en “tirer des leçons” ou pour les transformer en “problèmes de société” : c’est là, bien souvent, que les philosophes de télévision sont appelés à la rescousse, pour redonner sens à l’insignifiant, à l’anecdotique et à l’accidentel, que l’on a artificiellement porté sur le devant de la scène et constitué en événement, port d’un fichu à l’école, agression d’un professeur ou tout autre “fait de société” bien fait pour susciter des indignations pathétiques à la Finkielkraut ou des considérations moralisantes à la Comte-Sponville. Et la même recherche du sensationnel, donc de la réussite commerciale, peut aussi conduire à sélectionner des faits divers qui, abandonnée aux constructions sauvages de la démagogie (spontanée ou calculée), peuvent susciter un immense intérêt en flattant les pulsions et les passions les plus élémentaires (avec des affaires comme les rapts d’enfants et les scandales propres à susciter l’indignation populaire), voire des formes de mobilisations purement sentimentales et caritatives ou, tout aussi passionnelles, mais agressives et proches du lynchage symbolique, avec les assassinats d’enfants ou les incidents associés à des groupes stigmatisés.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation

  • Par Trissotin, le 16 février 2012

    Pour certains de nos philosophes (et de nos écrivains), être, c’est être perçu à la télévision, c’est-à-dire, en définitive, être perçu par les journalistes, être, comme on dit, ''bien vu'' des journalistes (ce qui implique bien des compromis et des compromissions) - et il est vrai que ne pouvant guère compter sur leur œuvre pour exister dans la continuité, ils n’ont pas d’autre recours que d’apparaître aussi fréquemment que possible à l’écran, donc d’écrire à intervalles réguliers, et aussi brefs que possible, des ouvrages qui, comme l’observait Gilles Deleuze, ont pour fonction principale de leur assurer des invitations à la télévision. C’est ainsi que l’écran de télévision est devenu aujourd’hui une sorte de miroir de Narcisse, un lieu d’exhibition narcissique.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 9         Page de la citation










Sur Amazon
à partir de :
5,00 € (neuf)
4,26 € (occasion)

   

Faire découvrir Sur la télévision par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (198)

> voir plus

Quiz