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ISBN : 2258077524
Éditeur : Les Presses De La Cite (2009)


Note moyenne : 3.24/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Au coeur des champs d'amandiers, ces arbres millénaires, Françoise Bourdon signe une ode éternelle à la Provence. Haute Provence, 1890. Anna, jeune amandière, se croyait promise à Martin, héritier d'un riche producteur aptésien de fruits confits. Mais, sans expl... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par BVIALLET, le 06 octobre 2012

    BVIALLET
    En 1890, en Haute Provence, sur un plateau proche du Mont Ventoux, vit une famille d'arboriculteurs spécialisés dans la culture des amandiers. Anna, leur fille, amoureuse de Martin, fils d'un riche confiseur d'Apt, croit qu'elle va se marier avec lui. Mais au dernier moment, il l'abandonne pour épouser Mathilde, la fiancée de son frère, mort suite à un accident de cheval. Un peu plus tard, elle rencontre Armand, pâtissier fabricant de nougat. Elle l'épouse et se croit heureuse dans sa vie de femme. Mais la première guerre mondiale et la mort de Mathilde vient bouleverser la donne. Martin adresse à Anna une lettre dans laquelle il lui avoue l'avoir toujours aimée et devoir lui révéler un secret...
    Un roman de terroir émouvant et bien ficelé, illustrant des métiers et des techniques pas forcément très connus comme l'exploitation de l'amande, la technique de fabrication du nougat ou des fruits confits et la culture de la lavande. Une saga familiale s'étendant sur trois générations et plus d'un demi-siècle. Si les deux familles ne sont pas trop perturbées par la guerre de 14 (des hommes partis et tous revenus sains et saufs, seul Georges rentrera unijambiste), celle de 40 aura des conséquences beaucoup plus dramatiques. Bien écrit, cet ouvrage est touchant et émouvant ne serait-ce que par l'évocation de la vie de petites gens à la fois si proches et si loin de nous-mêmes. Françoise Bourdon a bien su doser sa recette : un peu de familial, un peu de sentimental, un peu de techniques anciennes, des amours contrariés et une fin en crescendo dramatique. Un ensemble finalement très réussi et bien agréable pour amateurs du genre.


    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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    • Livres 2.00/5
    Par Chrystaal, le 04 août 2013

    Chrystaal
    C'est un livre qui m'a appris plein de chose concernant la culture des amandes dans le Vaucluse; en effet suite aux attaques du phyloxera dans les vignes au milieu du 19ème siècle les paysans se sont reconvertis en plantant des amandiers, de la lavande et des cerisiers. Ce qui allait changer le physionomie du pays.
    D'où le choix des personnages sans doute: une famille d'industriels fabriquant des fruits confits, un homme traumatisé par la guerre de 14.18 plantant de la lavande et une famille s'orientant vers la fabrication artisanale du nougat.
    Sorti de là, j'ai trouvé que l'histoire était narrative, les événements s'enchainent les uns après les autres parce qu'ils doivent arriver sans que les personnages arrivent à prendre la consistance du nougat dont par contre je sentais parfaitement tous les arômes.
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    • Livres 4.00/5
    Par LunaZione, le 18 novembre 2012

    LunaZione
    Françoise Bourdon nous offre une histoire passionnante et tumultueuse. Son style d'écriture est très dynamique, ce qui permet de ne pas perdre le fil entre les nombreux personnages. Ceux-ci, grâce à leur grand nombre, permettent une meilleure identification du lecteur au livre : on se retrouve forcément dans un des personnages, et il en va de même pour notre entourage qui nous apparaissent également dans cette histoire.
    L'auteur nous fait passer par toutes les émotions, du rire aux larmes, de la joie à la déception...
    Les changements de personnages seront peut-être dérangeant pour certains, mais ils restent essentiels à l'histoire.
    C'est une histoire qui peut parfois être un peu choquante, parce qu'elle est terriblement crédible. Elle est régionale, de chez nous, en France. C'est peut-être ça le pire, se dire que ça aurait pu arriver à n'importe qui, à des personnes qu'on connait, qu'on aurait pu connaitre, à des gens de notre famille. On se projette vraiment dans La Nuit de l'Amandier et c'est ça qui fait de cette histoire un livre coup de poing. On se rend compte de se qui aurait pu se passer, de se qui s'est passé. On se réapproprie notre Histoire et pas n'importe laquelle, ce n'est pas la plus heureuse...
    La Nuit de l'Amandier pourrait presque être un livre polémique : les sujets choisis ne sont pas des plus faciles, mais ils sont abordés avec une grande sagesse, du calme et beaucoup de douceur... Certains préjugés seront, ainsi, sans doute abolit chez certains.
    La Nuit de l'Amandier détient une belle promesse.

    Lien : http://lunazione.over-blog.com/article-la-nuit-de-l-amandier-fran-oi..
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    • Livres 3.00/5
    Par st79310, le 21 octobre 2012

    st79310
    Comme tous les livres de françoise Bourdon que j'ai lu jusqu'à maintenant, vraiment trés bien...Plongée dans le décor de la Provence, il ne manquait que le chant des cigales, de la "chaleur"(lu en décembre) et les odeurs de la Provence....Convient à ceux qui aiment les sagas famillialles et la littérature dite de terroir...
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    • Livres 1.00/5
    Par coraline83100, le 25 mai 2013

    coraline83100
    A recommander uniquement pour les passionnés du genre

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Citations et extraits

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  • Par domdu84, le 12 novembre 2011

    1917

    Le givre craquait sous les pas d’Anna. Le ciel, d’un bleu de vitrail, aurait voulu faire croire que l’hiver était déjà passé. Pourtant, les fleurs rose et blanc, brûlées par le gel, dispersées parle vent, témoignaient de l’âpreté du
    climat.
    « Il faut que je vous dise enfin la vérité, Anna », avait écrit Martin et, au fond de son lit, elle avait eu la tentation de froisser la lettre et de la jeter dans la cheminée. Le vent hurlait, secouait les portes, menaçait d’arracher les volets, et Anna pensait que ce n’était rien, comparé aux bombardements qui pouvaient durer plus de trente heures. Il le lui avait écrit. L’enfer à M.H. Elle avait cherché dans sa mémoire. Chaque jour, elle se précipitait sur le journal afin de lire les comptes-rendus des batailles mais, bien sûr, elle ne pouvait pas retenir tous les noms. Armand s’était moqué d’elle, d’ailleurs, à ce propos, et lui avait suggéré de se procurer une carte d’état-major.
    M.H. .. Que pouvaient signifier ces deux initiales '?
    Cet endroit se trouvait-il du côté de Verdun, ou bien du
    Chemin des Dames ? Elle avait frissonne. Si elle pensait
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  • Par BVIALLET, le 06 octobre 2012

    Parce que vous croyez encore à tous leurs beaux discours ? Tant d'hommes sont morts, pour quelques mètres de terre... Je suis certain que, dans plus de cinquante ans, on retrouvera encore des cadavres. Les pauvres diables n'en peuvent plus, et moi non plus. La paix, voilà à quoi j'aspire. J'ai essayé de sauver sa jambe, reprit-il. Ai-je eu raison ? Recommandez bien à l'infirmière de le surveiller. S'il passe la nuit, il aura peut-être une chance de s'en tirer.
    Le blessé reprenait lentement conscience. Sa tête et sa jambe le faisaient horriblement souffrir.
    Je vais mourir, pensa-t-il.
    Il n'avait qu'une hâte, sentir à nouveau le parfum des amandes grillées.
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  • Par domdu84, le 12 novembre 2011

    1890

    L’ aube n’ avait pas encore chassé toutes lesombres de la nuit. Des pans de voiles mauves s’accrochaient aux cimes des sapins et des chênes blancs, grimpant à l'assaut des croupes montagneuses. Chaque matin, en
    poussant les volets de la salle, Anna se tordait le cou en tous sens afin d’ apercevoir le champ d’ amandiers situé en contrebas du mas.
    « Pourvu que... " murmurait-elle, sans oser terminer sa phrase.
    Brune, sa marraine, qui s’affairait déjà devant le potager accolé à la cheminée, se retournait vers elle.
    « Eh bien, petite ? »
    Et Anna, le cœur soudain plus léger, répondait gaiement :
    « Encore une nuit et un jour de gagnés ! »
    De tout temps, la floraison prématurée des amandiers avait posé problème. Déjà, au XVIIIè siècle, on se demandait si’ l’on ne pourrait pas suspendre éclosion des fleurs de cet arbre trop précoce. On suggérait aussi de faire pousser l'amandier en buisson mais, dans ce cas, il ne donnerait pas de fruits.
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  • Par BVIALLET, le 06 octobre 2012

    Cette douceur était si ancienne qu'on ne savait plus à qui attribuer son invention. Certains la faisait remonter au Moyen-Age. Une légende prétendait en effet que des moines de Bondonneau avaient les premiers fait cuire des noix et des amandes dans du miel du Ventoux. D'autres citaient une vieille demoiselle vivant à Montélimar à la fin du XVIIème siècle. Tante Manon – famille et amis l'appelaient ainsi – recevait ses neveux et nièces chaque jeudi et leur préparait un dessert composé de miel et d'amandes. Les enfants, à chaque fois, s'écriaient, ravis : « Tante Manon, tu nous gâtes ! » L'histoire affirmait que tante Manon avait légué sa recette secrète cachée dans son missel à sa nièce Lina. Celle-ci et son époux fabriquèrent le « nougat » qui devint vite célèbre.
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  • Par BVIALLET, le 06 octobre 2012

    Lorsqu'elle regagnait le mas, Anna avait le coeur lourd. Pourquoi ? se répétait-elle. Pourquoi Martin l'avait-il trahie ? Pour quelle raison n'avait-il pas eu le courage de lui annoncer son mariage avec cette fille de notaire ? Elle avait beau tourner et retourner dans sa tête les éléments qu'elle connaissait, elle butait toujours sur cette question. Cela n'avait pas de sens. Ou alors, il fallait penser, comme le suggérait Fernande, que Martin avait seulement voulu s'amuser avec elle. Mais, cela non plus, elle ne parvenait pas à le croire.
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