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ISBN : 2756062286
Éditeur : Delcourt (2014)


Note moyenne : 4.25/5 (sur 138 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
L'éblouissante série de François Bourgeon, un classique de l'histoire de la bande dessinée. Au XVIIIe siècle, les aventures sur mer et sur terre d'Isa, une jeune femme rebelle.
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Critiques, analyses et avis (5)

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    • Livres 5.00/5
    Par Gwen21, le 15 avril 2014

    Gwen21
    Avis à ceux qui souffrent du mal de mer, restez à terre !
    Isabelle et ses compagnons ont embarqué à bord de la Marie-Caroline, négrier en partance pour Saint-Domingue, avec à son bord, l'équipage, nos protagonistes et quelques centaines d'esclaves, le tristement nommé "bois d'ébène".
    Sans concession, François Bourgeon éduque son lecteur aux réalités inhumaines de la traite et le réalisme de son trait ne nous épargne aucun détail morbide de ce commerce honteux qui a contribué à asseoir la fortune des sociétés occidentales. La Marie-Caroline va bientôt être soumise aux affres d'une violente tempête. Ce chaos météorologique sera l'élément déterminant qui plongera son petit monde dans le désordre d'un soulèvement mutin. Les rapports de force vont soudainement s'inverser...
    Beaucoup de violence et de tensions donc dans cet opus exaltant et oppressant qui marque aussi la fin de la première série de l'épopée. Une fin pleine de promesses et d'ouvertures car avec l'éclatement du groupe constitué d'Isa, de Mary et d'Hoel, le lecteur ne peut qu'espérer voir en cet adieu un simple au revoir.
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    • Livres 5.00/5
    Par MissG, le 27 août 2012

    MissG
    Avec ce cinquième tome se clôt la série des "Passagers du vent".
    Cet album aborde des thèmes plus graves, particulièrement celui de l'esclavagisme et est celui de la maturité, à la fois pour François Bourgeon et également pour le personnage d'Isabeau.
    Isabeau se retrouve avec une esclave, offerte par le roi Kpëngla et, pétrie de bons sentiments, pense bien agir avec elle en lui laissant une certaine liberté.
    Mal lui en prend lorsque son esclave se fera corriger et que celle-ci se mettra à la haïr et prendra la tête de la révolte des esclaves sur le bateau : "Vous avez cru bien agir, mais sans le vouloir vous l'avez enfermée dans vos rêves. Son réveil fut brutal ! … Vous tentez de lutter contre un monde qui vous révolte, comme je lutte contre la maladie, la souffrance et la mort. Ces sortes de combats se perdent beaucoup plus souvent qu'ils ne se gagnent.".
    Ce tome se passe entièrement à bord d'un navire et se caractérise par une situation de crise non rencontrée jusqu'à présent.
    Les esclaves, le "bois d'ébène", transportés à bord de la Marie-Caroline vont se révolter et prendre possession du navire, poussant les quelques Blancs dont Isabeau restant à bord à se retrancher dans un coin du navire.
    C'est l'un des temps forts de ce tome et c'est très bien fait.
    Il transparaît une situation tendue et angoissante, cela se ressent dans les dialogues et dans les dessins.
    Toute cette scène est une réussite et est vraiment plaisante à lire.
    L'histoire développée est intéressante, plus riche et plus complexe que dans les précédents tomes.
    Ce tome est un véritable aboutissement tout en mettant un point final, ou presque, à l'épopée d'Isabeau.
    Mais c'est aussi celui des adieux, du lecteur avec les personnages, mais également d'Isabeau avec Mary et sa petite fille Enora, puis avec Hoel, c'est ainsi qu'elle se retrouve à la fin : "Seule … Vraiment seule … Sans personne à aimer … Sans personne à haïr … Ou bien haïr la mer ? … qui sait si bien donner pour toujours tout reprendre … Qui sait si bien reprendre …".
    Il y a un petit goût d'amer à la fin de ce tome et j'ai même été déçue par cette fin qui pour moi n'en est pas une.
    François Bourgeon laisse son héroïne seule face à la mer et à son destin : "Ce jour-là, j'ai failli oublier que je n'avais, somme toute, que dix-huit ans … et encore toute la vie devant moi.", et le lecteur désireux de savoir ce qu'il advient d'elle par la suite.
    Graphiquement, ce cinquième tome est, comme tous les autres, très réussi et laisse une belle place à des palettes de couleurs très variées, rendant la lecture des plus agréables et traduisant à la perfection l'histoire développée et toute sa complexité.
    "Le bois d'ébène", cinquième tome de la série "Les passagers du vent" et censé la clore, est un album très réussi sur l'aspect de l'histoire, de l'évolution des personnages et graphique.
    Toutefois, il laisse un goût d'inachevé car tout reste ouvert à la fin et rien ne se conclut vraiment.
    Au contraire, l'impression laissée par François Bourgeon est celle d'ouvrir vers une suite, ou tout du moins une conclusion digne de ce nom.

    Lien : http://lemondedemissg.blogspot.fr/2012/08/les-passagers-du-vent-tome..
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    • Livres 4.00/5
    Par LunaZione, le 18 novembre 2012

    LunaZione
    A la fin de ce cinquième tome, je n'ai qu'un seul regret : ne pas trouver les deux derniers tomes des Passagers du vent dans le coffret généreusement prêté à la petite sœur par son professeur de français... Zut, alors ! cela dit, je viens de voir sur le site de ma médiathèque qu'ils les avaient donc tout n'est pas perdu ;)
    Bref, j'ai beaucoup aimé le bois d'ébène, même si il est plus prévisible que les autres, cela dit, c'est surtout dû au fait que c'est parce qu'on s'intéresse à la partie la plus connue du commerce triangulaire.

    Les passagers du vent est une série assez violente, notamment à cause de son thème, mais je crois bien que celui-ci est le plus violent de tous. D'un autre côté, dès qu'on parle de la traite des noirs, on se doute bien qu'il va couler beaucoup de sang. Dans le bois d'ébène, on aborde ce que craignait le plus les négriers lors de la traversée qui emmenait les esclaves de l'Afrique en Amérique : les révoltes.
    D'autres violence n'ont rien à voir avec cette partie de notre histoire et ne sont pas pour autant moins importante. Mais bon le bois d'ébène ne se résume pas à ça. Encore une fois, j'ai particulièrement apprécié les questions que soulèvent les aventures d'Isa et Mary.

    J'ai beaucoup aimé les couleurs chatoyantes utilisées dans ce tome de la série : elle forme un contraste étonnant avec la noirceur que ce qu'il s'y passe.
    Je ne peux que vous conseillez de découvrir cette série très sympathique !

    Lien : http://lunazione.over-blog.com/article-les-passagers-du-vent-tome-5-..
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    • Livres 5.00/5
    Par Domichel, le 25 février 2014

    Domichel
    Comme dans les grands films d'aventures, la saga s'achève dans une apothéose de coups d'éclats et de surprises. C'est presque - toutes proportions gardées, en en moins drôle - Pirates des Caraïbes…
    Il est impossible de résumer en quelques lignes ce cinquième tome qui met un terme au cycle des Passagers du Vent “années 80”.
    Bien sûr Bourgeon se fait un immense plaisir (ainsi qu'à nous, lecteurs), à multiplier les rebondissements au cours de cette terrible bataille navale. Il ne boude pas son plaisir à dessiner les scènes de pont ou d'entreponts. La description des conditions de transport des esclaves est à la fois terrible et réaliste et on comprend que chaque “erreur” d'un marin se paiera immédiatement par une flambée de violence inouïe.
    On se dit, l'aventure finie et les derniers masques tombés, qu'enfin nos héros vont pouvoir vivre au sens propre du terme, mais c'est sans compter sur la fourberie de l'auteur, qui en leur traçant des destins divergents, ne leur offrira ni repos, ni rédemption.
    D'ailleurs, avait-il déjà en tête à ce moment l'idée d'une suite ?
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    • Livres 1.00/5
    Par flavie982, le 03 mars 2012

    flavie982
    Le dessin est agréable, assez détaillé. L'histoire semble bien documentée en revanche je n'ai pas du tout apprécié les nombreuses scènes de nu ou même de viol qui ne me semblent pas toujours servir l'histoire au mieux.


    Lien : http://vivelesbetises2.canalblog.com/archives/2012/03/03/23662210.html

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Citations et extraits

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  • Par Bubu-le-bourguignon, le 29 juillet 2012

    Vendredi 29 mars 1782... Ce jour là, j'ai failli oublier que je n'avais, somme toute, que dix-huit ans... et encore toute la vie devant moi.

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  • Par Domichel, le 25 février 2014

    - Non !… Croyez-moi, mesdames, nous n'avons vraiment rien à redouter de nos captifs.
    - Outre les fusils rangés dans le banc de quart, nous avons ici, quelques armes à l'usage exclusif des officiers d'état-major en cas de mutinerie.
    - Quatre espingoles, six fusils, deux pistolets patte de canard, et surtout… Cet exceptionnel fusil anglais pouvant décharger en même temps ses quatorze canons !
    - Quoi c'est là ?… Cette petite bonz'hom' marrante ?
    - Saint-Joseph est le patron des négriers, ma petite dame. Nommez-le, s'il se peut, avec plus de respect !
    - Les anglais n'ont pas comme nous, le culte des Saints, Commandant.
    - Méf… Méprisez nos Saints, Madame. Cela ne m'emchê… m'empêchera pas de révéner… de rénév… de vénérer les vôtres !
    - Buvez de l'eau l'ami !
    - En fait, Mary, ce n'est pas le Saint, époux de la Vierge, qui est censé veiller sur nous. Il s'agit de Joseph, le patriarche hébreu, celui-là même qui fût vendu comme esclave par ses frères.
    - Elle est petit peu compliqué, votre stoire du Saint, pas vraiment Saint, mais tout de même à vendre. Je me vais aller liter et vous me redirez tout ça demain matin, après une bonne nuit de sommeil.
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  • Par goodgarn, le 16 novembre 2012

    - Oublier ?... La mort offre l'oubli !...La vie na pas cette indulgence.

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  • Par MissG, le 27 août 2012

    Vous avez cru bien agir, mais sans le vouloir vous l’avez enfermée dans vos rêves. Son réveil fut brutal ! … Vous tentez de lutter contre un monde qui vous révolte, comme je lutte contre la maladie, la souffrance et la mort. Ces sortes de combats se perdent beaucoup plus souvent qu’ils ne se gagnent.

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  • Par MissG, le 27 août 2012

    Seule … Vraiment seule … Sans personne à aimer … Sans personne à haïr … Ou bien haïr la mer ? … qui sait si bien donner pour toujours tout reprendre … Qui sait si bien reprendre …

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Vidéo de François Bourgeon

Le dessinateur de BD François Bourgeon commente pour Rue89 des planches de son dernier album, "La Petit Fille Bois-Caïman", ultime volet de la saga "Les Passagers du Vent".








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