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> Pierre Loti (Antécédent bibliographique)

ISBN : 2754800786
Éditeur : Futuropolis (2007)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
D'après le roman de Pierre Loti. Récit et dessin de Franck Bourgeron.

De passage en Grèce, à Salonique (alors sous domination turque), Loti, jeune et sémillant lieutenant de la marine anglaise aperçoit, derrière les barreaux d'une fenêtre de harem, le vi... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (4)

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    • Livres 4.00/5
    Par Sejy, le 28 mai 2010

    Sejy
    Quand l'écriture délicate de Pierre Loti rencontre la beauté du trait de Franck Bourgeron, c'est une oeuvre d'une force émotionnelle rare qui naît. Une bande dessinée puissante et bouleversante. C'est Aziyadé.
    Cette adaptation du roman autobiographique éponyme est une remarquable réussite. Avec un talent empreint de retenue, l'auteur livre une composition émouvante et d'une grande justesse. Et il n'est pas nécessaire d'avoir lu l'original pour ressentir la fidélité et la maestria avec lesquelles il transcrit la fièvre de l'écrivain. Ce sont peu de pages qu'il faut au récit pour vous empoigner. Happé par cette histoire d'amour enflammé et interdit, entre un Loti en marin anglais et Aziyadé la magnifique musulmane, on se laisse d'abord envahir par une profonde mélancolie douce amère. Puis l'on cède encore, un peu plus investi, compagnon des attentes angoissées du héros, ami dans ses escapades nocturnes, spectateur indiscret de ses étreintes langoureuses, puis, avec lui, se réveiller alangui et heureux aux matins apaisés. Et maintenant au-delà, quand l'empathie se fait entière, on écoute, on plaint ou l'on pleure avec cet homme qui se cherche, qui crie intérieurement son mal, désespéré et dévoré par cette passion qu'il découvre de plus en plus extrême et qu'il sent, qu'il sait inéluctablement vouée à se perdre.
    La plume poétique et sensible de Loti nous accompagne tout au long du récit par un fil conducteur, écho narrateur de ses pensées et par les correspondances qu'il entretenait avec sa famille et ses amis. Elle est le catalyseur de cet agréable déferlement de sentiments et si elle s'avère être le cœur de cette oeuvre, le graphisme de Bourgeron lui offre une âme. Une autre profondeur qui dévoile ce que les quelques mots encore impuissants n'ont pas réussi à dire.
    Son style si particulier, saisissable entre mille, est ici somptueux et tellement évocateur. Un crayonné simple et dynamique qui donne vie à des personnages aux courbes généreuses. De fines griffures, ombrages maîtrisés qui renforcent les émotions. Des cadrages verticaux qui ouvrent l'espace ou des plans rapprochés soudain complices. Des ambiances subtiles et enchanteresses. Et des couleurs. Ah, ces couleurs ! Sobres, mais si belles. Une trichromie déclinée en nuances pastel. le jaune d'un soleil éclatant, qui fait ressentir la chaleur et respirer les parfums d'une « Stamboul » envoûtante. le bleu de nuits interminables chargées de désirs sensuels ou esquisses d'un chagrin lancinant. le rouge des plaisirs défendus, le rouge de la passion, le rouge du sang.
    Cet album au romantisme dramatique est un véritable crève-cœur, et j'ai pris tant de plaisir à me sentir si triste…
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    • Livres 2.00/5
    Par Colibrille, le 19 janvier 2015

    Colibrille
    Ne connaissant pas Pierre Loti, cette adaptation d'un de ces Romans était pour moi l'occasion de le découvrir, à travers le regard de Franck Bourgeron.
    Pour être honnête, je n'ai pas aimé cet album. Cela n'en est rien la faute au travail de Bourgeron. le fait est que je n'ai tout simplement pas accroché à l'histoire. Contrairement à d'autres périodes historiques, celle de la crise des Balkans ainsi que de la guerre turco-russe ne m'a pas intéressée. En conséquence, j'ai eu quelques difficultés à me plonger dans l'intrigue.
    L'histoire d'amour tragique qui nous est contée ne m'a pas émue. Cela en partie à cause du texte que j'ai trouvé plutôt fade, sans relief, excepté à quelques occasions. de même, j'ai trouvé le style parfois un peu pompeux ou bien suranné. Mais il faut rappeler que le roman de Pierre Loti a été publié en 1879, ceci explique sûrement ce style littéraire particulier.
    Si j'ai poursuivi la lecture de cet album jusqu'à la fin, c'est grâce aux dessins de Franck Bourgeron, transmettant plus d'émotions et construisant mieux l'atmosphère mélancolique de l'histoire que le texte lui-même.
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    • Livres 3.00/5
    Par DamienR, le 21 septembre 2013

    DamienR
    Officier de marine, on suit Pierre Loti au cœur de cette histoire (mais au service de la marine anglaise). C'est d'ailleurs cette carrière militaire qui lui a inspiré des récits de voyages comme Pêcheur d'Islande et ramuntcho. L'histoire est essentiellement autobiographique.
    Au cours d'une escale en Turquie, il rencontre aziyadé, aux magnifiques yeux verts et en tombe follement amoureux. C'est réciproque mais la jeune femme est déjà mariée à un sultan. Leur relation au cœur de Constantinople est donc périlleuse entre cachettes, arrangements avec les amis. Loti est amené à partir une première fois, puis ils se retrouvent. Sa seconde affectation doit marquer son retour en Angleterre : le choix est déchirant pour Loti, la peine immense pour aziyadé.
    En plus de lire une histoire magnifique, mais cruelle, on a un album d'une grande qualité graphique. le trait de Franck Bourgeron et surtout les couleurs par Claire Champion nous font très bien pénétrer dans l'univers de Pierre Loti : la Turquie de la fin du XIXè, bigarrée, proche de la guerre...
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    • Livres 3.00/5
    Par LN, le 05 mars 2012

    LN
    Le jeune Loti est un homme seul, « sans foi ni espérance », qui a dû quitter sa sœur et sa mère pour débarquer dans un pays inconnu, prêt à se laisser envoûter par les plaisirs que cet orient peut lui offrir.

    Il va donc se laisser charmer par la belle aziyadé, au risque de sa vie et de celles de quelques autres, puisque la jeune femme appartient au harem d'un dignitaire turc. Mais pour lui ces heures de plaisir sont une façon d'exister, de se sentir vivant dans un monde déroutant :

    « Mais j'en suis venu à penser que tout ce qui me plaît est bon à faire… il faut toujours épicer de son mieux… le repas si fade…de la vie. » (p. 19)

    L'excitation de l'interdit, de ces rencontres volées, de ces éloignements prolongés, de ces retrouvailles fougueuses vont tresser en son cœur des sentiments durables, qui ne pourront malheureusement jamais s'épanouir pleinement. Lui qui n'aimait personne et ne « croyais à l'affection de personne » sera pris aux rets de la belle aziyadé…



    Lien : http://lecturissime.over-blog.com/
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Citations et extraits

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  • Par Colibrille, le 19 janvier 2015

    C'en est finit de l'Orient, le rêve est achevé. La Patrie est devant nous, dans ce paisible petit Brightbury là-bas, on m'attend avec bonheur.
    Moi aussi, je les aime tous, mais qu'il est triste ce foyer qui m'attend.

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  • Par Colibrille, le 19 janvier 2015

    Qui sait, quand la belle saison finira, lequel de nous sera encore en vie ?
    Soyez gais, soyez pleins de joie, car la saison du printemps passe vite, elle ne durera pas. Écoutez la chanson du rossignol : la saison vernale s'approche.

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  • Par Colibrille, le 19 janvier 2015

    J'aimais presque cette jeune femme si singulièrement délicieuse.
    J'oublierai bientôt ces nuits tièdes où la première lueur de l'aube nous trouvait étendus dans une barque, enivrés 'amour, tout trempés de la rosée du matin.

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  • Par Colibrille, le 19 janvier 2015

    Dans tout roman bien conduit, une description du héros est de rigueur. Mais ce livre n'est point un roman, ou, du moins, c'en est un qui n'a pas été plus conduit que la vie de son héros.

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  • Par Bibliotekana, le 03 juillet 2013

    Je passais ces nuits à l'attendre. A attendre ce moment, très court quelquefois, où je pouvais toucher ses bras à travers les terribles barreaux, et embrasser dans l'obscurité ses mains blanches, ornées de bagues d'orient.

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