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Jean Paulhan (Préfacier, etc.)
ISBN : 2070712958
Éditeur : Gallimard (1988)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 11 notes)
Résumé :
En 1937, Joë Bousquet rencontre Poisson d'Or dans un salon. Elle fête ses vingt et un ans. Lui en a quarante. Une balle, pendant la guerre, l'a laissé paralysé. Il lui écrit. En avril 1950, Poisson d'Or se marie. À l'automne suivant, Joë Bousquet meurt. Durant douze ans, cet homme aura écrit à son étoile un immense chant d'amour et une leçon d'existence qui sont de toute beauté.
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Critiques, Analyses & Avis (2) Ajouter une critique
Malice
04 août 2010
  • 5/ 5
Cette correspondance amoureuse débute en 1937 jusqu'en 1949 c'est à dire durant douze ans. Il rencontre Germaine dans un salon, elle est jeune, elle a vingt-un ans lui quarante. Il l'a nomme " Golden Fish" : Poisson d'or. Elle éclaire sa vie d'écrivain replier sur lui même à cause de son handicap mais pas sur la vie et les autres bien au contraire.
Joë Bousquet est un écrivain mystique, il a une philosophie de la vie admirable. le 27 mai 1918, il était jeune, une balle le touche, il en sort vivant mais handicapé il ne peut plus marcher et se servir de ses jambes. L'opium le soulage de sa douleur, douleur qui ne montre pas et encore moins qu'il exhibe.Joë Bousquet avait beaucoup de succès auprès des jeunes femmes. le ton est grave, l'amour est la passion est là aussi.
L'écriture est à tomber, elle est poétique évidement puisque Joë Bousquet est un poète avant tout. C'est une écriture juste qui sait à merveille à mes yeux parler de l'âme. C'est une écriture une délicatesse à fleur de peau qu'il n'est pas étonnant d'avoir les larmes aux yeux tellement cette plume est un petit joyaux tout en finesse, douceur et tendresse.
Lien : http://livresdemalice.blogsp..
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Puszi
07 mai 2014
  • 1/ 5
Je n'ai pas réussi à lire ce livre au-delà des 30 premières pages car je n'ai pas accroché aux réflexions de l'auteur.
Et pourtant, j'avais été très touchée par une des lettres écrite par Joë Bousquet et lue à haute voix par une actrice lors d'une animation à la médiathèque que je fréquente.
Cela ne devait pas être le bon moment car je viens d'achever l'écoute de la trilogie berlinoise de Philipp Kerr en audiolib et cela n'a évidemment rien de comparable en terme de style, de sujet, de rythme...
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Citations & extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
chrysalidechrysalide29 novembre 2016
Carcassonne.
Vendredi, 1943.
On dirait que nous sommes en ce monde des ramasseurs de vent. Il nous faut longtemps guetter nos sentiments, recueillir ce que nous avons de meilleur et, le long des jours et des nuits, réunir la matière précieuse qui sait embellir toutes les heures d'une journée extraordinaire. (...) Le monde qui nous entoure est ce qu'il est dans notre coeur. Il naît avec nous, il est une apparence dont notre amour fait une réalité. Il est pour moi le monde de notre rencontre. Cette pièce illuminée où je t'ai vue pour la première fois, et où j'entre vraiment, sitôt que son image est dans mon coeur. C'est le moment où creuser la réalité de la vie, c'est croire en Dieu.
Je ne t'ai pas dit tout ce que je pensais en te voyant ; en t'écoutant. Mes paroles étaient trop pleines de ta présence et de la mienne pour servir de monnaie d'échange entre nous. Les mots ne sont vrais que s'ils sont la vie même. Et c'est après ton départ qu'ils sont ta présence, et le meilleur de mon coeur.
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esthermorenaesthermorena09 mai 2014
Mon amour, il y aura toujours une partie de mes lettres que tu liras vraiment avec ta peau. Pardonne-moi de t'écrire avec autant de naturel. Je ne suis si loin de toi que pour arriver plus sûrement à t'envahir sans te toucher ; hier soir, j'ai eu soudain une impression étrange, extraordinairement douce, c'était comme si ma santé revenant d'un coup, j'étais, comprends-le, j'étais, à la lettre, guéri dans la pensée que ton corps m'appartenait. Le cœur me battait : la profondeur où surgissait en moi l'image n'avait jamais été touchée par mon mal, et j'y descendais lentement, comme on va porter à boire à un prisonnier . Tes cheveux environnaient de parfum mon visage, mes yeux étaient fixés sur ta nuque si blanche, mes mains ne te dévêtaient pas tout à fait, mais, à travers tes vêtements, ton corps semblait s'appuyer à elles et venir à leur rencontre ; et j'avais un peu de ton être qui se donnait à moi, timidement. J'étais sensible à la délicieuse douceur d'éveiller dans ton corps des velléités d'abandon...
Mais ce n'est là qu'une image. Et mon amour pour toi va beaucoup plus loin. Je me sens vivre dans tes entrailles, comme si tes souvenirs avaient lentement introduit mon âme dans toute la profondeur de ta chair. De même, je te porte en moi : à chaque battement de mon cœur, mon corps se traverse de la blancheur du tien, une flamme me parcourt. Ta bouche est dans mes lèvres, ta voix est le trésor de ma voix. Ton être est dans le mien comme une lampe dans le jour, qui brille aussitôt que l'espace se referme sur elle. Ta forme hante la mienne et si tu étais là, si je me faisais une révélation de ton corps, si je le pressais sur moi, je ne ferais que me pénétrer davantage de cette âme à ton image qui brûle au-dedans de moi.
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zoharzohar02 février 2011
C'est si dur, à la fois, d'être et vivre ! Mais, l'être doit être au plus près de ce qui est que de ce qu'il est.
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MaliceMalice04 août 2010
Il faut que le soleil se montre à nous comme le miroir des roses pour demeurer le soleil ; l'ancolie, comme un rideau de sable ..

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chrysalidechrysalide11 novembre 2016
Car ce qu'on nomme le bonheur est, au fond,autre chose. Il est la profondeur d'une aptitude à vivre qui porte sa récompense avec elle ; une disposition innée, une tendance dont nous ne saisissons jamais qu'un aspect accessoire dans les limites de ce qui vient nous griser : beauté de l'être qui est un sourire de la vie - transparence de la pensée et du désir à la rumeur du monde.
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Video de Joë Bousquet (2) Voir plusAjouter une vidéo

Jean Michel Place et Jean Jamin
Bernard PIVOT reçoit Jean-Michel PLACE (éditeur) et Jean JAMIN (anthropologue). Jean-Michel PLACE a une passion pour les revues littéraires anciennes et pour les faire connaître il les publie d'une manière scientifique puis après les réédite dans l'état de leurs premières publications. Il parle plus particulièrement de la revue Chantiers constituée autour de Joe BOUSQUET, entre 1928 et...
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