Eva est tueuse à gages et a aussi quelques dons dans sa botte.
Elle ne s'occupe pas que des vivants, mais des morts également.
Spécialisée dans les esprits qui veulent se venger, y a pas à dire, c'est elle la meilleure.
Pas évident de faire accepter ce job, surtout quand la moitié des gens qui ne vous craignent pas, ont envie de vous tuer ou de vous mettre derrière les barreaux.
Elle est donc très étonnée quand les fédéraux eux-même viennent la sortir de prison pour qu'elle travaille pour eux.
Il faut dire qu'ils ne savent vraiment plus quoi faire. le coin est déjà réputé pour les meurtres des femmes.
Mais là, on passe au niveau supérieur. Et à chaque fois, la même apparition lors des assassinats : l'esprit d'une femme en blanc, que tout le monde connait dans le folklore mexicain : la Llorona.
Une mission risquée pour Eva, mais elle ne se voit pas la refuser.
Un coup de tequila, et c'est parti.
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en commençant ce livre, j'avoue avoir d'abord été attirée par l'auteur, j'en entends du bien depuis quelques temps maintenant.
J'ai été assez surprise de tomber sur un récit très dur, très sombre, crasseux, un brin vulgaire et aux détails parfois choquants.
Attention, je ne dis pas qu'il n'est pas bien, il l'est, au contraire.
C'est juste que ça m'a quelque peu perturbée, surtout le style d'écriture, que j'ai eu du mal à faire coïncider avec celui d'une femme (haaaa, préjugé, quand tu nous tiens).
Il est assez facile de cerner Eva, surtout grâce à son tempérament fort et terriblement franc.
Elle n'hésite pas à évoquer son passé douloureux et les épreuves qu'elle a du traverser qui, au final, ont fait d'elle ce qu'elle est maintenant.
En fait, je me suis dit que c'était "l'héroïne de bit-lit" la plus crédible que je n'ai jamais vu. Si jamais une femme dans ce genre doit exister, alors elle serait comme Eva, sans hésiter.
Devoir se frayer dans un monde dur où la mort est notre quotidien du lever au coucher, ça doit forcément façonner quelqu'un comme elle.
Rien n'est romancé, tout est cru, froid et terriblement réaliste, ce qui rend certaines scènes difficiles à lire, de par leur cruauté ou parfois simplement à cause de leur dialogue.
Je ne suis pas du genre prude et je suis moi-même assez vulgaire (je me contient dans mes chroniques ), mais j'avoue qu'il y a certaines phrases qui m'ont fait grimacer à leur lecture.
Je pense que ça pourrait déranger pas mal de personnes, mais au final ça colle parfaitement avec l'ambiance, et le tout reste justifié, il n'y a pas d'exagération.
Un plus non négligeable, nous avons droit à de nombreuses pages bonus à la fin de l'histoire !
Les titres des chansons évoquées dans le roman (elles sont nombreuses), un glossaire des mots étrangers utilisés (beaucoup de mots en espagnol par exemple), quelques mots de l'auteur sur
Frida Kahlo (une ispiration) et un dossier sur les morts de Juàrez, de nombreuses femmes étant tuées chaque année, sans que les autorités ne se bougent réellement.
Un récit atypique, douloureux mais prenant.
Lien : http://archessia.over-blog.com/article-llorona-on-the-rocks-73902126..