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Régis Boyer (Éditeur scientifique)
ISBN : 2213027250
Éditeur : Fayard (15/01/1992)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Nés d'une lointaine tradition orale, les textes de l'Edda poétique, traduits ici dans leur intégralité, constituent, avec les autres textes scandinaves réunis dans cet ouvrage, un pan capital de notre patrimoine indo-européen. A plus d'un millénaire de distance, ils nous permettent de découvrir la richesse de l'âme germanique ancienne. Loin d'être des Barbares, ceux qui passèrent à la postérité sous le nom de Vikings formaient une communauté d'hommes qui idéalisèren... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
colimasson
17 janvier 2017
★★★★★
★★★★★
Au début, j'ai rien compris à ce bouquin. Ça part dans tous les sens. Je m'attendais à lire une traduction de l'Edda poétique, éventuellement parcourue de notes, mais pas ce truc-là. Ouais, j'ai cru qu'on avait droit seulement à quelques extraits avec beaucoup de racontage autour. Comprends que dalle. Lecture épuisante.

Après être allée me promener sur Wikipédia comme on fait sa promenade du dimanche, lorsque la foutue connexion veut bien empiéter sur la bande passante des voisins, j'ai commencé à défricher la forêt vierge. L'Edda poétique est composée de quelques poèmes effectivement pas bien longs. Modestes soient-ils, ce que je pris pour des extraits composaient en fait la totalité d'un bref recueil poétique. Mes excuses.

Les chercheurs qui vivent et meurent pour l'Edda poétique ont classé les poèmes en deux catégories : mythiques, épiques. Régis Boyer, parce qu'il est au-delà de tout ça, ne se fait pas chier à reprendre la classification et nous présente le tout un peu en bordel, en essayant de faire une reconstruction linéaire de la grande mythologie nordique. Ce qui l'oblige à aller puiser dans d'autres textes (Gylfaginning, Ynglinga, des sagas diverses et variées, etc.). Ceux-ci viennent se greffer à droite à gauche des poèmes de l'Edda pour recomposer une sorte de fresque chronologique qu'on pourrait suivre selon notre bon sens logique. Ce qui échappa complètement à la mienne, de logique.

Ajoutons de plus que la traduction n'a rien de bandant. On ne sent pas le rythme épique, les coups de burin au fond de la paroi, ni rien. A l'oreille, ça flatte pas le goût du Franc français. J'ai trouvé sur Internet des traductions plus mélodieuses. Sont-elles plus justes ? Qu'en sais-je. N'est pas savant qui veut. Entre la qualité (technique) et la qualité (mélodique) il faut choisir.

Pour les bons points, disons que ce bouquin est fort utile toutefois pour toutes les informations qui enrobent le tout. A croiser avec ce que vous pourrez glaner par ailleurs.
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Lindelos
22 février 2013
L'Edda poétique est un ensemble de poèmes en anciens islandais se divisant en deux types, distincts et en même temps complémentaires. D'une part il y a ceux se centrant principalement sur les récits mythologiques tels que la création du monde, le meurtre de Baldr, les exploits de Thorr et enfin contant ce qui se passera lors du redoutable Ragnarök où les dieux et les géants s'entre-tueront. Et d'autre part, nous avons les poèmes héroiques, narrant principalement la grande saga de Sigurd le meurtrier de Fafnir le dragon. Cette dernière est composée d'une quinzaine de poèmes de styles divers et variés, allant du combat et du dialogue entre Fafnir et Sigurd aux lamentations de la veuve de ce dernier, en passant par une joute verbale dans un style très homérien. La saga commence bien avant la naissance du héros et fini bien après sa mort. La place du destin y est primordiale.
Ces poèmes étaient rassemblés dans un manuscrit, dans un ordre assez aléatoire où certaines parties étaient manquantes. le travail de présentation du traducteur fut donc indispensable à la bonne compréhension de la trame de ces poèmes. Mais R. Boyer n'en est pas resté là et a articulé la présentation de l'oeuvre de manière à ce que le lecteur puisse appréhender au mieux, tant les principes de la poésie scaldique que la façon dont était constitué le tissu sociale et guerrier des vikings. Il nous expose donc longuement ces éléments avant de nous dévoiler le texte même des poèmes. Cependant, une connaissance préalable des légendes nordiques est nécessaire avant de lire ce livre. En effet, R. Boyer a choisit de présenter d'abord la saga de Sigurd avant les mythes fondateurs. Ce choix se révélera peut-être judicieux (j'en suis encore à la saga de Sigurd), mais l'histoire en devient plus compliquée à comprendre. Il est donc indispensable d'avoir lu auparavant l'Edda de Snorri (beaucoup plus facile à lire).
L'Edda poétique est la lecture logique pour qui veut étudier en profondeur les mythes nordiques et est resté sur sa fin avec l'Edda de Snorri. le travail de Regis Boyer est remarquable, et je pense que l'on peut difficilement ne pas le qualifier de plus grand spécialiste français de la culture viking. Il a en effet traduit et présenté de nombreux autres textes telle que la Völsunga Saga, la Gunnlaugs Saga, etc.
Lien : http://abou-marwan.over-blog..
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Junie
24 février 2012
★★★★★
★★★★★
Un gros livre très érudit de 684 pages sur le Sacré chez les anciens Scandinaves et un choix de textes poétiques de la mythologie nordique et viking.
De quoi nourrir les esprits curieux de mieux connaitre les véritables sagas qui parlent éternellement du Destin des hommes et de leur rapport avec les Dieux.
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Anassete
02 décembre 2010
★★★★★
★★★★★
Un excellent livre pour comprendre la culture nordique. Même si on est un peu rebuté par le fait que l'auteur choisisse certains morceaux plutôt que de tout mettre, on comprend très vite son intention. La réputation de Régis Boyer n'est plus à faire, ce livre est indispensable pour tous les férus de mythologie.
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S-aureus
03 juillet 2008
★★★★★
★★★★★
Un excellent livre pour tout ceux qui voudraient en savoir plus sur la mythologie nordique. Mais attention ! Ce livre est réservé à ceux qui ont déjà quelques connaissances car il est compliqué : Il s'agit des textes originaux commentés par des spécialistes.
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Citations & extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
SvanhildrSvanhildr03 mars 2014
Meurent les biens,
Meurent les parents,
Et toi, tu mourras de même ;
Mais la réputation
Ne meurt jamais,
Celle que bonne l’on s’est acquise.

Meurent les biens,
Meurent les parents,
Et toi, tu mourras de même ;
Mais je sais une chose
Qui jamais ne meurt :
Le jugement porté sur chaque mort.
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colimassoncolimasson20 janvier 2017
L’homme ne subit pas son sort, il n’assiste pas à son destin en spectateur intéressé mais étranger, il lui est donné de l’accepter et de l’accomplir –de le prendre en charge, à son compte […]
Le Germain avait accès au noumène, il n’était pas écrasé par un fatum inexorable et méchant, il lui était donné d’y participer. Son corps était le réceptacle de cette force, sa vie s’en trouvait magnifiée Sans aucun doute est-ce là le fondement de son orgueil, de son sens intransigeant de l’honneur, de son ambition, de son mépris des faibles : il était habité.
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claireogieclaireogie08 novembre 2011
Il reste à parler d'une autre interprétation possible de la religion du Nord : l'interprétation évhémériste qui, on le sait, conformément à l'opinion d'Evhéméros, écrivain grec du IIIe siècle avant J.C., auteur d'une Hiera Anagraphe, consiste à voir dans les dieux des hommes divinisés. Cette explication a été retenue, voici sept siècles, par Snorri Sturluson lui-même dans la Ynglina Saga. La Ynglina Saga est une saga mythique qui relate la vie des premiers rois de Suède au début de la Heimskringla. On va y voir comment Snorri fait d'Odinn un roi asiatique exilé, magicien et conquérant.
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colimassoncolimasson24 janvier 2017
Sigurd ayant appris de Gripir ce qu’il en serait de sa vie, pourquoi donc s’applique-t-il à courir vers son terme funeste ? La question n’a de sens que selon une perspective rationaliste, une prise de conscience positiviste des choses Or, ici, nous sommes au-delà de la raison et de l’empirisme : nous sommes exactement dans le domaine du sacré. […]
Si le sacré vit en l’homme, celui-ci en est rendu éminent. Mais il importe que nul n’en ignore. De cela découlent deux conséquences :
a) La dignité de l’homme, sa grandeur seront d’accomplir sa destinée, de l’incarner volontairement, de la prendre en charge ;
b) Il n’y a pas de solitaire : la mesure de cet accomplissement se prend au regard d’autrui, dont le témoignage a force de consécration publique.
[…]
Le Germain n’a pas choisi d’être tel qu’il est. Mais il lui appartient : 1) de connaître ce qu’il est, 2) de l’accepter sans barguigner, 3) de l’assumer. […] Ce qui fait la grandeur de l’homme, ce n’est pas une révolte, romantique et vaine, contre le sort : c’est de s’en faire l’artisan volontaire, lucide, conscient. Alors, les perspectives se renversent il n’y a plus de victimes de la fatalité.
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colimassoncolimasson26 janvier 2017
L’homme n’est pas grand pour lui-même : il faut que ses actes soient connus. L’accomplissement du Destin doit prendre la forme […] d’une manifestation.
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