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Par BMR le 06/04/2008
[...] Bourrez les gens de données incombustibles, gorgez-les de «faits», qu'ils se sentent gavés, mais absolument «brillants» côté information. Ils auront l'impression de penser, ils auront le sentiment du mouvement tout en faisant du sur-place.
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Par misscece le 18/06/2008
Conclusion! Un livre est un fusil chargé dans la maison d'à côté. Brûlons-le. Déchargeons l'arme. Battons en brèche l'esprit humain. Qui sait qui pourrait être la cible de l'homme cultivé?
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Par Alcapone le 09/10/2010
Les bons écrivains touchent souvent la vie du doigt. Les médiocres ne font que l’éffleurer. Les mauvais la violent et l’abandonnent aux mouches.
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Par BMR le 06/04/2008
[...] - Qu'est-ce qui s'est passé ?
- On a brûlé un millier de livres. On a brûlé une femme.
- Et alors ?
...
- Tu n'étais pas là, tu ne l'as pas vue. Il doit y avoir quelque chose dans les livres, des choses que nous ne pouvons pas imaginer, pour amener une femme à rester dans une maison en flammes; oui, il doit y avoir quelque chose. On n'agit pas comme ça pour rien.
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Par Rabanet le 27/08/2010
Le système scolaire produisant de plus en plus de coureurs, sauteurs, pilotes de course, bricoleurs, escamoteurs, aviateurs, nageurs, au lieu de chercheurs, de critiques, de savants, de créateurs, le mot "intellectuel" est, bien entendu, devenu l'injure qu'il méritait d'être.
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les livres n'étaient qu'un des nombreux réceptacles destinés à conserver ce que nous avions peur d'oublier. Ils n'ont absolument rien de magique. Il n'y a de magie que dans ce qu'ils disent, dans la façon dont ils cousent les pièces et les morceaux de l'univers pour nous en faire un vêtement.
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Par pilpilip le 26/05/2009
Les cadavres saignent à la vue de l'assassin.
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Granger regardait fixement le feu. « Le phénix.
- Quoi ?
- Il y avait autrefois, bien avant le Christ, une espèce d’oiseau stupide appelé le phénix. Tous les cent ans, il dressait un bûcher et s’y immolait. Ce devait être le premier cousin de l’homme. Mais chaque fois qu’il se brûlait, il resurgissait de ses cendres, renaissait à la vie. Et on dirait que nous sommes en train d’en faire autant, sans arrêt, mais avec un méchant avantage sur le phénix. Nous avons conscience de l’énorme bêtise que nous venons de faire. Conscience de toutes les bêtises que nous avons faites durant un millier d’années, et tant que nous en aurons conscience et qu’il y aura autour de nous de quoi nous les rappeler, nous cesserons un jour de dresser ces maudits bûchers funéraires pour nous jeter dedans. A chaque génération, nous trouvons un peu plus de monde qui se souvient. »
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Par Madimado le 05/12/2011
Nous n’avons pas besoin qu’on nous laisse tranquilles. Nous avons besoin de vrais tourments de temps en temps.
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Par Reka le 01/09/2011
Livres raccourcis. Condensés, Digests. Abrégés. Tout est réduit au gag, à la chute. [...] Condensés de condensés. Condensés de condensés de condensés. La politique? Une colonne, deux phrases, un gros titre ! Et tout se volatilise ! (p. 82-83)