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ISBN : 2258094321
Éditeur : Les Presses De La Cite (2012)


Note moyenne : 3.11/5 (sur 18 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Une femme regarde un homme qui regarde la télévision. Il s'appelle Grégoire et passe ses journées, de l'autre côté de la rue, à s'empiffrer, assis dans un fauteuil face à ses écrans. Elle s'appelle Pénèle et, parce qu'elle est seule, parce qu'elle s'ennuie, elle observe... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Tempuslegendae, le 20 décembre 2012

    Tempuslegendae
    Anne BRAGANCE est une romancière discrète, mais la seule chose qu'elle ne peut plus dissimuler maintenant, c'est son trait pour écrire, j'insiste sur ce véritable talent. Il est bien entendu que la meilleure façon d'écriture consiste à faire correspondre un style à la scénarisation d'une histoire. Personnellement, je perçois très bien cette qualité scripturale chez cette auteure. Mais j'accepterais aisément la contradiction voire la discussion avec autrui concernant mon point de vue; rien est acquis.
    On lui doit de belles œuvres comme «passe une ange noir, Le Lit, La Reine nue, Danseuse en rouge, Bleu indigo, etc..»
    Elle a même écrit un ouvrage sur Mata Hari, souvenez-vous de cette femme suspectée d'intelligence avec l'ennemi dans les années 1910, thème qui m'a d'ailleurs poussé, il y quelque temps, à remémorer la célèbre histoire sans faire allusion à A BRAGANCE.
    Bref, je ne vais pas vous parler du dernier livre dont je viens juste de m'enquérir puisqu'il s'agit d'«Une affection longue durée», mais plutôt vous livrer mes fraiches impressions sur «Solitudes» en quelques phrases, car cette histoire-là je l'ai appréciée, comparée, conseillée.
    «Solitudes» est un roman cousu dans l'observation, l'intérêt porté sur l'autre, l'intrigue, mais aussi comme l'avoue si bien le titre, les méfaits liés à la solitude.
    L'obsession et l'inquiétude maladive autorisent-elle quiconque à faire intrusion dans la vie d'autrui?
    Bâti sur un thème de la vie ordinaire très difficile à développer en apparence, ce roman sur la solitude sera porteur d'un grand débat.
    Quelles sont les limites d'une l'affection, dans ce cas là distante? La passion peut-elle devenir destructrice, voire de conduire aux portes de la folie? Est-ce que tout ce dérèglement comportemental a été causé par l'ennui de la vieille dame, et lui seul?
    Autant de réponses à toutes ces questions peuvent être trouvées dans le livre d'Anne BRAGANCE à condition d'adhérer au récit, ou du moins de croire que cette histoire est possible. Personnellement, j'ai été convaincu par l'écriture, donc par le sujet et ses convergences inévitables.
    Voici une belle idée de lecture, je pense.
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    • Livres 4.00/5
    Par isabelleisapure, le 10 janvier 2014

    isabelleisapure
    L'Enfer est pavé de bonnes intentions !
    Mais qu'est ce qui a poussé Pénèle, sexagénaire égoïste et sauvage à vouloir faire le bonheur de son jeune voisin ?
    L'ennui, la solitude peut-être.
    Lorsqu'elle aperçoit le contenu du camion de déménagement : cinq téléviseurs mais presque pas de meuble, ni même de lit, Pénèle est intriguée.
    Elle en oubliera sa vie rangée, ses repas équilibrés et passera ses journées à la fenêtre à épier les faits et gestes du Grégoire, allant même jusqu'à faire l'acquisition de jumelles très perfectionnées.
    Elle mettra toute son énergie à essayer de rompre la vie solitaire du jeune homme.
    Un livre qui pose question sur la solitude, les addictions, l'indifférence mais qui cependant se lit le sourire aux lèvres.
    Anne Bragance nous emmène avec beaucoup d'habileté dans un suspense qui va crescendo.
    Une très belle lecture.
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    • Livres 3.00/5
    Par kiki23, le 17 juin 2013

    kiki23
    Vive la fête des voisins!
    Une vieille fille mène une vie tranquille jusqu'au jour où un jeune homme vient s'installer dans l'appartement en face de chez elle. Parce qu'elle s'ennuie, elle se met à espionner son voisin obèse et téléphage.
    Vers où ce voyeurisme va-t-il entrainer notre bonne petite héroïne ?... malheureusement dans des chemins où elle n'aurait jamais dû aller.
    J'ai failli abandonner ma lecture plusieurs fois (surtout après la mort tragique de Boule). Et pourtant j'ai continué à tourner les pages tant la curiosité était forte (non, non, il va forcément arriver une bonne chose) et alors que je ressentais un fort malaise.
    Ce récit glace les sangs. Pourtant ici le lecteur est très loin d'un univers sensé procurer de telles émotions.
    Je crois que le plus dérangeant dans cette histoire, c'est qu'aucun élément d'explication n'est fourni au lecteur. Tout est gratuit, sans aucune possibilité d'empathie.
    La rédaction au présent ajoute un élément d'instantanéité, qui, il me semble, surajoute à l'effroi.
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    • Livres 3.00/5
    Par charlottelit, le 27 mars 2013

    charlottelit
    ah la diablesse d'Anne Bragance toute en subtilités ;
    je me posais également la question :
    comment va t-elle se dépêtrer d'une telle histoire linéaire ?
    quelle sera la chute ?
    eh bien j'ai vu et apprécié !
    on se dit : oh non, je ne tiendrai pas jusqu'au bout et puis on avance contre son gré (comment disait-il déjà ? à l'insu de son propre gré ? sourires)
    finalement, pas étonnant que ces grandes Solitudes au milieu du béton engendrent de telles fantaisies, réjouissantes finalement !
    la fin ? non non, n'insistez pas, je ne vais pas gâcher votre plaisir :
    en tous cas sans déflorer la dame, je peux dire qu'ils ne se marièrent pas et n'eurent pas beaucoup d'enfants : ça devrait vous plaire .....je pense en écrivant tout cela à un babeliot des Landes qui se reconnaîtra ...
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    • Livres 3.00/5
    Par Marnia, le 28 février 2012

    Marnia
    Une vieille fille, sèche et rigide, voit arriver arriver un nouveau voisin en face de chez elle. Depuis ce jour, elle n'a de cesse d'épier ce voisin. Ce dernier, Gregoire, n'a d'autre vie que de regarder la télé. Pénéle, la petite voisine rigide, épie, à en tomber malade, ce gros voisin qui se nourrit de plats préparé et de chips. Elle qui hait les séries américaines, se met à en regarder pour comprendre et partager avec Grégoire son passe temps... au fur et à mesure de son voyeurisme Pénéle se transforme. Un jour elle décide de sauver son "ami" et entreprend un projet ...
    Un joli livre, attendrissant, sur une femme qui se tourne vers un être centré sur lui-même et dérangé. Une femme qui s'ouvre au monde après s'en être retiré toute petite.
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Critiques presse (1)


  • LaLibreBelgique , le 30 mai 2012
    Sous couvert d’un récit assez improbable, on se prend là, sans l’avoir vu venir, une leçon de réalisme.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique

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Citations et extraits

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  • Par coranne, le 05 septembre 2012

    je connaissais de cet auteur Anibal, Une succulente au fond de l'impasse, petits romans de détente assez sympathiques ; celui-ci est consternant : mal écrit (on se croirait dans du Harlequin mais avec quelques mots "recherchés" car la protagoniste est une documentaliste à la retraite !) des clichés à la pelle, des rebondissements à pleurer de rire -sa voisine de palier l'invite au mariage de sa soeur le lendemain parce qu'elle a récupérer le colis d'un livreur en son absence !!!- je me suis vraiment forcée à aller au bout pour voir le dénouement à cause des autres critiques...ne perdez pas votre temps à lire des inepties pareilles !
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  • Par mireille.lefustec, le 21 juillet 2012

    Il y a des journées qui pétillent,dont les heures courent,bondissent et cascadent comme des gouttes de vif-argent.(...)Il en est d'autres qui ,au contraire,exsudent les coulées sirupeuses de l'ennui,et qui durent,durent,se traînent à n'en plus finir.

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  • Par arabelle, le 16 janvier 2013

    Pénéle n'ignore plus rien maintenant des rythmes et des rites du garçon. Elle sait que, sitôt finies les écritures et rangé le cahier, Grégoire va désactiver son lecteur DVD et se brancher sur la télévision en direct.
    Dans les premiers temps qu'elle l'observait, Pénéle a pu faire accroire et porter au crédit de son voisin une certaine forme d'éclectisme. mais aujourd'hui après plus de deux mois de guet assidu, elle ne le peut plus.
    En début de soirée, le garçon lui donne à voir tout ce qu'il y a de velléitaire et de futile dans sa nature, il lui assène la preuve qu'il ne s'intéresse guère à la marche du monde ou aux grands débats de l'époque. Il est là, chaque soir, à grappiller des images, à sautiller d'une chaîne à l'autre sans prêter attention à une séquence, sans s'attarder sur aucun programme. Plus tard, après le journal, si un film policier est proposé, c'est à coup sûr ce qu'il choisira de regarder. A défaut de "polar", il restera à bader devant une émission de variétés
    Tel est Grégoire Hamelin qui consacre ses jours à la romance et à la guimauve tandis qu'il meuble ses soirées des séductions insanes du meurtre et de la violence..
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  • Par mireille.lefustec, le 21 juillet 2012

    Elle est là,dans l'ombre,alourdie de toute sa tendresse inutilisée et redoutant qu'elle ne le reste à jamais,vieille femme percluse de solitude et d'impuissance en train d'apprendre que l'intérêt ,ou l'amour,que l'on porte à un être ne vous le rend ni plus proche ni plus compréhensible.

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  • Par Marnia, le 28 février 2012

    Elle prends conscience alors que pendant l'heure écoulée, elle n'a pas eu une pensée pour Grégoire, elle a oublié Gregoire. Le garçon ne lui a-t-il pas permis de se révéler à elle-même? Elle possédait bien une âme, c'était une vieille maison, poussièreuse livrée aux ombres, pleines de recoins,de chambres aux portes fermées, de meubres couverts de housse.

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