Promenade délicieusement rétro dans le monde théâtral parisien et mondain de la fin du XIXe siècle.
Jeu de piste plein de malices à travers quelques référents littéraires et autres, à nous de décrypter, à nous d'hésiter en nous demandant où se situe la réalité.
L'existence des personnes entourant
Oscar Wilde est bien réelle mais quid des rapports entretenus entre elles et/ou avec le héros principal ? La lecture d'une biographie (non romancée) s'avèrera utile.
Oscar Wilde visite la prison de Reading, nous sursautons : « mais c'est l'horrible prison où il a purgé une peine ». L'a-t-il vraiment fréquentée et y a-t-il vraiment rencontré le régicide Roderick ?
Voilà qui nous fait aller beaucoup plus loin que la simple lecture d'un « policier ».
Des noms défilent :
Sarah Bernhardt, La Grange (évocation de son célèbre aïeul) et le « fameux fauteuil où mourut
Molière (jouons le jeu mais nous savons qu'il est à la Comédie française),
Maurice Rollinat,
Jacques-Emile Blanche le peintre et tant d'autres.
Toute une époque, l'époque du chat noir, du laudanum, des fiacres, du Boulevard du Temple et ... de l'horrible Salle des Morts.
Mais il y a Londres aussi et l'histoire du Musée Tussaud.
On y apprend beaucoup avec un plaisir fou devant les
Aphorismes (authentiques ou non) d'
Oscar Wilde, détective posthume et crédible sous la plume documentée et pertinente, voire délicatement impertinente, de Gyles Brandreys.