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ISBN : 2226180737
Éditeur : Albin Michel (2008)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Il aura fallu quarante ans à Sam Braun pour témoigner. Jusqu'à ce jour où il décide de rompre le silence et entreprend un travail de mémoire.

L'auteur a tiré une sagesse peu commune de son incarcération à Buna-Monowitz, un des nombreux camps du complexe concentrationnaire d'Auschwitz.

C'est ce récit d'une densité extraordinaire qu'a recueilli Stéphane Guinoiseau qui raconte vace précision et sincérité l'expérience des camps et le diffic... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Sidou-69
Sidou-6931 mars 2012
  • Livres 4.00/5
Tout le monde pourrait se dire « Tiens, encore un livre sur la Seconde Guerre Mondiale », mais pour moi, tout est différent. J'en ai lu des dizaines et pourtant, celui la n'est pas comme les autres …
En ce qui me concerne, la différence avec les autres livres, c'est notamment le récit de Sam Braun sous forme d'entretien, réalisé par Stéphane Guinoiseau. Cet entretien qui est poignant, véritablement bouleversant !
Sam Braun, un jeune garçon de seize ans vivait une vie paisible à Clermont-Ferrand lorsqu'il fut arrêté avec ses parents et sa petite soeur. Ils seront déportés vers Drancy puis Auschwitz. Malheureusement, et il l'a compris dès le début de son arrivé au camp, Sam Braun en reviendra seul. Après un long silence, Sam Braun va enfin se décider à parler de cette période noire de sa vie, celle qui la hantera à tout jamais.
Dans cet entretien, Stéphane Guinoiseau va poser les bonnes questions, pour que Sam Braun nous raconte l'horreur qu'il a vécu à seulement seize ans. Je suis vraiment touché par ce Monsieur, qui pour moi à un courage plus que merveilleux. Il a aussi une force de caractère qui à mes yeux me paraît surhumaine. Comment fait-il, après avoir vécu la misère, pour être aussi sage que cela ? Comment fait-il pour n'en vouloir à personne ? Beaucoup de personnes, sans l'avoir vécu, pense que le sentiment de vengeance est obligatoire mais Sam Braun, avec ses mots que l'on boit sans hésiter, va nous démontrer que la violence ne se résout pas par la violence, bien au contraire, qu'elle ne pourra de toute façon rien effacer de la souffrance intérieure qu'il ressent.
Dans ce témoignage, je trouve que Sam Braun nous donne une véritable leçon de vie, qu'il nous aide à comprendre un peu mieux ce que l'on ne pourra jamais comprendre vraiment, parce que nous ne l'avons pas vécu et que même si l'on s'imagine certaines choses avec les détails qu'il nous fournit, on ne pourra jamais vraiment tout ressentir. Il nous explique aussi le pourquoi de son silence, ce qui fait aussi la différence avec certains auteurs ou réalisateur, tels que Primo Levi avec Si c'est un homme ou encore Claude Landzmann avec son film Shoah.
Ce témoignage est pour moi un des mieux écrits et mieux raconter de tout ceux que j'ai lu. En effet, il nous raconte sa vision personnelle dans ce camp de la mort, avec des mots simples mais à la fois forts, très forts. J'ai été marqué par pas mal de passages, que je vous laisserais découvrir si vous lisez ce livre, mais en aucun cas je n'ai été choqué par les mots employés par Sam Braun. Quand on y réfléchi, venant de lui, cet homme si sage, si tranquille, si posé, je trouve que ce n'est pas étonnant.
Je pense aussi que c'est un témoignage qui peut-être lu par des adolescents, comme des adultes, du moment où le sujet de la guerre et des camps de concentration et d'extermination ne nous est pas inconnu.
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petitfrancois9712
petitfrancois971225 mai 2012
  • Livres 5.00/5
n témoignage émouvant de cet homme qui est revenu de l'horreur des camps nazis ... La lecture de cet entretien, le détail de son travail de mémoire m'inspire en premier ce sentiment de respect très fort pour cet homme, riche d'une humanité hors du commun. Plein d'autres sentiments m'ont envahie...j'ai souri, j'ai pleuré...j'espère que ces témoignages ne sombreront jamais dans l'oubli, que comme le narrateur, l'Homme sera capable de plus d'humanité dans les générations à venir.J'ai envie, j'ai besoin de m'accrocher à cette espérance. Merci Monsieur Braun.
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Jall
Jall20 février 2015
  • Livres 4.00/5
Sam Braun a 15 ans lorsqu'il est déporté à Auschwitz avec ses parents et sa plus jeune soeur. Lui seul survivra au camp.
Ce livre est un entretien avec Stéphane Guinoiseau, professeur de lettres. Il complète utilement les rencontres régulières de Sam Braun avec des lycéens.
En plusieurs parties : l'arrestation, Drancy, Auschwitz, le retour, le pardon, le devoir de mémoire, Stéphane Guinoiseau pose toutes les questions que nous aimerions poser à quelqu'un qui a été déporté. Sam Braun a un discours très humain, même s'il dit ne pas, ou peu, avoir connu de solidarité dans les camps et avoir survécu grâce à son imaginaire, il n'a jamais été animé par un esprit de revanche. La dernière partie, plus philosophique, est très intéressante aussi. Elle évoque les positions de Jankelevitch ou Derrida et l'importance du devoir de mémoire.
Ce témoignage très clair est vraiment intéressant et apporte, en plus de la leçon d'histoire, une grande leçon d'humanité et des pistes de réflexion. A lire et à faire lire.
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flavie982
flavie98223 avril 2013
  • Livres 4.00/5
C'est vraiment une lecture foisonnante, bien sûr il y a le témoignage mais il y a aussi toute une dimension réflexive, d'analyse vraiment très intéressante. Stéphane Guinoiseau qui pose les questions évoque d'autres survivants, des philosophes, des historiens et cela donne une vision vraiment très complète de ce que furent les camps, la seconde guerre mondiale, la vie après guerre, le temps qu'il fallut attendre pour pouvoir parler de ce génocide.
C'est aussi une lecture très émouvante. Ces récits ont souvent des points communs : l'arrestation, le trajet vers le camp, les conditions de vie, la libération. Pourtant, dans chacun de ses récits, chaque histoire, au-delà de ses points communs, a quelque chose de personnelle, d'individuelle qui donne une vision particulière de l'Histoire collective, la rendant touchante. J'ai vraiment beaucoup aimé tout le parcours de vie qu'est celui de Sam Braun, comment il a réussi à dépasser l'horreur pour devenir quelqu'un.
Lien : http://vivelesbetises2.canal..
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petitfrancois9712
petitfrancois971225 mai 2012
  • Livres 5.00/5
Un témoignage émouvant de cet homme qui est revenu de l'horreur des camps nazis ... La lecture de cet entretien, le détail de son travail de mémoire m'inspire en premier ce sentiment de respect très fort pour cet homme, riche d'une humanité hors du commun. Plein d'autres sentiments m'ont envahie...j'ai souri, j'ai pleuré...j'espère que ces témoignages ne sombreront jamais dans l'oubli, que comme le narrateur, l'Homme sera capable de plus d'humanité dans les générations à venir.J'ai envie, j'ai besoin de m'accrocher à cette espérance. Merci Monsieur Braun.
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Citations & extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Sidou-69Sidou-6928 mars 2012
" Témoigner n'est pas seulement apporter une preuve de ce qu'il s'est passé. C'est aussi honorer une dette vis-à-vis des morts. C'est encore s'adresser aux vivants. C'est peut-être surtout tenter de restaurer sa propre identité, maîtriser par le langage une expérience extrême, au risque de la revivre et de s'y engloutir. "
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SamnevaSamneva22 avril 2010
Les bourreaux que nous avons connus étaient des hommes ordinaires, ils n'étaient pas des fous, mêmes s'ils ont commis les plus impardonnables folies. Ils étaient des êtres ordinaires comme je le suis, comme nous le sommes tous, et, à ce titre, nous pouvons tous dans certaines circonstances, devenir des bourreaux si nous refusons de nous remettre en permanence en question. Voilà ce que nous devons montrer aux jeunes afin qu'ils se méfient d'abord d'eux-mêmes. La barbarie n'est pas l'apanage de l'autre.
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chriskorchichriskorchi24 mai 2013
Il y a soixante cinq ans se sont ouvertes, enfin, les portes d’un enfer où tant de compagnons sont morts après d’atroces souffrances, morts sans sépulture, morts que personne ne pleure car personne ne leur a survécu…

Là-bas, tu sais, nous étions tous les mêmes ! Nous avions tous tellement faim que nous marchions courbés comme des vieillards pour comprimer nos corps qui nous faisaient souffrir ; nous avions tous tellement froid avec nos vêtements légers de bagnard, que le vent qui soufflait tout le temps, nous glaçait jusqu’aux os ; nous avions tous tellement peur de la bestialité des SS et des kapos pour qui nous n’étions que des « stucks », des morceaux, que des sous-hommes, des « untermunshen », avec comme destin commun, celui de mourir après deux mois de ce régime innommable, ou de périr asphyxiés par le Zyclon B, dans une de leurs chambres à gaz.

Là-bas, tu sais, nous étions tous les mêmes ! Nous avons tous vu des corps souffrir, nous avons vu des corps mourir… »
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Sidou-69Sidou-6929 mars 2012
Mes repas imaginaires arrivaient à soulager provisoirement cette sensation douloureuse. C'est étonnant, car la faim est une tenaille qui vous tord l'estomac , c'est une pieuvre qui vous dévore de l'intérieur.
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CotillonCotillon07 février 2016
Souvent, les enfants des écoles me demandent ce qui m'a permis de vivre à Buna, ou plutôt de survivre. Je réponds alors qu'en ce qui me concerne, j'identifie trois facteurs. (...) la chance (...) l'imaginaire (...). Enfin l'espérance, qu'il ne faut pas confondre avec l'espoir. L'espoir c'est à court terme : on a l'espoir de bien manger quand on a faim, de bien dormir quand on a sommeil. Alors que l'espérance, c'est autre chose. Un philosophe a dit que l’espérance est au féminin, tandis que c'espoir est masculin, et, étant au féminin, elle est capable de créer une heure de plis, comme une femme est capable de donner la vie. L'heure ainsi gagnée s'ajoute à une autre heure et toutes ces heures finissent par faire des jours, ces jours des semaines et ces semaines des mois. Au camp, jamais cette espérance ne m'a quitté.
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Video de Sam Braun (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sam Braun
Le Docteur Sam Braun, déporté à 16 ans, avec ses parentset sa petite sœur, lui seul est revenu. Il a accordé une interview en vidéo à M.E.R. Voici les premières images de ce DVD. Suffisant pour se rendre compte la formidable leçon d'espoir en l'humanité que Sam Braun a retiré de sa douloureuse expérience.
>Histoire de l'Europe depuis 1918>Seconde guerre mondiale: 1939-1945>Histoire sociale, politique, économique (169)
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