ISBN : 2213638381
Éditeur : Fayard (2009)


Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres
Un certain vendredi, sur la piste qui relie Bangala, la capitale du Bangali, à Niamkadougou, la Mercedes du secrétaire national du PUB, le Parti unique bangalais, est la cible d’un dramatique attentat. L’homme était chargé de mettre de l’ordre à Tortuga, une ville fantô... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 5.00/5
    Par bibliopmo, le 28 avril 2009

    bibliopmo
    “En Afrique, le soir tombe vite…
    Dans un nuage de poussière rouge, la Mercedes fonçait à tombeau ouvert sur la piste tôlée de Kodékro-Niamkadougou, comme un cafard affolé par une giclée d'insecticide.”
    Dès l'entame du roman le ton est donné : l'histoire va se dérouler à un train d'enfer. Mais comme j'ai déjà présenté le livre je ne m'étends pas là dessus. Pour les distraits et nouveaux bienvenus sur opoto voici le lien (http://opoto.org).
    Alain Brézault a choisi l'humour et la dérision pour parler de sujets d'une brulante actualité sur l'ensemble du continent africain : corruption et détournements de fonds, sectes et banditisme, prostitution et démocratie. Il a bien fait ! Et l'humour est noir, pas seulement à cause du continent, jusqu'à être déjanté. On dévore le livre en compagnie d'une galerie de personnage tous plus singuliers les uns que les autres à commencer par les deux héros, l'inspecteur Colombo (un nom qui ne doit rien au hasard) et son fidèle lieutenant Sheriff. Toutes ressemblances … sont effectivement voulues ; celles de Fossoyeur et Cercueil, les héros de Chester Himes dans le Harlem des années cinquante.
    Mais il ne faudrait pas résumer le livre à une simple parodie.
    Alain Brézault nous présente une Afrique criante de vérité. C'est là, sans doute, l'autre intérêt du livre. En voyageur attentif il a réuni dans son Bangali toutes les tares de l'Afrique de l'ouest ; et l'on songe aussi au Cameroun et en règle générale de l'Afrique au sud du Sahara. Vaste programme ! Ce n'est donc pas par hasard si l'auteur cite en exergue le parolier camerounais Lapiro de Mbanga : “Na wou go pay ?” (et maintenant qui va payer ?).
    Comme toute (bonne) caricature, les portraits qu'il esquisse sont criants de vérité : paysan cupide, expatrié alcoolisé, notable pourri, flic véreux, fou de dieu, mère maquerelle…, tous embrigadés dans une histoire où règne une idole : l'argent. Et la morale dans tout cela ? Et, oui la morale. Mais qu'elle morale ?
    Après une belle hécatombe (du sang, des explosions, des incendies, bref de la fureur et du bruit) l'histoire va bien se finir. Enfin, pas pour tout le monde…

    Lien : http://opoto.org/blog/wordpress/?p=600
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