> Robert Fouques-Duparc (Autre)
> Claude Wauthier (Autre)

ISBN : 2253019550
Éditeur : Le Livre de Poche (1978)


Note moyenne : 3.92/5 (sur 24 notes) Ajouter à mes livres
Depuis "Pleure, ô pays bien aimé", d'Alan Paton, ce roman est sans doute le plus révolutionnaire que nous ait donné la littérature sud-africaine. Le narrateur et héros principal, Malan, est un acteur noir. Il a eu le tort d'aimer une Blanche et d'être aimé d'elle. Il a ... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par Aaliz, le 05 août 2011

    Aaliz
    Joseph Malan est en prison pour meurtre.
    Il est accusé d'avoir assassiné la femme qu'il aime, Jessica.
    Qui plus est, il est noir, Jessica était blanche et nous sommes en Afrique du Sud au temps de l'apartheid.
    C'est de sa cellule, après avoir été torturé et attendant sa condamnation à mort, que Joseph nous raconte sa vie et celle de ses ancêtres.
    Mon avis :
    J'ai d'abord eu du mal à entrer dans ce roman et je me l'explique difficilement car finalement j'ai vraiment adoré cette lecture.
    On est vraiment happé par le contexte, André Brink réussit à merveille à nous imprégner de l'atmosphère sud-africaine malgré le peu de descriptions de paysages. Il y en a mais j'aurais souhaité plus. Bon … ceci dit, j'ai compensé avec internet mais difficile de retrouver des photos d'époque.
    En dehors de la simple description du décor, la vie quotidienne et la ségrégation vécue par la communauté noire sont extrêmement bien traitées.
    Tout d'abord, Joseph retrace pour nous l'histoire de sa famille, une famille d'esclaves au service de maîtres blancs avec toutes les brimades, les humiliations que cette situation sous-entend. C'est peut-être cette accumulation de malheurs et de souffrance qui m'a gênée au début ainsi que les amours entre les ancêtres noirs de Joseph avec des blanches. J'ai ressenti ça comme étant exagéré. Je reconnais que mon avis est complètement subjectif mais l'histoire se répétait tellement que j'avais du mal à y croire.
    Mais une fois passé ce passage de la généalogie, Joseph revient ensuite à sa vie propre. Il a grandi comme esclave au service du propriétaire blanc d'une ferme. Ce même propriétaire a fait la seconde guerre mondiale avec le père de Joseph mort dans un camp nazi. le fermier, se sentant redevable envers le petit Joseph qu'il a privé de son père, lui donne les moyens d'intégrer une école et de profiter d'une solide éducation.
    Joseph est très bon élève et se découvre une passion pour le théâtre.
    Et c'est à travers sa passion qu'il va mener son combat contre le régime politique sud-africain.
    On trouve donc de nombreuses références à des pièces de théâtre. Heureusement pour les incultes en la matière comme moi, leur contenu est légèrement explicité ce qui ne rend pas la compréhension trop difficile mais je l'ai senti comme un handicap quand même. Car Joseph adapte des pièces au contexte de son pays avec pour objectif de faire passer un message. Son intention est de réveiller les consciences.
    Bien sûr, les activités théâtrales de Joseph et sa troupe sont vues d'un très mauvais œil et tout est mis en place pour leur mettre des bâtons dans les roues.
    Bref, on enrage, on peste et on pleure d'horreur à la lecture des passages où Joseph est torturé.
    La quatrième de couverture qualifie ce roman de « terrible roman d'amour », amour interdit entre Joseph et Jessica contraints de s'aimer en cachette. Mais c'est bien plus qu'un simple roman d'amour, c'est un véritable plaidoyer contre la bêtise humaine, la lâcheté et l'intolérance.
    Outre la présence de références littéraires, on y trouve également de véritables réflexions philosophiques sur toutes sortes de sujet, sur la liberté, sur l'amour, sur le sens de la vie, sur l'utilité et les modalités de la lutte sociale mais aussi un contexte historique très présent. Les guerres des Boers sont mentionnées, le scandaleux massacre de Sharpeville également. Les amateurs d'Histoire se régaleront, j'encourage les curieux et ceux qui comme moi ont des lacunes sur l'Histoire de l'Afrique du Sud à se documenter en parallèle de leur lecture.
    L'idylle avec Jessica sert de fil rouge et ne devient sujet essentiel qu'à la toute fin du roman. L'histoire d'amour ne sert finalement qu'à mettre en valeur, par opposition des sentiments, la dénonciation de thèmes plus durs que sont le rejet de la différence, la répression et la brutalité policières, la couardise et la méchanceté des gens.
    En conclusion, une lecture non seulement magnifique mais aussi très enrichissante au style agréable. Au plus noir de la nuit avait été censuré à l'époque de sa parution, André Brink faisant partie de l'intelligentsia afrikaner engagée dans la dénonciation du système d'apartheid.
    Je vous conseille donc vraiment ce livre.



    Lien : http://booksandfruits.over-blog.com/article-au-plus-noir-de-la-nuit-..
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    • Livres 3.00/5
    Par vanillabricot, le 29 juillet 2008

    vanillabricot
    Avec ce livre je découvre l'Afrique du Sud et sa littérature.Je découvre André Brinks. Ecrivain blanc, sud-africain, censuré dans son pays quasi-automatiquement pour son combat permanent contre l'apartheid.J'ai aimé ce livre. J'ai aimé les 2 histoires en parrallèle: celle de la famille de Malan, histoire tragique génération après génération, et celle de cette histoire d'amour interdite.On vit aujourd'hui, en France, dans un environnement où la question de la couleur de peau est secondaire. le racisme existe toujours. Mais pour beaucoup de personnes, pour beaucoup de jeunes, en tout cas pour beaucoup de gens autour de moi, elle n'est plus un critère en soi dans la vie sociale.On se fréquente, on oublie même qu'on a cette différence.Et là j'ai enchainé plusieurs livres où cette différence est centrale parfois tragique.C'est comme revenir en arrière. Quand maman nous demandait en parlant de nos camarades de classes s'ils étaient, malgaches, indiens, français, blancs, marrons, noirs.... et qu'on en savait rien!
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par ChezLo, le 13 novembre 2010

    ChezLo
    LE roman le plus vertigineux d"André Brink.
    Ce livre est une épopée qui s'enfonce dans les entrailles de l'Histoire de l'apartheid, des destins symboliques.
    ENORME !
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Citations et extraits

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  • Par Aaliz, le 02 août 2011

    La vérité n'est pas un ensemble de faits qu'on peut énumérer. C'est un paysage nocturne à travers lequel on voyage.
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