> Robert Fouques-Duparc (Autre)

ISBN : 2253029467
Éditeur : Le Livre de Poche (1982)


Note moyenne : 4.11/5 (sur 103 notes) Ajouter à mes livres
Dans la moiteur des nuits orageuses de Pretoria, Ben Du Toit découvre un monde tout proche et pourtant si loin de sa vie d'Afrikaner. Peu à peu, il ouvre des yeux incrédules sur un système qu'il cautionne par ignorance et par lâcheté e... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 09 octobre 2010

    lehane-fan
    Une saison blanche et seche est l'histoire d'un grain de sable...
    Ce-dernier , Ben du Toit, afrikaner , mene une vie bien tranquille entre son boulot de prof , sa femme et ses trois enfants..Premier incident notable , la disparition puis le deces suspect du fils de Gordon , le jardinier noir de son ecole..Gordon , voulant elucider bien legitimement cette tragedie disparait egalement dans des conditions similaires..
    Ben , refusant de laisser planer le moindre doute sur les conditions de ces deux disparitions , se revele alors en tant que detective tenace , opiniatre et livre desormais un combat qu'il croit naivement pouvoir emporter.
    Ce livre n'est pas sans me faire penser a Don Quichotte et ses fameux moulins..Un roman dur , derangeant lorsque l'on voit a quel point il est vain d'etre epris de justice dans un pays ou la recherche de celle-ci est bien souvent synonyme d'emprisonnement , de brimades et de tortures pour finalement deboucher sur l'inavouable...Contrairement au Ying et au Yang , il n'y a qu'une seule couleur qui predomine et il ne fait pas bon etre son contraire!
    On ne peut que prendre fait et cause pour Ben et l'on vit avec lui , on l'encourage , le pousse a perseverer , les hauts et les bas s'enchainent et l'on s'aperçoit qu'il est utopique , dans un pays tel que l'afrique du sud ou les clivages raciaux sont si prononcés , de vouloir faire plier l'ordre etabli qui , lui , agit en toute impunité!!
    Une saison blanche et seche est l'histoire d'un grain de sable qui s'est mis a rever...
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par ay_guadalquivir, le 27 juillet 2011

    ay_guadalquivir
    Une saison blanche et sèche fut longtemps l'un des livres symboles de la littérature de résistance en Afrique du Sud. D'une époque où les oeuvres ne pouvaient être publiées qu'à l'étranger, de quelques auteurs blancs ayant accès à l'édition anglophone, de la visibilité de l'engagement de ces quelques auteurs, d'un régime que la communauté internationale feignait de rejeter : voilà doù vient Une saison blanche et sèche. Histoire d'un fait divers presque anecdoctique, qui croise les regards de deux univers, et plonge le lecteur dans les questions du temps : la place de l'individu dans un régime d'oppression, dans une société structurée à l'extrême. Belle écriture qui emporte le lecteur, avec souffle.
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par mimipinson, le 16 août 2011

    mimipinson
    Ce livre est sur l'étagère depuis un an, prévu à l'origine pour une lecture commune vers l'Afrique du sud. Au dernier moment je lui avais préféré L'odeur des pommes de Mark Behr (lecture très appréciée, et dont je me souviens encore bien), sans trop savoir pourquoi d'ailleurs, et jusqu'à maintenant avec une occasion de lui faire prendre l'air, rien n'avait dirigé ma main vers ce livre……comme c'est bizarre.
    Comment d'un sujet aussi grave et douloureux, l'auteur a-t-il pu faire un livre aussi insipide, et bâtir une histoire d'une banalité déconcertante. le sujet aurait, pourtant pu donner une œuvre grandiose .Hélas, ce livre m'a laissée de marbre : pas une émotion n'est venue chatouiller mon âme de lectrice ; rien, une neutralité affligeante.
    Certes, c'est écrit correctement, André Brink n'est pas un " un mauvais rédacteur". C'est juste que le style de ce livre, n'ait rien d'ambitieux, rien de particulier qui fait que ce livre interpelle, dans un sens ou dans un autre. J'ai en mémoire, le style, et l'écriture de J.K Coetzee, sud-africain également, mais Prix Nobel de Littérature….La voilà l'explication : à force de lire des bonnes choses, je deviens difficile, exigeante, intransigeante peut-être. Peut-être ai-je un cœur de pierre, qui sait ? Mais en ouvrant un livre, je veux être interpellée, je veux vibrer, je veux tout simplement.
    J'ai un souvenir encore vivace, du charme un peu désuet de Pleure Ô pays bien aimé qui a laissé son empreinte.
    La construction même de ce roman n'incite pas à ressentir. le narrateur, n'est pas un personnage partie prenante de l'histoire. Il raconte, de loin, ne prend pas position, se s'implique pas, reste en dehors. de fait, moi, lectrice, je ne me sens pas "prise par la main" par un personnage, qui m'aurait dit " voilà ce que j'ai à te dire, voilà comment je vis les choses, voilà comment je les perçois ".
    Cette construction linéaire est sans relief, sans détours, sans petits coins perdus dans lequel s'engouffre le lecteur, pour mieux retrouver la lumière. Un peu comme une allée en forêt, rectiligne, et désespérément plate ; à force on s'ennuie, on marche en fermant les yeux sans grand danger.
    C'est à peu près comme ça que je lis ce livre : je lis, les yeux suivent les mots, mais le cerveau est ailleurs, encore avec le livre précédent, et déjà avec le livre suivant dont j'attends qu'il me secoue davantage.
    Je me pose la question du prix obtenu par ce livre, en 1980…est-ce un choix politique, en relation avec ce qui se passait là-bas, pour faire bouger les choses ?
    Écrit dans un style somptueux, riche de couleurs et d'image c'est l'œuvre la plus significative, la plus engagée, la plus achevée, d'un très grand romancier. Pour reprendre la note de l'éditeur, je m'insurge contre le style somptueux et riche en couleur…tout de même n'exagérons rien.
    Il semblerait, qu'André Brink, pour ce livre, ne s'y soit pris comme il le fait habituellement dans sa construction littéraire. Pour cela il mérite une seconde chance, quand l'occasion se présentera.



    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.com/2011/08/une-saison-blanche-et..
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  • Par Aela, le 25 août 2011

    Aela
    C'est le quatrième roman de André Brink. Il raconte la descente aux enfers d'un professeur d'histoire afrikaner qui enquête sur la disparition du jardinier noir de son école et de son fils, au moment des émeutes de 1976. Epris de vérité et de justice, le héros, Ben du Toit, se heurte à l'incompréhension de ses proches et va s'attirer successivement l'hostilité de sa hiérarchie, de ses collègues et des autorités.
    Sa rencontre avec une jeune journaliste va être déterminante dans sa recherche de la justice.
    Un roman complet qui nous plonge dans l'Afrique du Sud des années 1970, au moment des premières révoltes qui vont entraîner la fin du système de l'apartheid.
    Des personnages attachants et une histoire poignante...
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Chrys, le 16 septembre 2010

    Chrys
    Ben du Toit est professeur d'histoire. Il est marié, a trois enfants. Rien de plus banal hormis le fait qu'il vit et travaille en Afrique du Sud. Il est blanc.
    P49: "En ce qui concerne Ben, tout a commencé avec la mort de Gordon Ngubene. Mais, d'après ses notes, d'après les coupures de presse, le problème était plus beaucoup plus ancien. Il remontait à la mort de Jonathan, fils de Gordon, au moment des émeutes de jeunes de Soweto..." "Gordon était le balayeur noir de l'école où Ben enseignait l'histoire et la géographie aux élèves de classe terminale."
    Ben, jusqu'à présent vivait plutôt tranquillement puis ces évènements (les morts de Jonathan et Gordon Ngubene) vont bouleverser sa vision du monde, ses principes, sa morale, sa famille. Et jour après jour, il va être en quête de la vérité quant à la disparition de Jonathan et Gordon, il va être en quête de justice. Il ne peut plus vivre autrement qu'en accord avec sa conscience qui refuse ces "assassinats" d'État. Car oui, il semblerait qu'ils soient morts après emprisonnement et torture. Mais en Afrique du Sud, celui qui cherche la vérité, la justice , celui-là réveille la bête noire, une section chargée de veiller au grain et surveiller tout individu susceptible de mettre l'État en danger. Alors commence les intimidations en tout genre, le harcèlement, la destruction d'un homme qui ne recherchait que la vérité. Excellent livre, brillamment écrit, qui peint les rouages de la dictature qui broie ceux qui s'y opposent.

    Lien : http://lejournaldechrys.blogspot.com/2010/08/une-saison-blanche-et-s..
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Citations et extraits

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  • Par Chrys, le 16 septembre 2010

    P289: "Aujourd'hui, je me rends compte que c'est le pire de tout: je ne peux plus discerner mon ennemi, lui donner un nom. Je ne peux pas le provoquer en duel. Ce qui se dresse contre moi n'est pas une personne, ni un groupe de personnes, mais une chose, quelque chose, un vague quelque chose amorphe, une puissance invisible, omniprésente, qui inspecte mon courrier et branche mon téléphone sur table d'écoute, endoctrine mes collègues et monte mes élèves contre moi, lacère les pneus de ma voiture et peints des signes sur ma porte, tire des coups de feu chez moi et m'envoie des bombes par la poste, une puissance qui me suit où que j'aille, jour et nuit, qui me laisse frustré, m'intimide, joue avec moi, d'après des règles instaurées, qui varient selon sont caprice."
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  • Par lehane-fan, le 09 octobre 2010

    Le journal du Dimanche continua a parler de Gordon a intervalles reguliers-grace a la perseverance d'un ou deux jeunes reporters , restés en contact avec Ben . Meme ça perdait de son impact. Quelques lettres de lecteurs demanderent specifiquement que le journal laisse tomber cette" sinistre affaire"
    "Vous ne pouvez pas les blamer , dit le professeur Bruwer. Les gens ont la memoire courte , vous savez . Ils veulent bien faire . Mais dans un monde qui a vu Hitler , le Biafra , le Vietnam et le Bangladesh , la vie d'un homme ne veut pas dire grand chose . Les gens ne sont emus que par la quantité . Plus grand et mieux ."
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  • Par Soundandfury, le 27 décembre 2010

    Le prêtre secoua sa tête grise.

    - Je vous répète qu'ils ne savent pas. Vous ne me croyez pas? Je sais que c'est une chose terrible à dire, mais c'est vrai. Ils ne savent pas. Même quand ils tuent nos enfants, ils ne savent pas ce qu'ils font. Ils croient que ça n'a pas d'importance. Ils ne croient pas que nos enfants soient des êtres humains. Ils pensent que ça ne compte pas.
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  • Par zorazur, le 19 novembre 2011

    Une fois dans sa vie, juste une fois, on devrait avoir suffisamment la foi en quelque chose pour tout risquer pour ce quelque chose.
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  • Par Alice5, le 11 mai 2012

    Putain d’bordel de merde, s ‘écria Stanley en regagnant son fauteuil. Tu veux savoir ? Vous, lanies, vous persistez à croire que l’histoire se fait là où vous êtes et nulle part ailleurs. Pourquoi ne viens-tu pas un jour avec moi ? Je te montrerai à quoi ressemble l’histoire. Celle au cul nu, celle qui pue la vie. Viens du côté de chez moi, à Sofasonke City.
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