ISBN : 2879290961
Éditeur : Editions de l'Olivier
(1996)
Note moyenne : 2.77/5 (sur 13 notes)
Week-end de chasse à la mère - Prix Femina 19961Ajouter à mes livres
""Quel est ton animal préféré ?" a demandé Eugenio pendant qu'on marchait dans la nuit. C'était l'avant-veille de Noël." Il y a Nouk, la mère. Et Eugenio, le fils qu'elle élève seule, dans un minuscule appartement aux rideaux rouges. Elle s'inquiète. Peut-on survivre au... > voir plus
Paris, Nouk élève seule son fils Eugenio dans un minuscule appartement. Elle tâtonne et cède à tous les désirs et caprices de son fils. Rien n'est trop beau pour lui même si c'est au dessus de ses moyens. Pleine d'imagination, la sensibilité à fleur de peau, Nouk cherche comment mettre un peu de fantaisie dans leur quotidien avec humour. Noël approche et ils vont le passer tous les deux même si pour Eugenio ce n'est pas normal. Martha son amie les invite en Bretagne dans sa famille passer quelques jours. Première rencontre avec Geneviève Brisac qui a obtenu le prix Fémina 1996 pour ce roman. Nouk nous raconte son quotidien, son fils. A Petite doses, elle distille des informations. Quel âge à Eugenio? Est elle divorcée? Des questions dont on n' a pas forcément la réponse. Ancienne peintre à succès qui a tout arrêté du jour au lendemain, elle veut élever au mieux Eugenio. Les reproches de Martha ou des collègues de travail, elle n'en a rien à faire. C'est son fils. Au fil des pages, on pressent que quelque chose n'est pas normal. Nouk est attachante comme un enfant qui vit ses rêves et fuit une réalité trop difficile. L'amour mère-fils est puissant mais semble devenir fragile quand Eugenio pose des questions ou quand le regard des autres s'en mêle. La suite sur :
http://fibromaman.blogspot.com/2010/07/genevieve-brisac-week-end-de-chasse-la.html
Son joli titre m'a fait rêver, et je m'y suis jetée avec cet espoir bizarre que nourrissent, je suppose, les autres aussi bien que moi : trouver dans un livre LA réponse à une question dont on n'a pas la moindre idée, quelque chose comme une solution générale, une explication et un réconfort.
Je sais que nous devons sortir. Prendre l'air. C'est une des rares certitudes maternelles que j'aie faites miennes. Prendre l'air tous les jours. Quoiqu'il arrive. Aller au jardin, y rester jusqu'à sentir le désespoir faire son sale petit ouvrage sans retour. C'est, je suppose, ainsi que d'autres vont à l'église, ou faire des courses.
Pourquoi les petites plumes blanches font-elles autant d'effet ? Leur légèreté, je crois, fait d'elles le symbole de la vulnérabilité existentielle : sitôt répandues et déjà dispersées. En vérité, elles tiennent bien, on en retrouve des semaines après, accrochées à une brindille, à un buisson.
Eugenio se laisse aller au merveilleux bruit du train, cela me rappelle que le monde se referme doucement derrière nous. On s'en fiche, le train, comme un bateau au large, protège de tout.
"Qu'est-ce qu'on lui met comme thématique ?" m'a demandé Wendy, qui s'occupe des fichiers-livres en plus du téléphone. J'ai répondu du tac à tac :
"Savon, orties, allaitement, araignée, et formol."
Ce que j'aime, c'est trouver les thèmes avant d'avoir lu le livre, c'est une question d'habitude.
La grande librairie 19/04/2012 sur France 5 de François Busnel, Geneviève Brisac parle de son nouveau livre "Moi, j’attends de voir passer un pingouin" Geneviève Brisac est née à Paris dans une famille d’intellectuels de gauche anglophiles. Normalienne, agrégée de lettres, elle enseigne dix ans puis se consacre à l’écriture. Elle publie notamment Petite, en 1994 ; Week-end de chasse à la mère, prix Fémina en 1996, et Une année avec mon père en 2010.