> Morgane Saysana (Traducteur)

ISBN : 2846261326
Éditeur : Au Diable Vauvert (2008)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres
Rickey et G-man décident d'ouvrir à La Nouvelle-Orléans un restaurant où tous les plats contiendront un petit plus spiritueux... Commence une course frénétique et épicée à travers les cuisines, les arrière-cours, les bouges et les deals d'une ville amoureuse de l'alcool... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par valeriane, le 08 février 2012

    valeriane
    J'ai dévoré ce bouquin en octobre dernier. J'ai adoré ce bouquin qui m'a complètement fait adhérer à Poppy Z. Brite. J'ai ajouté à ma PAL le tome suivant, La belle rouge. Je n'ai pas encore lu cette suite. Quand j'aime, je fais un peu trainer, un peu comme un chocolat qu'on fait fondre sous la langue. Ou alors, c'est l'idée de savoir qu'il y a une suite qui m'attend qui me rassure. Je sais que je pourrais encore découvrir un nouveau titre de cet auteur.Dans ce roman, on fait la rencontre de deux gars de la Nouvelle-Orléans. Rickey et G-Man, cuisiniers et en couple. Depuis de nombreuses années, ils ont écumés les cuisines de nombreux restaurants. du plus bui-bui, au plus luxueux, ils ont occupés presque tous les postes existants.Mais une idée les taraude et ne va pas les lâcher, pour le bonheur du lecteur : l'envie d'ouvrir leur propre établissement. Mais comment se faire une place dans un secteur où une gargote en chasse une autre? Comment démarrer dans un monde où sans argent, il est impossible de monter son entreprise?Le point d'ancrage, ils l'ont. A savoir un concept solide et novateur. Dans cette bourgade, où l'Alcool coule toujours à flot, ils décident de créer des plats à base de toutes sortes d'Alcool.Au détour de rencontre, ils vont se lancer dans leur aventure. le chemin est rude pour arriver à cette ouverture qui leur tient à coeur...Quand on plonge dans ce bouquin, il faut s'attendre à avoir l'eau à la bouche toutes les 10 pages! Des idées de recettes qui fusent et qui donnent vraiment envie. Il ne me fallait pas grand chose pour sauter dans un avion (moi qui ai horreur de ça) pour me rendre sur place et trouver ce resto- euh, ok, c'est de la fiction, n'empêche, Brite donne envie d'y croire.L'écriture de Poppy Z. Brite est vraiment très agréable à lire. Pas de longueurs, pas de retournement spectaculaire, juste un "suspense" bien dosé avec une pincée de violence et 3 louches de psychologie.Les personnages sont bien réels et ont chacun leurs traits de caractère. Au delà de découvrir l'histoire de l'ouverture d'un restaurant, c'est également la découverte de comportements humains et des liens qui (dés)unissent les protagonistes.Je me suis totalement attachée à ces personnages, emballée par le récit, hypnotisée par le texte, dépaysée par le voyage, totalement addict à Poppy Z. Brite.Bien vite la suite!Ma note : 4,5 étoiles
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  • Par InColdBlog, le 08 septembre 2010

    InColdBlog
    La Nouvelle-Orléans, on ne boit pas.
    On se beurre, on prend une cuite, on ramasse une pistache, on se poivre.
    Parce qu'à La Nouvelle-Orléans, le sport national c'est la biture.
    Ce n'est pas par hasard si la ville de tous les excès est surnommée The Big Easy.
    Tout comme les bars, les restaurants sont légion à La Nouvelle-Orléans, offrant autant d'emplois à qui ne craint pas le stress de la cuisine, de la plonge ou du service et -surtout !- n'a pas de grandes prétentions salariales.
    Ces établissements apparaissent et disparaissent tout aussi soudainement selon les modes et l'air du temps. Quant à leur qualité, elle est inversement proportionnelle à leur nombre.

    Alors qu'ils viennent de se faire virer pour avoir consommé de l'Alcool sur leur lieu de travail, Rickey et G-man ont décidé de fêter l'événement en éclusant une pleine thermos de vodka et en fumant de la beuh dans un parc de la ville.
    L'un comme l'autre ont la cuisine dans la peau, mais lassés de bosser pour des salaires de misère dans des bouibouis à touristes, ils rêvent de vivre de leur passion et de monter un jour leur propre affaire.
    Des brumes éthyliques, surgit soudain le concept du siècle : ouvrir un restaurant dont tous les plats seraient agrémentés d'Alcool, entrées, plats et desserts. Dans la ville où l'Alcool est roi, c'est le pactole assuré.
    Une fois dégrisés, les deux amis/amants redescendent sur terre. Si l'idée reste séduisante, la concrétiser sera plus facile à dire qu'à faire, aucun des deux ne possédant les fonds nécessaires, ni les relations susceptibles de leur apporter le coup de pouce indispensable.
    Néanmoins, leur idée poursuit son chemin et parvient jusqu'aux oreilles de la star locale des fourneaux, Lenny Duveteaux, restaurateur renommé et animateur d'une émission télévisée. Celui-ci propose à Rickey et G-man de financer leur projet et de les aider à ouvrir Alcool.
    Dès lors, obstacles, imprévus, contretemps et rebondissements inattendus joncheront le parcours qui mènera les deux hommes jusqu'au jour de l'inauguration.

    Les avis emballés de plusieurs d'entre-vous auront eu raison de mes dernières résistances à me replonger dans l'univers de Poppy Z. Brite dont je n'avais lu jusqu'ici que Le Corps exquis, roman qui a marqué au fer rouge ma mémoire de lecteur. Et le souvenir prégnant de cette lecture a quelque peu parasité mon entrée dans l'univers d'Alcool, qui est loin des ambiances qui ont fait la réputation de l'auteur.
    Si bien que, dans la première centaine de pages, j'ai progressé à tâtons, ne sachant pas trop où Brite voulait en venir et où elle comptait m'amener, redoutant –et attendant- un brusque coup de théâtre qui tardait à venir. Et qui n'est jamais venu, d'ailleurs. Car Alcool est un polar Canada Dry, un roman à suspens sans véritable suspens, ni réelle intrigue, au demeurant.
    Une fois remisées mes vaines expectations, je me suis laissé promener avec plaisir dans le monde des cuisines et des arrière-cuisines. D'autant que, fidèle à sa réputation d'écrivain subversif, Poppy Z. Brite présente un visage de La Nouvelle-Orléans qui tranche avec la vision de carte postale associée à son fameux Mardi Gras. La cuisine locale, qui n'a rien de gastronomique, celle-là, a des arrière-goûts de racisme, de violence, de malversation, de corruption… Et des coups de feu, il n'y en a pas que dans les cuisines !
    Ses personnages, drogués, Alcooliques, hommes de main borderline, gangsters à la petite semaine, politiciens véreux, sont tous en marge de la “norme”.
    De tous, le duo de chefs, Rickey et G-man, sort du lot. Les deux hommes, issus des quartiers pauvres de la ville, sont inséparables depuis leur enfance. le lien qui les unit est si fort, si naturel, que leur homosexualité va de soi, et ne nécessite pas que l'on s'y attarde. J'ai particulièrement apprécié cette approche de leur relation, qui considère leur orientation sexuelle aussi peu notable que s'ils avaient été végétariens ou fans de foot.
    Brite réussit également à apporter un peu de complexité au personnage de Lenny Duveteaux qui apparaît au premier abord comme un parvenu primaire mais qui dévoilera d'autres aspects de sa personnalité au fil de l'histoire. On doute souvent de la sincérité des intentions de cet homme qui ne s'embarrasse pas de scrupules pour éliminer les obstacles barrant sa route, parfois à la limite de l'illégalité.
    En revanche, j'ai trouvé caricatural Mike Mouton, l'ex-patron cocaïnomane de G-man, qui nourrit à son encontre rancœurs et amertume. Puisqu'il m'attend dans ma PAL, je verrai si ce défaut sera gommé dans La belle rouge, deuxième partie du triptyque auquel appartient Alcool.
    Mais sans conteste, la grande réussite d'Alcool est la retranscription réaliste du monde de la cuisine et de la gastronomie, l'ambiance et la vie des cuisines. Chaque évocation de plats fait surgir arômes et saveurs.
    Je mets d'ailleurs au défi quiconque aura lu ce livre de ne pas avoir envie de se retrouver aux fourneaux, ne serait-ce que pour essayer de réaliser les recettes citées dans le roman. En ce qui me concerne, j'envisage sérieusement de tester le pouvoir thérapeutique de la confection d'allumettes au fromage sur les coups de blues.

    Lien : http://www.incoldblog.fr/?index/oeuvres/Alcool
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    • Livres 3.00/5
    Par muet-comme-un-carpe-diem, le 23 juillet 2009

    muet-comme-un-carpe-diem
    Au début des années 90, un certain Gérard Mulliez, à la tête d'Auchan mais également d'Agapes Restauration qui regroupe plusieurs enseignes telles que Pizza Paï, les 3 brasseurs ou Flunch, milite ouvertement pour une baisse de la TVA pour la restauration. Avec un chiffre d'affaire total annuel de 600 millions d'euros on comprend ses motivations.
    A partir de 1995, le président Jacques Chirac s'engage à donner suite à cette revendication mais c'est finalement son ancien ministre des finances arrivé aux fourneaux de la République et pendant un temps de l'Union européenne qui concrétise cette promesse électorale qui sera mise en application dès le 1er juillet 2009.
    On est en droit de s'interroger sur l'impact réel qu'aura cette baisse de la TVA à 5,5% sur la quantité de sel des additions qui seront présentées aux clients des 147300 établissements de la restauration commerciale quand déjà dans la profession plusieurs voix s'élèvent pour dire qu'il sera difficile d'investir et de procéder à de nouvelles embauches si cette baisse de la TVA doit s'accompagner d'une baisse des prix affichés.
    De même, il est troublant de constater que l'on n'entend plus guère parler de la lutte exemplaire de ces travailleurs sans papiers qui dénonçaient l'exploitation de leur situation par des patrons sans vergogne qui avaient trouvé un biais commode pour réduire leur masse salariale y compris dans des établissements prestigieux fréquentés par l'élite politicienne.
    Car si les Sans Papiers du café de la Jatte de Neuilly ont tous été régularisés qu'en est-il aujourd'hui pour tous les autres. De même qu'on nous parle peu des conditions de travail exécrables dans cette profession où les salaires sont inversement proportionnels à la note que nous devons régler. Si l'on n'y prend garde au vu des débats sur le travail dominical, leurs horaires décalés et leurs salaires de misère seront bientôt la règle commune ! Car au nom de l'égalité, la tentation de niveler par le bas à moyen terme reste forte dans le patronat quoiqu'en disent ses porte-paroles !
    Attendons-nous donc surtout à avaler des couleuvres et de la vache enragée !
    Si j'ai dévoré en une nuit le roman culinaire de Poppy Z. Brite, j'ai avant tout apprécié qu'elle ne se contente pas de glorifier la gastronomie américaine et qu'elle n'hésite pas à montrer l'envers du décor, la tambouille interne des milieux de la restauration qui est loin d'être ragoûtante.
    En effet, elle lève en partie le voile sur la précarité des travailleurs de ce milieu, contraints bon gré mal gré à changer d'établissements très souvent selon les humeurs de cheffallions toqués, elle décrit la difficulté des horaires, des rythmes de travail, les brûlures et les jambes lourdes. Elle dénonce le machisme et le racisme qui règnent dans certaines cuisines et à mots plus ou moins couverts des pratiques de dessous de table.
    L'histoire d'amour entre G. Man et Rickley est touchante, comme l'était celle entre Franck le cuistot et Camille la dessinatrice dans Ensemble c'est tout d'Anna Gavalda ou celle de l'amitié entre Miles et Jack dans le film culte Sideways où tout se jouait autour du vin,. Elle peut surprendre de prime abord, ceux qui connaissaient Poppy Z. Brite au travers de ses romans de vampires ou de tueurs en série qui aiment à cuisiner la viande humaine comme dans Corps exquis mais l'horreur qu'elle décrit dans ce roman consacré aux restaurants de la Nouvelle Orléans est d'autant plus effrayante qu'elle reflète hélas une partie de la réalité.


    Lien : http://muet-comme-un-carpe-diem.over-blog.com/article-33731264.html
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    • Livres 3.00/5
    Par kathel, le 13 septembre 2010

    kathel
    J'ai passé un très bon moment au sein des cuisines et des bars de La Nouvelle-Orléans : les plats y semblent délicieux, les Alcools forts, et le langage des cuisines est particulièrement fleuri et plein d'humour. On s'attache à ce couple de cuisiniers fauchés qui devront faire quelques compromis pour réussir à ouvrir le restaurant de leurs rêves, un restaurant où chaque plat comportera un Alcool dans sa composition. Mais attention, ils ne feront jamais de compromis culinaires, les menus regorgent de produits frais et les assemblages originaux mettent les papilles en émoi ! Jugez plutôt : Terrine de porc aux champignons sauvages et whisky irlandais, Poisson du golfe en croûte de noix de Pecan, sauce beurre blanc au rhum, Canard rôti, sauce aux cerises séchées, ail rôti et kirsch… Les traductions sont de mon cru, ce qui ne rend peut-être pas justice aux plats et à leur inventivité !
    Les nombreux problèmes que rencontrent nos deux patrons novices se résolvent peut-être un peu facilement parfois, grâce à un généreux mécène, mais les figures des nombreux personnages qui les entourent sont bien cernées et les caractères loin d'être caricaturaux. Mike Mouton, un ancien collègue qui a gardé une rancune aux origines incertaines envers Rickey et qui cherche à tout prix à leur nuire, ajoute du suspense à ce roman sympa, bien loin des premiers romans de Poppy Z. Brite, assez glauques, d'après ce que j'ai lu à leur sujet.
    A part le côté culinaire, la plongée au cœur de La Nouvelle Orléans et de ses traditions telles que Mardi-Gras ou Saint-Joseph, puisque le roman se déroule sur un an environ, est tout à fait captivante. A découvrir !

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-31167562.html
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    • Livres 1.00/5
    Par sumoloo, le 23 mai 2011

    sumoloo
    J'ai pris ce livre à la bibliothèque au hasard, j'avais aimé "Les Cadavres Exquis". Je n'ai jamais réussi à m'attacher à G-man et Rickey... l'intrigue m'a laissée de marbre (un peu mince et tirée par les cheveux ....) et pour couronner le tout, ces histoires de cuistots m'ont saoulées...... Bref, je suis déçue. Je n'ai pas retrouvé l'écriture de P.Z.BRITE.
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Video de Poppy Z. Brite

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Vidéo de Poppy Z. Brite

Vidéo en anglais. Poppy Z. Brite présente son roman "Liquor".








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