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> Jean-Daniel Brèque (Traducteur)

ISBN : 2070338851
Éditeur : Gallimard (2006)


Note moyenne : 3.98/5 (sur 152 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
À quinze ans, Nothing, adolescent rebelle et mal dans sa peau, s'enfuit de chez ses parents. Sa route croise celle des Lost Souls, créatures étranges, vêtues de noir, qui boivent une liqueur au goût de sang. Insatiables, sensuels, sauvages, ce sont des prédateurs sans l... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Lulu_Off_The_Bridge, le 21 mai 2011

    Lulu_Off_The_Bridge
    Cher Doc Brite…
    Non.
    Chère Mademoiselle Brite,
    Je vous aime, Mademoiselle. Je vous aime et je devais vous le dire avant que vous ne disparaissiez tout à fait. Car vous disparaissez, c'est un fait, « il » ou « elle », c'est égal, mais quelque chose de vous s'efface, la jeune femme que vous étiez, et moi avec, c'est forcé.
    Je suis tombée amoureuse au détour de vos Âmes perdues, entre deux mises à mort, Bauhaus à tue-tête dans ma chambre sombre. J'étais jeune, mais pas trop, corbeau, mais pas trop. J'ai pris en pleine figure Nothing, Steve & Ghost. D'une certaine manière et malgré des milliers de livres, je ne m'en suis jamais remise.
    Je conçois que mon aveu est d'autant plus ridicule que je ne suis pas une créature à sang chaud, pas émotive, volontiers méfiante envers tout ce qui se loge trop près du cœur. J'avais beau rire sous cape, les histoires de vampires, ça me connaît, j'en ai lu d'autres et de plus coriaces… Idiote.
    Parce que c'est n'est pas de vampire qu'il est question, n'est-ce pas, Mademoiselle ? Pas vraiment ? J'ai adoré Nothing, parangon d'androgyne ripoliné au noir de fumée, dur sous la chair tendre, ancien sous ses quinze ans, encombré d'un univers qui l'ennuie, affolé de désirs qui l'effraient. J'étais comme ça, et tous mes petits camarades amateurs de caves et d'absinthe étaient comme ça, et nous ne l'aurions avoué pour rien au monde. Mais le voir écrit… Vous frappez juste, sous la jugulaire. Ce n'est pas tant la joie de se sentir moins seule, de chercher des alliés, voyez-vous, que la béatitude de retrouver des codes chéris. Un univers qui fait sens. Nous – et votre livre a été le seul moment où j'ai accepté de dire « nous » – nous écoutions, lisions, buvions les mêmes choses. Et nous étions terrorisés. Par essence. Mais pendant les quelques heures de la lecture, nous n'avions pas peur. Cette chanson des Lost Souls ? qui hante le roman, je l'ai chantée en cœur sans l'avoir jamais entendue. Nous n'avons pas peur.
    Vampires, vampires… Je ne suis pas très sensible aux vampires, même adorables. J'apprécie la finitude du thème, comme vous, me semble-t-il. En retrouvant ses pairs, Nothing se réfugie dans le fantasme, devient le fantasme, inaccessible. Il est logique que l'histoire s'arrête lorsque l'adolescent, toute transformation achevée, devient mythe et ne s'appartient plus. Si Steve & Ghost vous suivent depuis vingt ans, vous n'avez jamais écrit d'autre histoire de Nothing, c'est un signe, je suppose. Il n'y avait plus rien à dire. J'ai adoré Nothing, et Christian et Zillah, mais je vous aime pour Missing Mile.
    J'aime l'idée de ce birdland un peu dingue, cet endroit où l'on ne cesse de revenir, à mi-chemin entre ce monde et l'autre, tout plein de fantômes, de souvenirs, de violences éparses et ordinaires. J'adorerais faire un tour à l'If Sacré, arpenter les routes poudreuses de Caroline du Nord, celle qui n'existe pas, bien entendu. Vous avez créé mon cocon préféré, où croissent et évoluent musiciens malchanceux, fumeurs d'herbe, sorcières et serveuses de dinner, toute une humanité au sang vif, à l'épaisseur saisissante. Et j'aime votre écriture, dans ses réussites comme ses échecs, lourde comme une nuit de veille, pleine d'échos, saturée de références, mais fraîche et libre et frondeuse.
    Vous – et d'autres, mais vous d'abord – m'ont rappelé que le noir est lumière et chaleur et mouvement et force. Que la musique est la vie est la musique, et la chair… Que l'amour pousse à déchirer la peau pour se baigner de chair, plus près, toujours plus près. Terrifiant et désirable. Cette étrange esthétique de la mastication, de l'absorption comme preuve d'absolu, je l'ai suivie, fascinée, dans toutes vos œuvres, jusqu'à étiolement. Je considère que vous disparaissez et vos derniers romans me laissent indifférente. Mais pour Nothing et pour Ghost, pour Sang d'encre et les nuits de Caroline, pour la musique et la chair, et puisque Bela Lugosi n'est tout, compte fait, pas mort, je vous remercie, Mademoiselle.
    L.
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    • Livres 5.00/5
    Par Caribou, le 13 juin 2012

    Caribou
    Difficile exercice que de faire la critique d'Ames perdues.
    Cela faisait pas mal de temps que je rencontrais le nom de Poppy Z Brite, d'un était admiratif, d'autre dégoûté. Je ferais plutôt parti du côté admiratif après la lecture de ce livre. Certes cela s'engage sur des sentiers s'éloignant de la morale, certes il y a de l'inceste, du sang, certes... Mais à côté de ça, l'univers est tellement fourni, les personnages tellements bien construits... Je me suis vraiment attachée à Ghost, devin d'un peu plus de vingt ans, avec son côté androgyne, ses yeux bleus doux, le plafond de sa chambre constellé d'étoiles, son chapeau ceint d'un tissu coloré. Il y aussi Nothing, adolescent adopté aux origines ignorés et à la vie désillusionée. Tout est bon pour tenter de se défaire de cette existence qui ne lui convient pas. Un jour, il va finalement prendre la route et, de fil en aiguille, rencontrer un trio de vampires. Trio dont j'ai d'abord été intriguée par le leader avant de haïr ses membres. Car Ames perdues, c'est aussi des chemins qui s'entremêlent. Les chapitres s'alternent, on voit les protagonistes avancer chacun de leur côté, on se laisse porter avant de saisir que ces chemins vont finalement se rencontrer. Moi qui ne suis pas fana de ce concept d'habitude est vraiment adoré. Chaque personnage est aussi touchant, chacun a son passé, ses blessures, ses rêves, ses points forts et ses points faibles. Chacun est desespérement humain, desesperement seul. Steve, l'ami d'enfance de Ghost, auquel je me suis finalement attachée, avec sa T-Bird, l'amour qu'il porte à Ann qui se confond avec la rage, cette même Ann, artiste, retenue par un père trop possessif, qui finira par se perdre, Christian, le vampire que la vie trop longue a fini par abîmer, Laine, personnage secondaire qui m'a touchée parce qu'il était sans doute aussi perdu que les autres avec ses baisers sélés de larmes...
    Toutes ces vies évoluent, entre la Nouvelle Orléans et le petit village de Missing Miles, sur les routes et dans la nuit.
    Je n'arrivais plus à m'arrêter, les pages semblaient se tourner toute seule. J'avais peur, j'étais éblouie par l'écriture, j'étais triste...
    J'ai aimé, tout simplement.
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    • Livres 2.00/5
    Par kris334, le 15 septembre 2014

    kris334
    Ce livre, j'aurais pu, peut-être, l'apprécier s'il avait été écrit il y a quinze ou vingt ans... Mais il a été écrit en 2006, surfant sur la vague fantastique/vampire. Et cela se sent.
    Les histoires de vampires qui sentent le caveau et l'hémoglobine, on peut dire que j'en suis férue depuis mon adolescence. Dracula de Braham Stocker, Carmilla, Lestat, Louis et Armand sont pour moi des classiques. Et bien entendu, je n'ai jamais, ne serait-ce que feuilleté, la série des Twilight, trop jeune, trop fleur bleue. (De toute façon je ne fais pas partie de la cible marketing...^^)
    Pour en revenir à Âmes Perdues, je suis déçue.
    J'ai adoré lire Poppy Z. Brite et son Corps exquis. Mais là, disparue l'écriture originale, l'histoire intense et fluide et les personnages atypiques. Place à une écriture ampoulée, lourde et pleine d'adverbes inutilement redondants et à des personnages caricaturaux.
    Alors peut-être à ceux qui aiment les jeunes gens dépravés qui se prennent pour des vampires ce livre peut plaire. Mais je préfère lire des histoires de jeunes gens dépravés concoctées par Bret Easton Ellis, ou encore me pourlécher avec les saisons 5 et 6 de True Blood.
    Et pour ceux, qui comme moi, aiment les vrais romans gothiques noirs et sanglants, les Âmes perdues sont un brin ennuyeuses et semblent perdues, oui, mais dans le brouillard cheap et toc d'un livre trop commercial.
    ps- M'ennuyant ferme durant cette lecture, je relis La Plaisanterie de Milan Kundera... un peu de vampirisme aussi dans ce social-communisme forcené... beaucoup de zombies aussi...

    Lien : http://www.babelio.com/livres/Kundera-La-Plaisanterie/3630/critiques..
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    • Livres 5.00/5
    Par Altervorace, le 04 avril 2012

    Altervorace
    Tout d'abord MERCI Suny parce que je sens que cet auteur va devenir un résident habituel de ma bibliothèque. Je tiens à signaler, pour information, que Poppy Z. Brite est biologiquement de sexe féminin mais qu'il a -à maintes reprises- signalé qu'il préférait que l'on emploie le masculin pour parler de lui. Passons maintenant aux choses sérieuses : Âmes perdues. Pour le coup j'ai adoré, j'ai plongé dans ce roman avec délectation, savourant chaque chapitre avec jubilation. le roman parle de vampires donc, des vampires d'une violence inouïe et dont la déchéance est décrite avec crudité. de temps à autre le récit tombe -un peu- dans la provocation gratuite mais on ne peut que pardonner à Brite : non seulement Ames perdues mérite un peu de tolérance puisque c'est un premier roman mais surtout, le style rachète les imperfections du reste. Et soyons francs, je suis tombée amoureuse d'un bloc, des grandes qualités du roman comme de ses défauts, un coup de foudre sans vraiment de justification. Peut-être parce que les mots de l'auteur résonnent en moi malgré leur violence, je suis sensible à cette poésie crue. Après tout, ce qui est laid peut-être d'une grande poésie -si tu es dubitatif ami lecteur va (re)lire Une Charogne, ce sublime poème de Baudelaire-. Et puis je me suis attachée aux personnages, Ghost particulièrement et bien sûr Nothing. Les rêves du premiers sont des morceaux d'un lyrisme magnifique et le second m'a émue autant qu'il m'a agacée.
    D'ors et déjà, j'ai commandé un autre ouvrage de Poppy Z. Brite, un receuil de nouvelles et j'ai prévu de faire rapidement connaissance avec ses romans plus récents, plus matures. Pour ce qui est plus particulièrement d'Ames perdues, je tiens à ajouter qu'il n'est pas une lecture reposante et que je ne le conseillerais pas aux lecteurs trop sensibles ou qu'une grande violence, qu'une sexualité trop présente pourraient rebuter.

    Lien : http://altervorace.canalblog.com/archives/2012/04/04/23496997.html
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    • Livres 3.00/5
    Par Cylhis, le 08 août 2014

    Cylhis
    Je pense l'avoir lu un peu tard peur-être pour l'avoir pleinement apprécié. Si je l'avais lu ne serait-ce que dix ans plus tôt, voire même 15 ans plus tôt, j'aurai pu partager les émois des protagonistes. Cela dit, n'ayant pas traversé de période gothique pendant mon adolescence, ni même avoir touché à des substances plus ou moins planantes ne serait-ce que pour tester, j'aurai été tout aussi démunie et n'aurai pas plus partagé les ressentis de la plupart des protagonistes de cette histoire.
    Ce roman m'a tout de même fait à nouveau goûter au "doux parfum" de ces années ingrates : l'impression de n'être pas tout à fait compris par les "vieux", cette colère qui nous habite sans jamais vraiment nous quitter et conditionne un comportement souvent excessif, que l'on regrette mais dix ans trop tard. Et ce désir d'être aimé et apprécié pour notre moi si spécial, nous poussant au paradoxe de nier cette originalité pour mieux se rapprocher des autres et appartenir à un groupe (nous rapprochant en cela de ce côté bestial qu'est la meute). Bref, l'auteur arrive quand même à transcrire toute cette étrangeté du passage de l'enfance à l'adolescence et celui de l'adolescence à l'adulte par le biais de métaphores souvent extrêmes du thème vampirique. C'est finalement assez bien fait même si la première partie m'a parfois énervé par ces caricatures trop poussées. À tel point que certains personnages en sont devenus très vite agaçants ! D'autres au contraire se sont vite fait aimés de par la finesse de leur caractère et de leurs traits, l'auteur ayant réussi à s'éloigner des lieux communs pour en faire de véritables personnes dans toute la complexité que cela implique. Mon préféré reste d'ailleurs le personnage de Ghost, que je trouve magnifique de beauté et de profondeur, petite lumière dans ce monde trop enténébré à mon goûts.
    Pour résumé la première partie est parfois un peu lourde et nous plonge dans un univers trop glauque et trop marqué par l'excès des adolescents. Mais si l'on tient bon, et l'écriture le permet aisément, on atteint la partie la plus intéressante et la plus poignante de cette histoire.
    Enfin je le recommande chaudement aux parents qui sont parfois perdus face aux réactions souvent incompréhensibles et inexpliqués de leurs bambins devenus ados : loin de leur faire accepter les excès de leur progéniture qui semble devenir folle, il a au moins le mérite de les éclairer sur leurs émois.
    À lire donc !
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Citations et extraits

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  • Par myrtille81, le 09 janvier 2013

    Christian passa devant un seuil obscur. des formes pâles s'agitaient au sein d'une lumière bleutée. Il se souvint de l'époque où cet antre était un club de jazz, où les accord de cuivres montaient jusque tard dans la nuit pour aller caresser les étoiles, où des femmes aux lèvres épaisses et à la peau couleur café saluaient les passants de leur sourire noir. Un soir, il avait vu Louis Armstrong sur ce même trottoir, en manches de chemise, au milieu de ses amis.
    [...] A présent, les fêtards qui attendaient nerveusement sur le trottoir avaient une peau blafarde, des yeux cernés de noir et des vêtements en lambeaux, et ressemblaient à des fantômes, à des images négatives des danseurs agiles qui avaient jadis consacré leur nuit au jazz. A présent, la musique qui sortait de la boîte pour monter vers la lune était austère, sombre et étrange, un hymne pour tous les enfants perdus qui commencent à vivre à la tombée de la nuit, à l'heure où les bars ouvrent et où la musique fait résonner ses premiers accords."
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  • Par Altervorace, le 04 avril 2012

    Les dernières journées de l'été mourant, l'approche rapide de l'automne. Une nuit glaciale, la première de la saison, un changement dans le climat terne du Maryland. Il fait froid, pensa l'adolescent ; son esprit lui semblait engourdi. Les arbres qu'il apercevait par la fenêtre de sa chambre n'étaient que de gigantesque brindilles de charbon, frissonnant par crainte du vent ou pour résister à ses assauts. Tous les arbres étaient seuls. Tous les animaux étaient seuls, qui dans son terrier, qui sous sa fourrure, et ceux qui mourraient sur la route mourraient dans la solitude. Avant le matin, pensa-t-il, leur sang aurait gelé dans les fissures de l'asphalte.
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  • Par Talina, le 20 juillet 2011

    Ma grand-mère m'a dit qu'il ne faut pas essayer de définir le mal, parce que dès qu'on croit y être parvenu, une nouvelle forme de mal vous apparaît soudain et s'insinue dans vos pensées. A mon avis, personne ne sait ce qu'est le mal. Et personne n'a le droit de le dire.
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  • Par Parthenia, le 15 mai 2013

    "Même Wallace ferait l'affaire, même ce vieil homme fatigué aux yeux si tristes. Il colla ses lèvres à la gorge de Wallace. Sa peau était sèche, flasque; sentait la vieillesse. Il mordit et goûta le sang pour la seconde fois de la nuit...
    Mais c'était un sang amer, un sang vicié, et il recracha et s'étouffa. Ses narines palpitèrent. Les vapeurs de whisky et de chagrin lui avaient brouillé les sens, mais il percevait à présent l'odeur de ce sang. L'odeur de la maladie, une puanteur qui imprégnait toutes les cellules de Wallace; aussi forte et puissante que l'odeur du fleuve. Une maladie mortelle, probablement un cancer. Le goût de la corruption dans sa bouche. (...)
    La nausée le terrassa. (...) Il se retrouva à terre, incapable de bouger, secoué par le choc, redoutant un nouvel accès de nausée. (...)
    Il vit Wallace viser, puis ferma les yeux. Et la nuit explosa, et la douleur transperça sa poitrine. Impossible de respirer. Un projectile de plomb incandescent le pénétra. Il garda les yeux fermés pour ne pas voir le triomphe se peindre sur les traits de Wallace.
    Avant d'être emporté par un flot de douleur et de nausée, il eut le temps de formuler un ultime regret : Trois cent quatre-vingt-trois ans... une si longue vie... il aurait dû être beau... pas comme ce vieil homme triste et fatigué... il aurait dû être adorable."
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  • Par lehane-fan, le 26 décembre 2010

    Il enleva la chaine passée autour de son cou et fit un pas vers Christian , brandissant le crucifix comme une arme.(...)
    "Vous etes un imbecile dit Christian . Un imbecile qui se fie à des mythes erronnés . Si vous me touchiez avec ce bijou , il ne me brulerait pas la chair . Il ne me roussirait pas la peau . Il ne m'empoisonnerait pas l'ame . Je n'ai rien contre votre Christ . Je suis sur que son sang avait un gout exquis. "
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