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ISBN : 2290349518
Éditeur : J'ai Lu (2005)


Note moyenne : 3.97/5 (sur 160 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Perversion des âmes et poésie du macabre au service d'une des fictions les plus noires jamais publiées sur les serial killers : sans concession, choquante, répulsive. Un roman fascinant et extrémiste. Un livre violent dont aucun lecteur ne sortira indemne.

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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par Sesheta, le 16 juin 2008

    Sesheta
    J'ai failli vomir à chaque phrase. C'est insoutenable d'horreur, de torture, de cruauté, de sang et de boyaux... le tout en descriptions détaillées. Je n'y ai pas vu d'intérêt. Je le déconseille fortement.

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    • Livres 5.00/5
    Par 10tubes, le 29 mars 2010

    10tubes
    Aussi loin que je m'en souvienne, c'est mon livre préféré.
    Celui que j'ai aimé lire jusqu'au bout, celui que je prendrais si je devais n'en choisir qu'un.
    L'amour passionnel de deux hommes, homosexuels, nécrophiles, cannibales, atteints du sida qui aiment faire découvrir à l'autre ses goûts particuliers.
    On se retrouve au milieu d'une histoire morbide et malsaine, éprouvante et violente. Les mots employés par l'auteure sont crus, durs, dérangeants, ils sont sales.
    En gros, bien que pervers, les deux acolytes sont attachants et on a envie de savoir ce qui va se passer après. Quel sera le futur de ces deux hommes.
    On en commence la lecture, on tourne les pages vite, on ne voit pas le temps passer et on se rend compte qu'on en est déjà à la moitié. On a pas envie que l'histoire s'arrête mais on a envie de connaître la fin et très vite on se rend compte qu'on est arrivé à la dernière page.
    Si je devais n'utiliser qu'un seul mot pour définir ce livre, ce serait : Jouissif !
    Il ne faut pas être amateur de fin heureuse, d'amour gentillet pour apprécier cette histoire.
    Il ne faut pas non plus avoir le cœur fragile, vous tournerez de l'œil en moins de dix minutes.
    Tout ça fait que ce livre n'est pas à mettre entre n'importe quel mains, et si vous voulez le lire, réfléchissez deux fois, paraît que certaines personnes en ont fait des cauchemars...
    D'ailleurs, si vous ne connaissez pas Poppy Z. Brite, je vous déconseille de commencer par ce bouquin.
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    • Livres 3.00/5
    Par linagalatee, le 04 janvier 2013

    linagalatee
    Andrew Compton a été emprisonné à vie au motif qu'il a tué 23 jeunes hommes à Londres. Homosexuel séropositif et nécrophile, il aimait ses amants morts jusqu'à ce que l'odeur ne soit plus supportable. Très à l'écoute de son corps, après plusieurs années d'enfermement, il réussit à suspendre sa respiration jusqu'à paraitre mort pour les médecins les plus aguerris . Il trompe ainsi son monde et réussi à s'évader. Tous sont persuadés que son corps mort a été volé, mais pas un seul instant qu'il soit encore en vie.
    Jay Byrne, homosexuel séropositif, drogué et cannibale, vit également à Londres. Il aime photographier et répertorier les photos de ses victimes. Tran son dealer, le rend fou, viande jeune et fraiche, il donnerait tout pour pouvoir y gouter, mais Tran vit en famille et sa disparition alerterait quelqu'un à coup sur. Jay est très prudent, toujours des victimes errantes et sans famille ni attache.
    Le destin va faire se croiser ces deux fous.
    C'est le premier roman que je lis de Poppy Z. Brite. J'avais simplement lu un avis sur un blog qui disait : « j'ai dû poser le roman à plusieurs reprises à la limite du haut-le-cœur ». Je me suis demandée ce qui pouvait susciter un tel état à la simple lecture d'un livre.
    Bon bah maintenant je le sais. Je n'ai posé ce roman à aucun moment, certes les descriptions des scènes qu'elles soient de torture, d'acte sexuel, de meurtre sont plus que très réalistes. L'auteur a un don certain pour la narration de ce type d'actes. Les mots sont crus, nets, acérés comme les actes et les pensées d'Andrew et Jay.
    Leurs actions qu'elles soient isolées ou conjointes sont complètement répréhensibles, mais qui suis-je pour me permettre de porter tel ou tel jugement. Je savais très bien, en prenant ce livre, quel type de lecture me serait offerte. Evidemment du sexe homosexuel, de la drogue, une séropositivité non protégée due à l'époque d'écriture, des meurtres sadiques, des éviscérations insupportables et des repas particuliers. Tout celà écrit dans un style complètement épuré de toute fioriture inutile tant les mots se suffisent à eux-mêmes.
    Je ne peux pas dire que je n'ai ressenti aucun dégoût, ma lecture m'a bien arraché un ou deux beurk, mais rien ne m'a fait poser ce livre. Jusqu'à la dernière page j'ai vécu dans cette ambiance glauque, repoussant toujours plus loin mon seuil de tolérance. Je me suis attachée aux personnages même s'ils sont très loin de mon imaginaire idéal, mais n'est-ce pas le propre d'un bon bouquin de vous embarquer dans une histoire ou cotoyer des personnages que vous ne supporteriez pas dans la vie ? Alors quand un livre a réussi celà c'est que c'est un bon bouquin, une histoire bien montée, une bonne écriture à la portée de chacun. J'ai aimé ce livre parce qu'il a repoussé mes limites de l'acceptable en matière de lecture, qu'il m'a fait flirter avec l'horreur et que j'ai aimé cela, même si ce ne sera jamais mon quotidien, mais c'est cà qui est bon ! Lire un autre roman de ce type ou de cet auteur n'est pour l'instant pas dans mes priorités, mais je ne dis plus jamais.
    A évidemment ne pas mettre dans toutes les mains, lecteurs adultes très avertis uniquement.
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  • Par Biiip, le 18 juillet 2012

    Biiip
    Pour la première fois, je suis dans l'incapacité de mettre une note à un livre.
    J'ai adoré, et à la fois détesté ce livre pour la bonne et simple raison, qu'aucun récit ne m'avait (jusqu'à maintenant) bousculé (dans le bon, comme dans dans le mauvais sens) à ce point. Je savais pourtant ce qui m'attendait en ouvrant ce livre, car j'avais lu quelques critiques sur le net. Mais à ce point...je comprend maintenant pourquoi certaines personne n'ont pu finir le livre. Âmes sensibles s'abstenir.
    Si vous aimez les ellipses pour les scènes violentes (meurtre, viol...), passez votre chemin car ici, tout y est décrit, dans les moindres détails et TRÈS régulièrement. A tel point que, quand je repense à ce livre (plusieurs jours après avoir fini le livre), je n'ai que des images de sexe et de sang en tête.
    POURTANT, résumer Le Corps exquis à ces deux mots serait dommage et surtout injuste car une chose est sûre, Poppy Z. Brite est loin d'être une débutante. Derrière ce trash, il y a une histoire passionnante et des personnages vivants, authentiques. Je me suis même parfois demandé si l'auteur ne s'était pas servi de personnes existantes réellement pour nous décrire ses personnages, tant leurs réactions, émotions...etc, me paraissaient vraies.
    Voila pourquoi je n'arrive pas à noter ce livre. J'ai été choqué (et un peu freiner dans ma lecture) par l'abondance de scènes plus violente les unes que les autres mais qui malgré tout étaient cohérentes avec l'histoire et surtout les personnages (charismatique comme rarement dans un roman). Je n'ai pas ressenti ça comme de la violence gratuite (même si deux, trois ellipses n'auraient pas été de trop) car après tout, c'est la réalité, les tueurs ne sont pas aussi gentils et propres que Dexter. Et c'est là la force de Poppy Z. Brite, rendre deux ordures de la pire espèce attachants...
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    • Livres 5.00/5
    Par Caribou, le 13 juillet 2012

    Caribou
    De tous les avis que j'ai lu, je suis souvent tombée sur des "Horrible !", "J'ai vomi en le lisant", etc. Et je me suis retrouvée avec une pépite de littérature dans les mains. La psychologie des personnages est poussée à l'extrême et je ne parviens même pas à les considérer comme des monstres. Ce qui me vient à l'esprit en pensant à Jay et Andrew ce sont deux êtres qui connaissent la solitude, qui sont dévorés par elle et qui, pour s'en défaire, dévorent les autres. Jay en les ingérant, Andrew en gardant leur dépouille près de lui.
    Et puis il y a Tran et Lukes, poursuivis par le fantôme du SIDA qui a empoisonné le deuxième, détruit leur relation. Tout est pensé, les larves de la fin, l'impression qu'ont Jay et Andrew de se reconnaître, la société américaine qui découvre les conséquences du SIDA et du sexe sans peur que chacun pratiquait jusqu'alors, ... L'écriture repousse ses limites ici, les descriptions de la chair qui s'ouvre, des os qui se brisent sont magnifiquement executées.
    De Londres, Andrew, en fuite, va aller trouver la Nouvelle Orléans, le vieux carré. L'ambiance cependant, est différente des autres livres. Je l'ai trouvée moins sombre, plus élducorée. Les bayous semblent moins poisseux, les rues peut-être moins dangereuses. La pourriture est là pourtant, dans les corps, les relations.
    Encore un très bon livre signé par Poppy Z Brite.
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Citations et extraits

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  • Par Lee-chan, le 13 novembre 2011

    […] Il souffla dans le micro. « Hé, le Matyr, tu sais pourquoi le gouvernement du Mississipi a refusé de verser des subventions aux cliniques effectuant des recherches sur le sida ? Attention, elle est bien bonne. Il a dit qu'il s'agissait d'une maladie liée au comportement et que ce n'était pas aux contribuables normaux de payer la facture. Pourquoi gaspiller du bon argent américain à combattre les germes pédés ? »
    Il marqua une pause théâtrale. « Alors j'ai écrit à mon sénateur et à mon représentant pour exiger le remboursement de la quote-part de mes impôts affectée à la recherche sur les maladies congénitales, sur les drogues de fertilité, sur les fausses couches... bref, sur tout ce qui a rapport à la production d'un foetus humain en bonne santé. Après tout, comme la grossesse est une condition liée au comportement dont je déplore la moralité – ou l'absence de moralité –, je ne vois pas pourquoi je serais obligé de financer les répugnants problèmes des pondeuses. Et devinez quoi ? »
    Luke pressa le bouton PLAY de magnétocassette. Un grondement de guitares annonça Service with a Smile, un groupe de lesbiennes radicales qui était son préféré parmis ceux de La Nouvelle-Orléans. « Je me suis fait baiser, baiser, BAISER ! » cracha la chanteuse au sein des cordes rugissantes. Bien qu'elle ait abordé des sujets aussi divers que la castration des mâles et le contrôle fiscal, cette chanson ne durait qu'une minute et demie. Luke reprit le micro dès la conclusion.
    « Foutre OUI ! Je me suis fait baiser, vous vous êtes fait baiser, tous ceux qui se sont fait baiser... se sont fait baiser ! Vous avez été testé séronégatif la semaine dernière ? Bonne baise et sincères félicitations ! Il vous reste dix mois d'angoisse avant le prochain test ! Ça vous ôte un sacré poids de l'esprit, pas vrai ? Ça vous soulage sacrément le coeur, pas vrai ?
    « Ici Lush Rimbaud, qui refuse de crever comme de fermer sa gueule. [...] »
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  • Par 10tubes, le 29 mars 2010

    Il attaqua ce qui avait été la taille et laboura la chair de son couteau, encore et encore, jusqu'à ce que les deux moitiés du corps ne soient jointes que par la seule épine dorsale. Une nouvelle fois, il inséra la pointe de son couteau entre deux vertèbres, fit levier et tira. Le garçon se sépara de lui-même avec une grande facilité, perdant encore quelques fluides mais en quantité infime. Jay avait bien travaillé.

    Il se retrouva la tête sur les genoux de Soren, qui lui caressait doucement les cheveux de la main délicate. C'était si bon d'être ainsi touché avec tendresse, sans arrière-pensées, que les yeux de Tran s'emplirent de larmes. Il se rappela la crise qu'il avait eue chez Jay. Vaguement humilié, il refoula ses sanglots.
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  • Par lehane-fan, le 09 novembre 2010

    Un virus est une des creatures des plus stupides , denuée de but comme de sens , et pourtant aussi tenace que la vie . Difficile de croire qu'un parasite ressemblant a une balle de golf moisie a pris racine dans votre sang et votre lymphe , rongeant les fragiles helices de votre ADN et de votre ARN , bouleversant l'ordonnance de vos nucleotides et reduisant vos cellules en esclavage . Un parasite si simple qu'il donne au tenia des allures de merveille de complexité biologique , un parasite totalement inutile , et de surcroit invulnerable tant que son hote continue de respirer et de souffrir .
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  • Par Biiip, le 12 juillet 2012

    Les fêtards pouvaient beugler tout leur soûl dans la rue, le Vieux Carré ne leur appartenait pas. Demain, la semaine prochaine, l'année prochaine, ils auraient disparu, aussi éphémères que le sillage d'un navire descendant le fleuve. Jay serait toujours là. Le Carré était à lui, ses rues nocturnes éclairées au gaz, ses ruelles sordides et ses passages illuminés de néons, ses cours secrètes baignées d'ombre et de feuillage, l'immense lune pourpre accrochée dans le ciel tel un oeil chassieux. Le Carré lui apportait ses offrandes, et il les acceptait avec reconnaissance, avec appétit. Le bruit des fêtards ne dérangeait pas Jay.
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  • Par Erzuli_Capote, le 06 avril 2012

    "Durant son enfance, alors qu'il se promenait dans les marais familiaux, il avait glissé une main dans un trou prometteur, entre les racines d'un chêne vert, et quelque chose avait planté des dents acérées dans sa chair. Jay s'était emparé de la créature (un mulot ou un campagnol) et l'avait broyée entre ses doigts. Puis, fasciné par le bruit que faisaient les os ense brisant, il avait déchiré le petit cadavre en menus morceaux."
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