ISBN : 2290349518
Éditeur : J'ai Lu (2005)


Note moyenne : 4.21/5 (sur 63 notes) Ajouter à mes livres
Perversion des âmes et poésie du macabre au service d'une des fictions les plus noires jamais publiées sur les serial killers : sans concession, choquante, répulsive. Un roman fascinant et extrémiste. Un livre violent dont aucun lecteur ne sortira indemne.

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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par 10tubes, le 29 mars 2010

    10tubes
    Aussi loin que je m'en souvienne, c'est mon livre préféré.
    Celui que j'ai aimé lire jusqu'au bout, celui que je prendrais si je devais n'en choisir qu'un.
    L'amour passionnel de deux hommes, homosexuels, nécrophiles, cannibales, atteints du sida qui aiment faire découvrir à l'autre ses goûts particuliers.
    On se retrouve au milieu d'une histoire morbide et malsaine, éprouvante et violente. Les mots employés par l'auteure sont crus, durs, dérangeants, ils sont sales.
    En gros, bien que pervers, les deux acolytes sont attachants et on a envie de savoir ce qui va se passer après. Quel sera le futur de ces deux hommes.
    On en commence la lecture, on tourne les pages vite, on ne voit pas le temps passer et on se rend compte qu'on en est déjà à la moitié. On a pas envie que l'histoire s'arrête mais on a envie de connaître la fin et très vite on se rend compte qu'on est arrivé à la dernière page.
    Si je devais n'utiliser qu'un seul mot pour définir ce livre, ce serait : Jouissif !
    Il ne faut pas être amateur de fin heureuse, d'amour gentillet pour apprécier cette histoire.
    Il ne faut pas non plus avoir le cœur fragile, vous tournerez de l'œil en moins de dix minutes.
    Tout ça fait que ce livre n'est pas à mettre entre n'importe quel mains, et si vous voulez le lire, réfléchissez deux fois, paraît que certaines personnes en ont fait des cauchemars...
    D'ailleurs, si vous ne connaissez pas Poppy Z. Brite, je vous déconseille de commencer par ce bouquin.
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    • Livres 1.00/5
    Par Sesheta, le 16 juin 2008

    Sesheta
    J'ai failli vomir à chaque phrase. C'est insoutenable d'horreur, de torture, de cruauté, de sang et de boyaux... le tout en descriptions détaillées. Je n'y ai pas vu d'intérêt. Je le déconseille fortement.

    Lien : http://chaosdecritures.over-blog.com/
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    • Livres 3.00/5
    Par Dahlia_, le 06 avril 2012

    Dahlia_
    Alors pour commencer, au risque de paraître pour une psychopathe, j'ai été plutôt déçue de ce livre ^^ En fait, j'avais lu quelque part, je ne sais plus où, que ce livre racontait le chemin d'un couple de serial killers homosexuels, et donc qu'on allait vivre leur vit sur un laps de temps. En réalité, ce n'est pas ça du tout ! Les deux serial killers sont Andrew et Jay, et si on suit leur vie depuis le début, ils ne se rencontre que 50 pages même pas avant la fin... Ensuite, il y a Tran, un très jeune asiatique drogué qui a été mit dehors après que son père ait su pour son homosexualité, et enfin Luke, le "copain" de Tran. Ces personnages se croisent le long du roman, mais Andrew n'est intégré dans le quatuor qu'à la fin.
    Alors franchement, rien que l'intrigue m'a déçue. Je voulais lire l'itinéraire d'un couple de psychopathe à travers la Nouvele-Orléans, et la scène que j'attendais tant se trouve touuuuut à la fin du livre, autant dire que j'ai dû prendre mon mal en patience ! Cependant, j'ai trouvé ça intéressant qu'on parle autant des séropositifs, car même si aujourd'hui on connait plus de chose au sujet de cette maladie, on voit très bien qu'à l'époque les gays étaient stygmatisés. Pour ce qui est du gore, je ne vais mentir, c'est très (très) violent, mais aujourd'hui comme je suis énormément imunisée contre tout ça, ça ne m'a pas fait grand chose, à part une scène où j'ai dû m'arrêter pour respirer un peu !
    Je regrette l'absence de réelle intrigue, car maintenant que j'y réfléchie, il n'y en a pas vraiment... J'ai adoré la fn, mais en tant que grosse sadique, j'aurais beaucoup aimé que l'agonie d'une certaine personne dure plus longtemps, vu que j'ai attendu tout le livre pour l'avoir ma scène ! En plus, j'ai eu beau réfléchir pendant un moment, il y a un passage de la scéance de torture que j'ai trouvé plutôt mal faite, à part si le pauvre gars était allongé sur le côté, ou s'il était sur une table de massage avec les fesses dans le trou où on pose sa tête normalement ^^ Ennfin bref !
    Même si les scènes de violence ne m'ont pas choquées, je recommande quand même ce livre aux personnes qui ont le coeur bien accroché ! Et je reste sur ma fin, vraiment sur ma fin, je ne pense pas relire ce livre, ni un autre de cette auteure.
    Ce livre fait parti des livres voyageurs.
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    • Livres 5.00/5
    Par Carmilla_K_Pride, le 01 avril 2010

    Carmilla_K_Pride
    Oui, c'est trash, c'est gore, c'est violent et certains diront que c'est immorale. Mais ça, c'était écrit sur le dos du livre non?
    Par delà tout ça, ce livre est une véritable claque. Il laisse pantois temps le style de Brite est percutant. Dire que ce roman n'a aucun intérêt c'est ce borné au premier plan. Il met en relief une partie de l'humanité que l'on préfère, par convenance, ne pas voir et ne pas chercher à comprendre. Les abandonné du capitalisme et du rêve américain, la déchéance et la fragilité du sentiment humain. L'impuissance, une explosion de sentiment et de ressentiment. C'est finalement un des livres les plus passionnant qu'il m'est été donné de lire.
    Brite séduit ou répugne, essayez par vous même, vous pourriez être surpris.
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    • Livres 4.00/5
    Par fleurdusoleil, le 06 juin 2010

    fleurdusoleil
    En Angleterre Andrew Compton, tueur en série homosexuel, est enfermé pour les meurtres sanglants de vingt trois jeunes hommes.
    Après cinq années d' incarcération, il s'évade en se faisant passer pour mort. Il usurpe l'identité d'un américain qu'il vient de tuer et s'envole pour la Nouvelle Orléans où il compte bien reprendre ses anciennes activités.
    Andrew est un prédateur, il a besoin de sang !
    C'est dans le Vieux Carré, quartier gay de la Nouvelle Orléans, qu'il rencontrera un de ses semblables, Jay Byrne. Leur histoire d'amour laissera derrière elle le carnage et le chaos.


    Il y a quelques temps que je désire découvrir l' univers underground de Poppy Z. Brite. Je profite du challenge “Sérial Killers” de Alcapone pour m' initier.
    J' ai lu au fil de mes visites blogosphériques que l' écriture et le style de Poppy sont crus et sans détour. Après la lecture d' une dizaine de pages, je dirais que c'est peu de le dire. On se prend les mots en pleine face, on entre dans un monde brut. Les phrases sont claires, les mots sont choisis avec exactitude même s'ils choquent.
    “Le sang est rouge, les plaies sont profondes et les coups douloureux”
    Poppy et ses personnages , qu'ils soient victimes ou bourreaux, offrent un mélange visqueux de sexe, de drogue, de violence, de torture, de mort et d' horreur.
    Je trouve que ce roman ( publié en 1999) s'approche réellement du mécanisme de déviance du tueur en série. Sans faire le procès ni l'apologie du monstre, Poppy nous trace le quotidien de ses hommes sans barrière morale.
    Andrew Compton et Jay Byrne ne sont pas sans rappeler un certain Jeffrey Dahmer “Le cannibale de Milwaukee” (Sérial Killer homosexuel qui a sévi aux Etats-Unis dans les années 80. Il attirait ses victimes chez lui afin d' assouvir ses fantasmes nécrophiles et cannibales).Jay propose à ses futures victimes de poser pour une séance photos à son domicile, Andrew les étrangle pour abuser de leur cadavres : mode opératoire de Dahmer.
    Etant amatrice de roman d' horreur, je dois avouer que le réalisme de certaines scènes m'ont soulevé le cœur, les mises à mort sont insoutenables, écœurante de détails.
    Je dois aussi vous prévenir que si les rapports homosexuels vous dérangent, passez votre chemin. Car à l' instar des séquences sanglantes, le sexe entre hommes est décrit dans le détail et de manière crue. L' acte sexuel, ici, est au-delà d' une union entre deux êtres, il bascule à la limite de la déviance mêlant amour et douleur.
    J'ai donc été conquise par l' univers underground de Poppy Z.Brite et je pense sérieusement renouveler l' expérience en lisant un autre de ses romans.
    En conclusion, si vous portez un intérêt certain pour la psyché du tueur en série et que vous n'êtes pas d'une nature sensible, vous apprécierez la lecture du “Corps Exquis”.


    Lien : http://ecritureetpoesie.canalblog.com/archives/2010/06/06/18151096.h..
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Citations et extraits

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  • Par 10tubes, le 29 mars 2010

    Il attaqua ce qui avait été la taille et laboura la chair de son couteau, encore et encore, jusqu'à ce que les deux moitiés du corps ne soient jointes que par la seule épine dorsale. Une nouvelle fois, il inséra la pointe de son couteau entre deux vertèbres, fit levier et tira. Le garçon se sépara de lui-même avec une grande facilité, perdant encore quelques fluides mais en quantité infime. Jay avait bien travaillé.

    Il se retrouva la tête sur les genoux de Soren, qui lui caressait doucement les cheveux de la main délicate. C'était si bon d'être ainsi touché avec tendresse, sans arrière-pensées, que les yeux de Tran s'emplirent de larmes. Il se rappela la crise qu'il avait eue chez Jay. Vaguement humilié, il refoula ses sanglots.
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  • Par Lee-chan, le 13 novembre 2011

    […] Il souffla dans le micro. « Hé, le Matyr, tu sais pourquoi le gouvernement du Mississipi a refusé de verser des subventions aux cliniques effectuant des recherches sur le sida ? Attention, elle est bien bonne. Il a dit qu'il s'agissait d'une maladie liée au comportement et que ce n'était pas aux contribuables normaux de payer la facture. Pourquoi gaspiller du bon argent américain à combattre les germes pédés ? »
    Il marqua une pause théâtrale. « Alors j'ai écrit à mon sénateur et à mon représentant pour exiger le remboursement de la quote-part de mes impôts affectée à la recherche sur les maladies congénitales, sur les drogues de fertilité, sur les fausses couches... bref, sur tout ce qui a rapport à la production d'un foetus humain en bonne santé. Après tout, comme la grossesse est une condition liée au comportement dont je déplore la moralité – ou l'absence de moralité –, je ne vois pas pourquoi je serais obligé de financer les répugnants problèmes des pondeuses. Et devinez quoi ? »
    Luke pressa le bouton PLAY de magnétocassette. Un grondement de guitares annonça Service with a Smile, un groupe de lesbiennes radicales qui était son préféré parmis ceux de La Nouvelle-Orléans. « Je me suis fait baiser, baiser, BAISER ! » cracha la chanteuse au sein des cordes rugissantes. Bien qu'elle ait abordé des sujets aussi divers que la castration des mâles et le contrôle fiscal, cette chanson ne durait qu'une minute et demie. Luke reprit le micro dès la conclusion.
    « Foutre OUI ! Je me suis fait baiser, vous vous êtes fait baiser, tous ceux qui se sont fait baiser... se sont fait baiser ! Vous avez été testé séronégatif la semaine dernière ? Bonne baise et sincères félicitations ! Il vous reste dix mois d'angoisse avant le prochain test ! Ça vous ôte un sacré poids de l'esprit, pas vrai ? Ça vous soulage sacrément le coeur, pas vrai ?
    « Ici Lush Rimbaud, qui refuse de crever comme de fermer sa gueule. [...] »
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  • Par lehane-fan, le 09 novembre 2010

    Un virus est une des creatures des plus stupides , denuée de but comme de sens , et pourtant aussi tenace que la vie . Difficile de croire qu'un parasite ressemblant a une balle de golf moisie a pris racine dans votre sang et votre lymphe , rongeant les fragiles helices de votre ADN et de votre ARN , bouleversant l'ordonnance de vos nucleotides et reduisant vos cellules en esclavage . Un parasite si simple qu'il donne au tenia des allures de merveille de complexité biologique , un parasite totalement inutile , et de surcroit invulnerable tant que son hote continue de respirer et de souffrir .
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  • Par Erzuli_Capote, le 06 avril 2012

    "Durant son enfance, alors qu'il se promenait dans les marais familiaux, il avait glissé une main dans un trou prometteur, entre les racines d'un chêne vert, et quelque chose avait planté des dents acérées dans sa chair. Jay s'était emparé de la créature (un mulot ou un campagnol) et l'avait broyée entre ses doigts. Puis, fasciné par le bruit que faisaient les os ense brisant, il avait déchiré le petit cadavre en menus morceaux."
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  • Par Erzuli_Capote, le 06 avril 2012

    "il commença par trancher la tête. La viande du cou, fort tendre, se sépara sous sa lame en couches charnues. Lorsqu'il atteignit les cervicales, il inséra la pointe du couteau entre deux d'entre elles et fit levier; en même temps, il empoigna les cheveux et imprima à la tête une violente torsion. La colonne vertébrale se brisa avec un bruit humide. Jay acheva de découper les chairs, et la tête se sépara du tronc."
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Vidéo de Poppy Z. Brite

Vidéo en anglais. Poppy Z. Brite présente son roman "Liquor".








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