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Henriette Loreau (Traducteur)
ISBN : 2070762696
Éditeur : Gallimard (13/06/2001)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 107 notes)
Résumé :
" Il ne m'était pas difficile de découvrir la meilleure manière de cultiver l'esprit de Frances, de satisfaire son âme altérée, de favoriser l'expansion de cette force intérieure que le froid et la sécheresse avaient paralysée jusqu'à présent.

Une bienveillance continuelle cachée sous un langage austère et ne se révélant qu'à de rares intervalles par un regard empreint d'intérêt ou par un mot plein de douceur, un profond respect dissimulé sous un air ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Ellane92
02 avril 2015
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Un jeune anglais sans titre ni fortune décide de tenter sa chance en Belgique avec dans sa poche une lettre de recommandation pour l'enseignement. Il devient après quelques péripéties professeur dans un collège de garçons, qui jouxte un pensionnat de jeunes filles. Rapidement, il est intrigué par les voix et les rires qu'il entend du jardin qui lui cache la vue du pensionnat. La qualité de son enseignement l'amène à donner quelques cours dans ce nouvel établissement, à sa plus grande satisfaction. Il est d'ailleurs assez vite intéressé, voire séduit, par la directrice du pensionnat.
Moi qui suis fan de Jane Eyre, ce petit bijou de la littérature anglaise, je suis terriblement déçue par ce Professeur ! Ce premier livre de Charlotte Brontë fut refusé, parait-il, à sa sortie, par les éditeurs... Pour moi, il est simplement très... décevant !
L'histoire est assez convenue, sans grande surprise. J'ai surtout été assez ulcérée par l'intransigeance des propos tenu par notre petit professeur anglais ! Selon lui, les belges sont bêtes, et portent leur infériorité intellectuelle sur leur faciès ("Certes les deux pauvres garçons étaient Belges et avaient la figure nationale, où l'infériorité intellectuelle est gravée de manière à ne pas pouvoir s'y méprendre"), et les catholiques malhonnêtes ("J'ai besoin de me retrouver au milieu des protestants ; ils sont plus honnêtes que les catholiques. Dans cette maison, ceux qui l'habitent ne sont que perfidie et trahison. Pour eux, le mensonge est légitime, et ils appellent politesse la fausse amitié qu'ils vous témoignent et dont ils couvrent la haine que vous leur inspirez."). Les femmes ne sont pas mieux traitées, au pire elles sont bêtes et vénales, au mieux, en attente d'un homme, un professeur, qui reconnaisse dans leurs yeux baissés l'intelligence et lui permette, avec de patientes leçons, de révéler son potentiel... de façon plus globale, point de salut pour William Crimsworth hors des Anglais et des protestants !! de même, j'ai trouvé presque limite le petit affolement pas très moral qui le titille à l'idée d'enseigner à des jeunes filles ("Être admis dans un pensionnat de demoiselles, quel évènement dans ma vie ! ce devait être si intéressant de donner des leçons à des jeunes filles ! "). le tout n'est finalement qu'une histoire à l'eau de rose qui sert de prétexte à de hautes considérations sur l'intellectuel et la rigueur morale. Reste la jolie plume de Charlotte Brontë, sa capacité à décrire précisément les états de l'âme, et à mettre, de temps en temps, du piquant dans les dialogues.
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Magdalae
26 mai 2013
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L'essentiel de l'intrigue du "Professeur" se déroule à Bruxelles où William Crimsworth, le personnage principal et narrateur à la première personne du récit, devient, après une première expérience dans un pensionnat de garçons, instituteur dans le pensionnat voisin pour jeunes filles dirigé par Miss Zoraïde Reuter. Orphelin de père et de mère, il a quitté son Angleterre natale pour trouver sa voie mais surtout pour être enfin indépendant après avoir fait une brève carrière en tant que clerc dans l'usine de son antipathique frère, Edward. Il doit sa place en Belgique aux recommandations d'un personnage étrange mais haut-en-couleur, M. Hunsden, un collaborateur de son frère qui la prit en affection. A Bruxelles, tout en prenant ses marques, il devra trouver en lui assez de pédagogie et d'autorité pour déjouer les manigances des plus chipies de ses élèves et aider les plus prometteuses à se dépasser. Mais, lui qui se laisse porter trop souvent par ses sentiments, saura t-il déjouer les projets des plus intrigant(e)s pour discerner l'honnêteté de l'hypocrisie, l'amour véritable de l'amour-propre ?
J'ai envie de rendre hommage au "Professeur" de Charlotte Brontë sans me risquer à tomber dans des banalités sur sa place dans l'oeuvre complète de son auteur. Certes, "Jane Eyre" est peut-être son oeuvre la plus aboutie. Mais, à vrai dire, ce genre de remarque qui laisse entendre qu'il y aurait comme une hiérarchie dans l'oeuvre de Charlotte à tel point que Jane Eyre metterait toutes les autres en respect ne me plaît pas beaucoup et ne nous fait pas vraiment avancer, à mon sens.
Déjà, , "Le Professeur" n'est pas à proprement parlé une oeuvre de jeunesse : certes, il a été écrit avant que "Jane Eyre", "Villette" ou "Shirley" ne soient publiés mais il a été nourri par une expérience déjà acquise dans le travail de son style et de l'art de composer comme le souligne un texte qui a servi de préface à sa publication à titre posthume.
En arrière-plan, on sent beaucoup une part personnelle, voire autobiographique, de cette oeuvre pour Charlotte et il est certain que son voyage à Bruxelles avec sa soeur Emily pour étudier le français dans le pensionnat de Monsieur Héger, qui, d'après la légende, ne l'aurait pas laissée insensible, a nourri les passages les plus nostalgiques et les plus sensibles comme par exemple celui qui ouvre le chapitre VII, c'est-à-dire l'arrivée de William en Belgique.
Pourtant, ce qui m'a le plus marqué à ma lecture, c'est le souci de réalisme, de clarté et de simplicité qui lui ont permis de rendre le cheminement de ce personnage dans la vie active et dans le monde, ses sentiments et ses remarques beaucoup plus crédibles. Cette vraisemblance, peut-être acquise d'après l'observation de son propre maître, Mr Heger comme un modèle, nous permet de davantage nous identifier au personnage principal d'autant plus qu'il raconte son expérience et ses souvenirs à la première personne. Pour quelqu'un comme moi, qui me destine à prendre la même voie, celle du professorat, j'ai beaucoup apprécié les leçons qu'elle faisait tirer à son personnage de son expérience de la classe et de son acquisition de « trucs » de professeurs pour être ni trop autoritaire, ni trop sujet à la sensiblerie envers les élèves. Charlotte a fait de William Crimsworth un personnage intègre, avec beaucoup d'honnêteté et de sens des réalités ce qui peut parfois le faire paraître dur ou même cruel mais quelque part, sans adhérer à tout, j'ai aimé ce style direct et le rejet de toute idéalisation du métier et des élèves.
Plus que le style, c'est le point de vue choisi qui m'a plu et auquel j'aimerai rendre hommage. Comme je l'ai dit, la focalisation se fait à la première personne et c'est William, un homme donc, qui parle. J'ai aimé cette audace de la part de la jeune fille qu'était Charlotte et l'exercice de style m'a plutôt convaincu. Certes, parfois, l'illusion ne trompe pas surtout quand Monsieur décrie avec minutie ce que porte ses élèves ainsi que l'élégance ou le port de ces demoiselles ! Bien sûr, en tant qu'homme, William ne peut pas être insensible à la présence d'autant de jeunes filles alors qu'il n'a jusque là que côtoyer des hommes dans sa propre scolarité à Eton mais avoir un tel sens du détail pour ces choses-là met tout de même la puce à l'oreille. Tout du moins, ce soupçon ne gâche pas la lecture ce qui aurait rendu bien peu crédible ce bon roman d'apprentissage.
Quant à William, je n'ai pas autant été choquée par son tempérament même si, il est vrai, je l'ai trouvé par moment un peu trop froid avec ses congénères mais c'est aussi ce qui fait son charme d'autant plus que, roman d'apprentissage oblige, il évolue beaucoup. Au contraire, ce qui caractérise William pour moi, c'est son penchant au sentiments forts et à l'emphase ce qu'il modère par ce masque de froideur surtout pour ne pas qu'on trouve son point faible afin qu'on ne l'utilise pas contre lui. Ce qui le caractérise à mon sens, c'est son esprit d'indépendance, de maîtrise (il ne devient pas « maître », professeur pour rien) et pourtant, c'est avec beaucoup de maladresse qu'il arrive à ce résultat ce qui le pousse parfois à être piégé par plus malin(e)s que lui...
En définitive, c'est une belle découverte qui a ses qualités mais aussi ses quelques défauts, comme un sens plus prononcé pour le sentimentalisme et les situations romanesques avec un peu moins de distance que d'habitude. Mais restons-en là de peur d'en dire trop ! du moins, j'ai retrouvé la patte de Charlotte Brontê notamment l'expressivité de ses phrases et son talent pour dépeindre les sentiments et les caractères.
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Aline1102
19 juin 2015
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Même si l'on n'y retrouve pas la "magie" de Jane Eyre, ce roman est agréable à lire.
La jolie plume et les belles descriptions de Charlotte Brontë sont toujours au rendez-vous. Et, comme le titre du roman l'indique, on se trouve une fois de plus avec un personnage principal enseignant (comme dans Jane Eyre).
Mais William est bien moins sympathique que Jane. Il a tendance à se considérer comme le seul être humain parfait, les autres étant inférieurs... Heureusement, notre héros devient un peu plus humain au fil du roman. Une rencontre, en particulier, va le rendre un peu plus sympathique.
Point amusant à souligner pour la petite Belge que je suis : la majeure partie de l'intrigue se déroule à Bruxelles. Les pérégrinations de William m'ont donc parues très familières.
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LiliGalipette
16 septembre 2016
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William Crimsworth quitte l'Angleterre après une désastreuse expérience dans l'affaire de son frère Edouard, un homme odieux à tous les égards. Il tente sa chance à Bruxelles où lui sont proposées deux places de professeur. L'une d'elles est dans une pension de jeunes filles. Entre des jeunes coquettes qu'il doit mater et des élèves modestes dont le potentiel doit être encouragé, le jeune Crimsworth fait l'apprentissage des relations avec les femmes. Il apprend également à dompter son amour-propre et à s'ouvrir à l'amour. « L'élève, dont le corps est parfois plus robuste et dont les nerfs sont moins sensibles que ceux du professeur, a sur son maître un immense avantage ; soyez certains qu'il en usera sans pitié, parce que l'être qui est jeune, vigoureux et insouciant, ne partage pas la souffrance qu'il voit subir et n'épargne personne. » (p. 132)
Misère… quelle purge que ce roman ! le protagoniste, geignard insupportable qui, s'il souhaite acquérir une bonne place dans la société, se laisse assez souvent porter par les événements et doit son salut à autrui. Il est finalement gratifié d'un bonheur conjugal et familial parfait. Grand bien lui fasse ! Ajoutez à cela une opposition entre la chère Angleterre et le continent sans charmes, opposition répétée jusqu'à l'écoeurement, et vous avez un roman qui a mis ma patience à rude épreuve. Mais je l'ai fini. Gloire à moi ! Ça mérite bien une deuxième part de gâteau, non ?
Avec son substrat autobiographique indéniable, ce roman de jeunesse présente toutes les imperfections des oeuvres immatures. Cela mérite sans doute une certaine indulgence, mais peut-être suis-je une trop grande inconditionnelle de Jane Eyre pour apprécier vraiment un autre texte de Charlotte Brontë et donner leur chance à ses autres romans. Misère, il me reste Shirley à découvrir…
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Demoiselle-Coquelicote
24 janvier 2014
★★★★★
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William Crimsworth, jeune homme orphelin tout juste sorti de l'école, tourne le dos à ses oncles aristos qui souhaitaient le forcer à embrasser une carrière qui ne lui plaisait pas et s'adresse à son frère, de dix ans son aîné, pour l'aider à trouver du travail dans le commerce, comme leur défunt père. Mais ce frère inconnu, s'il lui donne effectivement du travail, le traite comme un moins que rien. Après plusieurs semaines, excédé et aidé par M. Hunsden, un homme un peu marginal, William part pour Bruxelles où il devient professeur dans l'école pour garçons de M. Pelet. Une école pour jeunes filles côtoie celle-ci, où William donne bientôt des cours également, sous la direction de Mlle Reuter. Très vite, un flirt semble naître entre le jeune professeur et la directrice, de quelques années son aînée.

Je vous donne volontairement mon propre résumé, car celui de la quatrième de couverture donne beaucoup d'informations, trop à mon goût puisqu'il va jusqu'aux deux tiers du roman ou presque ! Ce roman a été écrit avant Jane Eyre, et à mon avis la qualité de l'histoire n'est pas la même. Jane Eyre m'avait complètement transportée, mais The Professor n'a pas réussi. Par contre, l'écriture est vraiment extrêmement soignée. J'ai choisi un roman court, mais je n'ai pas choisi un roman où l'anglais est facile ! C'est de l'anglais du XIXème, avec énormément de vocabulaire et de tournures de phrases recherchées. Il y a donc des moments où je ne comprenais rien d'autre que le thème général du paragraphe. Néanmoins, je ne pense pas avoir raté un évènement du roman ou avoir mal compris quelque chose. Telle que vous me lisez aujourd'hui, je suis donc très, très fière de moi ! Je n'ai pas appris énormément de nouveaux mots, et ceux que j'ai retenus ne me seront pas très utiles je pense vu qu'ils sont aujourd'hui très désuets voire archaïques. Pour une première lecture, ça a demandé de faire beaucoup fonctionner mes méninges ! C'est pour ça qu'il m'a fallu quasiment un mois pour arriver au bout.

Sur l'histoire donc, elle est moins intéressante si on prend le côté romance et péripéties. C'est très linéaire, très lent, et la véritable histoire d'amour arrive très tard dans le roman. Les personnages également ne sont pas très attachants. Même s'il rejette ses ascendances aristocratiques, le narrateur est très fier, arrogant même, il dédaigne la plupart des gens qu'il rencontre (et notamment ses élèves), il critique à tout-va. La vision de la société dépeinte par Charlotte à travers son héros est très négative, et donc un peu déprimante (oui bon, Jane Eyre ce n'est pas la joie non plus, mais c'est si beau…). L'ironie et le sarcasme sont très présents, et à certains moments ça m'a fait sourire. le seul personnage que j'ai vraiment aimé, c'est Hunsden. Il m'a vraiment fait rire ! Ce type marginal, qui surgit à l'improviste (même si à force je le voyais venir…) est un personnage très intéressant. Néanmoins, on ressent aussi dans ce texte la volonté de Charlotte Brontë de montrer que les femmes comme les hommes peuvent tracer leur propre chemin dans le monde, que lorsque deux âmes sont bonnes, deux personnes intelligentes, qu'importe leur sexe. Et là peut-être l'auteure s'est-elle identifiée à la petite Frances Henri, intelligente, calme, mais capable de tenir tête aux hommes pour défendre ses opinions.

Un petit mot encore : les soeurs Brontë parlaient français, comme beaucoup de jeunes filles éduquées de l'Angleterre du XIXème siècle. On le voit d'ailleurs dans Jane Eyre, où l'héroïne parle français avec la pupille de Mr Rochester. Ici, William Crimsworth parle aussi français, et de nombreux dialogues à Bruxelles, quoique courts, sont rédigés dans cette langue. C'était amusant, et j'ai pu constater que les soeurs maîtrisaient bien notre langue ! Les défauts sont peu nombreux, et c'est toujours très compréhensible.

The Professor est un roman différent des deux autres des soeurs Brontë que j'ai lus, Jane Eyre et Les Hauts de Hurlevent, il ne traite pas vraiment des mêmes thèmes et par sa volonté affichée de critiquer la société (surtout continentale, les Britanniques sont assez largement épargnés) il se rapproche assez d'un Jane Austen, mais en moins fin, moins drôle, mené d'une écriture moins accessible et avec des personnages moins hauts en couleurs (ça fait beaucoup de moins). Ça n'en reste pas moins un court roman agréable, où la psychologie humaine est finement analysée et où l'amour qui arrive sur la fin peut être touchant parce qu'inhabituel et à mon sens, vraiment moderne, où les partenaires sont sur un pied d'égalité, ou en passe de l'être. La fin est comme on la souhaite, et ça fait plaisir.
Lien : http://sans-grand-interet.co..
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Citations & extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
CarosandCarosand06 octobre 2014
"J'ai besoin de me retrouver au milieu des protestants ; ils sont plus honnêtes que les catholiques. Dans cette maison, ceux qui l'habitent ne sont que perfidie et trahison. Pour eux, le mensonge est légitime, et ils appellent politesse la fausse amitié qu'ils vous témoignent et dont ils couvrent la haine que vous leur inspirez.
- Vous parlez des élèves, répondis-je, d'enfants sans expérience qui n'ont pas encore appris à distinguer ce qui est bien de ce qui est mal.
- Au contraire, monsieur, les enfants sont toute sincérité ; ils n'ont pas encore eu le temps d'apprendre la dissimulation ; ils mentent parfois, mais sans aucun artifice, et chacun voit lorsqu'ils font un mensonge, tandis que les grandes personnes trompent tout le monde, et le font à bon escient.
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CarosandCarosand22 septembre 2014
Je cherchai à rencontrer son regard, désireux d'y trouver l'intelligence que ne me révélait ni son visage ni sa conversation ; elle avait l'œil petit et brillant ; je vis tour à tour la coquetterie, la vanité et l'enjouement percer à travers sa prunelle, mais j'attendis vainement un seul rayon qui vînt de l'âme ; les fleurs resplendissent au soleil et nous plaisent dans la prospérité ; mais que de jours pluvieux dans la vie, et combien le ménage de l'homme, combien son foyer même serait triste et glacé, sans la flamme de l'intelligence qui l'anime et le vivifie !
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Ellane92Ellane9205 juin 2015
Que savais-je de la nature féminine avant mon arrivée à Bruxelles ? moins que rien ; j'avais à cet égard une idée vague, un pressentiment confus à travers lequel mon imagination voyait briller une forme vaporeuse, quelque chose d'insaisissable comme un nuage que la vue seule peut atteindre. Maintenant que je me trouvais en contact avec cette substance éthérée, je la voyais très palpable, souvent pesante, parfois très dure, ayant en elle un mélange de plomb et de fer.
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CarosandCarosand07 octobre 2014
"Dès qu'une femme méprise celui qu'elle a épousé, dit Frances d'une voix profonde, elle n'est plus que son esclave ; et contre l'esclavage tous ceux qui pensent et qui raisonnent se sont toujours révoltés. Alors même que la torture serait le prix de la résistance, elle doit être subie ; et la route qui mène à la liberté vous conduisît-elle à la mort, il ne faudrait pas hésiter à la suivre : qu'est-ce que la vie sans liberté ? Je lutterais donc, monsieur, de tout mon pouvoir, de toutes mes forces ; et, quand ma faiblesse serait à bout, la mort me protégerait contre les mauvaises lois et leurs indignes conséquences.
- Le suicide, Frances ?
- Non, monsieur ; j'aurais le courage de survivre aux angoisses que le destin m'aurait imposées, afin de protester et de combattre jusqu'au dernier soupir pour la justice et pour la liberté.
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Ellane92Ellane9208 juin 2015
Bref, il en est, pour le professeur, de la jeunesse et des charmes de ses élèves, comme d'une tapisserie dont il verrait continuellement l'envers ; fût-il parfois à même de regarder la surface brillante dont chacun admire les détails, il connait trop bien les nœuds, les points démesurés, les tortillons, les bouts de laine emmêlés qui se trouvent par derrière, pour être séduit par l'éclat et la pureté de lignes qu'on expose à la vue de tous.
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