Edith Hope qui, sous un pseudonyme plus aguicheur, écrit des romans sentimentaux, s'est retirée à l'Hôtel du Lac, établissement cossu, situé en bordure du Léman. " Ceux qui croyaient me connaître ne tenaient pas à me voir changer ", dit-elle pour évoquer le carcan dans ... > voir plus
C'est vrai que c'est assez lent qu'il ne s'y passe pas grand chose mais que c'est beau ! Je me suis régalée, pour moi ce livre est un vrai petit bijou. Les descriptions permanentes sont d'une redoutable précisions, les personnages nous sont rendus dans leur ambivalence, leurs portraits va s'étaler tout au long du roman.
À ne pas manquer si on aime ce genre de littérature
S'il faut vraiment que ce soit une femme libérée, pourquoi ne descendrait-elle pas au bar raccoler quelque'un ? Le hic, c'est que la plupart des femmes ne font pas çà. Et pourquoi ne le font-elles pas ? Parce qu'elles préfèrent le vieilles fables, dès qu'on en vient à l'essentiel. lles veulent continuer à croire qu'un homme les découvrira, resplendissantes de beauté, derrière des portes closes, au moment même où elles désespéraient de tout, qu'il reviendra du bout du monde en abandonnant ce qui jusque là faisait sa vie, à seule fin de la conquérir.
Dans mes romans, c'est toujours la jeune fille effacée, discrète comme une souris, qui conquiert le héros, et triomphe de la dédaigneuse tentatrice, tandis que celle-ci quitte l'arène, humiliée, sans espoir de renouer une liaison orageuse. C'est donc la tortue qui gagne à tous les coups. Dans la réalité, bien entendu, c'est le lièvre qui gagne.