ISBN : 2714444687
Éditeur : Belfond (2008)


Note moyenne : 3.63/5 (sur 46 notes) Ajouter à mes livres
En Europe, en Australie et à Jérusalem, de 1480 à 2002. 1996, Sarajevo. Hanna Heath, une Australienne d'une trentaine d'années, conservatrice passionnée de manuscrits anciens, se voit confier le livre que tout chercheur rêverait de tenir entre ses mains : une célèbre Ha... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 10 juillet 2009

    annie
    curiosité de lecture : Géraldine Brooks - Le Livre d'Hanna
    Un peu de mal a "entrer" dans l'histoire au début... puis de plus en plus passionnant.

    La Haggadah de Sarajevo est une enluminure.
    Cette Haggadah a suivi les Juifs dans leur exil et durant des générations on a ignoré son existence ;
    elle a réapparu à la fin du XXe siècle, lorsqu'un enfant juif de Sarajevo, dont le père venait de mourir, l'a apportée à son école pour la vendre afin de nourrir sa famille.
    Conservée au musée de la ville, elle a fait l'objet de soins particuliers de la part des autorités bosniaques durant le siège de Sarajevo.
    Très peu de villes dans le monde savent cultiver, comme Sarajevo, une symbiose aussi profonde avec leur population juive.
    L'estime est réciproque, et elle se maintient depuis la deuxième moitié du XVIème siècle, quand une partie de la diaspora sépharade expulsée d'Espagne en 1492 s'établit en terre bosniaque.
    Pour cette raison, l'évènement culturel le plus significatif de l'année 2002 fut probablement le transfert définitif de la Haggadah dans une salle du Musée de Sarajevo.
    C'est aussi la première fois que ce manuscrit d'une valeur incalculable est exposé au grand public.
    La Haggadah, écrite et enluminée dans la moitié du XIVème siècle, sans doute à Barcelone, relate la fuite du peuple juif d'Egypte, et elle est lue tous les ans au début de la Pâque juive.
    Ce livre, le trésor très précieux de la communauté juive de Sarajevo, a connu nombre de vicissitudes, en commençant par l'aventureux voyage depuis les côtes de Sépharad – l'Espagne - jusqu'à la vallée du Miljacka.
    Pendant la seconde guerre mondiale, Sarajevo était occupé par les troupes nazies, et elles exigeaient la remise du manuscrit pour enrichir la collection d'art du Musée de Berlin. La ville faillit perdre la Haggadah à tout jamais.
    Seule l'astuce du directeur du Musée de Sarajevo et la collaboration des autorités religieuses musulmanes purent éviter une telle perte.
    Le manuscrit resta enterré sous une porte de la mosquée jusqu'à la fin de la guerre.
    Depuis lors, la Haggadah est devenue le symbole de l'alliance de la communauté juive avec la ville de Sarajevo et de la solidarité entre sa population juive et sa population musulmane.
    Cette valeur symbolique a été confirmée pendant les années du siège de Sarajevo, quand les autorités de la ville furent accusées d'avoir vendu l'œuvre pour acheter des armes.
    Le président bosniaque Izetbegovic fut obligé de démentir et de montrer la Haggadah devant les caméras de télévision, en s'exposant à bien des critiques, pour les dommages que le manuscrit risquait d'encourir.
    L'installation définitive de la Haggadah dans une salle spéciale du Musée de Sarajevo représente l'engagement sans faille de la communauté juive dans l'esprit de tolérance traditionnel de toute la ville.
    Et rien ne pourrait mieux exprimer cette dimension de Sarajevo, que ce manuscrit qui nous raconte la fuite du peuple juif, et qui a été conservé de façon jalouse et miraculeuse par ces mêmes victimes sépharades qui fuyaient devant les anciens fantômes de la haine et de l'intolérance en Europe.
    Les mêmes fantômes qui, cinq cents ans plus tard, mettront cruellement la ville à l'épreuve en l'assiégeant. La connaissance historique de la souffrance et de la persécution, incrustée dans la mémoire du peuple juif, est peut-être ce qui paradoxalement représente sa force secrète.
    Dans la désolation et le pessimisme qui règnent encore dans les consciences des personnalités les plus engagées dans l'esprit traditionnel de Sarajevo, c'est bien la voix d'une personnalité juive qui exprime avec le plus de conviction la foi et la confiance dans l'avenir.
    Il s'agit de David Kamhi, intellectuel, musicien, et membre influent de sa communauté: «Bien plus que pour l'absence évidente de volonté politique pour aller vers le chemin le plus juste, bien plus que pour la crise économique, bien plus que pour les indécisions et l'oubli de la part de la communauté internationale, ce peuple et son esprit continueront de se tenir debout. Une République de Bosnie-Herzégovine unie existera toujours. Sarajevo survivra». -Eloy Santos
    source : http://www.babelmed.net/index.php?menu=6&cont=491&lingua=fr

    La Haggadah, ou comment raconter la sortie d'Egypte
    Extrait du dossier de l'Arche n° 483/Avril 1998
    Chaque année, les Juifs du monde entier se rassemblent autour de la table familiale pour manger le repas pascal, boire quatre coupes de vin, et lire un texte nommé Haggadah (pluriel : Haggadot) en souvenir de la sortie d'Egypte où les Hébreux furent réduits en esclavage.
    Depuis deux millénaires, le séder (l' ordre, le rituel) de Pessah (la Pâque juive), avec la Haggadah pour fil conducteur, est un des signes principaux de la continuité juive.
    La preuve : lorsque des Juifs ont voulu prendre leurs distances díavec la tradition religieuse tout en continuant à revendiquer leur appartenance au judaïsme, ils ont éprouvé le besoin de rédiger une nouvelle version de la Haggadah.
    On a connu ainsi, dans des kibboutzim d'Israël, une Haggadah où l'action de grâces du Hallel était remplacée par un hymne à la nature, au socialisme, à Ben Gourion ou à Lénine ; et des mouvements féministes juifs ont publié des Haggadot où le nom de Dieu, conjugué au féminin, était invoqué pour célébrer le combat du "deuxième sexe".
    A vrai dire, la Haggadah, par sa structure même, se prête à ce genre de sollicitations.
    Son contenu, en effet, a varié au cours des siècles. Des textes síy sont ajoutés, religieux ou profanes.
    Et aujourd'hui encore, il n'est pas évident de trouver deux éditions de la Haggadah qui soient strictement identiques au point que, lorsqu'on reçoit, comme c'est l'usage, des invités autour de la table du séder, il est prudent de préparer un nombre suffisant d'exemplaires de la même Haggadah afin que tous puissent suivre le texte sans regarder par-dessus l'épaule du voisin.
    Il y a pourtant, si l'on excepte les cas limites évoqués plus haut, un important tronc commun aux diverses versions de la Haggadah.
    Ce texte relativement bref (l'édition de base, non illustrée, tient en une trentaine de pages) est articulé autour de quelques temps forts, dont on verra le détail par la suite. Son nom, adapté d'une injonction biblique : "Et tu raconteras (higgadta) à ton fils" (Exode, 13, 8), dit assez bien sa fonction essentielle, qui est de transmettre le récit de la sortie d'Egypte en líaccompagnant des commentaires attribués aux maîtres du Talmud.
    Mais l'enseignement, ici, ne prend pas la forme d'un discours linéaire. Au contraire, il est résolument multiforme. La Haggadah est, en fait, une espèce de "collage" mêlant récits historiques et interprétations symboliques, poésie populaire et prose rabbinique, injonctions aux hommes et prières à Dieu tout cela composé à des périodes différentes, majoritairement en hébreu mais pour partie aussi en araméen.
    Les passages clairs, accessibles aux enfants et destinés à être lus par eux, voisinent avec des paragraphes dont les experts níont pas cessé de discuter les obscurités. Aussi trouve-t-on des éditions de la Haggadah richement illustrées, ainsi que des versions savantes avec plusieurs niveaux de commentaires.
    Vers la fin du moyen âge, le texte de la Haggadah commença à prendre une forme plus ou moins définitive dans la plupart des grandes communautés.
    A cette époque également on síaccoutuma à éditer la Haggadah sous forme díun livre distinct, et non plus uniquement dans le cadre du livre de prières.
    Entre le XIIIe et le XVe siècle, apparaissent les magnifiques Haggadot illustrées, dont il nous reste quelques exemples tant séfarades (la Haggadah dorée, la Haggadah Kaufmann, la Haggadah de Sarajevo) qu'ashkénazes (la Haggadah aux têtes díoiseaux, la Haggadah de Darmstadt, la Haggadah de Cincinnati).
    Le plus célèbre de ces ouvrages est sans doute la Haggadah de Sarajevo.
    Il s'agit d'un manuscrit rédigé au XIVe siècle en Espagne, sans doute dans le royaume d'Aragon, et divisé en trois parties selon l'usage espagnol de l'époque : une série de miniatures peintes de couleurs vives représentant des scènes bibliques, le texte de la Haggadah accompagné d'enluminures, et des lectures bibliques et autres destinées à la semaine de Pessah.
    Cette Haggadah a suivi les Juifs dans leur exil et durant des générations on a ignoré son existence ; elle a réapparu à la fin du siècle dernier, lorsqu'un enfant juif de Sarajevo, dont le père venait de mourir, l'a apportée à son école pour la vendre afin de nourrir sa famille. Conservée au musée de la ville, elle a fait l'objet de soins particuliers de la part des autorités bosniaques durant le siège de Sarajevo.
    Une telle oeuvre díart ne pouvait être commandée que par des personnes particulièrement fortunées.
    Mais le développement de l'imprimerie fit entrer la Haggadah dans tous les foyers juifs. le premier chef-d'oeuvre dans ce domaine est la Haggadah de Prague (1526), dont on trouve aujourd'hui des reproductions en fac-similé qui font apparaître la beauté de ses illustrations (en noir et blanc, évidemment).
    Le même texte, mais avec de nouvelles illustrations, se retrouve dans la Haggadah de Mantoue (1560). Celle-ci sert ensuite de modèle aux Haggadot publiées à Venise au début du XVIIe siècle, qui à leur tour inspireront la Haggadah d'Amsterdam (fin du XVIIe siècle).
    Des éditions populaires de la Haggadah, généralement copiées sur les éditions de Venise et d'Amsterdam, abonderont par la suite. (…) .
    source : http://www.col.fr/arche/hagad483.htm

    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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    • Livres 5.00/5
    Par sentinelle, le 08 avril 2009

    sentinelle
    « Le Livre d'Hanna » raconte l'histoire de la célèbre Haggadah de Sarajevo, un ancien manuscrit enluminé vieux de plusieurs siècles. La lecture du texte qui compose la Haggadah commémore un événement capital de l'histoire juive, à savoir la sortie d'Egypte et la libération du peuple juif de l'esclavage. Sa récitation autour de la table familiale lors du repas pascal constitue le rituel annuel de la Pessah (la Pâque juive).
    La Haggadah de Sarajevo, d'une valeur considérable, se distingue par la beauté de ses enluminures et son ancienneté. Il se trouve que ce manuscrit a connu une destinée incroyable et que le fait d'avoir survécu aux tourments de l'histoire tient presque du miracle : après avoir quitté l'Espagne d'Isabelle la Catholique lors de l'expulsion des juifs espagnols en 1492, il connu les dernières heures de l'Inquisition vénitienne vers les années 1500, se retrouva ensuite - on se sait trop comment - plusieurs siècles plus tard dans la Vienne antisémite des années 1890 pour se retrouver à Sarajevo dans la tourmente nazie de la seconde guerre mondiale, où il fut sauvée par un bibliothécaire musulman sous le nez des Allemands. La Haggadah survivra enfin à la guerre civile des années 1990 dans une chambre forte d'une banque souterraine de Sarajevo, faisant l'objet de soins particuliers de la part des autorités bosniaques le temps que dura le siège de la ville. Elle est d'ailleurs actuellement conservée au Musée National de Sarajevo.
    « Le Livre d'Hanna » commence à Sarajevo en 1996. Encerclée par les forces serbes jusqu'en 1995, il ne reste de la ville que ruines et désolations. C'est pourtant dans cette ville qu'une conservatrice australienne passionnée de manuscrits anciens, Hanna Heath, sera dépêchée sur les lieux pour authentifier la célèbre Haggadah, vieille de plusieurs siècles et miraculeusement conservée malgré la guerre. Dépêchée de l'autre bout du monde pour cette mission, Hanna compte bien percer les secrets de ce livre hébreu, de ses sublimes enluminures et de ces hommes et femmes de toutes religions qui l'ont fabriqué, manié et sauvé à travers les âges.
    C'est en menant son enquête qu'elle découvrira l'incroyable destin de ce livre sacré, témoin éclatant des drames de l'Histoire auquel lui et son peuple ont survécu.
    Geraldine Brooks nous entraîne dans un périple s'étendant sur plusieurs siècles avec tellement de talent que ce fut un réel bonheur de lire ce roman ! Ce récit historique nous est conté avec un tel souffle romanesque que nous poursuivons le périple de ce célèbre manuscrit avec une facilité déconcertante tant la plume de l'auteur se veut souple et légère sans pour autant être dénuée de profondeur et d'intérêt. « Le Livre d'Hanna » est un roman intelligent, profond, à la plume romanesque et au propos élégant, le tout porté par une écriture fluide et sans fioritures. du grand art !


    Lien : http://livresque-sentinelle.over-blog.com/article-29630213.html
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    • Livres 5.00/5
    Par Nono19, le 28 février 2012

    Nono19
    Ce livre suit les péripéties d'une Haggadah (livre de prières juif) à travers les époques. Elle sera fabriquée, revendue, séparée de ses fermoirs, protégée par de nombreuses personnes de classes, religions, âges différents.
    Hanna, une restauratrice de talent, la retrouve à Sarajevo en 1996 et cherche à retracer son histoire sans savoir qu'elle découvrira aussi des pans de son passé et qu'elle aura également un rôle à jouer...
    J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman. Passées les premières pages qui m'ont fait craindre que le vocabulaire soit trop technique pour moi, j'ai pu me plonger dans l'histoire de ce livre de prières et surtout dans la vie de toutes les personnes que la Haggadah a croisées.
    Que ce soit le rabbin accro aux jeux, l'érudit musulman, Ruti la jeune pas si ingénue, ou encore Zahra, ils ont tous eu un impact sur la conservation de ce livre et leurs histoires étaient vraiment marquantes.
    Déjà à cause des périodes historiques concernées: le nazisme, l'inquisition, ... L'Homme n'a pas son pareil pour décider qu'il vaut mieux que ses voisins et du coup se croire permis de faire tout ce qu'il veut à ces personnes jugées "inférieures". La violence, l'injustice, le racisme,... ont une place importante dans ce roman et malheureusement, cela reflète bien le monde dans lequel nous vivons encore actuellement.
    Hanna sert de lien entre toutes ces personnes, elle cherche avec de petits indices à recréer le passé de la Haggadah et j'ai trouvé les méthodes utilisées passionnantes.
    Le fait que cette Haggadah ait survécu à tout montre que comme le dit si bien l'auteure " le fait d'être un homme compte plus que d'être juif, musulman, catholique ou orthodoxe".
    Et que la valeur d'un objet ou d'une personne ne dépend pas de ces facteurs là.
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  • Par Taylor, le 17 mai 2012

    Taylor
    'avoue que je m'y suis un peu ennuyée. Je ne sais pas pourquoi mais le courant n'est pas trop passé entre lui et moi.
    Pourtant je n'ai pas arrêté ma lecture pour autant car je voulais savoir comment cette enquête allait se terminer.
    L'histoire de la Haggada est pourtant on ne peut plus fascinante. Hanna doit la restaurer pour être présentée dans un musée. le papier parle de lui même et les quelques indices qu'elle y découvre vont la faire enqueter sur le chemin que ce livre a du parcourir pendant des siècles.
    Le reproche que j'ai à faire c'est que les différentes périodes du périple de ce livre ne sont pas chronologiques ce qui est un peu dommage à mon sens.
    Par ce roman on découvre le personnage d'Hanna qui est devenue restauratrice contre le voeu de sa mère pour qui la Médecine avec un grand M prévaut sur toutes les sciences. On y découvrira également l'histoire personnelle de ses deux femmes qui auront une incidence sur l'épilogue de ce livre.
    Un avis en demi teinte pour ce roman donc.
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    • Livres 2.00/5
    Par Corboland78, le 28 mars 2012

    Corboland78
    Ancienne correspondante de guerre durant quatorze ans pour le Wall Street Journal, en Bosnie, Somalie et Moyen-Orient, Geraldine Brooks d'origine Australienne vit désormais aux Etats-Unis et se consacre à l'écriture. Le Livre d'Hanna est son troisième roman.
    Hanna est restauratrice de manuscrits aussi quand on lui confie la célèbre Haggadah de Sarajevo elle n'hésite pas car c'est la chance de sa vie. La Haggadah est le livre de la Pâque juive, Hanna doit le restaurer et écrire un texte de présentation sur son histoire en vue d'une exposition publique. A partir de là c'est une véritable enquête policière à travers les siècles qui débute et nous suivons le parcourt chaotique de ce livre précieux qui passera de mains en mains, de croyants en infidèles, échappant aux autodafés et aux bombardements avant d'échouer en Bosnie. Toujours protégés par des hommes et des femmes qui placent la culture au-dessus des idéologies, au risque d'y laisser la vie pour certains. Dans la dernière partie du livre, Hanna découvrira une supercherie qui rabaisse l'Histoire aux « combines » des Etats et le livre se termine hélas ! comme un vulgaire polar.
    Un roman très cultivé sur les rituels juifs, les techniques de reliures, peinture et autres détails preuves d'un gros travail de documentation préalable. le bouquin se lit très facilement, les chapitres sont autant de flash-back entre aujourd'hui et les siècles passés et l'écriture très cinématographique laisse envisager une adaptation sur grand écran.
    La critique internationale est enthousiaste, pour ma part je serais plus réservé car même si j'ai lu le bouquin avec plaisir je ne le place pas dans la catégorie des chefs-d'œuvre, loin de là. Je ferai aussi remarquer à l'éditeur que certaines notes de bas de page ne correspondent pas du tout aux mots signalés (exemple page 61, 62, 74).
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Citations et extraits

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  • Par Corboland78, le 28 mars 2012

    Aryeh tira les cliquets, admirant le talent de l’orfèvre. Chaque fermoir avait la forme d’une paire d’ailes. Quand le délicat cliquet sorti, en douceur après plus d’un siècle, les ailes se déployèrent, révélant une rosace emprisonnée à l’intérieur. Aryeh vit tout de suite qu’il s’agissait d’une haggada, mais différente de toutes celles qu’il avait vues auparavant. La feuille d’or, les riches pigments… il examina les enluminures, tournant chaque page d’une main avide. Il était enchanté, et pourtant un peu troublé, de voir décrire une légende juive avec un art si semblable à celui des livres de prières chrétiens.
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  • Par luocine, le 23 novembre 2009

    En Angleterre, le monde de l’art est un aimant absolu pour les fils cadets de lords appauvris, ou pour les femmes du nom d’Annabelle Quelque-Chose-tiret-Quelque-Chose qui s’habillent en caleçons noirs et cachemires orange foncé et sentent vaguement le labrador mouillé.

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  • Par luocine, le 23 novembre 2009

    Mais comment le roi et la reine ont-ils pu faire une chose pareille ? C’est l’argent des Juifs, ou du moins l’argent collecté par les Juifs, qui leur assuré la victoire sur les Maures !

    - Nous avons été dépouillés mon frère. Et maintenant, comme une vache qui ne donne plus de lait, on nous envoie à l’abattoir.

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  • Par Nono19, le 28 février 2012

    (...) la Haggadah était venue à Sarajevo pour une raison précise. Elle était ici pour nous éprouver, pour voir s'il y avait des gens capables de comprendre que ce qui nous unissait était plus fort que ce qui nous divisait. Que le fait d'être un homme compte plus que d'être juif, musulman, catholique ou orthodoxe.
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  • Par luocine, le 23 novembre 2009

    Tu es restée dans ton joli appartement pendant toute notre guerre et tu nous as regardés crever sur ton écran de télé. Et tu t’es dit « Quelle horreur ! » et ensuite tu es allée te préparer une autre tasse de café.
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