ISBN : 2246736412
Éditeur : Grasset (2011)


Note moyenne : 3/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres
En apparence, il n'y aurait rien a dire contre tous les discours qui prétendent sauver la Terre, en réduisant nos dépenses d'énergie, en consommant moins, en gaspillant moins, mais si l'on creuse sous la façade de la décroissance souriante, que trouve-t-on ? Rien d'autr... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 1.00/5
    Par Kadoc, le 06 octobre 2011

    Kadoc
    Tiens, ce livre me rappelle quelque chose...
    Probablement le petit bouquin (assez réjouissant) de IEGOR GRAN.
    Mais, celui-ci a été commis par Pascal BRUCKNER.
    Pour être clair, il ne s'agit pas là de faire un procès en sorcellerie à ceux qui s'élève contre un dictat (avéré ou pas) de la "pensée écolo" ou de ce qui s'en rapproche.
    Non. Il s'agit simplement de constater ici ce dont on commençait à se douter depuis un moment avec BRUCKNER. A savoir qu'il n'a plus grand chose à dire.
    Parce que ce livre, est une forme d'appel au secours de l'auteur.
    Se frotter à se sujet quand on en a, de toute évidence, aucune envie, aucune connaissance profonde et que l'on a aucunement tenté de chercher des arguments objectifs (scientifiques ou autres), c'est simplement par gout de la polémique médiatique.
    Une triste agitation de celui qui à voulu nager dans des eaux où il n'a plus pied, et qui cherche à rentrer sur la berge à contre courant.
    L'argumentation mollement évoquée dans ce livre navigue entre le paresseux et, disons le, le pathétique.
    De plus lorsque l'on ferme ce livre, on se pose simplement la question suivante : "qu'est ce qui a pu laisser croire une seconde à Pascal BRUCKNER, que son avis sur la question pouvait intéressé ? voir être tout bonnement intéressant ?".
    Tout ce qui est dit dans ce livre a déjà été avancé par ailleurs par d'autres au gré des débats radiophoniques, télévisés, ou dans d'autres livres.
    La plupart des intervenants ayant souvent pris la peine de creuser réellement la question. Ce n'est en aucun cas le cas de BRUCKNER.
    IEGOR GRAN, histrion agaçant, mais à l'indéniable talent caustique est bien plus piquant et, finalement, pertinent.
    La seule conclusion a tirer de "Le fanatisme de l'Apocalypse" est qu'un écrivain peut se faner.
    Il peut avoir été et ne plus être.
    Le sens de l'écriture peut se déliter.
    La passion du verbe s'étioler.
    Et ce qui fut un arbre plaisant et reconnaissable parmi les autres, se creuse et pourri sur pied.
    Sans qu'il ne s'en rende compte, il ne donne plus que quelques fruits fadasses.
    Au prochain coup de vent, il craquera, s'affaissera et se décomposera.
    De la même façon les propos filandreux de ce livre, le papier sur lequel il est imprimé et l'auteur lui même sont eux aussi biodégradable.


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    • Livres 5.00/5
    Par Carosand, le 08 décembre 2011

    Carosand
    On ne peut pas être contre l'écologie, mais on peut être contre le matracage abrutissant qui en découle et qui nous culpabilise constamment. le respect de l'homme et de la nature serait la solution pour vivre en bonne intelligence mais ce caractère est en voie de disparition plus que les ressources elles même, c'est en tout cas la réponse que m'a inspiré cet essai.
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

Critiques presse (3)


  • LeMonde , le 23 novembre 2011
    L'absence d'humour justifie-t-elle à elle seule les simplifications bruckneriennes ? Sans parler des contre-vérités comme l'imputation aux écologistes de la recrudescence du paludisme en Afrique [...]. L'inquiétude pour l'avenir de la Terre est en réalité l'objet d'une discussion savante, technique même. Il est simple voire simpliste de la ravaler à un millénarisme aux ténébreuses racines théologiques.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • Telerama , le 19 octobre 2011
    S'il concède de temps à autre que le péril n'est pas que fantasme et qu'existent des « problèmes réels » [...] Pascal Bruckner ne va pas jusqu'à prendre en compte lesdits problèmes pour nuancer un tant soit peu son propos. Préférant s'employer, au fil des pages, à revendiquer pour l'homme, et surtout pour lui-même, rien de moins au fond qu'un droit d'insoucieuse jouissance - avec un égoïsme presque infantile, aussi confondant qu'irresponsable, qui aime à se faire passer pour de l'hédonisme mais ne trompe personne.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • LaLibreBelgique , le 18 octobre 2011
    Il y a beau temps que Pascal Bruckner ne craint plus de choquer. Et l’on peut dire très sûrement cette fois qu’il récidive. Frappant même un peu plus fort que de coutume, avec à première vue un léger zeste supplémentaire de subversion et de provocation, il prend le contrefil de l’écologisme ambiant, dénonçant comme une fascination fanatique pour la catastrophe finale, un goût morbide pour l’Apocalypse.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique

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Citations et extraits

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  • Par Carosand, le 25 novembre 2011

    Les écologistes, tout à leur science-fiction éthique, se soucient plus de nos méfaits éventuels que des injustices présentes. Sous l'ingénuosité de la prophétie se cachent les grosses ficelles de la propagande : détourner l'attention des misères d'aujourd'hui. Pour tous les hommes, il existe cinq fléaux majeurs : la faim, la pauvreté, la maladie, les cataclysmes naturels, les assassinats de masse. Aux questions classiques de la justice, de l'égalité, de la sécurité, l'écologie au nom de la "planète" substitue un seul impératif : la survie.
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  • Par Bibalice, le 04 octobre 2011

    "La planète est malade. L'homme est coupable de l'avoir dévastée. Il doit payer. Telle est la vulgate répandue aujourd'hui dans le monde occidental. Le souci de l'environnement est légitime : mais le catastrophisme nous transforme en enfants qu'on panique pour mieux les commander. Haine du progrès et de la science, culture de la peur, éloge de la frugalité : derrière les commissaires politiques du carbone, c'est peut-être un nouveau despotisme à la chlorophylle qui s'avance. Et rend plus urgent l'instauration d'une écologie démocratique et généreuse. Une course de vitesse est engagée entre les forces du désespoir et les puissances de l'audace."
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  • Par Carosand, le 23 novembre 2011

    En ce sens la paranoïa, dangereuse passion politique, est un merveilleux moteur fictionnel : elle éveille des puissances enfouies dans le quotidien, densifie la routine en l'élevant au niveau d'un complot. L'état d'exception y devient la norme. Elle nous installe dans l'univers de la sommation, du choix entre la vie et la mort. C'est tout de suite qu'il faut se mobiliser sous peine de périr. Le discours apocalyptique n'est jamais que la transposition dans la sphère politique des règles du cinéma d'épouvante. Ce pourquoi, les Etats-Unis, obsédés par l'imaginaire de la conspiration, en dépit de leur optimisme affiché, ont aussi fabriqué tous les classiques de l'horreur et restent un des grands laboratoires narratifs du monde en ce domaine.
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  • Par Carosand, le 25 novembre 2011

    Se priver de manger, subir le froid, la faim, la douleur physique devait, selon Sénèque, atténuer le choc de ces épreuves le jour où elles nous touchent, nous octroyer l'expérience du malheur à doses homéopathiques. Mais nous sommes toujours surpris par cela même que nous avons prévu : la mort, la maladie, le chagrin nous broient à notre insu, bien que nous les ayons anticipés.
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  • Par Carosand, le 23 novembre 2011

    Nous ne sommes plus reliés parce que nous ne sommes plus séparés : la distance nous manque pour communiquer, la profondeur pour entrer en sympathie. Dans un globe plein comme un oeuf où grouilleront bientôt 7 milliards d'habitants, l'isolement, la lenteur, le calme, la contemplation redeviennent des luxes pour lesquels certains sont prêts à payer des fortunes.
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Pascal Bruckner - Le fanatisme de l'Apocalypse, sauver la terre, punir l'homme .
Pascal Bruckner vous présente son ouvrage "Le fanatisme de l'Apocalypse, sauver la terre, punir l'homme" aux éditions Grasset.http://www.mollat.com/livres/pascal-bruckner-fanatisme-apocalypse-sauver-terre-punir-homme-9782246736417.htmlNotes de musique : Bouzignac - Te Deum - Motets - 14 Salve, Jesu Piissime








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