> Pierre Bondil (Traducteur)

ISBN : 2070119556
Éditeur : Gallimard (2009)


Note moyenne : 4/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
Jack Taylor sème la souffrance et la mort dans son sillage. Ses proches en sont les premières victimes. Le seul espoir de rédemption qu'il lui reste, Cody, qu'il a récemment adopté comme son propre fils, est à l'hôpital, plongé dans le coma. Il y a toujours Ridge, la po... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par jmfhcb, le 25 novembre 2009

    jmfhcb
    Si je ne considérais que mes impressions au cours de la lecture, cela donnerait
    1. Jack Taylor n'est pas plus enquêteur que moi. Par contre, il a un pouvoir de divination extraordinaire. Ici, il n'y a donc ni enquête, ni rebondissement, ni fausses pistes car Jack Taylor, dans le seul mystère dont il s'occupe, devine tout tout de suite. Dans celui qu'il délègue (un obscur vol de chiens), il va cherche midi à quatorze heures alors que c'est tout simple.
    2. Jack Taylor se dit malheureux. N'est-il pas plutôt heureux de son sort (si on ne considère pas les morts qu'il y a autour de lui) ? Il n'est pas fait pour vivre avec une femme et des enfants...
    3. C'est qui tous ces gens qui interviennent dans le roman ?
    Si maintenant je regarde objectivement et "à froid" ma lecture (j'ai entendu cette expression aujourd'hui... je me suis demandée si cela correspondait à une lecture dans une chambre froide), j'en viens à me dire que les Jack Taylor sont publiés dans la série noire. Malgré le sous-titre, il faut passer outre l'enquête mais considérer le "noire" comme la description d'une société dans ce qu'elle peut avoir de sordide, de glauque et pour ce qui est de l'Irlande en particulier, des laissez-pour-comptes du miracle économique (bien sûr, on parle d'avant la crise). Jack n'est pas malheureux mais plutôt en colère contre cette nouvelle société irlandaise. Gamin de Galway, il se rappelle de "l'avant", des gens qui n'étaient pas forcément riches mais heureux. Il dénonce notamment les spéculateurs immobiliers qui dénature le centre de la ville. On a ici un véritable roman noir : la description d'une ville que l'on ne voit pas quand on est touriste (pour avoir visiter Galway, je vous en parle en tout état de cause).
    Pour ce qui est des personnages secondaires, c'est la seul bémol que l'on peut adresser à Ken Bruen. Il a considéré que le lecteur de cette sixième aventure connaissait déjà Jack Taylor et donc qu'il n'avait pas besoin de détailler les personnages. Cela donne des personnages secondaires qui manque de profondeurs. Toujours objectivement, j'ai tourné les pages sans m'en rendre compte. Pour confirmer ces impressions, je suis allée dans ma librairie de quartier (qui contient toutes les réponses) et je me suis retrouvée avec le martyre des Magdalènes dans mon petit sac.
    La quatrième de couverture de cet ouvrage est la suivante :
    Lessivé, rincé par sa dernière enquête, l'ancien flic de Galway Jack Taylor tente d'en faire passer le goût amer en éclusant des pintes de Guinness. Alors qu'il se répète à qui veut bien l'entendre qu'on ne l'y reprendra plus, il est contrait par un caïd psychotique à retrouver "l'ange des Magdalènes". Cette bonne soeur aurait, dans les années soixante, sauvé des jeunes filles mises au ban de la société dans le sinistre couvent des Magdalènes. Filles-mères reniées de tous, ces femmes y travaillaient comme blanchsseuses dans d'effroyables conditions pour s'y laver de leurs péchés, et cela même si elles avaient été violées par un frère, un père ou un voisin. Ce qui s'annonçait comme une mission rédemptrice va vite se transformer en chemin de croix. le martyre de Jack Taylor ne fait que commencer.
    J'ai trouvé ce livre absolument admirable dans sa construction. Il y a toujours deux enquêtes parallèles mais ici Ken Bruen met en scène deux sociétés : celle d'avant et celle d'après. Il dénonce dans l'enquête des Magdalènes la société ultrareligieuse des années soixante et dans l'enquête "moderne" une société qui ressemble aux séries américaines (la jeune femme tue son vieux mari pour hériter). Comme dans Chemins de croix, Jack Taylor se montre un enquêteur pas incorruptible (comprenez n'agissant pas forcément dans la légalité) mais il garde toujours ses principes.
    Dans ce livre, c'est l'apparition des personnages que l'on retrouve dans Chemins de croix. Et là, j'ai compris quelque chose que beaucoup d'entre vous ont déjà compris : il vaut mieux lire les séries dans l'ordre chronologique de leur rédaction!
    Chemins de croix est chroniqué dans le cadre de l'opération Masse Critique de Babelio.
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    • Livres 4.00/5
    Par eireannyvon, le 22 novembre 2009

    eireannyvon
    Chemins de croix.
    Ken BRUEN
    Note : 4 / 5.
    Tog a bog e mo chara *
    Sixième opus des aventures de Jack Taylor dans sa bonne ville de Galway. Ken Bruen aurait pu emprunter à Sean O'Casey le titre d'un volume de son autobiographie « Douce Irlande adieu! ». Quoique la douceur dans les aventures de Jack Taylor!!!!!!
    Cody, fils adoptif et spirituel de Jack, est toujours dans un profond coma à l'hôpital où celui-ci se rend tous les jours. Ridge lui demande de l'aide : un jeune homme, John, a été retrouvé crucifié et dans la très chrétienne Irlande, cela choque. Il lui donne son accord et accepte également d'aider à résoudre un problème de disparition de chien dans un quartier de Galway . Pour cela il fait appel à un ancien flic alcoolique désargenté, Eoin.
    http://eireann561.canalblog.com/archives/2009/11/22/15887005.html
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    • Livres 3.00/5
    Par emmyne, le 07 janvier 2010

    emmyne
    Ce roman noir porte bien son titre, il aurait même pu l'inscrire au pluriel.
    Je ne peux pas écrire que j'ai apprécié ce livre à sa juste valeur, simplement parce que je découvrais la plume de Ken Bruen, l'enquêteur Jack Taylor. le passif - et c'est bien le mot - du personnage m'a manqué dans la mesure où ce récit est celui de son héros. D'enquête, il n'y en a pas réellement. Pas d'intrigue, ni de suspens. Si le lecteur suit en effet le déroulement d'un double meurtre et en découvre peu à peu les motifs, Jack Taylor y est, quant à lui, peu impliqué, trop tourmenté par son histoire personnelle.
    Car ce roman est celui de l'homme et de sa ville. Dans une atmosphère mortifère aux relents de fin de parcours, le récit s'attache aux pas de son personnage qui, s'il est sevré de l'alcool et de la nicotine, n'en reste pas moins torturé. Il nous entraîne dans son mal-être, ses dérives et ses cauchemars intimes, aller simple pour le purgatoire renforcé par l'usage d'une narration à la première personne, qui nous plonge dans le coeur sombre et triste de l'Irlande. Folies, guerres et défaillances, toutes religieuses, cynisme comme mode de pensée, agressivité comme mode de communication, l'ambiance est à la désespérance, à peine éclairée par les références littéraires et musicales qui ponctuent le texte. Malgré cette noirceur, à cause d'elle, ce roman est prenant parce que terriblement humain.
    En récit parallèle, ce roman raconte la quête sans espoir de rédemption, ni même de consolation, d'âmes abandonnées de Dieu.


    Lien : http://lisezjeunesse.canalblog.com
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London Boulevard (2010). Réalisée par William Monahan. Avec Colin Farrell, Keira Knightley. Bande-annonce








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