> Pierre Bondil (Traducteur)

ISBN : 2070358712
Éditeur : Editions Gallimard (2008)


Note moyenne : 3.6/5 (sur 20 notes) Ajouter à mes livres
Lessivé, rincé par sa dernière enquête, Jack Taylor tente d'en faire passer le goût amer en éclusant des pintes de Guinness au comptoir de son pub préféré. Alors qu'il répète à qui veut bien l'entendre qu'on ne l'y reprendra plus, Jack est sommé par un caïd local de ret... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par phire, le 01 février 2012

    phire
    Jack Taylor est un ancien guarda, viré pour alcoolisme. de son passé policier il a gardé sa veste toute saison, que lui réclame régulièrement l'administration par une jolie lettre qu'il met immédiatement au panier. Il manquera d'ailleurs de peu de la perdre lors d'une séance de relookage un peu particulière.
    Il vit dans une petite pension, tenue par une charmante octogénaire, où il y aura toujours une place pour lui, car il lui aurait rendu un service par le passé (son cerveau embrumé par l'alcool et la coke n'en a pas gardé trace) et qu'il est originaire du vieux Galway.
    Par le passé, Jack a fait appel à Bill, qui lui a rendu un service bien particulier. Jack est donc en dette et le moment est venu de payer. D'ailleurs Bill, a des moyens très convaincant : son bras droit a un peu trop regardé Voyage au bout de l'enfer et est très joueur.
    L'enquête que Jack devra mener tourne autour d'une ancienne laïque employée dans le couvent des Magdalènes, ce lieu d'épouvante où les fille mères étaient abandonnées par leurs familles et devaient racheter leur "péché" en travaillant à la blanchisserie dans des conditions épouvantables et en subissant humiliations et châtiments (dans le style passer la nuit debout dans une couverture mouillée). le film Magdalène Sisters décrit très bien l'horreur de ce lieu qui a été fermé en 1996 !!
    Parallèlement Jack mène une enquête sur une veuve noire à la demande de son beau fils. Bien sur, elle est belle et provocante. Quand elle s'invite la première fois dans sa chambre et s'assoit sur son lit, la jupe retroussée sur ses cuisses, Jack préfère regarder Thierry Henry marquer un but au Spartak.
    Jack est un grand lecteur, des bribes de ses lectures lui remontent à la surface et il nous en fait profiter. Il nous gratifie même d'une mini biographie de Robin Cook.
    Passé, une période d'abstinence, Jack replonge et absorbe moults alcools et médicaments (Qaalude, ...).
    Bref un polar de facture très classique. Mais, le héros désabusé soit il, a gardé un bon sens de l'humour en général et sur lui même en particulier. Quelques mots de gaéliques apportent une petite touche exotique bien sympathique. Un moment de lecture très agréable. Les citations distillées par l'auteur sont très enrichissantes.
    Au fait c'est Arsenal qui gagne contre le Spartak.
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    • Livres 5.00/5
    Par eireannyvon, le 08 juin 2008

    eireannyvon
    Au nom du père et du fric!
    Troisième roman de Ken Bruen avec Jack Taylor comme personnage (on ne peut pas dire héros!) récurrent.
    Un mot d'explication sur "les Maisons des Magdalènes", abomination légale chargée de purifier les filles mères ou toutes autres pécheresses, dans la très catholique Irlande. le principal travail de ces jeunes filles était la lessive, l'église se faisant rétribuer pour ce service (mais sévices pour d'autres). La dernière de ces maisons a fermé dans les années 1990.
    Une jeune fille frotte le sol, elle pense à son bébé qu'elle a dû abandonner ; arrive une nonne qui, mécontente de son travail, lui cingle le visage de son rosaire, une, deux, trois fois. Ce dernier coup sera mortel. Nous sommes dans une "Magdalene House".
    Lire la suite ici : http://eireann561.canalblog.com/
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  • Par Artsouilleurs, le 29 novembre 2008

    Artsouilleurs
    Je suis en général très peu porté sur les livres policiers. Pourtant, sur les conseils de Violaine je me suis mis à lire Bruen que j'ai adoré. J'attendais depuis longtemps la toute récente sortie en poche de ce 3e volume des aventures de Jack Taylor et je n'ai pas été déçu. Après Delirium Tremens et Toxic Blues, l'ancien flic reconverti en détective nous revient fidèle à lui-même. Car dans cette série, et contrairement à d'autres livres policiers, l'enquête passe au second plan. Ce qui fait toute la richesse de l'histoire c'est ce personnage, tiraillé par son passé, par ses pensées et ses lectures. Il est le stéréotype même de l'ex-flic alcoolique et brutal que l'on détesterait dans la vie. Pourtant, Bruen nous montre qu'il est bien plus que ça. Il devient attachant et dès lors que l'on commence une de ses histoires, une seule envie : la suite ! Notons aussi que Bruen agrémente ses livres d'une multitude de citations et références littéraires toujours bien choisies. Bref tout est là pour en faire un très très bon livre.

    Lien : http://art.souilleurs.free.fr/livres/index.php/2008/11/13/ken-bruen-..
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    • Livres 1.00/5
    Par letitbe, le 29 novembre 2009

    letitbe
    Comme beaucoup de lecteurs qui se sont exprimé au sujet de ce livre, la couverture et le sort des magdalènes m'ont incitée à lire ce livre.
    J'ai été tèrs décue, car à part quelques pages sur le sort de ces jeunes femmes envoyées dans ces couvents, on a plutôt droit à la dérive de Jack Taylor, au récit de ses addictions. Quant à l'enquête, elle est quasi inexistante car notre personnage se contente de s'adresser à quelques indics. Bref une grosse déception compensée par l'emprunt de ce livre à la bibliothèque; car dépenser une somme aussi minime soit-elle pour un tel navet m'aurait bien agacée.
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    • Livres 4.00/5
    Par EmiLIT, le 05 mai 2010

    EmiLIT
    Rien de mieux que la lecture d'une aventure de Ken Bruen.
    Nous le retrouvons ici pour la troisième fois, à Galway en Irlande. Il est toujours détective et toujours alcoolique.
    Au tout début de ce tome, il broie du noir, en pleine dépression, il n'arrive pas à remonter la pente. Et c'est à ce moment là qu'un voyou, à qui il doit un service lui demande de retrouver une femme qui se serait occupée des Magdalènes.
    Les Magdalènes étaient des jeunes filles, pour la plupart très jeunes, elles avaient soit fui leurs familles ou en avaient été expulsés après un viol ou une grossesse. Une fois entrées dans le couvent, elles étaient tyrannisées, battues jusqu'au sang par les religieuses mais surtout par une laïque chargée de s'occuper d'elles.

    Comme à son habitude, ce n'est pas Jack qui mène son enquête mais lui qui est mené par son enquête.
    Une enquête bien sur presque inexistante.

    Ce roman est plus sombre que les précédents, des personnes proches de Jack vont mourir, une personne intéressante apparait, Ridge.
    La religion est assez présente dans ce tome, le prêtre Malachy y prend un peu plus de place. Les différentes addictions de Jack s'aggravent. L'auteur arrive à merveille à nous donner l'impression que Galway est un petit village, dans lequel Jack connait tout le monde et il prend un malin plaisir à faire apparaitre des personnages plus ou moins tordus et excentriques.
    Encore une fois, une lecture très agréable.

    Lien : http://l-ivresque-des-livres.over-blog.com/article-le-martyre-des-ma..
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Citations et extraits

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  • Par phire, le 01 février 2012

    Quelqu'un a dit qu'on prend pleinement conscience de l'impact de la solitude quand on se trouve dans sa cuisine à préparer un repas pour une personne. Tout se conjugue au singulier : une tasse, un jeu de couverts, une assiette et, probablement un seul et unique projet pourri. Si on vit assez longtemps en solitaire, on se fabrique des habitudes obsessionnelles. Pourquoi ? Comme si quelqu'un allait râler bordel ? On n'a qu'à laisser ce foutoir s'empiler pendant une semaine, voir si ça dérange quelq'un; mais on ne le fait pas parce qu'on en est incapable. Les rites qu'on s'est inventés continuent seuls à vous rattacher à l'espèce humaine, et ce qu'il y a de pire c'est qu'on en est parfaitement conscient.
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  • Par phire, le 01 février 2012

    Je me sentais détendu, aux franges d'une molle sérénité. Donovan (1), ça vous rappelle quelque chose ? S'il incarnait la réponse des anglais à Bob Dylan, on frémit à la pensée de ce qu'était la question. Il portait une casquette en jean, avait un visage de lutin et je me souvenais encore d'Atlantis.
    Que Dieu me garde.
    Il vivait maintenant dans le nord de Cork et, comme les autres stars du rock expatriées, aimait pousser la chansonnette et gratter la guitare dans le pub de son quartier. Sa fille était l'actrice Iona Sky. Avant que les oeufs n'arrivent, je m'interrogeai "Comment se fait il que je sache ce genre de conneries?
    Pire encore, pourquoi?
    (1)NdT Chanteur qui rencontra un succès planétaire en susurrant Mellow Yellow avec une intense mollesse.
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  • Par phire, le 01 février 2012

    Un client s'arrêta et nous demanda :
    - Vous êtes au courant ?
    En Irlande, cela pourrait signifier que le pape est mort, ou bien qu'il a cessé de pleuvoir
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London Boulevard (2010). Réalisée par William Monahan. Avec Colin Farrell, Keira Knightley. Bande-annonce








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