ISBN : 2754803181
Éditeur : Futuropolis (2011)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres

Zacchary Buzz quitte sa famille de fermiers pour se rendre à Monplaisir, une immense cité dédiée aux loisirs, aux jeux, aux plaisirs… Avec pour modèle Overtime, le plus grand justicier de tous les temps, il rêve d’intégrer la meilleure police du monde : les Urb... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 3.00/5
    Par colimasson, le 24 février 2012

    colimasson
    Urban, Tome 1 : Les règles du jeu (2011)

    Monplaisir est un lieu dont les abords sont si rutilants que la lucidité de chacun devrait amener à s'interroger sur les soubassements véritables de cette cité…
    Quelles sont les intentions des dirigeants de ce gigantesque parc de 300 000 hectares entièrement destinés au plaisir ? Ici, le devoir à la distraction est imposé à chaque touriste. Celui-ci accepte son sort sans broncher et se soumet gaiement à l'imposition du costume déguisé ou à la course aux paris. Dans cette atmosphère délurée où certains pourraient se laisser aller un peu trop rapidement à des familiarités extrêmes vis-à-vis des lois ou dans ses rapports avec les autres, Monplaisir a pris ses dispositions. A.L.I.C.E., un système automatisé de robots nettoyeurs se charge des menus larbins, tandis que les policiers de l'Urban Interceptor se consacrent aux vrais crimes et délits.

    Zach, le campagnard un peu naïf qui rêvait, dans sa petite ferme reculée, d'égaler son modèle Overtime, le plus grand justicier de tous les temps, rejoint bientôt la cité dans l'objectif d'intégrer l'Urban Interceptor. On le découvre totalement dépassé par le foisonnement d'une cité qui abrite plus d'être humains qu'il n'en a jamais vus au cours de sa vie. Une fois passé l'émerveillement consécutif à la découverte de la cité, la réalité se dessine peu à peu dans ses contours les plus macabres, faite de meurtres et de corps décimés. La joie et le plaisir à outrance ne peuvent pas être purs, on vous avait prévenus.

    Les luttes et traques criminelles deviennent prétextes à divertissement et sont diffusées sur les écrans géants de Monplaisir. Les touristes prennent leurs paris pour savoir qui d'Ebrahimi ou d'El Ghellab mourra le premier. le tout entre deux rires bien gras et la déception de Zach qui, entre autres expériences sexuelles décevantes, découvre la triste réalité d'un monde longtemps fantasmé.
    La couleur explose à chaque page, fourmille de détails et de références qui font de chaque case une fresque regorgeant de détails. Est-ce ainsi que l'on vit à Monplaisir, étourdi par la profusion, presque fasciné et perdant par là tout jugement critique ?

    Ce premier tome d'une série qui devrait en comporter six pose les bases du fonctionnement de la cité de Monplaisir. Totalitarisme, cynisme et insouciance s'entrecroisent habilement dans la description d'une société vouée à s'autodétruire. Mais la consomption sera peut-être longue, et en attendant, Zach et les victimes de Monplaisir en paient les frais. Pauvre petite âme isolée, seul esprit animé de pures intentions au milieu de ce monde de décadence, Zach nous fait craindre l'émergence d'un conflit manichéen qui l'opposerait à la triste déchéance de Monplaisir. Espérons que la suite de la série développera une intrigue plus nuancée…

    Lien : http://colimasson.over-blog.com/article-urban-tome-1-les-regles-du-j..
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    • Livres 5.00/5
    Par yvantilleuil, le 23 septembre 2011

    yvantilleuil
    Bienvenue à Sin City ! Non, pas le Sin City d'AC/DC ou de Frank Miller, mais celui de Luc Brunschwig. Cette ville de tous les plaisirs qu'il visita déjà en 1999, accompagnée de Jean-Christophe Raufflet, mais qu'il dû malheureusement (pour lui et pour nous) quitter prématurément tout en gardant probablement à l'esprit ces quelques mots : « Un jour, quand les circonstances le permettront, j'y retournerai ! »
    Et alors qu'on n'y croyait plus vraiment, plus de dix ans après le premier et unique tome d'une série passée aux oubliettes, voilà que l'auteur foule à nouveau les rues perverties de Monplaisir. Force est de constater qu'après toutes ces années, le lecteur n'est pas vraiment dépaysé, retrouvant vite ses repaires au sein d'un univers remodelé, mais toujours rythmé par des jeux de téléréalité et axé sur des plaisirs immédiats et futiles. S'il ne faut que quelques planches pour se laisser à nouveau happer par cet univers fascinant, il en faut encore moins pour comprendre que cette cité à l'apparence idyllique, cache à nouveau de bien sombres secrets.
    Si cette ville gérée par A.L.I.C.E, l'ordinateur central, et animée par un étrange lapin blanc nommé Springy Fool, n'a pas vraiment changée, ce n'est pas le cas du héros principal de cette revisite d' « Urban Games ». C'est en effet en suivant les pas de Zachary Buzz que l'on (re)découvre ce gigantesque parc d'attraction où les plus grands criminels sont poursuivis par la brigade des Urban Interceptor et où chaque arrestation télévisée fait évidemment l'objet de paris monstres. En choisissant un héros, certes adulte, mais issu de sa campagne, Luc Brunschwig parvient donc à aborder cette société futuriste à travers le regard d'un personnage naïf et particulièrement attachant. Et si, en tant que fan de comics, j'ai pris grand plaisir à retrouver le justicier Overtime, j'ai également été séduit par cette campagne publicitaire que l'on croise dans l'ascenseur (ben quoi ? :) ). Cette sympathique jeune femme démontre non seulement que les auteurs ont bon goût, mais est également parfaitement utilisée afin de montrer l'autre facette de ce havre de bonheur, dénonçant ainsi subtilement les méfaits de ce monde futuriste.
    L'autre très bonne surprise de cette nouvelle version est le graphisme de Roberto Ricci. D'une manière ou d'une autre, il parvient à plonger ce monde fait de néons, de paillettes et de couleurs dans une ambiance oppressante et à distiller la noirceur qui anime les coulisses de cet univers enjôleur. le travail qu'il réalise au niveau de l'architecture et des décors renforce encore l'attrait de ce « redesign ». Usant d'un dessin précis et détaillé, le dessinateur profite également de ce monde costumé pour truffer ses planches de nombreuses références. de Dark Vador à Wonder Woman, en passant par les Schtroumfs (encore eux !), il a l'embarras du choix parmi les milliers de déguisements mis gratuitement à la disposition des visiteurs de Monplaisir. Moi, je choisirais celui de Casimir !
    Retrouvez cet album dans le Top du mois et dans le Top de l'année de mon blog !

    Lien : http://brusselsboy.wordpress.com/2011/09/22/luc-brunschwig-roberto-r..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par lunch, le 22 octobre 2011

    lunch
    Zachary Buzz quitte la ferme familiale le cœur gros. Il laisse là sa sœur et toute sa vie derrière lui pour un avenir encore incertain. le train qu'il prend doit le mener à Monplaisir, un gigantesque complexe de loisirs, le dernier endroit où ça rigole dans la galaxie ! Une cité tentaculaire et amorale, dans laquelle tout le monde se déguise et fait ce qui lui plaît.
    Lui, il y est attendu pour commencer son nouveau job de policier...
    Urban est un projet qui tient particulièrement à cœur pour Luc Brunschwig. Fan d'AC/DC, voilà près de 30 ans (il avait alors 15 ans) que l'idée lui trottait dans la tête de faire une adaptation en bande dessinée de l'un de leurs titres : Sin City.
    Malheureusement pour lui, il ne fut pas le seul a avoir cette idée, et c'est Frank Miller qui saisit le premier l'opportunité avec son œuvre au titre évocateur : Sin City (1994 - 2001). À ce moment là, Luc Brunschwig débutait à peine sa carrière...
    Mais il voulait raconter son Sin City à lui. Les Humanoïdes Associés lui en laissèrent l'opportunité en 1999 avec Urban Games. Une aventure qu'il partagea avec Jean-Christophe Raufflet, Laurent Hirn et Laurent Cagniat au dessin et Caroline van Den Abeele à la couleur. Malheureusement, aucune suite ne verra le jour à cet album.
    C'est à Roberto Ricci que nous devons cette résurrection, puisqu'il demanda à Luc Brunschwig deux ans plus tôt s'il n'avait pas un projet qui dormait dans un tiroir...
    Si nous ne connaitrons jamais la suite d'Urban Games, Urban se révèle être à son image : les mêmes idées y sont développées. Mais cette fois, gageons que le projet emmené par Futuropolis, et probablement bien plus abouti tant scénaristiquement que graphiquement, aille à son terme : pas moins de 6 tomes sont prévus !
    Si vous écoutez bien les paroles d'AC/DC, vous devriez bien vous faire une idée de cette ville de tous les vices :
    Diamonds and dust
    Poor man last, rich man first
    Lamborghini's, caviar
    Dry martinis, Shangra-la
    [...]
    Ladders and snakes
    Ladders give, snakes take
    Rich man, poor man, beggar man, thief
    Ain't got a hope in hell, that's my belief
    [...]

    La suite à lire sur BenDis...

    Lien : http://bendis.uldosphere.org/index.php?p=bds&motor=1&titre=urban
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    • Livres 4.00/5
    Par alouett, le 03 octobre 2011

    alouett
    (...)
    Un scénario d'anticipation implacable qui jette magnifiquement les règles du jeu. Au terme de ce premier tome, plusieurs personnages se démarquent, dotés d'un certain charisme et de personnalités bien développées. Un personnage atypique vient compléter le tableau : Monplaisir. L'entité urbaine joue de son ambiguïté tantôt chaleureuse tantôt destructrice. Son apparence ludique cache un vivier de réseaux parallèles : petites frappes, tueurs professionnels, mafia… des acteurs incontournables à Monplaisir. Ses attractions s'adressent à toutes les milieux sociaux mais la majorité des touristes est issue des classes défavorisées. « Sois imaginatif, le choix est sans limite » leur matraque-t-on. Port du déguisement obligatoire, diffusion d'un flot continu d'informations sur les écrans géants disposés dans chaque rue et dans chaque pièce habitation. Impossible d'y échapper et surtout, canal unique de diffusion des programmes télévisés. L'immersion de l'individu est totale, Monplaisir le dévore corps et âme grâce à la présence d'A.L.I.C.E. et de Springy Fool. D'ailleurs, ce dernier est le seul personnage commun à Urban Games et Urban. Cette « créature médiatique » est à la fois organe du pouvoir et élément principal de la propagande politique. Son image omniprésente dans le paysage urbain étouffe tout libre-arbitre ou toute liberté de pensée des individus (on ne peut pas ne pas penser aux différentes déclinaisons de ce personnage dans d'autres univers, par exemples Diavaloo, l'animateur vedette de L'Incal, ou Ruby Rhod, le présentateur du Cinquième élément). Déguisé en grand lapin blanc (on sent que la montre à gousset n'est jamais loin), cet homme est secondé par A.L.I.C.E., l'intelligence artificielle qui contrôle les robots de Monplaisir. Deux personnages-phare de l'univers derrière lesquels s'effacent -pour le moment – Zach et Overtime dont on pressent cependant le potentiel (traits de caractères, origines, positionnement atypique dans l'univers…) pour le reste de la série. Ils donnent la touche d'humanité nécessaire à cet univers impersonnel, réelle machine à broyer des vies.
    (...)

    Lien : http://chezmo.wordpress.com/2011/10/03/urban-tome-1-brunschwig-ricci/
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    • Livres 4.00/5
    Par OliZ, le 20 février 2012

    OliZ
    Nous faisons la connaissance de Zachary Buzz dit Zach et qui viens de quitter sa famille rurale pour rejoindre une académie de police rattachée à Monplaisir, un parc d'attractions dans lequel toutes les formes de plaisir peuvent être assouvies... Mais Monplaisir, c'est aussi une société entièrement contrôlée, dirigée et sous surveillance caméra grâce au système automatisé, l'intelligence artificielle A.L.I.C.E.
    Faut dire que la prostitution est omniprésente, l'univers du jeu est à la puissance maximale et des machines à sous sont à chaque coin de rue, tout est propice au vice et à la luxure. C'est aussi le terrain idéal pour la chasse aux criminels et où les courses poursuites sont diffusées sur grands écrans disposés un peu partout. Ainsi, toute la ville peut suivre les moindres fait et gestes de ses habitants mais surtout de cette traque sous forme de jeu télévisé et en direct s'il vous plaît !!
    Zach est accueilli au départ par un coach pour devenir élève à l'académie de police afin de devenir "Urban Interceptor". Y arrivera t-il ? Ne va t-il pas se sentir un peu trop observé ?
    Ne va t-il pas se sentir différent dans ce monde d'apparence magnifique mais qui semble si cruel ?!... Les jeux sont fait, rien ne va plus.

    Lien : http://alamagie-des-yeux-doli.over-blog.com/article-urban-luc-brunsc..
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Critiques presse (5)


  • BoDoi , le 18 octobre 2011
    Fascinante, l’histoire mêle une critique d’une société ultra-cynique, où chacun est surveillé, à un destin individuel touchant. On admire le foisonnement de personnages atypiques – voire monstrueux -, la richesse de l’univers imaginé, dont certains plans peuvent donner le vertige, et l’intelligence de cette science-fiction référencée. Toutefois, malgré ces indéniables qualités, on reste à la surface de ce premier épisode. Qui, à vouloir brasser tant d’éléments […] se révèle d’une complexité un peu trop poussée.
    Lire la critique sur le site : BoDoi
  • ActuaBD , le 18 octobre 2011
    Le scénariste Luc Brunschwig a décidé de montrer un parc décadent, où sous des apparences de kermesse permanente, le bonheur est complètement asphyxié. Sans parler de la justice spectacle érigée en politique marketing. Roberto Ricci est le dessinateur adéquat pour donner du corps à ce tissu ultra urbain, même si l’on regrettera un léger manque de constance dans la qualité du trait. Amateurs de science-fiction désabusée (voire dépressive), Urban est pour vous.
    Lire la critique sur le site : ActuaBD
  • BulledEncre , le 05 octobre 2011
    Le scénario de Luc Brunschwig, une mécanique d’une grande précision, plante les bases de ce qui s’annonce être une grande série d’anticipation. Tout y est : hyper-industrialisation, omniprésence d’écrans et de caméras de surveillance, racolage permanent, télé réalité extrême, violente et mortifère, superficialité et déshumanisation des masses et consommation nauséabonde. Un album époustouflant qui apporte sa pierre d’originalité à la forteresse du genre.
    Lire la critique sur le site : BulledEncre
  • BDGest , le 26 septembre 2011
    Urban est peut-être la deuxième tentative de Luc Brunschwig pour développer cette histoire d'anticipation où la surveillance est constante, mais le pari est réussi. Avec son complice, ils créent un monde inédit, fascinant autant que repoussant, captivant en tout cas. Graphiquement et scénaristiquement de grande qualité.
    Lire la critique sur le site : BDGest
  • Sceneario , le 05 août 2011
    Urban est donc l'une des belles surprises qui vous attends pour septembre 2011. C'est une œuvre visionnaire qu'il ne faut pas rater ! Le futur est là qui vous attends à Monplaisir : ne loupez pas la visite de ce lieu de plaisir et de débauches !
    Lire la critique sur le site : Sceneario

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Citations et extraits

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  • Par colimasson, le 24 février 2012

    Depuis que la police existe, les policiers se sont toujours plaints d’être constamment noyés sous un monceau de conneries. Des centaines de délits sans intérêt qu’ils doivent traiter au jour le jour et qui les empêchent de se consacrer aux affaires réellement importantes. Mais ici, rien de tel. En se chargeant de la broutille, A.L.I.C.E. vous permet de vous concentrer enfin sur le vrai travail du policier : les meurtres, les viols, les enlèvements. Ici, être flic n’est pas un boulot ingrat, Zach, tu vas très vite t’en rendre compte.
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  • Par colimasson, le 24 février 2012

    Plus qu’un complexe de loisirs…une cité tentaculaire vouée à toutes les formes de plaisir. Sur 300 000 hectares, un choix sans limites et deux niveaux d’accès pour ses 18 millions de visiteurs quotidiens. Le dernier endroit où ça rigole dans la galaxie !!!
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par OliZ, le 20 février 2012

    MONPLAISIR, le dernier endroit où ça rigole dans la galaxie !
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)






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