ISBN : 2253172790
Éditeur : Le Livre de Poche (2003)


Note moyenne : 3.77/5 (sur 35 notes) Ajouter à mes livres
Frère Guillaume a commis un lourd péché d'orgueil : il a cru qu'il serait plus fort que les autres, que lui réussirait à mener à bien ce pèlerinage à Saint-Gaudémon qui a pourtant déjà coûté tant de v... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 3.00/5
    Par kedrik, le 07 septembre 2011

    kedrik
    Ce qui est bien avec Brussolo, c'est que quand il se met à bidouiller du médiéval, il n'a aucun scrupule. Il ne donne aucune date de référence, reste flou quand il s'agit de situer l'action et minimise les repères pour se garder la plus grande latitude narrative possible. Pèlerins des ténèbres, c'est moyenâgeux, point barre. Les ayatollahs de l'Histoire, les spécialistes des chevaliers-paysans du lac de Paladru en l'an mil, crieront en vain à l'outrage : Brussolo s'amuse.
    Marion est ymagière : elle sculpte de grossiers ex-votos tandis que son père massacre de la belle pierre à coup de burin. Elle est promise à l'apprenti de son père, un rustre sans talent. Suite à la disparition d'un groupe de pèlerins se rendant sur le difficile chemin du sépulcre de saint Gaudémon, des moines demandent à Marion de prendre à son tour le chemin du pèlerinage afin de mener une enquête discrète sur les conditions de voyage. Car saint Gaudémon a une étrange réputation : il circule autant d'histoires divines sur lui que de racontars hérétiques. D'où la présence pesante de l'ombre de l'Inquisition, qui surplombe la région.
    Bon, que des moines envoient une jeune fille mener l'enquête, c'est aussi crédible que le personnage de Navarro, le commissaire de police de 82 piges qui sévissait sur TF1. Mais si le lecteur n'accepte pas d'avaler cette petite couleuvre, alors la suite du roman lui restera au travers de la gorge, car Brussolo a dans certains chapitres des idées encore plus folles. Son pèlerinage dans les montagnes, c'est par moment un voyage halluciné, avec des monstres, des complots et des révélations de dernière minute. Car Brussolo aime la démesure, l'outré. Il n'est pas là pour mimer une enquête plan-plan de frère Cadfael mais pour hésiter entre fantastique et réel. Il zigzague entre les jalons d'une aventure hérétique. Il ne raconte pas : il exagère.
    Le hic, c'est que Brussolo est fort pour faire monter la sauce, mais il ne sait pas toujours où il s'en va. Il entasse les bonnes idées et monte une structure pas toujours très solide. du coup, le roman ne se termine pas forcément avec le même souffle qu'il débute. Mais bon, les habitués de l'auteur ne seront pas surpris, c'est son style.

    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2010/05/pelerins-des-tenebres.html
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    • Livres 3.00/5
    Par Ellcrys, le 19 janvier 2011

    Ellcrys
    Expliquons le pourquoi de cette lecture. Tout est de la faute de Belledenuit. Elle a lu cet ouvrage il y a peu de temps et, elle voulait à tout prix avoir un autre avis. du coup, j'ai dû me dévouer.
    J'avais déjà lu un ouvrage de l'auteur : Le Manoir des sortilèges. Que j'avais beaucoup aimé.
    Mais que dire de cette nouvelle lecture ?
    J'attendais beaucoup de cette lecture. J'ai toujours (depuis mes années primaires) été passionnée d'histoire, plus particulièrement du Moyen Age et des Pélerins... Autant vous dire donc, je j'étais impatiente de me plonger dans cette lecture et de voir ce qui allait en ressortir.
    Même si au début j'ai beaucoup aimé, avec le temps et les pages qui tournent mon enthousiasme s'est quelque peu retrouvé au niveau en dessous, voir bien en dessous.
    J'ai bien apprécié l'écriture de Brussolo, même si parfois, j'ai été écoeurée par certaines scènes (faut dire qu'il y va pas de main morte sur les mots et scènes gores !).
    Pourtant, j'ai beaucoup aimé le personnage de Marion. C'est d'ailleur elle, qui à mon avis relève l'ensemble de l'oeuvre). Je veux dire par là, que c'est elle qui donne de la substance à l'ouvrage, qui parfois s'essoufle et perd de son charme, de son intérêt. Il n'en reste pas moins, que le dernier tiers du livre m'a bien déçu. Peut-être que j'en attendais trop ! Qui sais.
    Je peux quand même dire que les deux premiers tiers m'ont intéressés, malgré quelques longueurs. Dans tous les cas, je peux dire que mon avis et mitigé. le livre aurait pû être parfait, mais j'ai l'impression que l'auteur s'est détourné de son idée première (c'est du moins ce que je ressens en comparant la quatrième de couverture et le contenu réel du livre).
    Dans tous les cas, ce n'est pas la fin de mon aventure avec Serge Brussolo, puisque j'ai encore quelques ouvrages dans ma PAL (L'armure de vengeance et La Captive de l'hiver).

    Lien : http://soifdeliredellcrys.blogspot.com/2011/01/pelerins-des-tenebres..
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    • Livres 3.00/5
    Par Bruno19, le 12 février 2011

    Bruno19
    Une fois encore, Serge Brussolo nous entraine dans une époque et un univers particulier pour nous conter les aventures d'un personnage somme toute ordinaire dans un univers dangereux et mystérieux. Nous faisons connaissance avec Marion imagière du moyen age qui va se retrouvé entrainée dans une quête mystique dont elle devra percer les mystères...si elle survit au voyage.
    superstitions, manigances, cruautés...à l'égal de ses autres œuvres, Serge Brussolo sait entourer ses énigmes d'un univers et de personnages prenants, inquiétants, attachants..
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 10 juin 2011

    brigittelascombe
    Un ermitage abrite les reliques de Saint Gaudémon connu pour retrouver l'usage de ses membres. le pélerinage est long et difficile à travers la montagne.
    L'ordre s'interroge sur de nombreuses disparitions de pélerins.Une jeune fille nommée Marion (voir aussi La Captive de l'hiver)travaille dans l'atelier de sculpture de son père et a été désignée pour enquêter sur ces faits étranges. Voulant fuir un mariage imposé, elle accepte.
    Brussolo aborde ici les mensonges de la religion. du suspense et des péripéties comme toujours pour ce polar moyennageux!
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    • Livres 4.00/5
    Par SD49, le 12 mai 2011

    SD49
    J'aime bien ce qu'écrit Serge Brussolo, les sujets et les époques sont variés, c'est assez original et cela se lit facilement.
    Nous sommes ici au Moyen-âge, les femmes sont considérées comme moins que rien et c'est peu dire. "Une femme ? s'étonna-t-il. Elles n'ont pas de cervelle. L'agitation de leur matrice les gouverne tout entières. Ce sont des marionnettes dont le Malin se plaît à faire bouger les fils. Les femmes n'auront jamais le statut d'être humain à part entière, vous le savez bien. Elles sont quelque chose entre l'animal et l'enfant. Des créatures inachevées, un peu manquées. C'est cela que vous voulez envoyer à la rencontre du démon ?" p.40 Et oui, nous voilà bien loties après une telle description.
    Et pourtant c'est quand même la jeune Marion qui sera envoyée pour mener l'enquête suite à la disparition de nombreux pèlerins.
    Elle devra braver de nombreux dangers, l'histoire ne connaît pas de temps mort, Marion est débrouillarde, sympathique et bien jeune pour affronter tout ça, heureusement qu'elle est aussi courageuse.
    Un bon moment de lecture.


    Lien : http://pages.de.lecture.de.sandrine.over-blog.com
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Citations et extraits

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  • Par brigittelascombe, le 15 mai 2011

    C'était un autre monde dont, jamais Marion n'avait soupçonné l'existence. Un paysage dont la beauté n'avait d'égale que l'hostilité. La neige parait les choses d'une enveloppe irréelle. D'un seul coup, les arêtes, les saillies, les crêtes, toutes les aspérités du chemin disparaissaient sous une couche moelleuse qui donnait envie de se laisser aller, de se blottir dans un nid de blancheur. Il ne fallait pas longtemps, hélas, pour se rendre compte que cette même beauté vous mordait les pieds, que le vent vous pénétrait la chair jusqu'aux os. C'était une beauté mortelle qui n'admettait pas la présence de l'homme et s'appliquait à le tuer s'il commettait l'erreur de pénétrer dans son territoire
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  • Par TrepanBouB, le 25 mars 2011

    Les gens d'église prétendent combattre le diable, mais ils n'existent que par lui. S'il était effectivement vaincu, ils perdraient du même coup toute raison d'exister. Ils feignent de le détester, alors qu'en réalité, c'est lui qui leur assure le boire, le manger, et tous les privilèges dont ils usent et abusent. On peut parfois se demander s'il ne serait pas, en fait, leur véritable employeur.
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Vidéo de Serge Brussolo

Le syndrome du scaphandrier. film d'animation réalisé par LEAPHAR.








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