Par Bill Bryson , Françoise Bouillot

Note moyenne : 3.83/5 (sur 6 notes)
Payot 2007
ISBN : 2228902187  
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Posez une question, Bryson y répond dans ce livre clair, synthétique, vivant, qui conjugue avec bonheur science et sourire. Vous y apprendrez sans efforts par quels hasards, traits de génie, intuitions, déductions, expérimentations, débats, les hommes en sont arrivés à connaître le monde tel qu'ils le connaissent aujourd'hui. Tout y est (ou presque) de l'histoire des sciences, de notre planète et de l'univers. Un merveilleux compagnon, dont la lecture devrait être recommandée à tous les collégiens... et à leurs parents ! Ce livre a reçu aux États-Unis, en 2004, le prestigieux prix Aventis du meilleur livre de vulgarisation scientifique et, en 2005, le prix Descartes pour la communication scientifique, qui lui a été décerné par l'Union européenne.

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Critiques et avis sur Une histoire de tout, ou presque...


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    • Livres 4.00/5
    Par urbanbike, 2009-01-12 20:35:05

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    Voilà un bouquin de vulgarisation que vous devriez lire (oui, vous, lecteur de ce billet qui avez conservé en mémoire de très vagues souvenirs de vos cours SVT) tant c'est drôle, mordant, ironique et superbement documenté. Lisez-le au hasard, mais lisez-le…!



    Pour ma part, je ne connaissais que le Bill Bryson farceur et drôle de Nos voisins du dessous, Motel blues ou American rigolos…! Là, j'ai découvert un Bryson incisif, capable d'expliquer l'histoire des disciplines scientifiques avec humour… Son bouquin est ainsi truffé d'histoires, de faits, de mises en perspectives. Je l'ai donné à lire à mon fils qui l'a dévoré en quelques soirées.



    Bryson sait raconter les bonnes comme les mauvaises rencontres de la science et de l'industrie. Quand il s'agit de profits, la santé de la planète est parfois négligée, ce qui explique pourquoi certains éléments sont restés en vogue longtemps dans l'industrie malgré des preuves patentes de nocivité…



    Ainsi le plomb.

    Le chapitre l'art de plomber l'atmosphère (pages 186 à 199) rappelle le travail de Clair Patterson, un chercheur disparu en 1995 et à qui les américains d'aujourd'hui doivent d'avoir vu leur niveau de plomb dans le sang réduire de 80 % (…pour les sceptiques, lire Prometheans in the Lab: Chemistry and the making of the Modern World de Sharon B. McGrayne, McGraw-Hill 2001). En effet, les industriels avaient, dès le 1er février 1923, commercialisé de l'essence avec de l'éthyle pour son pouvoir anti-détonnant (…cela fait irrésistiblement penser à Tintin au pays de l'or noir en moins comique), éthyle étant de fait du plomb tétraéthyle. En gros, Clair Patterson démontra qu'il n'y a avait pas de plomb dans l'atmosphère avant 1923 et ses recherches (jamais récompensées…) aboutirent au Clean Air Act de 1970 et à l'interdiction de l'essence au plomb aux USA en 1986. Ce après des années de bagarre et d'obstruction féroce de la part des fabricants. Pour mémoire, les États-Unis ont également mis 44 ans de plus que les Européens pour interdire la peinture d'intérieur au plomb…

    Lien : http://www.urbanbike.com/index.php/site/une-histoire-de-tout-ou-pres..
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    • Livres 3.00/5
    Par NathanCepibryska, 2009-01-28 23:26:53

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    Cet ouvrage de vulgarisation scientifique d'un accès particulièrement facile, ne nécessitant absolument aucune compétence ou formation scientifique, permet à Monsieur et Madame TOUTLEMONDE de comprendre le Monde qui les entoure.



    Qu’il ait reçu le prix Aventis en 2004 du meilleur livre de vulgarisation scientifique aux USA et le prix Descartes de communication scientifique par la Communauté Européenne, ne fait que souligner une opinion consolidée par 6 jours de fréquentation assidue tout au long des 600 pages de découverte.



    Je ne vous dis pas que toutes les matières m'ont passionné de manière égale . Mais c’est là affaire de goût et non du ressort de l’auteur.



    Notez que Bill Bryson conserve toujours un regard critique, une retenue, un recul par rapport aux vérités d’un jour. Comme le disait Jean Guitton ‘’Il est remarquable qu’un livre de science, quand il n’est pas de géométrie, ne dure pas plus de trente ans. La connaissance qui semble la plus vraie est celle qui se gâte le plus vite.’’



    La construction de l’Univers et le Bigbang est d’une clarté confondante malgré l’incroyable vérité.



    La description de notre système solaire et son incroyable dimension.



    Les quarks, les atomes, les molécules de l’infiniment petit… Vous comprenez l’incompréhensible et l’inimaginable.



    La Terre, sa vie, sa construction, les animaux et les plantes. Les dinosaures et les hommes. Les fossiles et l’ADN.



    Mais au-delà de la description des réalités de notre monde, ce livre est surtout l’Aventure de la recherche de la connaissance menée principalement depuis le XVII siècle.



    Les idées, les éclairs de génie, les tromperies, les trahisons, les inventeurs honnis, les communiquants adulés.



    La quête de la connaissance de notre Monde est d’abord une affaire d’homme avec sa grandeur et sa bassesse.



    Ce livre est obligatoire pour l’éducation de nos enfants dès 13 ou 14 ans et de leurs parents.



    Bonne lecture





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    • Livres 4.00/5
    Par toto, 2009-11-21 11:29:29

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    Livre passionnant à lire et qui replace bien l'homme à sa place : coincé entre l'infiniment grand et l'infiniment petit.

    Son ambition n'est pas de nous expliquer des choses inexplicables, mais simplement nous permettre d'en apprécier les dimensions, et de les replacer dans l'histoire de la pensée humaine.

    En outre il est terriblement d'actualité en ce qui concerne l'environnement et sa perception du changement climatique va à l'encontre de la pensée dominante actuelle.
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    • Livres 5.00/5
    Par iarsenea, 2010-02-08 15:49:31

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    Ce livre est une pure merveille, à déguster au compte-goutte. Toutes ces questions que nous nous sommes tous posés, mais sans nécessairement chercher les réponses, sont répondues dans ce livre. Et non seulement sont-elles répondues, mais toutes les péripéties qui ont mené à sa réponse sont racontées en détails, le plus souvent de façon humoristique.

    Dans Une histoire de tout, ou presque... j'ai rencontré des scientifiques que j'ai adorés, mais encore plus que j'ai détestés et j'ai pleinement réalisé que ceux qui sont récompensés pour leurs «découvertes» sont malheureusement pas toujours ceux qui devraient en recevoir les mérites...

    J'ai découvert la Terre avant la vie, la naissance de la vie, les hommes préhistoriques... Les découvertes en astronomie, en géologie, les fossiles... La classification des animaux, des plantes, des champignons, des bactéries... Les tremblements de terre, les éruptions volcaniques... etc, etc.

    Quand on y pense, il est bien étonnant que ces 579 pages contiennent autant d'information.

    Une histoire de tout, ou presque, est un plaisir dont vous ne devez surtout pas vous priver. Je suis prête à parier que ce livre saura plaire même à ceux qui n'ont pas un intérêt marqué pour la science...

    Lien : http://lecturesdisabelle.blogspot.com/2010/02/une-histoire-de-tout-o..
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Citations et extraits de Une histoire de tout, ou presque...


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  • Par iarsenea, 2010-02-06 22:49:59

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    Dans le but de mettre au point un vaccin (contre la grippe espagnole), les autorités médicales menèrent des tests sur des volontaires d'une prison militaire de Deer Island, dans le port de Boston. On promettait aux prisonniers des remises de peine s'ils survivaient à une batterie de tests pour le moins rigoureux. Tout d'abord, on injectait aux sujets du tissu pulmonaire infecté pris sur les victimes, puis on leur aspergeait les yeux, le nez et la bouche d'aérosols infectés. S'ils n'étaient toujours pas morts, on leur tamponnait la gorge de sécrétions des malades et des mourants. Si tout cela échouait, on leur demandait de s'asseoir bouche ouverte près d'un malade qu'on faisait tousser.
    Sur le chiffre assez surprenant de 300 volontaires, les médecins en avaient sélectionné 62. Aucun d'eux ne contracta la grippe. Le seul à tomber malade fut le médecin, qui passa rapidement de vie à trépas.
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  • Par urbanbike, 2009-01-12 20:35:17

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    Pour nous résumer, si vous avez l'intention de créer un organisme pour veiller sur la vie de notre cosmos solitaire, pour contrôler son destin et conserver une trace de ses origines, il vaudrait mieux confier le boulot à quelqu'un d'autre qu'à Homo sapiens.
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  • Par iarsenea, 2010-02-08 15:01:33

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    Les hommes modernes n'occupent que 0,0001 % de l'histoire de la Terre - à peine un souffle -, mais même une existence aussi brève a exigé une succession infinie de heureux hasards.
    Nous n'en sommes qu'au tout début. L'astuce consiste à s'assurer que nous n'en verrons jamais la fin. Et, à coup sûr, cela va exiger de nous bien autre chose que de simples coups de chance.
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  • Par iarsenea, 2010-02-08 14:58:57

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    Le bipédisme est une stratégie exigeante et risquée, qui requiert un bassin façonné pour supporter une forte charge et implique donc que le canal de naissance de la femelle soit relativement étroit. Cette étroitesse a deux conséquences immédiates et une troisième à plus long terme. D'abord, elle suppose de violentes douleurs pour la mère en couches et un grand danger de mort pour la mère et l'enfant. Ensuite, pour que sa tête puisse passer à travers un espace aussi étroit, l'enfant doit naître alors que son cerveau est encore petit - c'est-à-dire quand il est encore sans défense. Ce fait implique des soins infantiles plus longs et, en conséquence, des liens solides entre un mâle et une femelle.
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  • Par iarsenea, 2010-02-08 14:55:16

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    Alexandre von Humboldt, qui connaissait lui aussi Agassiz, pensait peut-être à lui quand il fit observer qu'il existe trois phases dans une découverte scientifique : celle où les gens nient qu'elle soit vraie ; celle où ils nient son importance ; et enfin celle où ils l'attribuent à la mauvaise personne.
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