ISBN : 2355931151
Éditeur : Pascal Galodé Editions (2011)


Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres

Qui sème des corps, récolte des osselets. Lui, Maximilien Lachamp, le grand paléoanthropologue, le roi des fossiles, embringué dans une histoire de meurtre. Alors que la postérité retiendra son nom pour son travail sur Homo octav... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 3.00/5
    Par Eskalion, le 05 février 2011

    Eskalion
    Il y a des romans qu'il convient d'ouvrir avec précaution. Non que les mots vous tombent des pages comme une pluie fine sur vos pompes toutes neuves, mais parce que vous n'êtes pas à l'abri au détour d'une page, de prendre en pleine poire un fémur de mammouth qui a eu la patience de vous attendre plusieurs milliers d'années ,avant de venir s'écraser sur votre face délicate et parfumée d'homme moderne.
    J'aurai donc du me méfier avant d'entamer la lecture de ce roman ! Une photo et un titre inquiétant, une quatrième de couverture qui esquisse un scénario allumé, un inspecteur qui à l'air aussi délicat qu'un porc épique, cela aurait du m'alerter. Et si j'avais pris la peine de me renseigner un peu sur l'auteur et les œuvres qu'il a déjà commises, j'aurai sans nul doute flairé le piège, deviné qu'avec ce type là, on ne part pas pour une ballade romantique en gondole vénitienne sous le pont des soupirs !
    Non, Hugo Buan n'est pas de ces auteurs qui vous bercent et vous caressent dans le sens du poil. Lui serait plutôt du style à vous mettre les neurones en ébullition et à vous avaler tout cru dans son univers si particulier, un monde ubuesque où la mort côtoie souvent la dérision.
    A croire que l'inspecteur Workan a un don particulier pour attirer à lui les fêlés du ciboulot. C'est du moins ce qu'il se dit lorsqu'il reçoit l'appel d'un individu qui s'accuse d'avoir enterré un cadavre sous la contrainte, et qui sollicite son aide pour le retrouver! Et quand l'individu en question se présente comme Maximilien Lachamps, un paléoanthropologue de renommée internationale, découvreur de la célèbre mandibule d'Homo Octavius, notre inspecteur finira de se convaincre d'avoir déniché le l'olibrius de l'année.
    Pourtant, est ce parce que Lachamps a contacté le policier sur les conseils d'un ami commun appelé La Gélule, pharmacien de son état et piètre équipier de rugby de notre inspecteur, que ce dernier décide malgré tout de s'intéresser à cet hurluberlu de scientifique ?
    Toujours est-il que c'est encadré du policer et d'un de ses hommes, que le paléoanthropologue se retrouve dans les bois, pelle et pioche sur l'épaule , à la recherche d'un cadavre qui restera au final introuvable. Car il est visiblement plus facile de chasser les hordes de champignons sauvages dans les sous bois que remonter à la surface un cadavre récalcitrant, et à part un fantôme et un peu de terre retournée, rien ne viendra étayer la thèse du scientifique.
    Peine perdue donc. D'autant qu'il s'avère que le paléoanthropologue vient tout juste de se remettre d'une chute de vélo qui l'a envoyé valdinguer tête la première vers le plancher des vaches ! De quoi altérer quelque peu la mémoire bien ordonnée de notre chercheur d'os.
    La découverte quelques temps plus tard d'un cadavre non identifié, introduit clandestinement dans la morgue de l'institut médico légal viendra cependant jeter le trouble. Un paléo qui cherche désespérément un cadavre, et un mort qui trouve refuge à la morgue sans rien demander à personne… L'intuition de Workan lui souffle que les deux affaires sont sans doute liées.
    Au fil des pages, dans un rythme débridé, nous suivons les tribulations de cet inspecteur atypique, un brin macho, assurément grincheux, mais terriblement humain. Un inspecteur qui fait des rêves étranges, comme celui de se voir courir un 110m à poil un jour de débarquement de Normandie devant les lignes allemandes et américaines, avant de s'exploser les roubignoles sur une mine anti personnelle.
    Non sans humour donc, nous le voyons se dépatouiller dans une affaire qui prend des allures ubuesques à mesure qu'il essaye d'en dénouer les fils. Un œil de singe Bonobo retrouvé dans le cadavre de la morgue, un paléoanthropologue qui continue de clamer qu'on l'a contraint à enterrer un cadavre et qui finit déterrer une carcasse de porc, une histoire de fémur de mamouth, le tout dans un contexte de congrès international de paléoanthropologie qui réunit les plus grandes sommités en la matière. De quoi mettre à rude épreuve les nerfs et la perspicacité de notre inspecteur !
    Nul doute qu'Hugo Buan a pris beaucoup de plaisir à écrire ce roman. Son sens de l'humour et de la répartie est un véritable régale de lecture. En la matière certains passages tirent au lecteur au pire un sourire, au mieux un éclat de rire.
    C'est la première fois que je pénétrais dans l'univers si particulier d'Hugo BUAN, et que je croisais la route de son inspecteur hors du commun Workan . J'avoue que je remonterai bien volontiers la chronologie de cet auteur pour découvrir ses premiers romans. Surtout s'ils sont aussi bourrés d'humour que « L'œil du singe » !
    Belle découverte donc !


    Lien : http://passion-polar.over-blog.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par Onclepaul, le 27 février 2011

    Onclepaul
    Le commissaire Workan est quelqu'un d'acrimonieux, vindicatif, agressif, soupe-au-lait, et tout autre qualificatif que vous pouvez choisir dans la liste ci-jointe : acerbe, hargneux, rogue, belliqueux, atrabilaire et j'en oublie sûrement. Il se conduit de façon désagréable tout autant envers ses supérieurs et la jeune d'instruction, qu'avec ses subordonnés (sauf en de rares occasions dans lesquelles l'appel de la chair lui fait perdre ses défenses naturelles) et les témoins et supposés suspects. Parfois il use même de la force physique pour appuyer ses propos et ses ressentiments. Son caractère est comme ça et de toute façon, ayant un lien profond avec le général de Gaulle, il se sent à l'abri de toutes représailles provenant des instances hiérarchiques. D'où lui vient ce caractère de cochon, le lecteur l'apprend dans cet épisode qui, tout comme le commissaire, est légèrement déjanté. Normal, qui se ressemble s'assemble, c'est bien connu.
    Hugo Buan nous narre ce quatrième épisode des aventures, des enquêtes de Workan, avec verve, humour, nous dévoilant un peu plus les différentes facettes psychiques de son héros et son passé. Il nous emmène aussi dans l'univers feutré mais pas toujours aimable des scientifiques, univers qui ressemble à la guerre des anciens et des modernes sur fond de jalousie. Un roman à conseiller lors de déprime passagère, ou simplement pour passer un bon moment de lecture.


    Lien : http://mysterejazz.over-blog.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par jeannedesaubry, le 10 février 2011

    jeannedesaubry
    AAAhhh ! soupir d'aise. le retour du commissaire Workan a eu l'effet habituel : distension des zygomatiques et crampes abdominales à force de rigolades ! Buan devrait être au menu de toutes les cures de remise en état, remboursé par les bonnes mutuelles !
    Cette fois, lassé d'être cantonné dans son bureau de Rennes où le classement vertical du courrier garde son actualité (sauf remords, car Workan est, à l'occasion, capable de remords…) le commissaire à la main leste va, à répétition, suivre en forêt un amateur de pithécanthrope et autre néanderthalien.


    Lien : http://jeanne.desaubry.over-blog.fr
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    • Livres 5.00/5
    Par wakinasimba, le 19 février 2011

    wakinasimba
    Mon avis :

    Et voici les nouvelles aventures du commissaire Workan, que j'attendais avec impatience. Et je suis plutôt ravie de ce nouvel opus. J'ai rit du début à la fin !

    Soit, l'histoire policière en elle-même n'est pas très compliquée, mais le commissaire est au mieux de sa forme et de sa verve : un régal.

    Meilleur que "Cézembre noir", plus bon que "La nuit du tricheur", aussi bien qu'"Hortensia Blues".

    Pour preuve, j'inscrit ce livre dans le challenge "rire et humour", na !

    Mon mari trépigne d'impatience pour le lire, c'est dire.

    L'image que je retiendrai :

    Celle de Maximilien Lachamp, le grand paléoanthropologue, plein de boue après avoir enterré des cadavres plus ou moins fictif.

    Et celle de sa femme qui répette "Le fin diseur" avec Raffarin. (Quand je vous disais que ce roman était délirant...)


    Lien : http://motamots.canalblog.com/archives/2011/02/19/20425438.html
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Citations et extraits

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  • Par Eskalion, le 05 février 2011

    « Leila était elle crédible ? …une arabe au pays du biniou et de la galette saucisse ca ne le faisait pas. Pas n’importe qu’elle arabe, une Berbère : la chieuse de l’Atlas. Une nana mignonne comme tout, qui ne baisait jamais ; ca foutait le désarroi dans les slips kangourous. »
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  • Par Eskalion, le 05 février 2011

    « Son équipe avait le cerveau dans un état de perplexité aussi avancé qu’un doigt de proctologue dans le cul d’un mammouth. Le vide abyssal. »
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  • Par Eskalion, le 05 février 2011

    « le jean 501 de la keufette beurette épousait ses fesses comme une paire de madeleines dans leur moule ».
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  • Par Onclepaul, le 27 février 2011

    Tuer ! toujours tuer ! ça lasse à la fin…
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