24 juin 2004. Sur la jetée des Saintes-Maries-de-la-Mer se profile la silhouette d'un homme, minuscule. Autrefois nommé Sam Démon, chauffeur de car et pompier volontaire, il a toujours vécu avec sa mère Élise au bord d'une étrange cascade entourée de miroirs, surplomban... > voir plus
Bucher est un auteur à part, puisqu'il est agriculteur biologique depuis de nombreuses années ; il écrit là son cinquième roman. Je reconnais sans peine dans La cascade aux miroirs l'atmosphère de son roman précédent : ouatée, intimiste, très proche d'une nature qu'il décrit admirablement bien. Par moments, on peut se perdre dans les méandres des cerveaux des personnages en proie au doute et au questionnement. C'est aussi la manière d'écrire de l'auteur qui peut nous éloigner du récit, mais il y a toujours une phrase ou un mot auxquels se raccrocher, et l'on a eu plaisir à lire des beaux paragraphes.
p.95 La solitude, ma belle, il ne faut pas la laisser seule. On doit l'adoucir, sinon elle nous engloutit, nous avale. Si bien qu'ensuite, on ne se sent plus seul, on se sent abandonné.