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ISBN : 2070124533
Éditeur : Gallimard (2012)


Note moyenne : 3/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Quelques années après la fin de la Première Guerre mondiale, des dizaines de milliers de Russes ayant fui la révolution bolchévique sont installés en France. Fiodor Zavalichine, aussi appelé Théo, en fait partie, mais contrairement à beaucoup de ses compatriotes il a pl... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (3)

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  • Par moustafette, le 01 mars 2012

    moustafette
    1905, de graves troubles ébranlent tout l'Empire de Russie, la première Révolution russe est en marche. Juin de la même année, les marins du cuirassé le Prince Potemkine de Tauride se mutinent, hissent le drapeau rouge, entrent dans le port d'Odessa et fraternisent avec les grêvistes et les étudiants. L'armée causaque réprime violemment les manifestations et massacre la foule. Paris 1926, on projette le Cuirassé Potemkine, film muet d'Eisenstein, célèbre pour la fameuse scène du landeau qui dévale le gigantesque escalier de la ville d'Odessa..
    Fiodor Zavalichine, Théo pour ses amis, vit en France depuis qu'il s'est engagé en 1916 dans le corps expéditionnaire russe pour combattre l'Allemagne. Resté à Paris après sa démobilisation, il travaille dans la société cinématographique Gaumont, puis devient photographe. Comme pour les nombreux Russes blancs en exil, la projection du film est l'occasion de revoir un peu de la terre natale. Or il s'avère que le régiment de Théo a participé à la violente répression d'Odessa avant de quitter rapidement la ville pour une autre destination et d'autres troubles à mâter. le film fait subitement prendre conscience à Théo qu'il a tiré de loin sur la foule massée le long du célèbre escalier et qu'il a sans doute tué des gens. Cette révélation déclenche chez lui une telle panique qu'il se rend au commissariat le plus proche afin d'avouer son crime. On l'envoie gentiment balader mais, pris de soudaines convulsions, Théo se retrouve hospitalisé. le même jour non loin de Deauville, on découvre les corps de sept femmes égorgées. Convalescent, Théo apprend cette nouvelle en lisant le journal, l'article fait mention de témoignages de gens de la région qui se souviennent d'une équipe de tournage, quelques femmes accompagnées de plusieurs hommes dont un portant une calotte métallique sous son chapeau. On sent que cette nouvelle interpelle Théo...
    Jusque là cette histoire est prometteuse. Les toutes premières pages sont surprenantes et destabilisent étrangement le lecteur, on ne sait pas trop où on est ni où on va...
    C'est après, pour moi, que ça se gâte. S'il ne fait aucun doute que le fil conducteur de ce roman est la culpabilité, j'ai été incapable d'en apprécier toute la finesse ainsi que toute la gravité. Il est indubitable que le héros et ses comparses auraient leur place chez Dostoïevski, auteur dont je suis, et ce n'est pas faute d'avoir essayé, hélas peu friande... Donc forcément, je suis passée à côté de ce livre.
    Déception d'autant plus grande que j'avais été absolument bouleversée par le roman précédent de Iouri Bouïda - Le train zéro* - qui a eu guère d'écho en France. Pourtant on est dans le même registre de la folie qui côtoie l'absurbe. Mais là où ce dernier titre m'avait prise aux tripes, je suis restée de glace devant les tentatives de rédemption du pauvre Théo. le sujet est original, pour ne pas dire déroutant, on oscille entre l'atmosphère russe - belliqueuses chez les rouges, nostalgie chez les exilés - et la frivolité grisante du Paris des Années folles, le style est alerte et s'honore même de jolies formules, l'écriture agréable, bref j'ai lu le livre sans réel déplaisir mais, en dehors de sa célèbre référence historique, les mots ont glissé sans m'imprégner d'émotions. Dommage...
    (*Le train zéro ressort actuellement en poche chez Gallimard dans la collection L'imaginaire)


    Lien : http://moustafette.canalblog.com/archives/2012/03/01/index.html
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    • Livres 3.00/5
    Par Mariefe, le 10 février 2012

    Mariefe
    Fiodor Zavalichine, aussi appelé Théo, s'est installé à Paris pour fuir la révolution russe de 1917. Il est photographe, le jour il reçoit dans son atelier les familles, réalise des photos très conventionnelles, mais la nuit il photographie les corps des femmes, qu'il sublime. Lors de la projection du film "Le cuirassé Potemkine", il est pris de folie, il réalise qu'il a participé à un massacre. Il ressent la présence d'un deuxième, voir d'un troisième coeur dans sa poitrine. Dans le même, 7 corps de femmes assassinées sont retrouvées, et Théo c'est qui est l'assassin. Les évènements s'enchaînent, une longue liste de morts brutales. Un roman déroutant, mêlant histoire et réflexions sur la culpabilité.
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    • Livres 4.00/5
    Par mdhennin, le 17 février 2012

    mdhennin
    Ce roman installe progressivement une folie typiquement russe mais aussi une humanité bouleversante au travers d'une histoire rocambolesque, qui sert de prétexte à une profonde réflexion sur le sentiment de culpabilité. Les morceaux de bravoure littéraires arrivent là où on ne les attend pas, l'écriture se métamorphose au fil des pages pour nous amener sur des territoires inattendus. Un roman vraiment singulier.
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Critiques presse (1)


  • LeMonde , le 12 mars 2012
    "Moi et Dieu, on a toujours eu des relations compliquées. Surtout Lui avec moi", sourit Iouri Bouïda. Qui signe, avec ce Potemkine, le roman d'un "chrétien des livres", à la fois kitsch et lumineux.
    Lire la critique sur le site : LeMonde

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Citations et extraits

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  • Par moustafette, le 01 mars 2012

    Il existe sans doute une toute petite seconde pendant laquelle la honte, l'amour, la liberté, la vie et la mort se rejoignent en un seul et même point et se confondent quelque part, là-haut, en quelque chose de sombre et de joyeux, mais qui sait quand cela se produit, et ce que c'est que ce point... Qui sait ce qui attend le Minotaure derrière les portes du labyrinthe ? Il est libre de s'emparer de la liberté, mais après, la liberté prendra son dû, et il peut arriver n'importe quoi. Comme dit le poète : le premier pas est libre, mais nous sommes l'esclave du second.
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  • Par moustafette, le 01 mars 2012

    Il n'y a pas moyen de s'en aller, pas moyen de rester non plus. Ce n'est pas un cul-de-sac, non, c'est un cerle vicieux, un labyrinthe dans lequel se cogne et se débat une conscience stupide qui tente de trouver une sortie là où il n'y a pas d'entrée...

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  • Par HerveTUC, le 16 octobre 2012

    C'était un spécimen typique de la faune de Montparnasse — de ceux qui ne doutent pas de leur avenir grandiose et, en attendant, végètent dans un présent minable devant un verre d'absinthe.

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Video de Ûrij Bujda

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Iouri Bouïda : Le train zéro
Sur le quai de la gare d'Evian, Olivier BARROT présente le dernier roman de Iouri Bouïda paru chez GALLIMARD et intitulé "Le train zéro". A la fenêtre d'un wagon, il lit un extrait du roman.








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