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Contes de la folie ordinaire6Ajouter à mes livres
C'est le moment de s'embarquer dans le bateau ivre de Bukowski, l'écrivain poète, né Allemand, citoyen américain par adoption des rues et des bars, témoin des clameurs urbaines... Virons donc du côté d'une folie ordinaire, celle qui sommeille en chaque individu,... > voir plus
Apprenez, au détour de l'une des nouvelles, à fabriquer votre propre machine à baiser. Adios, la pougne, farewell, la copine envahissante : Hank a tout compris.
Les meilleurs nouvelles sont celles qui sentent le vécu. Charles a vécu, charles a subi et a retransmit sa rage dans son écriture. Brutales, sanglantes, réalistes, voyeuristes, les nouvelles et l'écriture sont magnifiques et dérangeantes en même temps car c'est la réalité qui est montrée. Notre monde dans les yeux d'une crasse est une expérience dure mais nécessaire.
Les petites histoires classiquement et superbement construites d'un vieux dégueulasse affligé de trop d'intelligence, de morale et de tendresse, et donc d'amour de l'alcool, des filles en toutes leurs dimensions et d'un cynisme affiché
Ces petites nouvelles de Bukowski pleines d' humour cynique nous décrivent une Amérique pas très reluisante, où les seuls moyens d'oublier sa condition sont le sexe et l'alcool.
On ne manque pas de sociologues à faible quotient intellectuel aujourd’hui. Pourquoi j’en ajouterais, avec mon intelligence supérieure ? On a tous entendu ces vieilles femmes qui disent : « Oh, comme c’est AFFREUX cette jeunesse qui se détruit avec toutes ces drogues ! C’est terrible ! » Et puis tu regardes la vieille peau : sans dents, sans yeux, sans cervelle, sans âme, sans cul, sans bouche, sans couleur, sans nerfs, sans rien, rien qu’un bâton, et tu te demandes ce que son thé, ses biscuits, son église et son petit pavillon ont fait pour ELLE.
Quand elle m'a dit ce "non", j'aurais dû "insister" au lieu de me taire. Je lui avais demandé de vivre avec moi et ça l'avait touchée, j'en suis sûr. Dans cette histoire j'a été trop réservé, trop distant, trop flemmard. Je méritais de crever et je méritais sa mort. Je n'étais qu'un chien. Et là, j'insulte les chiens. Je me suis levé, j'ai déniché une bouteille de vin et je l'ai vidée comme une brute.... La nuit tombait lentement et c'était trop tard.
La différence entre une démocratie et une dictature, c'est qu'en démocratie tu votes avant d'obéir aux ordres, dans une dictature, tu perds pas ton temps à voter
Deux verres de plus et la voilà qui fouille dans son sac et qui me sort une photo de ses gosses, un gamin très laid avec une tête de taré et une petite gosse toute chauve, oui ils vivent dans un trou perdu dans l'Ohio, c'est leur père qui les garde, quel monstre leur père, un maniaque des affaires ; aucun humour et pas très futé. Vous voyez le genre ? Et il ramène des filles à la maison et il les baise sous ses yeux avec la lumière
elle ne pouvait pas répondre. Elle m'a fini. Puis on a picolé pendant une heure. Puis on a changé : Barney à l'avant, moi à l'arrière. Après quoi il est rentré chez lui et moi chez moi. J'ai encore bu jusqu'à l'écroulement.
Ballade en voiture à Hollywood avec l'écrivain jouant les guides touristiques (en anglais non sous titré). Provient du film "Charles Bukowski Tapes" de Barbet Schroeder (1985)