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> Jean-François Bizot (Autre)
> Léon Mercadet (Autre)

ISBN : 225303133X
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 3.66/5 (sur 385 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

C'est le moment de s'embarquer dans le bateau ivre de Bukowski, l'écrivain poète, né Allemand, citoyen américain par adoption des rues et des bars, témoin des clameurs urbaines... Virons donc du côté d'une folie ordinaire, celle qui sommeille en chaque individu,... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par manU17, le 13 novembre 2012

    manU17

    De Bukowski, je ne gardais en mémoire que quelques images tirées de feu « Apostrophes », l'émission de Bernard Pivot. Images pas vues en direct, j'étais beaucoup trop jeune (ah qu'il est bon mais surtout trop rare de pouvoir l'écrire !...) mais plutôt aperçues parmi la multitude d'images offertes par tous ces bêtisiers dont la télé nous inonde jusqu'à plus soif, un comble pour ce vieux Hank ! Mon enfance étant ce qu'elle est, je n'ai pas de tendresse particulière pour les ivrognes, au contraire. Mais il se trouve que le talent du_Bison, grand fan de la dive bouteille et de cet auteur (ne me demandez pas dans quel ordre, j'aurais un peu de mal à me prononcer) m'a donné envie d'en découvrir davantage sur l'homme, sa vie, son œuvre, partagé que j'étais entre curiosité, fascination et amusement.
    Suite à la lecture de son billet (chez le_Bison, on parle de billet, pas de critique), je me commandais « CONTES DE LA FOLIE ORDINAIRE » sur www.pochetroc.fr et je ne le regrette pas une seconde.
    Une écriture bien plus fluide que je me l'imaginais. Un univers fascinant par son réalisme décadent. du sexe, non du cul, oui, c'est ça, du cul et de la baise ! Oui, de la baise et ceux qui me connaissent ici vous diront que ça n'est pas pour me déplaire. Un côté pervers, vieux dégueulasse, qui finit par en devenir presque fascinant. Culs bénis s'abstenir ! Bukowski se met très immodestement mais toujours brillamment en scène, parfois clairement, parfois moins. Un savant mélange d'imaginaire, de « féerique » et d'autobiographique qui fait que toute cette « folie ordinaire », à l'échelle de sa vie, en devient parfois totalement surréaliste et en dehors de tout ordinaire pour nous pauvres mortels non alcoolisés. Un humour grinçant et un regard toujours percutant sur ses contemporains. Bref, des moments de lectures jubilatoires !
    Et voilà qu'arrive déjà le final mais quel final, alcoolique, zoologique, et apocalyptique…
    Au-delà d'un basique travail d'imagination biographique, ce recueil de nouvelles m'apparaît comme un véritable travail sur la création et les difficultés de cette création. Non, sans laisser habilement penser, que tout ça a été fait comme ça, un peu par-dessus la jambe. Si c'est le cas, ce devait être une belle jambe, bien plantureuse…
    Charles Bukowski, « CONTES DE LA FOLIE ORDINAIRE », où comment porter le delirium tremens au rang d'art littéraire…


    Lien : http://bouquins-de-poches-en-poches.blogspot.fr/2012/11/contes-de-la..
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    • Livres 4.00/5
    Par Nanouxy, le 21 mai 2012

    Nanouxy
    Vous connaissez les contes pour enfants ? Où tout est beau et rose, où les fleurs fleurissent toute l'année et leur parfum vous rempli de joie et de bonheur. Où les princesses épousent les princes charmants venus les libérer de la méchante sorcière et « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants. » Où tout est miel et guimauve et fini toujours bien (bla bla bla...)
    Vous prenez l'extrême opposé et vous obtenez « les Contes de la folie ordinaire ».
    Ici les seuls parfums qui viendront vous exploser les narines et vous asphyxier en vous arrachant les amygdales, seront ceux du sexe et du foutre, de l'alcool, de la violence et de la déchéance des Hommes.
    Les princesses sont plutôt...des putes (si, si...en français dans le texte) ou des femmes faciles et vénales et les princes charmants ne sont pas du genre à boire du sirop d'érable et à cueillir des coquelicots pour leur bien-aimées. Ou alors, il faut que le sirop d'érable soit à base de malt, uniquement !
    Un recueil de plusieurs contes où le vulgaire, le glauque, le noir, le sexe (ou plutôt la baise...en français dans l...) sont de rigueur. Ici point de chichi ni de fioriture mais du pur, du dur, du fort, une gifle en pleine figure à vous décrocher la mâchoire et vous arracher toutes les dents.
    J'aime les belles histoires d'amour, celles qui sortent du quotidien, celles que vous n'oublierez jamais et qui vous collent à la peau comme des sangsues, qui vous empêchent de dormir et qui vous réduisent à néant après vous avoir élever au plus haut de vous-même. Malgré les vulgarités de ces contes, je me suis vraiment attachée à Bukowski qui semble s'être perdu dans les méandres de l'amour et de la vie. On sent la détresse de cet homme qui, par delà de son goût forcé pour le sexe et l'alcool, semblait un amoureux fou de la vie et des femmes hors du commun. On sent comme un regret dans ses propos d'avoir, toujours, survoler sa vie sans en avoir vraiment savourer la « substantifique moelle ». Un homme aigri et très en colère, et pourtant, pour moi, un génie. Un Gainsbourg de l'écriture au meilleur de sa forme dans un état plus que second. Un Gainsbourg disant « I want to fuck you » à Whitney Houston...enfin vous voyez quoi ? Parce qu'il n'y a rien de superficiel chez ces hommes là, qu'ils disent tout haut ce que d'autres pensent ou n'oseraient même pas penser. Au moins, on sait à qui on a à faire.
    Vous perdrez pied, parfois, embarqués dans le dédale de la folie de cet homme déçut par les siens et leur société de mensonge, de crasse, de coups bas, de coup de poings dans les tripes (et dans les...).
    C'est cynique, provoquant mais très drôle. Là où d'autres bouquins m'auraient vite lassés avec les descriptions interminables de scène de cul très « trash » parfois, je me suis souvent entendu rigoler de bon coeur. Gros souci, d'ailleurs lorsqu'on a l'habitude de partager certaines lectures avec ses enfants: « tu lis quoi maman ? Pourquoi tu rigoles ?...euh...c'est des blagues de grandes personnes tu vas pas comprendre ! » (Oups !!!A lire après le coucher des enfants et je vous rassure, je ne leur lis pas tout ce que je lis...heureusement !)
    Le genre de livres qu'on adore ou alors qu'on déteste à en vomir. Un livre qu'il ne faut pas mettre entre toutes les mains, surtout celles qui aiment le bien propre et le rempli de mièvreries à l'eau de rose. Personnellement, j'ai accroché et je remercie « Le Bison » pour sa critique et ses conseils qui m'ont donné envie de découvrir cet auteur et son monde si particulier.
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    • Livres 5.00/5
    Par le_Bison, le 09 mars 2012

    le_Bison
    Ce Bukowski, quel divin et exquis visionnaire ! Quel stupéfiant talent ! Et surtout quelle sublime réflexion ! du cul, du cul, du CUL, le meilleur remède pour débrider une nouvelle. Il n'y a que ça de vrai dans la vie. Et pourquoi s'en priver, puisque c'est ce qui intéresse, ce qui fait débat, ce qui passionne le plus les simples immortels que nous sommes.
    N'ayez pas honte de lire de la belle fesse, du moment que vous ne vous mettez pas à léchouiller les pages (surtout en public). D'ailleurs, le titre original de ce recueil de nouvelles n'est-il pas : Erections, ejaculations, exhibitions and general tales of ordinary madness. Et de la fesse, vous en aurez à profusion : de la belle ronde à la grosse flasque, de la douce et délectable jeunette à la vieille flétrie et défraîchie. Tous les goûts sont dans la nature, et Bukowski, en grand professionnel et amateur de la « chose », se fera un plaisir, une ambition, un devoir de toutes les essayer, de toutes les caresser voir d'y pénétrer avec sa GROSSE « tige de jade ».
    Et chaque nouvelle (essentiellement autobiographique) de Buk s'enfonce plus profondément dans le délire. Je JUBILE devant autant de drôlerie cocasse, devant les petits malheurs et bonheurs de ce bon vivant. La vie est si courte, le bonheur si fragile qu'il faut en profiter à chaque instant. On ne sait pas ce que l'avenir nous réserve, alors pourquoi préparer des plans, pourquoi planifier un futur incertain, baissons simplement nos pantalons et baisons juste ensemble ici et maintenant.
    Je suis prêt à faire de ce Hank, surnom de Charles Bukowski, mon nouveau héros. Par moment, j'aurais envie, moi aussi, d'avoir le courage ou la simplicité d'esprit de tout laisser tomber (y compris mon plan épargne logement, mon plan épargne retraite, mon plan épargne entreprise, enfin tout ce qui comprend le mot « plan »), d'envoyer CHIER tout le monde (petits chefs, grands cons ou petits connards prétentieux, voyageurs inconnus et sans intérêt de la ligne 13...). J'aurais envie de me contenter d'une journée en tête à tête avec mon fidèle compagnon d'armes Jack Daniel's avec comme unique pensée le néant et comme simple tenue vestimentaire mon caleçon fétiche et sans chaussette.
    Vivre l'instant présent, procurer du bonheur autour de soi (surtout aux petites dames) ou se procurer simplement du bonheur pour assouvir son sentiment de bien-être à chaque minute de cette petite vie, pour atteindre la pleine quiétude de son âme... Ne serait-ce pas le début des préceptes bouddhiques, la recherche d'un nirvana terrestre ? Et si Bukowski représentait le moine zen moderne ? Je vais en faire bondir certains devant la crudité de ses écrits, peut-être même en choquer d'autres, mais à mes yeux Bukowski est un gars qui mérite respect. Son talent indéniable, sans compromis, est présent à chaque page pour nous conter sa vie, LA VIE. Cette vie, faite de petites folies « ordinaires », me montre à quel point le bonheur est souvent difficile à accéder, mais aussi parfois, juste à portée de main, à portée de verre. Les Contes de la folie ordinaire fut mon premier Buk. A cet égard, il a marqué déjà mon esprit qui est déjà en manque de suite. Vivement mon prochain Buk. Jamais avant, mon esprit n'avait tant jubilé devant les quelques bons mots d'un tel écrivain, d'un tel poète.

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
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    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 12 janvier 2013

    Luniver
    Au menu de ces contes : de l'alcool, du cul, des jeunes paumés, des vieux dégueulasses. Parfois à la limite du fantastique, d'autres fois presque autobiographiques : de la « réalité mise en scène », comme Bukowski l'a dit lui-même.
    Clairement, je n'aimerais pas l'avoir comme voisin. Ni même voyager en avion assis à côté de lui. L'avoir posé sur les étagères de ma bibliothèque me suffit largement. Et pourtant, on ne peut pas s'empêcher d'éprouver de la sympathie pour Bukowski : parce qu'à côté de lui, tous les autres ont l'air de robots mécaniques sans âme. Lui seul paraît réellement vivant. Et on ne peut que se demander, pendant le temps de la lecture, si ce n'est finalement pas lui qui a raison, et si le vrai sens de la vie, ça ne serait pas de picoler, de baiser tant qu'on peut, de se dire que demain est loin, et qu'on aura bien l'occasion d'y songer un peu plus tard.
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    • Livres 4.00/5
    Par loicdj, le 18 avril 2013

    loicdj
    Bukowski est un des auteurs américains majeurs de la seconde moitié du 20ème siècle. Son oeuvre en fait l'égal d'un Kerouac ou d'un Salinger. L'homme, pourtant, quinze ans après sa mort, continue de faire débat. Certains persistent à ne voir en lui qu'un érotomane alcoolique et qualifient indifféremment ses livres de logorrhées ordurières. A vrai dire, si je ne les partage pas, je peux à la rigueur comprendre ces préventions. La « niche » de Buk, son terrain littéraire, c'est la saleté, l'impureté, le vice. Tout ce que les autres écrivains ignorent ou dédaignent, voilà ce qui l'intéresse. Pour paraphraser une formule célèbre, rien de ce qui est humain ne lui est étranger, et quand humain rime avec ignoble, eh bien il dépeint l'ignoble. Sans complaisance, mais sans fausse pudeur non plus. Sans approuver ni condamner. Ses personnages ne connaissent pas de limites. Ils ne sont pas « borderline », ils sont carrément passés de l'autre côté de la frontière qui sépare la raison de la folie. Ils appartiennent à un monde sans codes, sans tabous, où l'alcool est roi et le sexe l'unique religion, un monde de l'excès, un monde priapique, orgasmique, qui résonne comme une illustration du mot de Nietszche : « Si Dieu n'existe pas, tout est permis. » Eh bien, chez Buk, tout, absolument tout, est permis. Rien n'est sacré. Et surtout pas le langage ! Car là aussi, Buk ose comme nul autre ! Il transgresse toutes les règles de la bienséance et s'asseoit sur le beau style comme il s'asseoit sur la morale bourgeoise. Et le plus beau dans tout ça, c'est qu'au bout du compte, en dépit des vapeurs de l'alcool et des relents de bidet qui s'en échappent, il émerge de cette « boue » une poésie insolite. Pas la poésie des soleils couchants et des petites fleurs, non. Une autre forme de poésie, plus rimbaldienne, plus célinienne, une poésie vénéneuse et mortifère mais incroyablement libératrice qui vous fait accéder à une perception supérieure de l'existence, une perception émancipée de la morale ordinaire et des contingences triviales. Que certains se bouchent le nez devant ce génie, c'est leur droit le plus strict, bien sûr, mais en ce qui me concerne, je m'incline avec respect devant cet immense écrivain qui sut aller débusquer du sublime là où personne ne s'avisait d'en voir.
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Citations et extraits

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  • Par MarcPruvost, le 14 mai 2013

    Je ne bois pas, je me soûle.

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  • Par latrace, le 11 juillet 2010

    On ne manque pas de sociologues à faible quotient intellectuel aujourd’hui. Pourquoi j’en ajouterais, avec mon intelligence supérieure ? On a tous entendu ces vieilles femmes qui disent : « Oh, comme c’est AFFREUX cette jeunesse qui se détruit avec toutes ces drogues ! C’est terrible ! » Et puis tu regardes la vieille peau : sans dents, sans yeux, sans cervelle, sans âme, sans cul, sans bouche, sans couleur, sans nerfs, sans rien, rien qu’un bâton, et tu te demandes ce que son thé, ses biscuits, son église et son petit pavillon ont fait pour ELLE.
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  • Par brigetoun, le 30 avril 2010

    Quand elle m'a dit ce "non", j'aurais dû "insister" au lieu de me taire. Je lui avais demandé de vivre avec moi et ça l'avait touchée, j'en suis sûr. Dans cette histoire j'a été trop réservé, trop distant, trop flemmard. Je méritais de crever et je méritais sa mort. Je n'étais qu'un chien. Et là, j'insulte les chiens. Je me suis levé, j'ai déniché une bouteille de vin et je l'ai vidée comme une brute.... La nuit tombait lentement et c'était trop tard.
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  • Par SourCherry, le 24 octobre 2010

    La différence entre une démocratie et une dictature, c'est qu'en démocratie tu votes avant d'obéir aux ordres, dans une dictature, tu perds pas ton temps à voter

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  • Par manU17, le 13 octobre 2012

    -Pour les gens c'est tout ce que j'ai, ma beauté. La beauté n'existe pas, la beauté ne dure pas. Toi, tu es laid, et tu ne connais pas ta chance : au moins, si on t'aime, c'est pour une autre raison.

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Bande annonce du film Factotum (2005), dont le personnage principal - Hank Chinaski - est l'alter ego de l'écrivain Charles Bukowski.








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