> Christophe Mercier (Traducteur)

ISBN : 2743622261
Éditeur : Payot et Rivages (2011)


Note moyenne : 4.06/5 (sur 16 notes) Ajouter à mes livres
A l’été 2005, un terrifiant ouragan dévaste le sud de la Louisiane. Son impact sur La Nouvelle-Orléans évoque la bombe atomique qui a anéanti Hiroshima. Envoyé en renfort
dans la métropole sinistrée, Dave Robicheaux, adjoint au shérif de New Iberia, découvre un u... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 13 mai 2011

    lehane-fan
    James Lee Burke a pris l'excellente habitude de nous livrer des bouquins dont la qualité est l'exacte opposée de son nom !
    Durant l'été 2005 , Katrina frappe la Louisiane de plein fouet . La nouvelle-Orléans ressemble à un champ de ruines . C'est dans ce contexte apocalyptique que Burke a choisi d'y décrire son dernier thriller , et de quelle maniere !
    Les maisons , desormais abandonnées , attirent les voleurs de tout poil et ça n'est certes pas pour y faire du rangement . Parmi les heureux veinards ayant pu conserver intacte la leur , il y a la famille Baylor . Veinards sur ce coup-ci car il y a quelques années , leur fille Thelma ( fille d'Otis pour etre plus précis puisque ce dernier s'est remarié ) fut violée par trois noirs jamais retrouvés....Occasionnant un traumatisme profond toujours present comme on peut l'imaginer . C'est donc durant l'une de ces nuits post-apocalyptiques qu'ils furent témoins du saccage de la maison d'en face , maison appartenant aux Kovick . Mr Kovick est un fleuriste respecté mais également un personnage beaucoup plus sombre aux dires de certains puisque possiblement à l'origine de la disparition du responsable de la mort de sa petite fille lors d'un accident de voiture . Disparition à ce jour non élucidée . Personnage à qui il vaut mieux éviter de se frotter donc ! Mauvais point pour les voleurs...
    Ces derniers , cette nuit là , sont au nombre de quatre à dériver silencieusement en bateau ( moyen de locomotion desormais à la mode...) , dans cette rue désolée , à l'affut du larcin facile . Parmi eux se trouvent Eddy et Bertrand . Deux freres avec un casier long comme le bras et toujours dans les bons coups . Thelma , témoin priviligié de ce vol en regle croit alors reconnaitre deux de ses violeurs .Une fois la maison des Kovick rapidement délestée d'un lourd secret par ces vautours , plusieurs coups de feu retentissent laissant sur le carreau l'un des pilleurs , en expediant un autre à l'hopital.. Bertrand , et son ulcere persistant , y réchappera miraculeusement en cultivant sa peur des représailles avec son envie de vendetta . Qui est donc à l'origine de ces meurtres ? Assassinat délibéré ? Racisme légitimé par cette situation de chaos ? Vengeance personnelle ? Simple volonté de se proteger contre ces profiteurs sans aucun état d'ame ? Qu'a t il donc été volé de si précieux dans la maison de ce fleuriste si particulier ? C'est des lors le début d'une enquete rondement menée par l'ami Robicheaux qui s'étend sur pres de 500 pages sans jamais lasser !
    Livre interessant de par son contexte historique . Meme si l'auteur ne s'y attarde pas plus que de raison et ne sombre jamais dans le miserabilisme , il dépeint avec brio ce catyclisme naturel et nous y immerge du début à la fin .
    Autre point fort de ce récit , sa multiplicité ! Il n'est pas question que de meurtre , de vol , de disparition , de quete de soi mais bien de tout cela à la fois ! Ces differentes histoires s'entremelent , se percutent avec un réalisme tout à fait surprenant . Burke ne fait pas dans la surenchere gratuite mais officie sur plusieurs fronts de façon plutot brillante et toujours au service d'un récit ultra coherent . Il fait penser à ces films à la mode , ces films chorale ou l'on y croise plusieurs destins n'ayant en apparence aucun point commun les uns avec les autres mais qui tendent au final vers un épilogue les réunissant tous !
    Les personnages sont tour à tour effrayants , énigmatiques , tenaces , violents...Ils sont simplement humains avec tout ce que cela induit de faillible ! Point tres appreciable chez Burke , l'absence de manichéisme dégoulinant . Chaque personnage , qu'il soit dans le camp des "bons" ou des "mechants" doit vivre avec ses fantomes , ses parts d'ombre et de lumiere..
    Robicheaux doit toujours faire face a ses vieux démons ( vietnam , alcoolisme ) alors que son pote , Clete , lui , s'y noie jusqu'à se perdre..Sa fille , Alafair , se revelera comme quelqu'un de perspicace et ne s'en laissant pas compter , y apportant meme son écot final a la résolution des problemes paternels .
    Baylor , assureur de son état amoureusement épris de sa femme semble tout désigné dans cette affaire de meurtre ! Toutes les apparences sont contre lui mais ne dit-on pas qu'elles sont parfois trompeuses ?
    Kovick est l'un des personnages les plus interessants car meme s'il apparait peu , il fait penser au parrain ! Façade respectable , arriere-cour jonchée de cadavres..
    Autre personnage incontournable car énigmatique au possible : Ronald Bledsoe . Personne ne sait d'ou il vient ni quelle est sa mission . Travaille t il pour Kovick et dans ce cas , pourquoi harcele t il les Robicheaux ? Il n'a pas d'existence propre car son passé semble flou , il n'a aucun casier judiciaire permettant de le confondre . Tout ce qui transpire de lui , c'est un profond sentiment de malaise à son contact ! Ce mec qui jamais ne s'énerve , vous parle toujours de façon tres polie avec un petit sourire en coin sans jamais se dévoiler pue le danger à plein nez !
    Ce bouquin traite également de la repentence et du pardon . Peut-on vivre avec ses fantomes , s'en liberer par une action rédemptrice ? de meme , avons nous la force de pardonner suite à l'indicible ? Les personnages ont une vraie épaisseur et sont tres loin des clichés éculés ( excepté le flic alcoolo bien sur !) régulierement usités dans ce type de roman...Ce qui fait qu'un roman passe de la catégorie "pas maaal " à "oh putaing cong que c'est bong!" , c'est bien évidemment son final . Ici, l'on se trouve dans le deuxieme cas avec un dénouement qui tient la route en plus d'etre des plus surprenants !
    Burke , grace à une écriture enlevée au service d'une intrigue à tiroirs nous délivre une fois de plus un thriller digne de ce nom ! Un thriller situé comme de juste en Louisiane ; état si cher au coeur de l'auteur ! Mankell sait décrire amoureusement sa Scanie , Burke , et sa Louisiane , en est son pendant Americain .
    Un grand merci à Babélio et à la collection Rivages/Thriller pour ce moment de bonheur occasionné dans le cadre de Masse Critique !
    Il vous faudra , tout comme moi , plusieurs nuits pour venir à bout de cette nouvelle enquete mais en aucun cas , vous ne direz que ce fut La nuit la plus longue...de votre vie de lecteur !
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 12 mars 2012

    caro64
    A la fin du mois d'août 2005, l'ouragan Katrina atteint les côtes de la Nouvelle Orléans, avant de bifurquer. le cyclone ne passera pas sur la ville mais provoquera un raz-de-marée qui dévastera la ville, notamment les quartiers les plus pauvres, faisant des centaines de morts. Cela provoquera une annihilation quasiment complète des "services publics", hôpitaux et police en tête, ouvrant la voie à de nombreux pillages. 

    C'est dans ce cadre que s'ouvre le dernier roman de James Lee Burke, romancier américain originaire de Louisiane, dont toute l'œuvre est consacrée à cette région. Dans la nuit fatidique, deux jeunes noirs qui pillaient une maison des quartiers riches sont abattus. Un autre parvient à s'enfuir. L'affaire aurait dû s'arrêter là tant la pagaille régnaient dans la ville. Seulement, la maison que les jeunes pillaient était celle d'un malfrat et le butin qu'ils y trouvèrent dépassaient leur espérances. de plus, Dave Robicheaux, l'inspecteur fétiche de Burke se met à enquêter...
    Autour d'une intrigue bien ficelée, Burke parvient à décrire au delà de la destruction d'une ville l'effondrement de la société qui en découle. Ce tableau d'une société en proie à la violence, livrée à elle-même, capable d'engendrer le pire et le meilleur est un peu à part dans la série des Robicheaux. Si sa maîtrise du rythme, des dialogues et de la narration est bien là, la plume est moins lyrique que d'habitude, plus dure, âpre et nostalgique. On devine par le biais des personnages la colère froide et les désillusions de l'auteur qui dénonce la tragédie d'une Louisiane qui restera toujours le rebut d'un pays qui a décidé de lui tourner le dos.. Ce roman magnifiquement écrit sonne comme un requiem.
    Un livre fort, toujours aussi humain, qu'on peut conseiller au-delà du cercle des amateurs du genre policier. Un des meilleurs livre sur Katrina.
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    Critique de qualité ? (24 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Sharon, le 04 juin 2011

    Sharon
    Je commencerai pas un aveu : je n'avais aucune envie de terminer ce livre, ce qui explique sans doute la lenteur avec laquelle je l'ai lu; Je n'avais aucune envie de quitter la Louisiane de Dave, Molly et Alafair Robicheaux, même dévastée par l'ouragan Katrina.
    Je n'ai pas non plus classer ce livre dans les romans policiers. Pourtant, tous les ingrédients sont là : au lendemain de Katrina, deux pillards sont assassinés, un homme dont la fille a été violée deux ans plus tôt, est soupçonné. Si j'ajoute que ces pillards, aidés de deux complices, ont dévasté la maison de la mauvaise personne (un charmant fleuriste, qui cachait dans ses murs de la fausse monnaie et des diamants de conflits) et que Dave Robicheaux, Clete, un ami détective privé, mais aussi le FBI sont sur le coup, vous me direz que rien ne manque. Vous aurez raison. Ce livre dépasse pourtant les codes du roman policier.
    James Lee Burke donne à voir, à entendre, à sentir un univers bien particulier. Grâce à lui, nous sommes là-bas. Il restitue les rayons du soleil à travers les feuilles d'un arbre, la saveur d'un petit déjeuner en famille, la grâce du travail d'une jeune apprenti écrivain. Il restitue aussi l'horreur de cette nuit la plus longue, et surtout tout ce qu'elle a laissé derrière elle, dans une écriture toujours aussi belle, riche, noble. James Lee Burke raconte les pires atrocités dont est capable l'être humain avec sobriété et pudeur - Dieu seul sait pourtant que le viol et la torture font mauvais ménage avec ses deux termes. Il prouve à tous les auteurs qui se repaissent de détails sanglants avec complaisance qu'il est possible de raconter des scènes insoutenables, du point de vue des victimes, et de garder une écriture d'une rare sensibilité - sans sensiblerie. Il multiplie les points de vue : Dave Robicheaux, ancien du Vietnam, ex-alcoolique, est le narrateur principal. Pourtant, nous entendons parfois d'autres voix, celle de Bertrand Melancon, jeune homme noir qui cherche sa rédemption au milieu de son enfer personnel ou Otis Baylor, dont la vocation est d'assurer les autres.
    Je me suis plains, parfois, de la religiosité excessive de certains auteurs américains (voir les derniers romans d'Harlan Coben). ici, il est surtout question du bien, du mal, de la frontière entre les deux, si facile à franchir (Dave se sent lui-même près à chavirer quand sa famille est directement prise pour cible). Il s'agit aussi de la résilience, ou comment se reconstruire quand, comme Thelma Baylor ou Mélanie, sa belle-mère, on a été détruite en profondeur ? le livre nous montre la douleur, physique et morale de Thelma, et comment elle et son père quittent leur statut de victime (qui n'a strictement rien d'enviable) pour poursuivre leur vie.
    La lecture de ce roman est un véritable coup de coeur.
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
  • Par biblio47, le 02 décembre 2011

    biblio47
    Eté 2005 : le terrible ouragan Katrina ravage le Sud de la Louisiane et détruit une grande partie de La Nouvelle-Orléans. Dave Robichaux, cajun, adjoint au shérif, va découvrir dans cette métropole sinistrée un univers cauchemardesque livré aux pillards, dans lequel la vie humaine est quantité négligeable. C'est une vision d'apocalypse, le lieu de toutes les violences. Dans cet univers chaotique, Robichaux enquête sur deux meurtres commis dans le quartier riche : les deux hommes avaient profité du cataclysme pour dépouiller un puissant maffieux de tout son argent. Il va rencontrer sur son chemin des violeurs en série, un prêtre morphinomane qui va abandonner ses fidèles qui, enfermés dans l'église, seront engloutis par les flots, des prisonniers qui ont pu s'évader de la prison de la ville dont les cellules seront envahies par l'eau, toutes les digues ayant cédé. James Lee Burke, à travers Dave Robichaux, parvient à garder des personnages d'une grande humanité et dénonce sans ambiguïté l'abandon par les autorités de la ville et de ses quartiers les plus pauvres.
    Le livre est très noir, magnifiquement écrit et composé : on l'accompagne dans une descente aux enfers où les gens, dans une situation extrême, tombent le masque et sont les métaphores du vrai visage d'une société complètement déboussolée dans laquelle le chacun pour soi est la règle.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par maltese, le 28 mai 2011

    maltese
    Une fois encore, on retrouve l'écriture si forte de Burke et ce regard pointé sur l'âme humaine.
    Dave Robicheaux et ses collègues vont être envoyés à la Nouvelle-Orléans pour apporter leur soutien aux flics locaux suite à l'ouragan Katrina.
    D'emblée, oubliez la mention de "thriller" de la couverture (réductrice selon moi), les citations du New York Times et de The Independent figurants en quatrième de couverture et pendant que l'on y est le titre lui-même qui n'a rien à voir avec l'original (et ne sert qu'à l'accroche).
    Pour le reste, c'est du tout bon.
    Robicheaux est toujours habité par ses démons et son entourage s'avère d'une présence primordiale, indispensable. L'échange avec les autres construit de toute façon et vont s'opposer tout au long du livre amour et haine marqués à l'égard d'autrui. Robicheaux tente de comprendre le monde et surtout les hommes: il est face à la nature dans son sens le plus large, et tout est souvent éclairé d'une lueur métaphysique et religieuse à la fois.
    James Lee Burke donne à voir sa Louisiane si belle et émouvante, ici ravagée par les forces naturelles, aidées par les malfaçons humaines. Mais surtout ne vous attendez pas à une description "live" du passage de Katrina et Rita. On a droit ici aux conséquences, à des paysages apocalyptiques dans lesquels vont se battre et se débattre les rescapés.
    Dave Robicheaux va en se lançant à la recherche du père Jude LeBlanc se retrouver pris dans une histoire de diamants volés, de maffieux... et de tueur en série inattaquable qui prendra pour cible la famille de notre héros. Il sera secondé par Clete Purcell, son ami, buveur invétéré, belle figure d'âme damnée.
    Goûtez donc à la beauté des romans de James Lee Burke (je conseille toutefois de lire les différents romans dans l'ordre d'écriture).
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)

Critiques presse (5)


  • Telerama , le 06 juillet 2011
    James Lee Burke dresse le portrait d'un pays en pleine apocalypse. Il réussit un grand roman tragique et enragé.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • LePoint , le 29 juin 2011
    Burke est un extraordinaire poète du pays des bayous, ces "petites rivières tranquilles et immobiles", en langage des Indiens Choktaw. Ses histoires imprégnées de descriptions magiques ont la même lenteur suspecte, cachant de brutales et terrifiantes accélérations.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • Lexpress , le 21 juin 2011
    Un texte puissant et terrible sur cette région [La Louisiane] laissée à l'abandon et où s'est noyée la civilisation. Magnifique.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Cyberpresse , le 20 juin 2011
    Ce polar raconte une histoire envoûtante, peuplée de personnages inoubliables profondément humains et qui vous hantent longtemps!
    Lire la critique sur le site : Cyberpresse
  • Lhumanite , le 18 juin 2011
    Brillamment écrit, impeccablement documenté, on y retrouve le talent, la générosité et l’indéniable sincérité de celui qui est sans doute le plus grand romancier « noir » actuel.
    Lire la critique sur le site : Lhumanite

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Citations et extraits

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  • Par Sharon, le 03 juin 2011

    la plupart des détenus qui sont au tru ont passé leur vie à imaginer des moyens de se faire remarquer par le système. Finalement, la prison est le seul endroit où ils se sentent à l'abri de leur propre échec.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Sharon, le 03 juin 2011

    Que se passe-t-il à l'intérieur de la tête d'un psychopathe ? Personne ne le sait. Même quand ils n'ont rien à y gagner, tous, sans exception, emportent leur secret dans leur tombe, et mentent sur ce qu'ils ont fait et sur l'endroit om se trouvent leur victime.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

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Videos de James Lee Burke

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Vidéo de James Lee Burke

Carnet de route Busnell ; interview de l'auteur traduite en français.








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