> Allen Ginsberg (Préfacier, etc.)
> Catherine Cullaz (Traducteur)
> Jean-René Major (Traducteur)
> Philippe Mikriammos (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070348822
Éditeur : Editions Gallimard (2008)


Note moyenne : 3.61/5 (sur 38 notes) Ajouter à mes livres
"On devient drogué parce qu'on n'a pas de fortes motivations dans une autre direction. La came l'emporte par défaut. J'ai essayé par curiosité. Je me piquais comme ça, quand je touchais. Je me suis retrouvé accroché. La plupart des drogués à qui j'ai parlé m'ont fait pa... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par Citizen-K, le 29 janvier 2012

    Citizen-K
    Ce livre porte bien son nom puisqu'il peut paraître décrire de manière très documentaire ce que l'auteur appelle "l'équation de la drogue", le cycle infernal qui s'installe dans la recherche du lâcher prise ultime.
    D'une très belle plume, qui lui est si particulière, Burroughs réussit à retranscrire et à construire à nos esprits le système de pression/dépression incessante de la drogue. Et il retranscrit surtout merveilleusement le microcosme des paumés et des drogués d'une ville américaine en plein milieu des fifties !
    Loin d'être un simple documentaire sur la drogue et la vie qu'elle impose comme certains semblent le dire, Burroughs ici nous donne l'occasion d'entrer en contact profondément avec tout ce qui justement se cache derrière ce monde crasseux de a drogue. C'est donc souvent bien plus profond qu'on ne le pense si on en reste pas sur une réaction épidermique dès lecture d'un des innombrables noms de drogues ou de raclures écumants les bas fonds d'un métro étrange !
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    • Livres 4.00/5
    Par ignatus-reilly, le 10 mars 2011

    ignatus-reilly
    Publié en 1952, Junky est le premier livre de William Burroughs.
    Il décrit le quotidien de William Lee, héroïnomane, de façon quasiment documentaire.
    Le drogué de Burroughs n'a rien de romantique.
    Il est plus souvent malade et en état de manque que dans un état de béatitude.
    C'est un type dont la vie tourne autour de la drogue, la prochaine dose, ce qu'il faut faire pour s'en procurer, le manque.
    Burroughs s'observe lui-même et nous décrit aussi bien son état moral que physique, sa déchéance.
    Dans ces années-là, les Etats-Unis deviennent très répressif envers les trafiquants de drogue mais aussi les consommateurs. Avoir des marques de piqures sur les bras est suffisant pour être condamné à une peine de prison.
    William Lee finira par quitter New-York pour le Mexique, en passant d'abord par la Louisiane et le Texas afin d'éviter une condamnation.
    Ce livre relate l'expérience de la drogue, le reste est accessoire.
    Lee est marié, cependant, de rares allusions sont faites à sa femme. Et pourtant, elle l'a suivi tout au long de son errance.
    Nous sommes dans le concret, dans la réalité du drogué. L'écriture est sèche, précise, sans fioriture, et c'est ce qui rend ce livre intéressant. Il est d'une précision chirurgicale.
    ll ne faut pas oublier que Burroughs a étudié la médecine (la chirurgie et les modifications du corps, la chimie du cerveau et les drogues).
    A la fin du livre, Lee part à la recherche d'une drogue appelée le Yage et utilisée par les indiens d'Amazonie, drogue sur laquelle Burroughs écrira un livre avec Allen Ginsberg.

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  • Par eli-re, le 12 août 2011

    eli-re
    A peine ouvert, j'ai rapidement remis ce livre dans ma bibliothèque, sans envie particulière de le rouvrir un jour.
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Citations et extraits

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  • Par ignatus-reilly, le 10 mars 2011

    Le camé vit dans le temps de la came. Quand on le prive de drogue, l'horloge s'arrête. Tout ce qu'il peut faire c'est s'accrocher et attendre que reparte le temps sans came. Un camé en état de manque ne peut échapper au temps extérieur ni faire autre chose que d'attendre.
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  • Par ignatus-reilly, le 10 mars 2011

    La haute idée que les médecins se font de leur noble métier fait que, d'une manière générale, le pire des systèmes est de demander trop directement de la drogue. Même s'ils ne croient pas votre histoire, ils ont besoin d'en entendre une. C'est comme un rituel oriental qui sert à na pas perdre la face.
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  • Par ignatus-reilly, le 10 mars 2011

    Vendre de la came est éprouvant pour les nerfs. Tôt ou tard, la flicaille vous fout les jetons et tout le monde vous paraît être de la police. Vous avez l'impression que les gens se rapprochent de vous pour vous sauter dessus avant que vous ayez le temps de vous débarrasser de la came.
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  • Par ignatus-reilly, le 10 mars 2011

    La came prend tout et n'apporte rien, sinon une assurance contre les douleurs du manque.
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  • Par ignatus-reilly, le 10 mars 2011

    Les toubibs mexicains ne ressemblent pas aux médecins marrons des États-Unis. Ils ne vous jouent jamais la comédie de l'homme de l'Art. Un médecin qui accepte de vous délivrer une ordonnance de morphines ne vous obligera pas à lui débiter votre petit boniment.
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