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Critique de BMR


BMR
01 mai 2013
★★★★★
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On avait fait la connaissance de l'américain Frederick Busch avec son deuxième polar traduit en français : Nord.
Aujourd'hui voici le précédent : Filles.
L'air jovial de F. Busch cache des bouquins très noirs. Très très noirs.
Dans l'épisode suivant (Nord, donc), le sombre héros Jack, le flic qui ne retrouve pas les enfants disparus, était tombé très très bas.
Dans l'épisode précédent (Filles, donc), il est à peine plus haut sur l'échelle de la désolation : son couple n'en finit pas de finir, tout comme l'hiver qui sévit cette année-là. Jack est désormais déchu en vigile de campus et seul son chien puant semble pouvoir le supporter (ou réciproquement ?).
Malgré quelques jeunes filles disparues, il n'est pas vraiment question d'enquête policière (encore moins que dans Nord). Non.
Il s'agit tout simplement d'une descente aux enfers (enfin on est déjà tout en bas : Jack est déjà bien descendu) et F. Busch essaie de nous faire partager une souffrance.
L'indicible douleur de la perte d'une enfant (on peut se rappeler L. Tardieu dans un tout autre registre romanesque).
Les disparitions d'enfant (vous avez compris que le couple Jack-Fanny a perdu sa fille également) viennent hanter l'esprit de Jack, un peu comme les disparitions hantent les cauchemars islandais d'Indridason.
Au fin fond de l'enfer et de l'hiver, il y a Jack et son mal de survivre. Entre deux murs de neige.
L'écriture est sèche et un peu hachée. Peut-être est-ce la traduction ou bien un autre moyen de nous atteindre et de nous faire partager la douleur.
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