Comme toujours dans l'œuvre de Buzzati, on n'échappe aux thèmes récurrents de l'angoisse, de l'absurdité et de l'irréel. Ces courtes
Nouvelles (hormis
Le Chien qui a vu Dieu) n'échappent pas à la règle. Elles se regroupent autour d'un sentiment de mélancolie, mélancolie face à la décrépitude, face au temps qui déforme ses corps…
La nouvelle éponyme donne de suite le ton à ce livre : absurdité et religion seront omniprésentes. Dans cette œuvre l'auteur fait plein de référence à la Bible (tour de Babel, David et Goliath…), à la religion et à Satan qui apparaît dans plusieurs
Nouvelles.
A cela vient se greffer l'angoisse de l'homme face à la mort, face à son jugement, face à son existence, face à son impuissance à contrôler son destin. L'homme moderne qui pense dominer sa vie mais qui finit toujours par se perdre, par se damner. Quand les plus humbles arrivent, il y a toujours une sortie en forme de labyrinthe, labyrinthe du monde moderne, surréaliste et absurde.
Les
Nouvelles sont comme souvent dans ce genre d'œuvre de qualité inégale, certaine sont de véritables pépites, révélant des mondes oniriques, voire de véritable allégories, comme l'histoire du lépreux qui veut sortir de son lazaret.
Encore une fois un bon Buzzati à savourer à tous les degrés.
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