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Critiques sur Le K (21)


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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45 le 20/02/2012


    J'ai lu ce livre au collège, en tant que lecture imposée, mais je m'en rappelle très bien car, bien que moi, j'adorais lire, mes camarades de classe, eux, ne partageaient pas tous la même passion que moi. Et pourtant, ce livre leur a plu, à tel point que ce n'était pas un calvaire pour eux que d'avoir à le lire...bien au contraire.
    Je suis d'accord avec la plupart des critiques qui ont déjà été faites sur ce livre, aussi ne vais-je pas répéter une fois encore ce qui a déjà été dit.

    A travers des différentes Nouvelles, qui ne se ressemblent en rien, il y en a pour tous les goûts, passant du réalisme au fantastique...quoi de mieux pour faire découvrir la lecture aux ados sans pour autant leur infliger un pavé de cinq-cents pages d'un coup ? Ici, ils peuvent voguer selon leur bon loisir, sauter une nouvelle si leur titre ne leur plaît pas et y revenir par la suite, sans pour autant perdre le fil de l'histoire. A découvrir et à faire découvrir !

    critique de qualité ? (25 votes positifs)



    • Livres 0.00/5
    Par melusine1701 le 05/08/2010


    La première impression qui s'est dégagée de ces Nouvelles est celle d'un art consommé de la chute et de l'ironie. Le K est un monstrueux squale, redouté de tous les marins, qui s'acharne à poursuivre Stefano jusqu'à la fin de sa vie, et lorsqu'enfin il le rattrape, c'est pour lui apporter fortune et amour. le Défunt par erreur est un peintre qui append dans les journaux sa propre mort: son entourage lui conseille de ne pas démentir, attendu qu'un artiste n'a jamais autant de succès que lorsqu'il est trépassé. Mais difficile de revenir ensuite à sa vie. Quand au Général inconnu, pourquoi ne suscite-t-il pas la même émotion, le même culte que le soldat inconnu? Non, lui, on le laissera pourrir sur le champ de bataille.
    Vision pessimiste du monde? Je pencherai plutôt pour un malin plaisir à jouer avec les attentes et les sentiments du lecteur. L'héroïne du Petit Ballon, une petite fille qui n'a pas grand chose, qui obtient à force de supplique que sa mère lui achète un beau ballon de baudruche, est une véritable aubaine pour montrer comme la cruauté des hommes peut être gratuite. Mais le chef-d'oeuvre du genre reste le célèbre Pauvre Petit Garçon!, piège mesquin pour lecteur compatissant qui abat son couperet au tout dernier mot en révélant l'identité de la maman.
    Buzzati est enfin un maître du fantastique moderne, pas celui de la terreur, de l'horreur, mais bien de l'inquiétude, de cette chose qui ne saurait s'expliquer et qui crée une histoire en modifiant très légèrement le réel. Vous avez peut-être déjà croisé le veston ensorcelé, dans les poches duquel apparaissent des billets alors que celui qui le porte voit son entourage ruiné. Plus loin, dans L'oeuf, c'est lors d'une chasse aux oeufs de Pâques organisée pour les enfants des riches et dont la femme de chambre n'a pas pu payer le billet que l'étrange se produit: la mère menace ceux qui oseraient faire sortir sa fille, et ils s'effondrent tous les uns après les autres. On croisera encore cette Petite Circé, qui traite d'abord ses amants comme des chiens, et finit par appeler ses chiens comme ses amants... coïncidence?
    toutes les nouvelles ne m'ont pourtant pas enchanté, j'ai trouvé quelques longueurs (dans des Nouvelles, tout de même) et j'ai même parfois été un peu perplexe. Il faut croire que le monde de Buzzati doit parfois rester hermétique.

    critique de qualité ? (10 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par fleurdusoleil le 15/08/2010


    Dino Buzzati ( 1908-1972), écrivain et journaliste italien, est l'auteur de ce recueil fantastique. Il fut publié la première fois en 1966 en Italie et en 1967 en France. Son titre original est “ Il Colombre”.
    Composé de 50 Nouvelles toutes plus étranges les unes que les autres, ce livre peut se lire soit comme un roman classique, soit que un recueil de poème. A chacun son envie…

    Dino Buzzati décline ici l'homme au travers de mises en situation angoissantes et drolatiques. De l'étrange au sombre, il décortique l'âme humaine ( jalousie, trahison, haine, envie, peur de la mort…) Mais c'est surtout la Mort qui est omniprésente dans l'univers de Dino.
    Pour donner du corps à ses petits récits, il use intelligemment d'allégories et de métaphores. Et il n'hésite pas à ce mettre en scène et se moquer de lui-même.

    Pour vous donner un aperçu du génie de Buzzati et en essayant de vous en dire le moins possible pour ne pas vous gâcher votre lecture, voici le résumé de quelques histoires :

    Le K : Nouvelle qui donne son nom au recueil.
    Stefano va fuir toute sa vie un monstrueux squale prénommé Le K par les marins. Ce géant des mers doit, selon la légende, le dévorer. Mais est-ce bien son but ?

    La Création : Celle-ci est ma préférée.
    Des architectes célestes proposent à Dieu de Créer une planète nommée Terre. Pour ce faire ils lui montrent toutes les créatures vivantes ( micro-organismes, végétaux, minéraux, animaux…) qui la peupleront. Lorsqu'on lui propose l'Homme, Dieu ne veut pas de cette chose sur sa Terre, mais fini par ce laisser convaincre. Pourtant….

    Pauvre petit garçon ! :
    Dolphi est un enfant petit et malingre. Les autres ne l'aiment pas et lui montrent bien.
    D'indifférence en humiliation, Dolphi va nourrir une haine telle qu'il deviendra le plus grand dictateur de l'histoire.

    Et bien d'autres encore, mais je vous laisse le plaisir de les découvrir !

    Lu dans le cadre d'une lecture commune organisée par Mélusine. Retrouvez son avis ici.



    Lien : http://ecritureetpoesie.canalblog.com/archives/2010/08/15/18815886.h..

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Lyra le 08/12/2008



    "Le K", c'est le nom de la première Nouvelles. Ca parle d'un enfant qui part un jour en mer avec son père et qui aperçoit un K (plus connu sous le nom de squale), animal réputé pour ne pouvoir être vu que par la personne que ce K a choisi de dévorer, et par sa famille... Et donc l'histoire qui en découle.
    J'aime beaucoup ce recueil parce que les histoires sont assez différentes les unes des autres, pas toutes dans le même style. La première parle du monde "marin et bateau", une autre parle d'auteur et de journalisme, une autre de la guerre, une autre d'une espèce de punition divine,...
    Certaines histoires se basent sur des faits réels, modifiés par la suite, d'autres ont une petite touche de fantastique, d'autres pourraient être le quotidien de n'importe qui. Elles peuvent être surprenantes, drôle, émouvantes. Il y en a un peu pour tous les goûts, c'est agréable.

    On peut prendre le bouquin, comme ça, n'importe quand, l'ouvrir un peu au hasard, lire une nouvelle et le refermer et passer à autre chose. D'autant plus que les Nouvelles font à peine quelques pages, 8 ou 10, parfois moins.

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par jsgandalf le 27/04/2012


    Le « K » ça c'est un titre énigmatique. C'est vrai et l'on s'en rend compte à la sortie de ce recueil de 50 Nouvelles à peut près.
    C'est encore un livre de souvenir de lycéen. Certaines histoires, c'est bizarre, sont resté, le « K » bien sur et sa fuite éperdu, mais aussi « suicide au parc » ou encore celle d'un petit garçon brimé, il me semble par sa nourrice.
    Le genre va du fantastique, à l'humour, à l'absurde en passant par un mélange des trois. Dit comme ça cela fait peur. Mais Buzzati c'est aussi quelqu'un de marqué par la guerre, la dictature et la modernité : tout ce qui broie l'âme humaine. le ton permet d'émettre une critique acerbe de notre société que cela soit celle de notre passé proche ou notre présent. Tous ça sur fond d'écriture des années 60. Un livre conseillé dans cette période ou une certaine politique laisse un étrange goût amère, de déjà vue.

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Woland le 24/12/2007


    Il Colombre
    Traduction : Jacqueline Rémillet

    Eh ! bien, j'ai trouvé ce volume très inégal, chose banale, me direz-vous, et presque immanquable quand il est question de Nouvelles. "Le K", qui donne son titre au recueil, est d'une excellente facture. Idem pour, entre autres, "L'Arme Secrète" (les dirigeants internationaux décèdent un à un dans des circonstances énigmatiques dès lors qu'ils commencent à parler de guerre ...), "Le Défunt par erreur" (déclaré mort suite à une erreur dans un journal, un peintre joue le jeu et voit avec stupeur la cote de ses oeuvres atteindre des hauteurs inespérées ...) ou "Pauvre petit garçon !" (vision très particulière de la jeunesse d'un certain petit Adolf ...)
    Mais d'autres, notamment le final : "Voyages aux Enfers du Siècle", ne m'ont vraiment pas "accrochée." D'autant que Buzzati fait parfois preuve d'un pessimisme - voire même d'un mépris de la femme - qui me consternent.
    Mais le plus ennuyeux, je pense, c'est que Buzzati mêle, à un sens réel du fantastique et à un jouissif humour noir, un surréalisme qui n'a jamais été ma tasse de thé. le surréalisme me semble ici trop présent, trop absurde, perdant ainsi son authentictité. Peut-être, utilisé à doses plus réduites ...
    Enfin, cela ne m'empêchera pas de lire "Le désert des tartares" dont j'ai toujours trouvé l'intrigue fascinante. ;o)

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Anassete le 23/03/2012


    Un découverte fantastique (dans les deux sens) avec un livre qui propose une version bilingue. L'italien est très accessible pour qui a déjà étudié un minimum la langue, et la traduction rend bien le texte italien. Plus on parcourt le livre, plus on oscille toujours entre l'angoisse et le rêve.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par cruzado le 16/02/2012


    Le diable se cache dans le détail dit on... Dans Le K- il se cache partout dans un jardin d'apparence tranquille, dans l'amour insensé d'un homme pour sa voiture... et que dire de la nouvelle ' le chasseur de vieux' ? Une belle critique sur le jeunisme, la productivité... Je l'ai lu et relu plusieurs fois, et a chaque fois, me saisissent la justesse et la finesse de la critique avec cette sorte de tendresse teintée d'indulgence qui transpire dans le regard de Buzzati sur notre condition d' êtres humains ballottés au hasard des circonstances.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 1.00/5
    Par ptitemandine le 16/06/2011


    L'homme et ses quêtes, ses espoirs insensés. Et une issue, toujours la même. La Mort, inexorablement...
    Cela fait deux fois que le lis, et toujours la même difficulté pour le terminer : la mort à chaque page, c'est un peu difficile à digérer! Pas beaucoup d'espoir là-dedans, c'est le moins que l'on puisse dire! C'était le propos de Buzzati j'imagine, mais j'avoue que ce recueil a le don de me démolir le moral. Et puis, je trouve ces Nouvelles un peu inégales...

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par TwiTwi le 05/07/2011


    Le k est un recueil de Nouvelles que j'ai lu quand j'étais ado, suite à une lecture et analyse de texte de la nouvelle "Le petit garçon" en cours de français. J'en gardais un très bon souvenir, sans me rappeler de quoi parlait les Nouvelles, excepté le texte sus-nommé qui m'avait fortement marquée.

    Du coup, quand il a été proposé comme lecture commune pour le Cercle d'Atuan, je me suis jetée sur l'occasion, d'une part pour le racheter car la couverture horrible de mon exemplaire donnerait des cauchemars au plus aguerri des lecteurs alors que celle de Jong Romano (l'actuelle) est juste superbe, d'autre part pour le relire.

    Force est de constater que je ne gardais pas de bons souvenirs pour rien. L'écriture de Buzzati est fluide, entrainante. Ces textes, d'une rare sensibilité, donnent toujours envie de tourner la page pour savoir la suite. Les Nouvelles sont juste assez longues pour que le lecteur soit pris dans l'histoire sans être non plus coupé dans son élan.

    Différents thèmes sont abordés, tels que l'innocence de l'enfance, la difficulté de vieillir, l'absurdité de la guerre, les risques du succès et de la réussite, la solitude, l'amour ... L'intemporalité de ces thèmes et la justesse de leur traitement donnent tout leur sens à l'accession au rang de classique de Le k. L'humour est souvent au rendez-vous, ironique sans être cinglant et les chutes des histoires nous offrent la plupart du temps une leçon de morale, comme si on lisait une fable.

    François Livi, dans la postface résume bien le sens de ce recueil : "Le k n'est donc pas qu'un recueil de Nouvelles. C'est un livre qui apprend au lecteur l'art difficile de déchiffrer le vaste et incompréhensible journal du monde. le fantastique est un instrument d'optique qui corrige notre myopie. Et l'humour évite, tout simplement, que le drame de l'existence tourne à la tragédie."

    Le recueil comportant une cinquantaine de Nouvelles, il m'est bien sûr impossible de vous faire un compte-rendu détaillé mais voici mon avis sur quelques unes des Nouvelles qui m'ont le plus marquées.

    Le k. L'histoire d'un homme qui passe sa vie à fuir un monstre qui définit le sens de sa vie. Tout ça pour se rendre compte au final que le monstre n'était pas un monstre et que sa vie eût pu être tout autre. de l'intérêt de ne pas se fier au destin ou à un parcours tracé.

    Le petit garçon. Toujours très marquante et touchante, cette nouvelle nous parle d'un petit garçon mal aimé qui vit ses derniers instants d'innocence dans ce monde de brutes ... pour peut être en devenir une lui-même ?

    "Le garçon leva les yeux, reconnaissant, il essaya de sourire, et une sorte de lumière éclaira un bref instant son visage pâle. Il y avait toute l'amère solitude d'une créature fragile, innocente, humiliée, sans défense ; le désir désespéré d'un peu de consolation ; un sentiment pur, douloureux et très beau qu'il était impossible de définir. Pendant un instant - et ce fût la dernière fois - il fut un petit garçon doux, tendre et malheureux, qui ne comprenait et demandait au monde un peu de bonté."

    Le chien vide. Une nouvelle très triste sur la solitude. Pas vraiment une histoire avec une chute, juste les pensées et le désarroi de quelqu'un de très seul, à la pire période de l'année qui soit : Noël.

    Chasseurs de vieux. Une nouvelle avec un côté "course-poursuite" très prenant, dans un monde où les vieux sont littéralement tabassés à mort par les jeunes. J'y ai vu une métaphore de notre société actuelle qui tue la vieillesse en en faisant une tare.

    POUR ALLER PLUS LOIN
    Publié pour la première fois en 1966.
    1967 pour la traduction française chez Robert Laffont.
    Traduit par Jaqueline Rémillet.
    Postface de François Livi.
    Illustration de couverture par Jong Romano.
    443 pages.


    Lien : http://ledragongalactique.blogspot.com/2011/07/le-k-dino-buzzati.html

    critique de qualité ? (2 votes positifs)






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