ISBN : 2266107526
Éditeur : Presses Pocket (2000)


Note moyenne : 3.61/5 (sur 23 notes) Ajouter à mes livres
Antonio Dorigo, cinquante ans, est tombé follement amoureux de Laïde, petite call-girl de vingt ans.

Ce n'était pas une question charnelle, c'était d'une sorcellerie plus profonde, comme si un nouveau destin, auquel il n'avait jamais pensé, l'appelait, lu... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par claracambry, le 02 novembre 2010

    claracambry
    Antonio Dorigo, quinquagénaire et architecte distingué de Milan se rend à son habitude chez Mme Ermelina. Mme Ermelina est tenancière d'un bordel. Elle lui propose une nouvelle fille prénommée Laïde. Elle est une prostituée et il en tombe amoureux fou. Laïde joue avec lui comme une marionnette. Bien qu'il en ait conscience, il tombe dans les affres et les turpitudes de l'amour aveugle.
    Ah, Dino Buzzati, j'ai découvert cet auteur avec ses Nouvelles « Le K », inutile de chercher le billet, je l'ai bien lu avant mon blog et ce livre avait été un coup de cœur.
    Antonio se rend chez Mme Ermelina, partagé entre ses principes et la facilité de l'amour : "quelle chose merveilleuse que la prostitution, pensait Dorigo. Cruelle, impitoyable, dévoreuse de filles. Et pourtant combien merveilleuse. On hésitait à croire que des possibilités de cette sorte pussent exister dans le monde d'aujourd'hui, tellement réglé, policé, fade. Un rêve devenu réalité, d'un coup de baguette magique, pour vingt mille lires."
    Jamais, il n'aurait pensé tomber amoureux d'une prostituée. C'est contre ses principes. Mais, Laïde l'a comme envoûté. Antonio subit cet amour passionnel. Il est jaloux, exclusif. Tourmenté, il tente de se défaire de cet amour qui le ronge. Elle le manipule, il est sa chose. Il essaie de ne plus la voir. Il sait qu'il est mené par le bout du nez mais Laïde l'obsède : "prisonnier d'Un amour fou et trompeur, le cerveau ne lui appartenant plus, Laïde y avait pénétré et lui desséchait le lui mangeait."
    On suit Antonio se débattre comme une abeille au fond d'un pot de confiture. Il s'embourbe, ne vit que pour Laïde. Elle s'amuse et fait des caprices, il cède, ne sait pas refuser et l'entretient. A la différence d'un livre sur Un amour passionnel impossible, ici le thème de la prostitution est omniprésent en filigrane. Certaines pointent à l'usine, Laïde fait commerce de son corps.
    Antonio trouvera-t'il la paix ? Je ne vous le dirai pas…
    J'aime l'écriture de Dino Buzzati qui une fois de plus a fait mouche. Dans ce livre, l'amour y est décrit sous sa forme la plus forte, la plus violente et sous son aspect lucratif. La prostitution aurait pu être sale, dégoûtante, rien de tel ici.
    Un livre à la fois troublant et beau !

    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2010/11/dino-buzzati-un-amour.html
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    • Livres 3.00/5
    Par JeanLouisBOIS, le 11 décembre 2010

    JeanLouisBOIS
    Roman d'Un amour-passion non partagé entre deux personnages venant de deux mondes que tout oppose: Antonio Dorigo, architecte quinquagénaire, riche, reconnu et grand bourgeois milanais et Laïde,très jeune prostituée, "Un amour" est l'histoire d'une relation vouée à l'échec confirmant la thèse de Denis de Rougemont: "l'amour heureux n'a pas d'histoire". L'intérêt de ce récit repose surtout sur sa progression inexorable et sur les petites digressions parfois poétiques de Buzzatti ainsi que sur la position du narrateur qui se met dans les pensées des protagonistes et les accumulations lexicales explorant la richesse imaginative et créatrice de l'auteur.
    Cependant, la lecture n'est pas toujours aisée ou agréable car, malgré une bonne traduction de Michel Breitman, l'intérêt de l'intrigue parfois se relâche. On a souvent l'impression d'avoir déjà vu ou lu ce genre d'histoire quelque part. ( Nana, l'Ange Bleu,...)
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    • Livres 3.00/5
    Par Norlane, le 14 août 2010

    Norlane
    Un milanais, reconnu socialement mais démuni face aux femmes, rencontre Laïde parmi les prostituées qu'il côtoient régulièrement. Et le quinquagénaire cultivé se heurte à cette jeunesse mystérieuse, pas spécialement jolie, ni douée au lit, et qui ne connait que la fuite et le mensonge. Dans une écriture assez crue, le drame se déroule : Dorigo ne peut que sombrer, rongé de jalousie, aimant - mal - une qui ne peut être aimée. A moins que ?
    Je me suis laissée emporter dans ce flot de pensées mêlées de récit, qui nécessite quelques pages d'acclimatation.
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Citations et extraits

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  • Par JeanLouisBOIS, le 11 décembre 2010

    Tout ce qui est dans le monde inanimé nous fascine, les bois, les plaines et les fleuves, les montagnes, les océans, les vallées, les steppes, plus encore, plus encore, les villes, les palais, les pierres, plus encore, le ciel, le vent de la montagne, les tempêtes, plus encore, la neige, plus encore, la nuit, les étoiles, le vent, toutes ces choses indifférentes et vides par elles-mêmes, se chargent d'une signification humaine dans la mesure où, sans que nous en prenions conscience, elles contiennent un pressentiment de l'amour. (p.141)
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  • Par JeanLouisBOIS, le 11 décembre 2010

    Il comprit que le ballet n'était qu'un merveilleux symbole de l'acte sexuel. La règle,,la discipline, l'obligation souvent cruelle faite aux membres de se lancer dans des mouvements difficiles et douloureux, la contrainte imposée à ces jeunes corps virginaux de se mettre en des positions extrêmement tendues et ouvertes, la libération des jambes, du tronc, des bras,leur totale utilisation: tout cela n'était que pour la satisfaction du mâle. Un mâle auquel les danseuses, avec fougue, avec peine, avec douleur, s'abandonnaient. Et la beauté résidait ,justement dans cet abandon passionné et impudique. (p.56-57)
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  • Par JeanLouisBOIS, le 11 décembre 2010

    Il l'aimait pour elle-même, pour ce qu'elle représentait de féminin, de caprice, de jeunesse, de simplicité populaire, d'effronterie, de liberté, de mystère. Elle était le symbole d'un monde plébéien, nocturne, joyeux, vicieux, ignominieusement intrépide et sûr de soi qui fermentait d'une vie insatiable auprès de l'ennui et de la respectabilité des bourgeois. (p.105-106)
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  • Par JeanLouisBOIS, le 11 décembre 2010

    Tout en Antonio est colère, rage, haine, fièvre de la lutte. Un vent tragique et désespéré le porte. C'est la vie, il ne s'en aperçoit pas mais pourtant il n'a jamais aussi intensément vécu que dans ces brefs instants. Vaincu, maltraité, trompé, trahi, mais vivant toutefois, idiot, ingénu, misérable, abject oui mais vivant. (p.293)
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  • Par mila0707, le 28 juillet 2011

    La caractéristique du véritable amour, c'est que l'on n'est plus en mesure de se dominer soi-même, de se contrôler. Ça, c'est typique. Parce qu'on devient fou. C'est une maladie mentale qui fait qu'on se comporte d'une manière différente de celle qui découlerait de la raison. (préface)
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