Revoilà Heather ! Elle n'a guère changé, si ce n'est que ses chansons sont plus matures. Je constate néanmoins avec une horreur non dissimulée qu'elle cite ma grande amie
Nora Roberts. Personne n'est parfait.
Il faut dire qu'Heather n'a pas de chance, après ce troisième assassinat en si peu de temps. Pour Heather, pas question d'enquêter, elle est bien trop occupée avec son bonheur tout neuf. TAD ! Vous êtes autorisés à dire que ce prénom est ridicule, c'est vrai. Elle a oublié très vite Cooper, tandis que son co-locataire pense toujours à la protéger, essentiellement contre elle-même. Elle n'a pas oublié néanmoins :
- Lucy, gâtée par son père (qui la promène) et par Cooper (qui lui donne des magazines
Victoria's secret à déchirer).
- sa gourmandise. J'ai frôlé l'indigestion en la lisant. Toutes les excuses qu'elle se trouve pour manger mériteraient d'être notées afin de les réutiliser, si ce n'est que j'ai surtout besoin d'excuse pour mes achats livresques (est-il possible de les détourner ?).
La lecture de ce troisième tome m'a semblé assez répétitive, peut-être aussi parce que
Meg Cabot emploie les mêmes formules d'un volume à l'autre. Serait-elle atteinte du syndrôme
Nora Roberts ? D'un autre côté, se plagier soi-même n'est pas un délit, non plus que réutiliser une formule qui fonctionne. C'est juste un peu ronronnant.
J'allais oublier l'enquête, que j'ai trouvé relativement simple, comme si l'essentiel était ailleurs, entre les revendications sociales des uns, les principes religieux des autres, la reconversion difficile d'une ex-star de la pop avec des retombées mercantiles hautement amusantes - les chansons d'Heather deviennent carrément revendicatrices.
Tout est bien qui finit bien, heureusement, y compris pour ce sympathique Garfield, qui a trouvé sa Lucy.
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