> Anne Romby (Illustrateur)

ISBN : 2700223039
Éditeur : Rageot Editeur (2001)


Note moyenne : 4.33/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres
« Benjamin est mort, renversé par un chauffard. »
Un jour d’octobre, la vie de Sophie bascule dans le chaos. La mort brutale de son petit frère bouleverse la famille. Les repères de chacun volent en éclats. Face à la détresse de ses parents, Sophie doit prendre e... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 5.00/5
    Par Seraphita, le 20 juin 2011

    Seraphita
    Lundi 2 octobre : Tout commence par un cri, ce « NON ! » terrible qui résonne dans la bouche de la mère de Sophie, une adolescente. Benjamin, ou Ben, comme tous l'appellent, vient de mourir, renversé par un chauffard. L'irréparable a eu lieu, plongeant une famille dans le lent, le long travail de deuil. Comment Sophie va-t-elle composer avec la somme des émotions qui la traversent, avec la résonance de cet événement sur chacun des membres de la famille ?
    J'ai beaucoup apprécié la lecture de cette œuvre de littérature de jeunesse : en effet, je l'ai trouvée très juste, du début à la fin. Les émotions relatées par l'adolescente dans cette douloureuse épreuve de la perte d'un proche me semblent très crédibles. Sophie, sous la plume habile de l'auteure, Chantal Cahour, analyse très justement, à la fois son vécu propre, tissé de sentiments contradictoires, ainsi que le vécu de ses proches (de sa mère qui sombre dans la dépression, de son père qui se noie dans le travail pour faire face à l'impensable, de son frère aîné Laurent qui exprime, au départ avec des mots maladroits, combien il a souffert de devoir partager sa chambre avec son frère si jeune) ou de ses amis. Elle décrit bien l'appréhension qui la saisit quand elle retourne dans son collège, avec un questionnement en filigrane : comment se comporter maintenant face à l'autre, professeur ou ami ?
    Le sentiment amoureux est également traité, toujours avec finesse et pudeur : un lien se tisse entre Sophie, qui vient de perdre Ben, et Simon, qui a perdu son père. Quelle est la nature de ce lien ? C'est dans la rencontre avec Simon, faite de mots, de gestes, qu'une réponse va se dessiner.
    L'ouvrage se conclut avec la survenue du printemps, sans doute faut-il y voir un signe : le temps d'une nouvelle naissance ?
    Un ouvrage tout en finesse, tout en pudeur, qui explore le vécu d'une adolescente confrontée au deuil, sous l'angle d'une analyse approfondie de ses émotions. Un vrai coup de cœur ! Un beau livre à découvrir.
    Les prix obtenus pour ce livre :
    - Prix Jeunes-Littérature – Les Ponts-de-Cé, 1995
    - Prix Tatoulu – Paris, 1996
    - Prix du roman jeune – Laval, 1996
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    • Livres 3.00/5
    Par Sophielit, le 08 août 2011

    Sophielit
    Le deuil teinte chacune des pages de ce roman, et l'auteure ne s'attarde pas juste aux réactions de la famille immédiate, mais elle touche aussi celles de l'entourage de la famille. Cela permet de voir différentes réactions et de pouvoir s'identifier plus facilement à l'un ou l'autre des personnages. Martine Cahour rend d'ailleurs très bien les émotions contradictoires qu'on peut vivre lors d'un deuil et celles-ci m'ont semblé justes et crédibles.
    À conseiller à ceux qui vivent ou un vécu un drame semblable puisqu'ils pourront trouver l'espoir au détour d'un chapitre…

    Lien : http://sophielit.ca/critique.php?id=239
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Citations et extraits

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  • Par Seraphita, le 20 juin 2011

    Je ne pouvais plus reculer, il fallait reprendre le collège. Le vendredi matin, Valentine est passée me chercher. Heureusement. Seule, je n’aurais pas pu affronter la classe.
    Le pire, c’était que je ne savais pas ce que j’attendais des autres. J’envisageais une première possibilité : « Si chacun me dit un mot gentil, ça va être affreux, je vais éclater en sanglots à chaque fois, je passerai la journée à pleurer. Je ferai peur à tout le monde, personne n’osera plus me parler. »
    Et puis, seconde hypothèse : « Si aucun d’entre eux ne fait allusion à la mort de Ben ? Je ne supporterai pas que les autres aient l’air d’ignorer ce que je vis. Je les trouverai tous infects et j’aurai envie de leur hurler ce que je pense. »
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