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ISBN : 2070382273
Éditeur : Gallimard

Note moyenne : 4.16/5 (sur 143 notes)
Résumé :
... Elle ouvre la porte. Éteint la lumière derrière elle. Elle reste sans bouger, dans l'encadrement, présentée, offerte... les cheveux noirs coulants, déployés autour de sa tête, sur les épaules découvertes dans la robe à grands ramages qui glisse le long de son corps, pelure de tissu soyeux presque de la couleur de sa peau bronze. Elle est belle... Elle attend. C'est un tel abandon, une telle offrande de sa présence que cela me trouble, me semble étrange, insensé,... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
wellibus2
wellibus226 juin 2016
  • Livres 4.00/5
Ce livre est un brûlot écrit d'une plume acerbe et virtuose. Lire Calaferte, c'est un peu comme se prendre une grande claque dans la gueule. Chaque mot vous assomme, chaque phrase vous transperce, chaque image vous éblouit. Chaque ligne de ce bouquin est une oeuvre d'art à part entière où la poésie est omniprésente. Septentrion est le récit autobiographique de sa jeunesse passée à errer entre le travail en usine, ses relations passionnées et particulières avec Mlle van Hoeck, et les turpitudes de l'écriture. Marginal dans l'âme, il nous livre une vision de l'humanité peu reluisante, assez pessimiste. le sexe tient une grande place dans cet ouvrage qui s'est vu interdit à la publication pendant près de 20 ans avant que Denoël l'édite en 1984.
Lien : http://www.franck.pelissier...
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floyd2408
floyd240809 août 2015
  • Livres 5.00/5
« Au commencement était le Sexe.
Sauveur. Chargé d'immoralité. Il y a la Bête. Héroïque. Puissante. Et au-delà de la Bête il n'y a rien. Rien sinon Dieu lui-même. Magnifique et pesant. Avec son oeil de glace. Rond. Statique. Démesurément profond. Fixe jusqu'à l'hypnose. Tragique regard d'oiseau. Allumé et cruel. Impénétrable de détachement. Rivé sur l'infini d'où tout arrive ».
Je pénètre malgré moi une oeuvre incomparable de la littérature française longtemps mis de côté par puritanisme - cause pornographie- comme Les Fleurs du Mal de Baudelaire. Ce livre est une explosion des sens ou le sexe voltige avec douceur avec les émotions de l 'auteur et de son héros. ce corps à corps sensuel des mots s'enivrent de la puissance littéraire de Louis Calaferte perdu dans les humeurs de cet écrivain virtuel au prise avec ses fantasmes, ses peurs, ses doutes, ses folies, sa débauche, sa phobie du travail...Lire ce livre c 'est comme manger un pigment fort des îles. la sève puissante coule dans vos veines pour vous brûler les entrailles avec malice et diablerie, ce roman autobiographique s'enflamme de ces impudeurs, cette vision des femmes respirent celle d'un homme amoureux de la gente féminine surtout de leur chair, de leur plaisir, de leur désir , de cette envie de concupiscence ....l'acte d'amour ...le plaisir de la chair défendue ....
Mais la folie rencontre la peur d'écrire cette paralysie de ne pas pouvoir réussir,ce complexe des autres avec cette force d'attendre le bon moment d'écrire, de réaliser ce livre parfait, être dans la bonté des Dieux semant la grâce des mots et de l'inspiration.Nous voyageons dans l'univers d'un pique assiette allant ci et là d'ami de maitresse devenant gigolo aussi ...Cette première partie est un tel délice. une mélopée de mots, de petits noms donné à la maitresse de notre héros gigolo c 'est un régal acide, sarcastique, machiste, vulgaire,ordurier ....
C 'est un roman indispensable à littérature française.Louis Calaferte vit pour l'écriture, il est submergé par cette force incontrôlable littéraire, il vit que pour cette passion dévorante, il s'enrage avec violence et passion dans cette folie ou sa vie n'est que support pour devenir écrivain...
Pour finir je citerai Philippe Sollers : « Ne pas avoir lu ou ne pas lire sur-le-champ Septentrion est foncièrement immoral »
Alors aller lire Septentrion ....
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benrheinaue
benrheinaue24 octobre 2012
  • Livres 5.00/5
Petit détour par ce qui devrait être, un incontournable de la Littérature, la Grande. Louis Calaferte (1928-1994) est un écrivain français né en Italie, hélas, beaucoup trop méconnu de nos contemporains (l'était-il seulement des siens ?). Il est l'auteur de ce livre sulfureux, Septentrion, publié en 1963, mais rapidement retiré de la vente, car tari de roman pornographique. Censuré en pleine période de « libération des moeurs », il faudra attendre plus de 20 ans pour que Denoel le réédite, en 1984.
La première question : comment un conglomérat de prête-noms gouvernementaux-littéraires, a t-il pu passer à côté d'un tel chef d'oeuvre, pendant plus de deux décennies, ne s'arrêtant qu'aux mots « foutre », « con » (au sens vaginal du terme), ou « salope » ? Une faute de goût, au mieux, une faute professionnelle, au pire, au même titre que l'interdiction des Fleurs du mal par exemple. Et les mots sont bien pesés, car dans la tumultueuse histoire du roman français au XXème siècle, il y a deux Louis : Céline, et Calaferte. Dans sa composition, Septentrion pourrait faire penser au Voyage ; une oeuvre fleuve, dans laquelle le personnage principal se laisse emporté au gré de ses pulsions, pour un livre qui semble écrit d'une traite, grâce à une plume qui coule sans jamais tomber dans la dissonance. Et quel style ! Une pure merveille. Chaque phrase vous collera une bonne gifle littéraire en pleine figure, et vous fera oublier très vite toutes les mauvaises choses que vos pauvres yeux auront pu ingurgiter jusqu'à présent. Dire que c'est méticuleux est un euphémisme, Septentrion est rédigé dans de la soie, chaque mot recèle du luxe verbal.
Le roman, probablement autobiographique, tourne autour des questionnements de l'écrivain, mais surtout d'une femme : la belle et nymphomane Nora van Hoecke, rentière hollandaise, dont le narrateur s'évertue à combler les pulsions perpétuelles et inassouvissables, en contrepartie de l'argent qu'elle lui donne, et de la vie luxueuse qu'elle lui offre. Elle lui permet de bien manger, de (bien) baiser, et d'aller à l'opéra, choses que ce narrateur fauché n'a jamais pu s'offrir, lui qui s'enfermait dans les toilettes de son usine de piles, pour déguster des livres. Cependant, il tombe dans un paradoxe, car cette orgie de bien-être matérialiste l'empêche d'écrire. Trait important du livre, la relation que le narrateur entretient avec la religion. Sans cesse entrain de s'adresser à Dieu, l'implorant, l'insultant, blasphémant, il paraît délaissé, et semble agir comme un enfant qui n'aurait pas reçu assez d'amour, et qui ferait tout pour provoquer ses parents. Cette dimension est sans nul doute un élément central de ce bijou romanesque, un cri d'appel à Dieu, de la plus charnelle des manières.
Pour ne citer que Philippe Sollers : « Ne pas avoir lu ou ne pas lire sur-le-champ Septentrion est foncièrement immoral »
Lien : http://luvuentendudotcom.wor..
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moertzombreur
moertzombreur12 septembre 2014
  • Livres 5.00/5
"Au commencement était le sexe".
Il y eu d'abord deux romans : Requiem des innocents et Partage des vivants, puis Septentrion. Rien qu'avec ces titres on capte différents aspects de ce dernier : violence et poésie, émotion et crudité. Calaferte a écrit un livre marquant, unique, comme le fut en son temps le Voyage au bout de la nuit de Céline. le livre est autobiographique, il revient sur ses années d'errance où il commença à se confronter au travail de l'écrivain. Son écriture est limpide, d'une pureté, d'autant plus choquante quand il parle de sexe ; elle est aussi ciselée, faites de phrases très courtes, comme en syncope, et qui démontre un conflit permanent avec la société, sur laquelle, ces traits brefs et rapides, sont autant de crachats bien ajustés. L'écrivain est un homme qui réclame sa liberté à tout prix, refusant de rester là où on aurait voulu qu'il soit : à l'usine où il se sent exploité depuis l'adolescence. Et cette envie qui le ronge et le pousse à écrire un livre est comme une faim insatiable, aussi forte que sa revendication à pouvoir penser librement, refuser ce que d'aucun éprouve comme allant de soi, et enfin pouvoir librement baiser. Son écriture est
une déflagration (terme employé par Jean-Pierre Pauty pour le tire de sa biographie). Romancier, poète, dramaturge, essayiste, il a tenu aussi un journal, sous le titre des Carnets (16 volumes!), il ne faut pas perdre de vue que Septentrion, malgré son style et sa force, ne nous donne à lire qu'un aspect d'une oeuvre immense et prolifique, malheureusement encore trop peu connu. Je ne suis pas certain qu'il ait été véritablement censuré en 1963, plutôt retiré de la vente suite à une condamnation pour pornographie (l'éditeur de l'époque n'ayant peut-être pas voulu le réimprimer
suite au scandale suscité), il aura fallu attendre 1984 pour qu'un éditeur ait le courage de la rééditer chez Denoël. Si quelqu'un connaît le fin mot de cette sombre histoire...
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SBys
SBys15 septembre 2016
  • Livres 5.00/5
On pense souvent qu'avec le temps, les années, les découvertes qui vous donnent une claque à vous dévisser la tête n'arrivent plus. J'ai eu cette sensation en découvrant Septentrion de Louis Calaferte. de la poésie à l'état pur. Une densité à couper le souffle. Un coup de poing, un coup de poing dans le ventre, un coup de bâton derrière la tête. Comme si l'on était né hier.
Un livre sur la création... la procréation, l'érection, la traction... le travail d'un homme qui se tue à la tâche. Pas le choix, question de vie ou de mort. Les phrases sont taillées au couteau. On peut y rester une journée, une nuit, sur une phrase de Calaferte. Les phrases s'enchaînent, passer une vie sur un paragraphe, une vraie mélodie, origine italienne, certainement. On glisse de digression en digression, sans jamais perdre le cap; elles décrivent un cercle, qui se referme sans cesse, à peine la place pour respirer. On se dit que l'on a jamais lu quelque chose comme ça. Peut-être chez Martinet, mais jamais aussi serré, aussi dense. Peut-être les chants de maldoror, moins éparpillé, avec une idée fixe : trouver un lit pour passer la nuit, trouver un con pour y enfoncer sa tige, tirer un coup, et trouver un crayon pour écrire ce que l'on a dans la tête. On ne sort jamais de cette ritournelle que nous fredonne Calaferte. On se dit que peut-être un livre suffit.
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Citations & extraits (59) Voir plus Ajouter une citation
mery_petermery_peter18 septembre 2016
Lorsqu’on arrive ainsi au point mort de l’échec on est fatalement seul, et, qui plus est, sans argent. Je n’ai trouvé de soutien à ce moment-là que dans les livres de quelques rares auteurs qui avaient songé à ne pas broder sur le thème, à raconter simplement leurs propres dé-boires, leurs propres faillites, leurs expériences navrantes et solitaires à la portée de tout homme placé dans le même cas.
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mery_petermery_peter18 septembre 2016
Littérature et solitude sont les deux mots qui m’ont le plus intrigué lorsque je les ai entendus pour la première fois.
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mery_petermery_peter18 septembre 2016
Il faut aller au bout des choses. L’éternité reconnaîtra les siens



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mery_petermery_peter18 septembre 2016
Il faut aller au bout des choses. L’éternité reconnaîtra les siens



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SBysSBys15 septembre 2016
La vie est splendide prise dans un certain sens.
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Videos de Louis Calaferte (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Louis Calaferte
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