> Françoise Brun (Traducteur)

ISBN : 2258082897
Éditeur : Les Presses De La Cite (2010)


Note moyenne : 2.38/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Quand un amour illégitime s'écrit à l'échelle d'une vie.

A la mort de son père, célèbre violoncelliste, Lucrezia met au jour dans les affaires du défunt une boîte remplie de lettres, toutes écrites par la même personne : une certaine Costanza, qui, des an... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par mimipinson, le 01 décembre 2011

    mimipinson
    « Aimer un homme marié, c'est apprendre à composer. On cultive l'art de retenir, résumer, enfermer dans des limites spatiales et temporelles. »
    Un livre toux doux, qui se lit d'une traite ou presque, et surtout le plus clandestinement possible pour ne pas déranger nos deux personnages réunies dans un huis clos pour se parler. Clandestinement, car j'ai souvent eu l'impression d'être de trop, d'écouter à la porte, de connaître une histoire qui ne me concerne pas tant cela touche au plus profond de l'intime : les sentiments.
    Et pourtant cette histoire, celle d'un amour caché, est belle, tout simplement ; sans mièvrerie. Deux être qui se sont aimés, il y a longtemps, qui ont eu la musique en partage.
    A la fois épistolaire, et narratif, la construction est originale. Dans ce qu'on suppose une lettre à une dénommée Gabriella, Costanza fait le récit de la rencontre avec Lucretia, tout en y incorporant des lettres dont on devine très tôt la provenance.
    Ce qui frappe c'est la dignité de Costanza. Elle ne demande rien, cueille ce qui lui et donné quand cela lui est donné. Elle aime, passionnément, accepte, ne juge rien ni personne.
    L'impression de percer l'intimité de ces deux femmes est intensifiée par ces lettres touchantes d'une femme condamnée à la clandestinité. C'est avec la même discrétion que nous quittons cette lecture, en prenant bien soin de refermer la boite dans lesquelles ces lettres étaient rangées.
    L'écriture est toute en musique. L'ouvrage est composé comme une partition : 4 mouvements séparés d'entractes, encadrés d'un prélude et d'un finale . Nombreuses sont les références d'œuvres musicales, pour mon plus grand plaisir.


    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.com/2011/12/lamour-secret.html
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  • Par keisha, le 18 juin 2010

    keisha
    " A la mort de son père, célèbre violoncelliste, Lucrezia met au jour dans les affaires du défunt une boîte remplie de lettres, toutes écrites par la même personne : une certaine Constanza, qui, des années durant et dans le plus grand secret, fut la maîtresse du musicien.
    Surprise de découvrir cette relation dont elle ne soupçonnait pas l'existence, Lucrezia décide de se rendre en Provence, chez Constanza, afin d'en apprendre davantage sur son père. le temps d'un week-end, celle-ci va lui parler de l'homme qu'elle a aimé."

    Une quatrième de couverture prometteuse, des lettres, un joli souvenir de la librairie de L'Amour est à la lettre A, alors pourquoi pas?

    Hélas! Je suis rarement autant passée à côté d'une histoire...

    En fait Constanza est la narratrice, censée s'adresser à son amie Gabriella, mais à part embrouiller le lecteur je n'en vois pas l'intérêt. Fort heureusement elle décide de vouvoyer Lucrezia, sinon je risquais d'être un peu plus perdue!
    " C'est une excellente idée, ai-je répondu, même si je répugnais à quitter cette cuisine spacieuse et confortable. Et tu le sais, Gabriella, je préfère parler en étant assise. Ce doit être à cause de ma petite taille."

    Constanza accueille donc Lucrezia, elle égrène ses souvenirs, relit quelques unes des lettres. A aucun moment cette grande passion ne m'a intéressée. J'étais loin aussi de la plume de Zweig ou de Madame de Lafayette qui savent transfigurer les passions les plus intenses. C'est mou, sans rythme, décousu, on n'y croit pas.

    Andrea le violoncelliste souffre du bras, il ne peut plus jouer, c'est sans doute ce qui peut lui arriver de pire j'imagine. Constanza : " Comment puis-je te parler de notre avenir quand tu n'es plus à l'écoute que de tes tendons, essayant de dompter cette gêne qui gâche le plaisir que tu as à jouer? Tu verras, le prochain spécialiste saura guérir cet auguste bras. En attendant, je tente de mettre à distance ce qui me fait souffrir."
    [Eh oui, Andrea, si tu comptais sur moi pour te soutenir, c'est raté.]

    Lucrezia :" - Comment était-il, au lit, mon père?
    (...) L'ennui, c'est que je ne me rappelais pas quel amant était son père."
    [ Ah c'est ballot! Les grandes passions, vraiment...]

    Pourtant j'avais apprécié L'Amour est à la lettre A, plus abouti, plus vivant. Je ne voudrais pas vous détourner de ce roman, faites vous votre propre idée... La passion éthérée ne me touche guère, tant pis.

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-l-amour-secret-5..
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  • Par Zazette97, le 24 juillet 2010

    Zazette97
    "L'amour secret" est le premier roman de la journaliste italienne Paola Calvetti. Sorti en Italie en 1999, soit 10 ans avant "L'Amour est à la lettre A", il vient d'être publié en français aux éditions des Presses de la Cité.
    Depuis sa maison en Provence, Costanza écrit à son amie Gabriella pour lui raconter en détails le séjour de Lucrezia, la fille de son ancien amant violoncelliste.
    C'est qu'à la mort de son père, Lucrezia est tombée sur une boîte remplie de lettres et s'est montrée curieuse de rencontrer cette femme dont l'existence, de même que le lien qui l'unissait à son père, lui était jusque là demeurée inconnue.
    Inutile je pense de préciser pourquoi j'ai accepté de découvrir ce roman. La seule mention du genre épistolaire suffit généralement à me donner envie...
    La première chose qui m'a assez vite sauté aux yeux dans ce roman, c'est sa construction étrange.
    Déclinée en quatre mouvements entrecoupés d'entractes et clôturés par une finale, à la manière d'une symphonie, cette structure n'est pas sans évoquer le métier du père et amant disparu, cet homme qui réunit Costanza et Lucrezia dans un lieu où chaque souvenir se voit empreint d'une certaine musicalité.
    Jusque là, tout va bien. Mais...ce roman se présente avant tout comme la correspondance adressée par Costanza à son amie. Non seulement elle y retranscrit dans son intégralité les conversations entre elle et Lucrezia, mais elle y distille également ses souvenirs appuyés d'extraits de lettres et de propos tenus par son amant.
    Plusieurs fois, j'ai du relire une phrase pour savoir à qui s'adressait Costanza. Malgré la présence de guillemets et de phrases en italique, cette histoire m'a fait l'effet d'un sacré mic-mac.
    S'agissant des personnages, il n'y a pas grand chose à dire. Lucrezia est venue visiter Costanza dans le seul et unique but d'en apprendre davantage sur son père. C'est une femme réservée qui n'intervient que très peu dans le récit. Il faut dire qu'elle se trouve être à la merci d'une femme dont elle attend les révélations.
    Costanza est une vieille dame de 74 ans, habituée des théâtres et qui donne l'impression d'être en éternelle représentation.
    Dans la mesure où elle assure le rôle de narrateur, toute l'histoire n'est jamais envisagée que de son point de vue à elle, situation qui l'avantage d'autant plus qu'elle occupe la position d'hôtesse.
    Lorsqu'elle parle de son ancien amant à Lucrezia, ce n'est que pour souligner à quel point il se montrait peu démonstratif et parcimonieux en déclarations, contrairement à elle qui ne manquait pas une occasion de lui clamer son amour.
    Aussi n'apprend-t-on pas grand chose sur cet homme finalement, d'autant qu'à aucun moment, Costanza ne pose de questions à Lucrezia sur l'homme qu'était son père.
    Au contraire, elle se contente d'étaler ses souvenirs enrichis de détails à l'intérêt souvent discutable.
    Des personnages lisses. Un long monologue de la part d'une vieille femme qui radote pour se mettre en avant. Beaucoup de clichés et un sentiment d'inertie qui ne m'a pas quittée jusqu'à la dernière page.

    Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2010/06/lamour-secret-paola-calvet..
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    • Livres 4.00/5
    Par saphoo, le 15 juin 2010

    saphoo
    j'ai préféré de loin ce premier roman et pourtant traduit après L'Amour est à la lettre A, pour avoir lu les deux, ce premier roman est bien mieux écrit que le n°2, l'écriture est plus fluide, mesurée, douce et agréable, bien plus aérien que le roman suivant.
    C'est un roman épistolaire et moi j'adore ce genre de bouquin forcément c'est à coup sûr des histoires d'amour, mais comme : pas une histoire ne se ressemble, à chaque fois c'est toujours tentant…
    J'ai bien aimé, cette vieille dame qui revient sur cet amour secret, la fille de son ancien amant qui lui rend visite et se tisse un lien presque familial entre deux femmes. L'histoire nous plonge dans la musique classique, (le violoncelle fait partie de l'un de mes instruments de prédilection) et le roman est bâti comme une symphonie tant par le découpage en 4 morceaux tant par le rythme, tout est bien orchestré, la douceur est de mise, je me suis sentie bercée par cette lecture, j'ai ressenti une tendresse extrême de la part de cette vieille dame, qui nous conte son histoire d'amour secret. Les lieux sont également très agréables : La Provence en l'occurrence.
    J'ai passé un bon moment de lecture, rapide comme si j'étais là aux côtés d'elles, à écouter cette histoire impossible.
    Si je devais résumer ce livre je dirais qu'il est douceur, une pointe de mélancolie, certes mais combien je me suis sentie comme dans de la ouate en lisant ce livre… un pur moment de détente et tendre. Il se dégage une grande sagesse de ce livre, c'est touchant, jamais de haine, ni de réels remords, des regrets sans doute mais toujours atténués par la résignation du destin.


    Lien : http://lesmotsdepascale.canalblog.com
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    • Livres 1.00/5
    Par laconteuse, le 05 décembre 2010

    laconteuse
    J'avais eu la chance de découvrir son premier roman "L'Amour est à la lettre A" et que voici que j'ai la chance de découvrir son second livre.
    Au départ, j'avoue que j'ai eu un peu patauger avec les personnages mais après cela a été beaucoup mieux.
    Tout comme l'année passée, je pense que c'est un bon roman mais il ne sera pas mon coup de coeur. A croire que je sois devenue hermétique aux romans d'amour maintenant.
    Je continuerais à lire cette auteure que j'aime bien ainsi que son style d'écriture dès que l'occasion se présentera de nouveau !
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Citations et extraits

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  • Par saphoo, le 15 juin 2010

    Aimer un homme marié, c’est apprendre à composer. On cultive l’art de retenir, résumer, enfermer dans des limites spatiales et temporelles. Il y a eu des périodes où mon amour n’était que douleur. Je vivais à la fois sa présence physique et son éloignement affectif. Une pure contradiction. La souffrance m’accompagnait tout au long de la journée, plantée dans ma poitrine, à l’endroit où je sentais auparavant palpiter de doux et naïfs papillons. parfois il me suffisait d’entendre une note de musique ou de croiser quelqu’un qui me faisait penser à lui pour que le minuscule bien-être que je croyais avoir conquis se dilue dans la mélancolie.
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  • Par saphoo, le 15 juin 2010

    Sans savoir à notre insu, le temps, pour nous consoler, étend un voile sur ce que nous appelons la vérité. Elle était là depuis quelques minutes, et je n’ai trouvé mieux que de lui adresser un sourire chaleureux. De ceux que j’ai appris à doser. Il fallait surtout que je cesse de fixer ce grain de beauté placé à quelques centimètres de sa lèvre supérieure. un défaut, aurais-tu dit, qui m’a ramené trente ans en arrière. Un détail insignifiant, au charme affecté et absurde, mais puissant comme une rafale de vent
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  • Par saphoo, le 15 juin 2010

    Je crois qu’elle se moquait gentiment de moi. Ma maison, mon point faible, le miroir de ma vanité…Lui aurait aimé vivre sa vieillesse au milieu de cette nature solaire, dans cette ancienne ferme remplie de musique et de livres, tu ne crois pas ? L’idéal aurait été de nous rencontrer aujourd’hui. J’aurais aimé jusqu’à ses inévitables ennuis de santé. Nous aurions rattrapé le temps perdu. Mais voilà, il est mort. Sans m’avertir.”
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  • Par saphoo, le 15 juin 2010

    Je finis par édifier un mur de silence intérieure. Absence de communication , rejet de l’autre, jusqu’à l’indifférence définitive. Et la rupture. L’analyse m’a sauvée d’une longue chaîne de monologues. Elle a pris ma main. Sa longue main délicate a serré la mienne, frêle, enfantine, qui s’était raidie malgré elle. […] J’aurais pu la décevoir, refuser de satisfaire sa curiosité, ou li inspirer des sentiments violents – rivalité, agressivité. Que savons-nous de ce que la mort dépose dans les profondeurs de notre âme ?
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  • Par saphoo, le 15 juin 2010

    La maison éventrée par le temps, Lucrezia. Le jour où je l’ai vue pour la première fois, je me suis représenté le jardin sans les mauvaises herbes et les plantes sauvages, jolies mais inutiles; je l’ai tout de suite imaginé tel que vous le voyez. Il s’est transformé au fil des jours et au rythme de mes envies. Vous devriez venir en juin, quand le parfum de la lavande pénètre les narines, se glisse sous la peau, envahit les pièces.
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