ISBN : 2264034769
Éditeur : 10-18 (2002)


Note moyenne : 3.79/5 (sur 62 notes) Ajouter à mes livres
Marcovaldo est manœuvre. Il vit, avec sa femme et ses six enfants, dans une grande ville d'Italie du Nord. Un citadin parmi d'autres. Mais lui, est différent. La publicité, le néon, la circulation, il ne les voit pas. Par contre, la moindre manifestation de la nature ac... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (7)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Pasdel, le 13 mars 2012

    Pasdel
    La quatrième de couverture parle d'un charlot père de famille pour désigner Marcovaldo, le personnage éponyme de ce roman. Mais en ouvrant ce livre d'Italo Calvino, publié en 1963, ce sont plutôt ces acteurs et réalisateurs italiens de l'âge d'or du cinéma qui sont venus à mon esprit : les Vittorio de Sica, Dino Risi, Vittorio Gassman, Fellini et voire plus récemment Roberto Begnini.
    Marcovaldo, c'est une série de sketches égrenait au fil des saisons sur une période de cinq, soit 20 sketches. Nous en sommes en Italie, en plein cœur des années 60 est par l'intermédiaire d'un personnage rêveur et amateur de la nature, l'auteur va dénoncer successivement tous les vieux démons issus de cette société de consommation : télévision, supermarché, vacances d'été, et surtout l'urbanisation. Avec un humour plus ou moins burlesque, ce doux rêveur va nous entraîner dans un monde empreint de poésie à qui sait s'arrêter et regarder.
    Alors, si Marcovaldo est un charlot père de famille, ce serait celui des temps moderne, qui critique cette société des années 1930 qui annonce cette future société de consommation. le charlot qui tourne le dos à son public et qui disparaît engouffré par le cinéma parlant.


    Lien : http://leslecturesdepasdel.over-blog.com/article-marcovaldo-10151040..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (25 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par valetudinaire, le 17 mai 2012

    valetudinaire
    Marcovaldo, c'est la vie d'un manoeuvre sans perspectives. Quand les journées se résument à des tâches ingrates faites en boucle, quand ses jambes tournent sur une roue de cirque, flanquée de couteaux, et puisque l'horizon est nul, il faut savoir creuser ses rêves sur les côtés. Ainsi vit Marcovaldo, sur les bords (« le bord du mur était assez large pour qu'on pût y marcher sans perdre l'équilibre »).
    Plus que la pauvreté, c'est la ville qui gangrène Marcovaldo et ses enfants. « — Marcovaldo était l'unique citadin à ne pas quitter la ville. » Tentant par tous les moyens de percevoir le bonheur de la nature, au travers de champignons, de collines, de sonorités poétiques, de verdure caractéristique, son incompétence et son ignorance le ramènent inévitablement aux points de départ (hôpital, foyer, travail), quand ce ne sont pas, à l'inverse, la nuit ou les usines qui le capturent. Les bords se déversent toujours au centre, comme un entonnoir, duquel il ne serait possible de s'échapper qu'en chutant, par dessus les parois, ou au fond du trou. [...]

    Lien : http://abonnesabsents.blogspot.fr/2012/05/un-crachin-de-miseres.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par arcandbenoit, le 14 mai 2010

    arcandbenoit
    La littérature intellectuelle la plus amusante qui soit, ce recueil hyper-structuré d'Italo Calvino est un dédale d'idées qui s'emmêlent volontairement et qui ne laissent pas s'échapper si facilement le lecteur, qui perd et retrouve sans cesse son fil d'Ariane.
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par roilyre, le 13 novembre 2011

    roilyre
    J'ai adoré ce livre. Ce père de famille nombreuse, ouvrier vivant dans des conditions épouventables et ramant pour nourrir son petit monde, regorge d'inventivité incroyable pour donner un peu de couleurs et d'espoirs dans son quotidien plutôt noir.
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par sandpic, le 14 avril 2011

    sandpic
    Marcovaldo est un ouvrier rêveur. Il n'est pas fait pour la vielle mais il y vit avec sa petite famille. Son étourderie, se naïveté, son besoin de s'évader lui font faire des bourdes, c'est un Charlie Chaplin. le roman est une sorte de petite nouvelles misent bout à bout.
    On y retrouve le style "léger" de Calvino, frais, imaginatif et distrayant
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (8)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par valetudinaire, le 17 mai 2012

    — La lune, c'est pas une société qui l'a mise là. C'est un satellite, la lune, et elle est toujours là.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Pasdel, le 13 mars 2012

    — Papa, dirent les gosses, les vaches, c’est comme les trams ? Elles ont aussi des arrêts ? Où que c’est qu’il est le terminus des vaches ?
    — Elles ont rien à voir avec le tram, expliqua Marcovaldo. Elles vont à la montagne.
    — Elles mettent des skis ? demanda Pietruccio.
    — Elles vont au pâturage, manger de l’herbe.
    — Et on leur colle pas une amende si elles abîment les prés ?
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (13 votes positifs)
  • Par Pasdel, le 15 mars 2012

    Ils trouvèrent encore assez de champignons pour tous, et, à défaut de paniers, les mirent dans leurs parapluies grands ouverts. Quelqu’un dit :
    — Ce qui serait chouette ce serait de faire un bon repas tous ensemble !
    Au lieu de cela, chacun prit ses champignons et rentra chez soi
    Citation de qualité ? (10 votes positifs)
  • Par gwenlaot, le 01 novembre 2010

    Marcovaldo retourna voir la lune, puis alla regarder un feu de signalisation qui se trouvait un peu plus loin. Jaune, jaune, jaune, c'était toujours le même jaune qui s'allumait et se réallumait. Marcovaldo compara la lune et le feu de signalisation. La lune et sa pâleur mystérieuse, également jaune, mais au fond verte et même bleu clair; la lune et le feu de signalisation avec son jaune plutôt vulgaire. La lune, on ne peut plus calme, irradiant doucement sa lumière, et veinée de temps en temps d'infimes restes de nuages qu'elle laissait tomber derrière elle d'un air souverain; la lune et le feu de signalisation toujours là, lui, allumé, éteint, allumé, éteint, haletant, fébrile, faussement affairé, esclave et harassé.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par gwenlaot, le 01 novembre 2010

    La nuit durait vingt secondes, et vingt secondes aussi le GNAC. Pendant vingt secondes, on voyait le ciel bleu traversé de nuages noirs, la faucille dorée de la lune croissante, entourée d'un halo immatériel, impalpable, puis des étoiles dont les multiples points scintillants - plus on les regardait - allaient s'épaississant jusqu'aux nuages de poussière de la Voie lactée. Tout cela vu très vite, très vite: chaque détail sur quoi on s'arrêtait vous faisant perdre quelque chose de l'ensemble, car les vingt secondes finissaient tout de suite, et le GNAC commençait.
    Le GNAC était une partie du panneau publicitaire SPAAK-COGNAC qui se trouvait sur le toit d'en face, qui restait allumé vingt secondes et, vingt secondes, éteint. Quand il était allumé on ne voyait rien d'autre. La lune pâlissait brusquement, le ciel devenait uniformément noir et plat, les étoiles ne scintillaient plus, les chats et les chattes qui, depuis dix secondes, miaulaient amoureusement en se frôlant, l'air langoureux, le long des gouttières et au faîte des toits, se blottissaient sur les tuiles, le poil hérissé, dans la fluorescente lumière du néon.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (13)

Videos de Italo Calvino

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Italo Calvino

"Les villes invisibles" d'après Italo Calvino Photographies et conception : Francesco Acerbis.











Acheter sur Amazon

Faire découvrir Marcovaldo par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (139)

> voir plus

Quiz