> Catherine Siné (Traducteur)
> Serge Quadruppani (Traducteur)

ISBN : 2266150111
Éditeur : Pocket (2005)


Note moyenne : 4/5 (sur 18 notes) Ajouter à mes livres
Comme toujours, Camilleri nous réjouit– en finesse–, dans cette suite de vingt récits inspirés de faits divers. Mosaïque d'atmosphères et de tranches de vie,La Démission de Montalbanoévoque plutôt la chronique de village qu'un classique recueil de nouvelles&... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 07 août 2008

    annie
    Andrea Camilleri né à Porto Empedocle (Sicile) en 1925
    *
    Personne ne sait aussi bien que lui accommoder le crime à la sauce italienne. Mieux: à la sauce sicilienne, bien relevée s'il vous plaît, avec ce qu'il faut d'ail et de calamars frits!
    *
    Andrea Camilleri a surtout donné au polar ses lettres de noblesse régionale avec son style bouillonnant, nourri d'expressions dialectales, et son naturalisme moqueur.
    Un pittoresque auquel son célèbre commissaire Salvo Montalbano, ainsi baptisé en hommage à feu l'écrivain espagnol Manuel Vázquez Montalbán, participe naturellement: du genre bourru au grand coeur, malin, drôle, cultivé, cette fine fourchette connaît son patois sicilien sur le bout de la langue et défend mordicus l'identité de son île tout en pestant contre ses archaïsmes.
    *
    Mais ses enquêtes ont moins trait aux exactions de la mafia qu'à des crimes «ordinaires», ce qui permet à Camilleri de rester de plain-pied dans une réalité sociale sur laquelle il porte un regard très politique.
    *
    La grande efficacité de ses intrigues vient de leur désordre apparent, des difficultés de Montalbano à en rassembler les éléments, de la maladresse de ses acolytes: une fausse naïveté qui ferre le lecteur à tous les coups.
    *
    Avec son nouveau personnage de commissaire sur un bateau de croisière, Vincenzo Collura dit Cecè, l'écrivain italien s'aventure du côté d'Agatha Christie: moins couleur locale, plus subtil. D.P.
    *
    A lire: Les enquêtes du commissaire Collura (Fayard)
    *
    Biographie :
    Né à Porto Empedocle (Agrigento) le 6 septembre 1925, Andrea Camilleri vit depuis des années à Rome.
    Metteur en scène,
    auteur pour le théâtre et la télévision,
    il a écrit des essais sur le spectacle.
    *
    Dans les années 1945-50 il a publié des récits et des poèmes, gagnant également Le prix St Vincent.
    *
    Il a enseigné l'art de la mise en scène à l'Académie d'Arts Dramatiques.
    Il est marié, a trois filles et quatre neveux.
    *
    Le matin, à peine levé, il aime traînailler pendant une grosse demi heure, accomplissant tous ces petits gestes inutiles comme remettre un cadre d'aplomb, noter la couverture d'un livre, etc.
    *
    Il n'a pas passé l'examen de maturité parce qu'au milieu du mois de mai 1943 le recteur du lycée classique d' Agrigento, que fréquentait Camilleri, décida que le simple vote aurait suffi à cause du débarquement imminent en Sicile des forces alliées.
    *
    En effet, en juin commence, comme s'en souvient l'écrivain, "une sorte de demi périple de la Sicile à pied ou sur des camions allemands et italiens sous le feu continu des mitraillettes, raison pour laquelle il fallait se jeter par terre, se salir de poussière, de sang, de peur".
    *
    Pendant le débarquement des alliés en Sicile Andrea Camilleri, en compagnie de quelques amis d'enfance, a assisté à un épisode qui l'a profondément touché.
    Un soldat américain qui avait les insignes cachés par des fleurs, à la vue d'une tombe allemande, avec un geste inaccoutumé, plein de rage et de haine, brisa la croix qui avait été plantée là par charité.
    Ce soldat, on le découvrit plus tard, était le général Patton, militaire de grands génie et courage mais défini par ses propres subalternes (d'origine clairement sicilienne) un"sale type".
    * Depuis 1949 Camilleri travaille comme metteur en scène et scénariste; dans ces rôles il a lié son nom à certaines productions policières parmi les plus célèbres de la TV italienne, comme les téléfilms du Lieutenant Sheridan et du Commissaire Maigret, et à plusieurs mises en scène de pièces de théâtre, avec une préférence pour Pirandello.
    *
    Au fil des ans, il a ajouté à ces activités celle d'écrivain; en effet, il a été l'auteur d'importants essais "romancés" de souche sicilienne nés de ses études personnelles sur l'histoire de l'île.
    *
    L'écriture prend finalemnt le dessus à partir du moment où il abandonne son travail de metteur en scène/scénariste pour raison de limite d'âge atteinte (jamais une pension ne tomba si bien à pic!).
    C'est en 1978 que se situent ses débuts dans la fiction avec "Il corso delle cose" (Lalli)(non traduit), publié gratuitement auprès d'un éditeur à compte d'auteur contre l'engagement de citer l'éditeur dans les titres du téléfilm tiré du livre, "La mano sugli occhi"; toutefois, le livre passe pratiquement inaperçu.
    *
    En 1980 sort chez Garzanti "Un filo di fumo" (non traduit)(réédité ensuite, comme le premier, chez Sellerio), premier d'une série de romans qui ont lieu dans l'immaginaire village sicilien de Vigàta à cheval entre la fin du 19ème siècle et le début du 20ème.
    *
    Mais c'est en 1992, avec la parution (toujours chez Sellerio, qui publie la plus grande partie des ses ouvrages) de "La stagione della caccia" (La Saison de la chasse), que Camilleri devient un auteur à grand succès: ses livres, maintes fois réédités, se vendent aujourd'hui en moyennent à 60.000 exemplaires.
    *
    Outre les oeuvres situées dans la Vigàta d'autrefois, du "Birraio di Preston" (1995) (L'Opéra de Vigàta) -le livre a l'époque le plus vendu avec presque 70.000 copies- à "La concessione del telefono" (1999) (La Concession du téléphone), il y a les polars de la Vigàta moderne du Commissaire Montalbano, avec l'invention duquel arrive le grand succès.
    Montalbano est le protagoniste de romans (le premier est "La forma dell'acqua" (La forme de l'eau), de 1994) et récits qui n'abandonnent jamais les situations et les atmosphères siciliennes et qui ne font aucune concession aux motivations commerciales ou à un style d'écriture plus facile à lire.
    *
    Depuis maintenant des années, les enquêtes du sarcastique Commissaire, ainsi que les atmosphères et le language italo-sicilien amusant et bien trouvé des romans et des personnages de Camilleri, fascinent des milliers de lecteurs.
    *
    Dans ses romans, l'intrigue policière est fondamentale, mais est tout compte fait seulement le prétexte pour la création des personnages.
    L'aspect et le caractère de ceux-ci est la partie du travail de création que Camilleri préfère. Les protagonistes de ses histoires sont effectivement souvent très amusants et ironiques; mais aussi très mélancoliques, et ceci vaut dans une plus grande mesure pour le Commissaire Montalbano.
    *
    Dans les autres pages du site plus de détails sur la bibliographie et sur les activités dans le domaine du spectacle d' Andrea Camilleri.
    Traduzione a cura di Don Peppone - http://www.vigata.org/camilleri_foreign/francese.shtml
    *
    Dossier de lire : http://www.lire.fr/enquete.asp/idC=37795/idTC=15/idR=200/idG=
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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 07 août 2008

    annie
    Comme toujours, Camilleri nous réjouit – en finesse –, dans cette suite de vingt récits inspirés de faits divers.
    Mosaïque d'atmosphères et de tranches de vie, La démission de Montalbano évoque plutôt la chronique de village qu'un classique recueil de nouvelles…
    *
    une chronique dont chacun des incidents s'inscrit dans une continuité tenace : celle, fictionnelle, des autres enquêtes du commissaire Montalbano, dont on retrouve ici plusieurs personnages au fil des histoires.
    Chronique aussi d'une Sicile plus vraie que nature, qui résiste vaillamment, téléphone mobile mis à part, aux sirènes du XXIe siècle.
    *
    Cependant, si les trouble-fête, assassins et autres bandits locaux sont rarement de vrais méchants, tout n'est pas rose dans la ville de Vigatà.
    Notre héros, plongé dans une histoire qu'il juge trop violente et trop sanguinolente (La démission de Montalbano, qui donne son titre au livre), devra même téléphoner à son auteur pour exiger que celui-ci ne le fourre plus dans des crimes si "gore" !
    *
    Une pirouette narrative qui, aux côtés de trouvailles de traduction savoureuses et de recettes à faire saliver un mort (les arancini d'Adelina, la bonne, que Montalbano ne pourra déguster qu'en innocentant son voleur de fils), devrait régaler l'amateur d'excellents polars, de patrimoine et de bonne chère.
    *
    Empreint de l'ironie humaniste dénuée de cynisme – caractéristique d'Andrea Camilleri –, La démission de Montalbano est aussi par sa variété une parfaite entrée en matière dans l'univers d'un auteur de best-seller en Europe – et c'est bien mérité !
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    • Livres 2.00/5
    Par toto, le 04 avril 2012

    toto
    Histoires légères et courtes.
    Un avantage mais surtout un gros inconvénient : on s'en lasse assez rapidement.
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    • Livres 2.00/5
    Par toto, le 04 avril 2012

    toto
    Histoires légères et courtes.
    Un avantage mais surtout un gros inconvénient : on s'en lasse assez rapidement.
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Citations et extraits

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  • Par missjohndeed, le 02 février 2012

    A côté d'une porte cochère, il y avait un type qui pissait, pas contre le mur, mais sur une grosse boîte en carton. Quant il fut à hauteur de l'homme, il s'aperçut que celui-ci était en train de faire ses besoins sur un malheureux qui était dans le carton et qui ne parvenait pas à réagir ni à parler car il était complètemeny soûl.

    - Eh bé? fit Montalbano en s'arrêtant.
    -Qu'est-ce t'as, putain ? dit l'autre en refermant sa fermeture Eclair.
    -Tu crois que ça se fait de pisser sur un Chrétien ?
    -Chrétien ? çui-là, un tas de merde c'est. Et si ça te va pas, je te pisse dessus à toi aussi.
    -Excusez-moi et bonne nuii, dit le commissaire.

    Il lui tourna le dos, fit un demi pas, se retourna et lui flanqua un puissant coup de pied dans les burettes. L'autre s'écroula sur le malheureux dans la boîte, le souffle coupé. Digne conclusion d'une dure journée.
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  • Par missjohndeed, le 02 février 2012

    Le septuagénaire quin dans la nuit romaine, était en train de taper à la machine, se leva brusquement ; il se dirigea vers le téléphone, inquiet. Qui cela pouvait être à cette heure ?

    -Allô ? Qui est à l'appareil ?
    -Montalbano je suis. Qu'est ce que tu fais ?
    -Je suis en train d'écrire la nouvelle dont tu es le héros ? D'où tu téléphones ?
    -D'une cabine.
    -Pourquoi tu m'as téléphoné ?
    - Parce qu'elle me plaît pas, cette nouvelle. Je ne veux pas y être mêlé, c'est pas mon truc. Et puis l'histoire des yeux frits et du ragoût de mollet est complètement ridicule, une véritable connerie, excuse-moi de te le dire.
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Vidéo de Andréa Camilleri

Extrait du documentaire de Mosco Lévy Boucault : "Le sourire de?? Andrea Camilleri, écrivain. .
Mosco Lévy Boucault a recueilli les histoires drôles d'écrivains (comme Tonino Benacquista, Thierry Jonquet ou Tonino Guerra), de comédiens (comme Rufus ou François Morel), de réalisateurs (comme Peter Kassovitz), de politiques (comme Laurent Fabius) pour une série intitulée « le sourire de?».











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