> Serge Quadruppani (Traducteur)

ISBN : 2266185357
Éditeur : Pocket (2009)


Note moyenne : 3.81/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres
Quand il était minot, son père lui avait raconté que la lune dans le ciel était en papier. Et lui, qui avait toujours confiance en ce que disait son père, il y avait cru. Et maintenant, homme mûr, il avait nouvellement cru comme un minot à deux femmes qui lui avaient ra... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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  • Par le-mange-livres, le 06 avril 2012

    le-mange-livres
    Où les rendez-vous chez le questeur sont signe de tracassin ;
    Où Sa Majesté Victor-Emmanuel III est plutôt casse-bonbons ;
    Où un promoteur immobilier milanais réussit plutôt bien en politique ;
    Où Montalbano est contraint de se mettre au réveil, maudit Salvo Jr et se laisse distraire par les crises de gréco-hystérie de la sœur du mort et les sous-vêtements minimalistes de sa maîtresse ;
    Où le procureur voudrait ouvrir une station service (pour la même raison) ;
    Où quand on est coincé, il faut allez déjeuner ;
    Où Montalbano commence à se faire vieux.
    L'incipit

    « le réveil sonna, comme tous les matins depuis un an, à sept heures et demie. Mais lui, il s'était aréveillé une fraction de seconde avant l'alarme, il lui avait assuffi du déclic du ressort qui mettait en mouvement la sonnerie. Il eut donc, avant de sauter du lit, le temps de tourner les yeux vers la fenêtre ; d'après la lumière, il comprit que la journée s'annonçait bonne, sans nuages.»

    Comment en suis-je arrivée là ?

    Valeur ultra-sûre, je suis une fan absolue. J'achète les yeux fermés, je n'ai jamais été déçue. Et je suis une grande promotrice de l'excellent Camilleri.

    De quoi s'agit-il ?

    D'un bon polar ! La série des Montalbano, par Andrea Camilleri (deuxième volet de son œuvre, qui complète ses romans de la veine « historique »), est un petit bijou … je n'en avais pas lu depuis assez longtemps, et j'ai retrouvé notre commissaire avec un véritable délice !

    Cette fois-ci, Montalbano et son inénarrable équipe du commissariat de Montelusa (Mimì Augello et ses angoisses de jeune père, Fazio et Gallo, et surtout l'ineffable Catarella dit Catarè, qui déboule à tout va dans le bureau de Montalbano en envoyant violemment la porte contre le mur et nous déboussole toujours avec sa logique plus que spéciale) … bref, tout ce bon petit monde est confronté au meurtre d'Angelo Pardo, célibataire, abattu d'une balle dans la tête à son domicile, et que l'on retrouve dans une position plutôt scabreuse.

    Les femmes qui l'entouraient – une sœur ultra-possessive, une maîtresse femme fatale – sont aussi mystérieuses que suspectes. Mais ne s'agirait-il pas plutôt d'un règlement de comptes ? Montalbano navigue en eaux troubles.

    La citation

    « Il monta en voiture, partit, au bout d'une centaine de mètres, se flanqua une claque sur le front, jura, commença un dangereux demi-tour en fer à cheval tandis que les automobilistes derrière lui révélaient à grands cris que : d'abord, c'était un grandissime cornard, ensuite, sò matre, sa mère était une femme de mœurs faciles, tercio, sò soro, sa sœur, était pire que sa mère » (p. 76)

    Ce que j'en ai pensé :

    C'est indubitablement du grand Camilleri. On profite de la langue, cette gouaille reconnaissable entre toutes – toujours extrêmement bien rendue par Quadruppani, qui a le mérite de justifier dans une courte préface ses choix de traductions ; on profite des personnages, bien construits et séduisants ; on profite enfin de l'intrigue puisqu'il ne s'agit pas d'un roman policier au rabais : on est littéralement pris dans une histoire palpitante, à rebondissements, et sacrement bien fichue ! Un Camilleri au sommet de son art, à mettre entre toutes les mains.

    Lien : http://le-mange-livres.blogspot.fr/2010/05/la-lune-de-papier-andrea-..
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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 07 août 2008

    annie
    Quand il était minot, son père lui avait raconté que la lune dans le ciel était en papier.
    Et lui, qui avait toujours confiance en ce que disait son père, il avait cru.
    *
    Et maintenant, homme mûr-, il avait nouvellement cru comme un minot à deux femmes qui lui avaient raconté que la lune était en papier.
    *
    Le commissaire Montalbano s'interroge sur sa propre vieillesse et apprend à vivre avec l'obsession de la mort, lorsqu'une nouvelle affaire le conduit tout droit dans les eaux putrides de la passion...
    *
    Angelo Pardo est retrouvé mort sur la terrasse de son petit palais d'époque, de la banlieue de Vigàta, dans une tenue compromettante et le visage défiguré par un projectile.
    Mais son passé sordide en fait une victime qui est loin d'être innocente, et pour résoudre cette affaire, Montalbano devra jouer fin.
    Car les deux femmes troublantes qui partageaient la vie d'Angelo s'appliquent consciencieusement à brouiller les pistes du commissaire...
    *
    Avec La lune de papier, Camilleri montre un nouveau visage du " commissaire préféré des Italiens " en plein règlement de comptes avec ses passions et ses peurs les plus intimes.
    Et toujours les scènes de plaisirs gastronomiques, les références mordantes à la politique italienne, et cette langue, truculente...
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    • Livres 5.00/5
    Par Bill, le 04 février 2011

    Bill
    J'ai retrouvé avec délices le commissaire Salvo Montalbano dans ce roman d'Andrea Camilleri paru l'année dernière, et qui s'était glissé dans un coin de mes Billy ....
    Dans celui-ci, Salvo et son équipe sont aux prises avec un mort bien mystérieux et les deux femmes de sa vie, Michela, sa soeur et Elena, sa maîtresse ...
    Une vie tranquille de représentant de comemrce ... mais des revenus importants, bien trop importants pour qu'Angelo Pardo soit aussi honnête qu'il n'y paraît ...

    Et malgré les soins pris par les deux femmes pour brouiller les pistes, Salvo, Catarella, Fazio et Mimi Augello découvriront le fin mot de la vie tordue de leur frère et amant
    Une plongée dans la Sicile profonde, quelques bon repas entrecoupés de bains de mer matinaux ... j'aime l'ambiance de ces romans ... d'ailleurs le cru 2009 vient de paraître et l'Homme s'en est régalé :)
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    • Livres 5.00/5
    Par urbanbike, le 26 avril 2011

    urbanbike
    Partir quelques jours, c'est bien (j'y reviendrais…!) mais emporter quelques bouquins, quelques p-books (paper books) dans son sac à dos — même si l'iPad y est également — est franchement indispensable…
    Dont La lune de papier, un polar signé Camilleri avec l'incontournable Commissaire Montalbano. Excellente histoire, chouette traduction signée Serge Quadruppani et Maruzza Loria et des personnages dont on découvre peu à peu une certaine vérité à force de retirer leurs peaux superposées d'oignons…!
    Le moment, le plus pénible reste quand on referme le livre. On quitte à chaque fois avec tristesse l'atmosphère de ces épatants romans, avec un "déjà…?" malgré 240 pages dans lesquelles on s'est voluptueusement installé. Oui, j'aimerais bien de temps en temps partager un peu de la vie de Montalbano, déjeuner en sa compagnie dans ses incroyables gargotes de Vigàta ou marcher le long de la grève…
    Et l'histoire…? À multiples rebondissements, avec force phases vénéneuses et personnages ambigus… Et toujours ce mélange du politique et de la corruption…
    Mais pourquoi vous raconter l'histoire, la déflorer…?!! Ce p-book se glisse dans une poche comme dans un sac pour ce WE ou un autre.

    Lien : http://www.urbanbike.com/index.php/site/comments/la-lune-de-papier-p..
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Citations et extraits

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  • Par le-mange-livres, le 06 avril 2012

    Le réveil sonna, comme tous les matins depuis un an, à sept heures et demie. Mais lui, il s’était aréveillé une fraction de seconde avant l’alarme, il lui avait assuffi du déclic du ressort qui mettait en mouvement la sonnerie. Il eut donc, avant de sauter du lit, le temps de tourner les yeux vers la fenêtre ; d’après la lumière, il comprit que la journée s’annonçait bonne, sans nuages.
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  • Par le-mange-livres, le 06 avril 2012

    Il monta en voiture, partit, au bout d’une centaine de mètres, se flanqua une claque sur le front, jura, commença un dangereux demi-tour en fer à cheval tandis que les automobilistes derrière lui révélaient à grands cris que : d’abord, c’était un grandissime cornard, ensuite, sò matre, sa mère était une femme de mœurs faciles, tercio, sò soro, sa sœur, était pire que sa mère.
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Vidéo de Andréa Camilleri

Extrait du documentaire de Mosco Lévy Boucault : "Le sourire de?? Andrea Camilleri, écrivain. .
Mosco Lévy Boucault a recueilli les histoires drôles d'écrivains (comme Tonino Benacquista, Thierry Jonquet ou Tonino Guerra), de comédiens (comme Rufus ou François Morel), de réalisateurs (comme Peter Kassovitz), de politiques (comme Laurent Fabius) pour une série intitulée « le sourire de?».








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