ISBN : B001805LMS
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Deux essais : "Réflexion sur la potence", d'Arthur Koestler et "Réflexions sur la guillotine" d'Albert Camus... Plus une étude historique de Jean Bloch-Michel... sur un sujets des plus controversés.
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par lecassin, le 04 février 2012

    lecassin
    Deux essais : "Réflexion sur la potence", d'Arthur Koestler et "Réflexions sur la guillotine" d'Albert Camus... Plus une étude historique de Jean Bloch-Michel... sur un sujets des plus controversés.
    Deux essais brillants comme des réquisitoires contre le châtiment suprême, mais en même temps deux plaidoyers non moins brillants pour l'abolition d'une des dernières barbaries légales que la dissimulation, au petit matin dans les sous-sols des prisons a fini par faire accepter, par ignorance, paresse ou résignation.
    A lire particulièrement la "partie Camus", remarquable car elle introduit l'affect qui me semble absent de la partie Koestler.
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Citations et extraits

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  • Par lecassin, le 04 février 2012

    Peu avant la guerre de 1914, un assassin dont le crime était particulièrement révoltant (il avait massacré une famille de fermiers avec leurs enfants)fut condamné à mort à Alger. Il s'agissait d'un ouvrier agricole qui avait tué dans une sorte de délire du sang, mais avait aggravé son cas en volant ses victimes. L'affaire eut un grand retentissement. On estima que la décapitation était une peine trop douce pour un pareil monstre. Telle fut, m'a-t-on dit , l'opinion de mon père, que le meurtre des enfants, en particulier, avait indigné. l'une des rares choses que je sache de lui est qu'il voulut assister à l'exécution, pour la première fois de sa vie. Il se leva dans la nuit pour se rendre sur les lieux du supplice, à l'autre bout de la ville au milieu d'un grand concours de peuple. Ce qu'il vit ce matin là, il n'en dit rien à personne. Ma mère raconte seulement qu'il rentra en coup de vent, le visage bouleversé, refusant de parler, s'étendit un moment sur le lit et se mit tout d'un coup à vomir. Il venait de découvrir la réalité qui se cachait sous les grandes formules dont on la masquait. Au lieu de penser aux enfants massacrés, il ne pouvait plus penser qu'à ce corps pantelant qu'on venait de jeter sur une planche pour lui couper le cou. Il faut croire que cet acte rituel est bien horrible pour arriver à vaincre l'indignation d'un homme simple te droit et pour qu'un châtiment qu'il estimait cent fois mérité n'ait eu finalement d'autre effet que de lui retourner le cœur. Albert Camus.
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