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> Pierre-Louis Rey (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070388727
Éditeur : Gallimard (1995)


Note moyenne : 3.58/5 (sur 106 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Rêvant de faire fortune et d'aller vivre au soleil, Martha et sa mère assassinent pour les dépouiller les clients de leur auberge.
Le frère de Martha, parti depuis vingt ans et revenu incognito, sera leur dernière victime : quand elles découvrent qui elles ont tu... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (4)

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    • Livres 5.00/5
    Par CorinneCo, le 26 novembre 2013

    CorinneCo
    Cette histoire noire, comme un polar ou un drame antique. Cette absurdité de la vie et du destin. Ne l'auraient-elle pas tué le frère, le fils même si elles l'avaient reconnu ? d'ailleurs on peut s'interroger... Avides et démunies dans leur trou glauque où elles vivent. Où rien ne semble bouger. Ces êtres révoltés et bâillonnés par la fatalité qui se cognent à leur destin comme des papillons de nuit à une lampe à pétrole.
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    • Livres 3.00/5
    Par Sly, le 04 juillet 2010

    Sly
    J'ai trouvé cette pièce beaucoup moins intense que Caligula, mais l'on y retrouve des personnages qui tout comme dans l'autre pièce sont attachant malgré là cruauté dont ils font preuve.
    Tout au long de la lecture on se sent tiraillé entre la compréhension et l'aversion envers les actes commis.
    Il y a une chose que je remarque dans les différentes œuvres que je lis d'Albert Camus, c'est cette répétition dans l'insensibilité des personnages principaux qui vivent leur vie en complet accord avec leurs idées.
    C'est probablement un thème qu'il apprécie beaucoup et je trouve qu'il le maîtrise très bien car je n'ai jamais été déçu par cet auteur.
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    • Livres 4.00/5
    Par Pachy, le 03 octobre 2011

    Pachy
    Les sujets traités par Camus sont connus pour être graves (Les Justes, La peste, L'étranger). C'est encore le cas avec cette pièce qui porte sur l'exil (n'oublions pas que Camus se sentait exilé et en avait souffert). le retour du fils qui devait être le retour du fils prodigue se transforme en acte d'horreur qui aura comme conséquence première le jaillissement de la mère pour son fils et le rejet de celui pour sa fille qui, finalement, n'a peut-être jamais existé.
    Contrairement à L'auberge rouge de Balzac l'action criminelle est complètement mise en arrière plan pour laisser place aux mois profonds des personnages.
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    • Livres 5.00/5
    Par nath45, le 16 mai 2012

    nath45
    Le fils qui veut se faire reconnaître sans dire son nom est tué par sa mère et sa soeur, à la suite d'un malentendu. Comme le rappelle Lucien, ce fait est déjà mentionné dans le roman 'L'Etranger" quand en prison Meursault trompe son ennui en lisant et relisant "l'histoire du tchécoslovaque".
    Une très belle pièce de théâtre, à découvrir.
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Citations et extraits

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  • Par gill, le 09 juillet 2012

    "Le Malentendu" - pièce en trois actes -
    Après une absence de vingt ans, Jan revient en Bohême dans l'auberge tenue par sa mère et par Martha, sa soeur, qui ne le reconnaissent pas.
    Par jeu et par curiosité, il décide de cacher jusqu'au lendemain son identité.
    Dans la nuit, les deux femmes l'endorment et, après l'avoir dépouillé, le jettent dans la rivière comme elles avaient coutume de le faire avec tous les riches voyageurs de passage.
    Apprenant au matin, de la bouche m^me de la femme de Jan, l'identité de leur victime, la mère se noie et Martha se pend.
    (extrait de "Récits, pièces et essais" de " Albert Camus" de la collection "Génies et Réalités" parue aux éditions "Hachette" en 1964)
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  • Par Meduzantic, le 14 avril 2012

    Non, les hommes ne savent jamais comment il faut aimer. Rien ne les contente. Tout ce qu'ils savent, c'est rêver, imaginer de nouveaux devoirs, chercher de nouveaux pays et de nouvelles demeures. Tandis que nous, nous savons qu'il faut se dépêcher d'aimer, partager le même lit, se donner la main, craindre l'absence. Quand on aime, on ne rêve à rien. (...) C'est pour cela que l'amour des hommes est un déchirement. Ils ne peuvent se retenir de quitter ce qu'ils préfèrent.
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  • Par CorinneCo, le 15 novembre 2013

    MARTHA
    Tout ce que la vie peut donner à un homme lui a été donné. Il a quitté ce pays. Il a connu d’autres espaces, la mer, des êtres libres. Moi, je suis restée ici. Je suis restée, petite et sombre, dans l’ennui, enfoncée au cœur du continent et j’ai grandi dans l’épaisseur des terres. Personne n’a embrassé ma bouche et même vous, n’avez vu mon corps sans vêtements. Mère, je vous le jure, cela doit se payer. Et sous le vain prétexte qu’un homme est mort, vous ne pouvez vous dérober au moment où j’allais recevoir ce qui m’est dû. Comprenez donc que, pour un homme qui a vécu, la mort est une petite affaire. Nous pouvons oublier mon frère et votre fils. Ce qui lui est arrivé est sans importance : il n’avait plus rien à connaître. Mais moi, vous me frustrez de tout et vous m’ôtez ce dont il a joui. Faut-il donc qu’il m’enlève l’amour de ma mère et qu’il vous emmène pour toujours dans sa rivière glacée ?
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  • Par line70, le 19 mars 2011

    [...] les hommes ne savent jamais comment il faut aimer. Rien ne les contente. Tout ce qu'ils savent, c'est rêver, imaginer de nouveaux devoirs, chercher de nouveaux pays et de nouvelles demeures. Tandis que nous, nous savons qu'il faut se dépêcher d'aimer, partager le même lit, se donner la main, craindre l'absence. Quand on aime, on ne rêve à rien.

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  • Par songtsen, le 10 avril 2013

    (Maria) 0h ! continue de rêver. Qu'importe, si je garde ton amour ! D'habitude, je ne veux pas être malheureuse quand je suis contre toi. Je patiente, j'attends que tu te lasses de tes nuées: alors commence mon temps. Si je suis malheureuse aujourd'hui, c'est que je suis bien sûre de ton amour et certaine pourtant que tu vas me renvoyer. C'est pour cela que l'amour des hommes est un déchirement. Ils ne peuvent se retenir de quitter ce qu'ils préfèrent.
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