AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Pierre-Louis Rey (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070388727
Éditeur : Gallimard (1995)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 185 notes)
Résumé :
Rêvant de faire fortune et d'aller vivre au soleil, Martha et sa mère assassinent pour les dépouiller les clients de leur auberge.
Le frère de Martha, parti depuis vingt ans et revenu incognito, sera leur dernière victime : quand elles découvrent qui elles ont tué, les deux femmes se suicident. D'un malentendu, Camus a fait le sujet d'une " tragédie moderne ". Le malheur y vient moins de l'aveuglement, propre aux tragiques grecs, que d'une éperdue volonté de ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr
Critiques, Analyses & Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
CorinneCo
CorinneCo26 novembre 2013
  • Livres 5.00/5
Cette histoire noire, comme un polar ou un drame antique. Cette absurdité de la vie et du destin. Ne l'auraient-elle pas tué le frère, le fils même si elles l'avaient reconnu ? d'ailleurs on peut s'interroger... Avides et démunies dans leur trou glauque où elles vivent. Où rien ne semble bouger. Ces êtres révoltés et bâillonnés par la fatalité qui se cognent à leur destin comme des papillons de nuit à une lampe à pétrole.
Commenter    J’apprécie          1314
nath45
nath4516 mai 2012
  • Livres 5.00/5
Le fils qui veut se faire reconnaître sans dire son nom est tué par sa mère et sa soeur, à la suite d'un malentendu. Comme le rappelle Lucien, ce fait est déjà mentionné dans le roman 'L'Etranger" quand en prison Meursault trompe son ennui en lisant et relisant "l'histoire du tchécoslovaque".
Une très belle pièce de théâtre, à découvrir.
Commenter    J’apprécie          100
Ciryaher
Ciryaher10 août 2013
  • Livres 5.00/5
Caligula et le Malentendu sont toutes deux gonflées de l'humanisme désespéré de Camus, qui pénètre furieusement la conscience humaine, fouille pensées et passions avec une justesse crispante et éminemment poétique.
Mon avis :
La première pièce présentée dans cette édition, Caligula, est la raison principale de l'achat de ce livre, trouvé d'occasion dans une petite librairie il y a quelques jours. le nom de Camus, imprimé dans les mêmes lettres épaisses que l'empereur romain, dont la légende me trouble autant que celle de Néron, a dépassé ma répugnance à lire du théâtre.
Je ne privilégie pas, habituellement, la lecture de pièces. Lire Shakespeare ou Molière a souvent été une longue et désagréable expérience -toujours moins désolante que les mauvaises représentations que j'ai pu voir du second-, et je m'ennuie de ces dialogues sans articulations, lâchés dans le vide à la merci d'une imagination que je me permets d'ordinaire d'abandonner au talent d'un écrivain. Lire du théâtre me demande souvent un effort de concentration aussi désagréable que celui que Victor Hugo m'impose à la lecture de sa prose, et je préfère, bêtement, ignorer des chefs d'oeuvres plutôt que de m'infliger une lecture stérile.
Pour Caligula, l'expérience a été considérablement différente. La lecture est à la fois rapide et profondément hypnotique. J'ai volontairement ralenti mon rythme au fur et à mesure, et suis revenue plusieurs fois sur certains passages, tant la pertinence et la précision des différentes sensibilités y sont remarquablement décrites. J'ai cependant dû faire abstraction de la projection de ces dialogues sur une scène, car l'aspect dramatique, bavard et éloquent des personnages me paraît toujours aussi caricatural au théâtre. Mais la lecture nue de ces dialogues est saisissante.
Je n'essaierai pas de retranscrire ici la démarche de Camus, qui choisit un personnage dont le nom est parvenu jusqu'à nous comme celui d'un fou cruel, et qui en fait un homme ambigu, d'une intelligence crue et linéaire, et dont l'inhumanité réside au contraire dans une conscience torturée de l'humanité. Il décrit un manipulateur touchant, un travesti ignoble et poétique. Et il en résulte que la lecture de cette pièce offre une description à la fois tortueuse et essentielle d'un glorieux pantin, dont on s'éprend d'un amour laid, mais curieusement sincère.
Le Malentendu laisse une nouvelle fois à Camus l'étude de personnages tragiquement hideux et bouleversants. de cette pièce au déroulement plus conventionnel, peut-être plus prévisible, on retire surtout la scène finale, qui est, à mon sens, ce qui fait de son théâtre un morceau de véritable littérature. le personnage de Martha, qui rappelle en un sens celui de Caligula, est un modèle de subtilité dans le traitement complexe des mutations de l'esprit humain. En cela, Camus réussit une nouvelle fois à imposer non pas une démonstration achevée des passions, mais l'ébauche d'une réflexion sublime sur la variation des sentiments, une préparation à l'agitation et aux soubresauts de l'âme humaine, qui creuse, arrange ou défigure ses personnages.
Je conseillerais cette lecture à tous ceux que la tentative d'exploration des esprits fascine, car sans hésiter, Camus est l'un de ceux dont la proposition dans ce domaine est la plus sincère et la plus frappante.
Lien : http://latheoriedesmasques.com/caligula-suivi-du..
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          10
kfk1
kfk120 octobre 2015
  • Livres 4.00/5
Une pièce courte dense et puissante. Tirée d un fait divers, cette histoire est a la fois simple et tragique. La soeur, froide et égoïste, la mère qui réalise trop tardivement ses actes meurtriers et qui retrouve des sentiments trop difficiles à assumer maintenant qu' elle a participé au meurtre de son fils, arrivé incognito dans cette auberge de mort.
J ai personnellement une préférence pour les romans de Camus, même si ces trois actes du malentendu se lisent d une traite.
Commenter    J’apprécie          50
Sly
Sly04 juillet 2010
  • Livres 3.00/5
J'ai trouvé cette pièce beaucoup moins intense que Caligula, mais l'on y retrouve des personnages qui tout comme dans l'autre pièce sont attachant malgré là cruauté dont ils font preuve.
Tout au long de la lecture on se sent tiraillé entre la compréhension et l'aversion envers les actes commis.
Il y a une chose que je remarque dans les différentes oeuvres que je lis d'Albert Camus, c'est cette répétition dans l'insensibilité des personnages principaux qui vivent leur vie en complet accord avec leurs idées.
C'est probablement un thème qu'il apprécie beaucoup et je trouve qu'il le maîtrise très bien car je n'ai jamais été déçu par cet auteur.
Commenter    J’apprécie          30
Citations & extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
CorinneCoCorinneCo23 février 2014
Le Malentendu

Martha :
Tout ce que la vie peut donner à un homme lui a été donné. Il a quitté ce pays. Il a connu d’autres espaces, la mer, des êtres libres. Moi, je suis restée ici. Je suis restée, petite et sombre, dans l’ennui, enfoncée au cœur du continent et j’ai grandi dans l’épaisseur des terres. Personne n’a embrassé ma bouche et même vous, n’avez vu mon corps sans vêtements. Mère, je vous le jure, cela doit se payer. Et sous le vain prétexte qu’un homme est mort, vous ne pouvez vous dérober au moment où j’allais recevoir ce qui m’est dû. Comprenez donc que, pour un homme qui a vécu, la mort est une petite affaire. Nous pouvons oublier mon frère et votre fils. Ce qui lui est arrivé est sans importance : il n’avait plus rien à connaître. Mais moi, vous me frustrez de tout et vous m’ôtez ce dont il a joui. Faut-il donc qu’il m’enlève l’amour de ma mère et qu’il vous emmène pour toujours dans sa rivière glacée ?
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          70
gillgill09 juillet 2012
"Le Malentendu" - pièce en trois actes -
Après une absence de vingt ans, Jan revient en Bohême dans l'auberge tenue par sa mère et par Martha, sa soeur, qui ne le reconnaissent pas.
Par jeu et par curiosité, il décide de cacher jusqu'au lendemain son identité.
Dans la nuit, les deux femmes l'endorment et, après l'avoir dépouillé, le jettent dans la rivière comme elles avaient coutume de le faire avec tous les riches voyageurs de passage.
Apprenant au matin, de la bouche m^me de la femme de Jan, l'identité de leur victime, la mère se noie et Martha se pend.
(extrait de "Récits, pièces et essais" de " Albert Camus" de la collection "Génies et Réalités" parue aux éditions "Hachette" en 1964)
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          60
MeduzanticMeduzantic14 avril 2012
Non, les hommes ne savent jamais comment il faut aimer. Rien ne les contente. Tout ce qu'ils savent, c'est rêver, imaginer de nouveaux devoirs, chercher de nouveaux pays et de nouvelles demeures. Tandis que nous, nous savons qu'il faut se dépêcher d'aimer, partager le même lit, se donner la main, craindre l'absence. Quand on aime, on ne rêve à rien. (...) C'est pour cela que l'amour des hommes est un déchirement. Ils ne peuvent se retenir de quitter ce qu'ils préfèrent.
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          80
CorinneCoCorinneCo15 novembre 2013
MARTHA
Tout ce que la vie peut donner à un homme lui a été donné. Il a quitté ce pays. Il a connu d’autres espaces, la mer, des êtres libres. Moi, je suis restée ici. Je suis restée, petite et sombre, dans l’ennui, enfoncée au cœur du continent et j’ai grandi dans l’épaisseur des terres. Personne n’a embrassé ma bouche et même vous, n’avez vu mon corps sans vêtements. Mère, je vous le jure, cela doit se payer. Et sous le vain prétexte qu’un homme est mort, vous ne pouvez vous dérober au moment où j’allais recevoir ce qui m’est dû. Comprenez donc que, pour un homme qui a vécu, la mort est une petite affaire. Nous pouvons oublier mon frère et votre fils. Ce qui lui est arrivé est sans importance : il n’avait plus rien à connaître. Mais moi, vous me frustrez de tout et vous m’ôtez ce dont il a joui. Faut-il donc qu’il m’enlève l’amour de ma mère et qu’il vous emmène pour toujours dans sa rivière glacée ?
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          30
jadaounjadaoun23 juin 2015
Une piece qui nous plonge des le debut dans une ambiance etrangement morbide mais a la fois mysterieuse et profondement tragique . Un grand aspect sombre sous jacent de cache derriere un drame familial . Mais c'est surtout la fin de la piece edifiante et tetanisante . L'absurdite du monde et sa tendre mais cruelle indifference se cristallisent sous la forme de personnages entre monstres et humains a la sensibilite exacerbee
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          40
Videos de Albert Camus (97) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Albert Camus
Vidéo de Albert Camus
Dans la catégorie : Littérature dramatiqueVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues romanes. Littéraure française>Littérature dramatique (842)
autres livres classés : théâtreVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Quiz sur l´Etranger par Albert Camus

L´Etranger s´ouvre sur cet incipit célèbre : "Aujourd´hui maman est morte...

Et je n´ai pas versé de larmes
Un testament sans héritage
Tant pis
Ou peut-être hier je ne sais pas

9 questions
2200 lecteurs ont répondu
Thème : L'Etranger de Albert CamusCréer un quiz sur ce livre