ISBN : 2070401014
Éditeur : Gallimard (2000)


Note moyenne : 3.88/5 (sur 80 notes) Ajouter à mes livres
Alger. Une charrette cahotée dans la nuit transporte une femme sur le point d'accoucher. Plus tard, naît le petit Jacques, celui-là même que l'on retrouve dès le second chapitre, à 40 ans. Devant la tombe de son père, visitée pour la première fois, il prend soudain cons... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (6)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

  • Par nath45, le 16 mai 2012

    nath45
    Quel magnifique livre, quel magnifique homme, je suis comme beaucoup de lectrices, lecteurs sous le charme de la plume d'Albert Camus, le récit de son enfance, sa jeunesse à Belcourt qu'il nous livre est remarquable, bouleversant, authentique, c'est tout simplement la vie de sa famille pauvre, le travail incessant , les transports, mais aussi les copains, la mer dont il en parle si bien et surtout l'instituteur à qui il doit beaucoup. C'est aussi les joies simples, l'amour, la vie.
    A lire absolument afin de découvrir à travers ce récit autobiographique un GRAND HOMME.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par toto, le 24 mai 2012

    toto
    Souvenirs d'enfance narrés avec une précision extrême. Un vocabulaire riche, des détails évocateurs mais longs, trop longs.
    Une mine de dictées pour les enseignants du primaire!
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par pragmatisme, le 08 octobre 2010

    pragmatisme
    Le Premier Homme que Camus avait d'abord envisagé d'appeler Adam, est un roman autobiographique inachevé, écrit en 1960 et dactylographié par sa fille après le tragique accident de voiture de l'auteur. Il fut publié en 1994. Traduction du mythe du retour et de l'origine, il comprend deux parties. La première "Recherche de père" est complète, la seconde "Le fils ou Le Premier Homme" ne l'est pas et la troisième manque totalement. De nombreuses traces renvoient à la réalité autobiographique de ce texte. Y figurent des noms réels notamment, celui de son instituteur, M. Germain alias M. Bernard et le nom de jeune fille de sa grand-mère paternelle, Cormery. C'est un récit à la troisième personne, universaliste. Il manque certains mots, d'autres sont signalés comme illisibles ou de lecture douteuse par l'éditeur. Des notes renseignent sur les passages que l'auteur envisageait de supprimer ou de retravailler. le voyage tient une place importante dans toute la première partie du récit. Il traduit de manière évidente, vivante et mouvante cette recherche des origines. Ce sont des voyages obligés, en raison de l'oubli et de la pauvreté. De même la forme romanesque de ce récit laisse une grande part à l'imaginaire, en particulier lorsque l'auteur dépeint la naissance de Jacques et développe le mythe de la Nativité. le récit des souvenirs de l'auteur et de ses sentiments est extrêmement émouvant. La transcription de son enfance en particulier est exceptionnelle. Il y aurait de nombreux extraits à citer. le style de l'auteur est d'une qualité rare, chaque lieu, chaque évènement, du plus tragique au plus anodin est miraculeusement décrit et développé. Ce qui caractérise encore le mieux cette œuvre c'est sa dimension humaine, la chaleur, l'aspect affectif, convivial et pittoresque du récit. C'est un ouvrage inégalable, incontournable, à lire absolument.

    Lien : http://pragmatisme.over-blog.fr/article-le-premier-homme-albert-camu..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Pchabannes, le 04 avril 2010

    Pchabannes
    Le Premier Homme, œuvre au fort parfum autobiographique, en cours de création lors de la disparition accidentelle de l'auteur en 1960. D'aucuns, comme a pu le dire Jean-Claude Brisville, son secrétaire à Combat, regretteront la parution d'une œuvre manifestement inachevée. Pour ma part l'édition de Gallimard de 1994, composée sur la base du manuscrit retrouvé dans sa sacoche en Janvier 60 et d'une première dactylographie de Francine Camus, accompagnée de la main d'Albert Camus des variantes écrites en superposition, des ajouts en marge, des feuillets ainsi que les notes et plan contenu dans son carnet original, est formidable à plus d'un titre.
    D'abord lire un roman inachevé, une œuvre en marche, avec ses variations, ses notes accompagné du plan, est formateur pour tous les romanciers et littérateurs en herbe,
    Et puis Le Premier Homme est une œuvre tirant sa force de sa simplicité voir de son austérité. Sans le sentimentalisme contemporain, Albert Camus nous fait partager depuis le déracinement et la déportation de Français en 1848 et 1870 vers l'Algérie jusqu'aux années 50, le point de vue du ou des pauvres dans cette société sur cette terre d'Afrique. C'est l'occasion pour Albert Camus de nous faire sentir la différence de perception d'une même réalité entre différentes couches de la population qui se croisent souvent sans se voir et surement sans pouvoir se comprendre.
    Engagement humaniste avec des ennemis à droite et des ennemis à gauche, Albert Camus est contemporain et se doit d'être lu et relu notamment dans le cadre des grandes migrations africaines vers l'Europe.
    Ce livre fait partie de la liste de lecture d'Alain Finkielkraut dans son ouvrage Cœur Intelligent. Merci Monsieur Finkielkraut, vous avez une fois de plus tapé dans le mille.
    Lectori salutem,


    Lien : http://www.quidhodieagisti.fr
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par fantineolivier, le 07 décembre 2010

    fantineolivier
    Je n'ai pas du tout aimé ce livre, il n'y a pratiquement aucune action "en vrai", tout se passe dans dans la tête de l'auteur et dans ses souvenirs ! A lire toutefois pour dire avoir lu un Camus ...
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)

> voir toutes (16)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Petitebijou, le 28 juillet 2011

    Oh! oui, c'était ainsi, la vie de cet enfant avait été ainsi, la vie avait été ainsi dans l'île pauvre du quartier, liée par la nécessité toute nue, au milieu d'une famille infirme et ignorante, avec son jeune sang grondant, un appétit dévorant de la vie, l'intelligence farouche et avide, et tout au long un délire de joie coupé par les brusques coups d'arrêt que lui infligeait un monde inconnu, le laissant alors décontenancé, mais vite repris, cherchant à comprendre, à savoir, à assimiler ce monde qu'il ne connaissait pas, et l'assimilant en effet parce qu'il l'abordait avidement, sans essayer de s'y faufiler, avec bonne volonté mais sans bassesse, et sans jamais manquer finalement d'une certitude tranquille, une assurance oui, puisqu'elle assurait qu'il parviendrait à tout ce qu'il voulait et que rien, jamais, ne lui serait impossible de ce qui est de ce monde et de ce monde seulement, se préparant (et préparé aussi par la nudité de son enfance) à se trouver à sa place partout, parce qu'il ne désirait aucune place, mais seulement la joie, les êtres libres, la force et tout ce que la vie a de bon, de mystérieux et qui ne s'achète ni ne s'achètera jamais.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par pragmatisme, le 08 octobre 2010

    Les manuels étaient toujours ceux qui étaient en usage dans la métropole. Et ces enfants qui ne connaissaient que le sirocco, la poussière, les averses prodigieuses et brèves, le sable des plages et la mer en flammes sous le soleil, lisaient avec application, faisant sonner les virgules et les points, des récits pour eux mythiques où des enfants à bonnet et cache-nez de laine, les pieds chaussés de sabots, rentraient chez eux dans le froid glacé en traînant des fagots sur des chemins couverts de neige, jusqu'à ce qu'ils aperçoivent le toit enneigé de la maison où la cheminée qui fumait leur faisait savoir que la soupe aux pois cuisait dans l'âtre. Pour Jacques, ces récits étaient l'exotisme même. Il en rêvait, peuplait ses rédactions de descriptions d'un monde qu'il n'avait jamais vu, et ne cessait de questionner sa grand-mère sur une chute de neige qui avait eu lieu pendant une heure vingt ans auparavant sur la région d'Alger. Ces récits faisaient partie pour lui de la puissante poésie de l'école, qui s'alimentait aussi de l'odeur de vernis des règles et des plumiers, de la saveur délicieuse de la bretelle de son cartable qu'il mâchouillait longuement en peinant sur son travail, de l'odeur amère et rêche de l'encre violette, surtout lorsque son tour était venu d'emplir les encriers avec une énorme bouteille sombre dans le bouchon duquel un tube de verre coudé était enfoncé, et Jacques reniflait avec bonheur l'orifice du tube, du doux contact des pages lisses et glacées de certains livres, d'où montait aussi une bonne odeur d'imprimerie et de colle, et, les jours de pluie enfin, de cette odeur de laine mouillée qui montait des cabans de laine au fond de la salle et qui était comme la préfiguration de cet univers édénique où les enfants en sabots et en bonnet de laine couraient à travers la neige vers la maison chaude."
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Pchabannes, le 04 avril 2010

    Et lui qui avait voulu échapper au pays sans nom, à la foule et à une famille sans nom, mais en qui quelqu’un obstinément n’avait cessé de réclamer l’obscurité et l’anonymat[…] cheminant dans la nuit sur la terre de l’oubli où chacun était le premier homme, où lui-même avait du s’élever seul, sans père […] t il lui avait fallu apprendre seul, grandir seul, en force, en puissance, trouver seul sa morale et sa vérité, à naître enfin comme un homme pour ensuite naître aux autres, aux femmes, comme tous les hommes nés dans ce pays et qui, un par un, essayaient d’apprendre à vivre sans racines et sans foi et qui tous ensemble aujourd’hui où ils risquaient l’anonymat définitif et la perte des seules traces sacrées de leur passage sur cette terre, les dalles illisibles que la nuit avait maintenant recouvertes dans le cimetière, devaient apprendre à naître aux autres, à l’immense cohue des conquérants maintenant évincés qui les avaient précédés sur cette terre et dont ils devaient reconnaître la fraternité de race et de destin. – page 180 et 181
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Elisanne, le 04 février 2012

    [...]Il se tenait contre le flanc de son maître, respirant une dernière fois l'odeur d' eau de Cologne, collé contre la tiédeur chaleureuse de ce corps solide, et la grand-mère rayonnait devant les voisines. " Merci, Monsieur Bernard, merci ", disait-elle pendant que monsieur Bernard caressait la tête de l'enfant. Image0

    Tu n'as plus besoin de moi, disait-il, tu auras des maîtres plus savants. Mais tu sais où je suis, viens me voir si tu as besoin que je t'aide. " Il partait et Jacques restait seul, perdu au milieu de ces femmes, puis il se précipitait à la fenêtre, regardant son maître qui le saluait une dernière fois et qui le laissait désormais seul, et, au lieu de la joie du succès, une immense peine d'enfant lui tordait le cœur, comme s'il savait d'avance qu'il venait par ce succès d'être arraché au monde innocent et chaleureux des pauvres, monde refermé sur lui-même comme une île dans la société mais où la misère tient lieu de famille et de solidarité, pour être jeté dans un monde inconnu, qui n'était pas le sien, où il ne pouvait croire que les maîtres fussent plus savants que celui-là dont le cœur savait tout, et il devrait désormais apprendre, comprendre sans aide, devenir un homme enfin sans le secours du seul homme qui lui avait porté secours, grandir et s'élever seul enfin, au prix le plus cher.[...]
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Pchabannes, le 04 avril 2010

    Dans certaines circonstances, un homme doit tout se permettre et tout détruire. Mais Comery avait crié comme pris de folie furieuse : “Non, un homme ça s’empêche. Voilà ce que c’est un homme, ou sinon…”. Et puis il s’était calmé. “Moi, avait-il dit, d’une voix sourde, je suis pauvre, je sors de l’orphelinat, on me met cet habit, on me traîne à la guerre, mais je m’empêche.” - page 66
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (8 votes positifs)

> voir toutes (71)

Videos de Albert Camus

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Albert Camus

ALBERT CAMUS l'art et la révolte ne mourront qu'avec le dernier homme








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Le Premier Homme par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (211)

> voir plus

Quiz