ISBN : 2070364771
Éditeur : Gallimard (1973)


Note moyenne : 4.04/5 (sur 185 notes) Ajouter à mes livres
Ne pleurez pas. Non, non, ne pleurez pas ! Vous voyez bien que c'est le jour de la justification. Quelque chose s'élève à cette heure qui est notre témoignage à nous autres révoltés : Yanek n'est plus un meurtrier. Un bruit terrible ! Il a suffi d'un bruit terrible et l... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (8)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

  • Par Aela, le 17 février 2011

    Aela
    Une pièce d'Albert Camus créée en 1959 qui pose la question de l'engagement, de la légitimité de l'action révolutionnaire.
    A Moscou, en 1905, un petit groupe de socialistes révolutionnaires prépare un attentat contre le grand-duc, oncle du tsar Nicolas II. Très vite, deux conceptions s'opposent: Stepan, aveuglé par sa haine, pense que l'idéal politique est supérieur à la vie elle-même; Kaliayev, au contraire, ne parvient pas à passer à l'acte de tuer, car deux enfants se trouvent dans la calèche qui le transporte.
    Une très belle réflexion sur les limites de l'action violente, et qui mettent en relief les valeurs chères à Camus: la solidarité et la compassion.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par johaylex, le 15 novembre 2011

    johaylex
    Camus convoque l'intensité de Dostoievski pour montrer les questionnements de socialistes révolutionnaires pris entre leurs idéaux et la réalité de l'action.
    Outre l'opposition idée/action, Camus met aussi en avant la légitimité qu'il peut y avoir ou non de vouloir faire le bonheur des autres sans leur demander leur avis.
    Ici, "les autres" sont bien sûr le peuple, les miséreux qui ont besoin qu'on leur prodigue la charité. ainsi, il s'interroge sur l'existence d'une norme pour le bonheur, s'il faut l'imposer, et jusqu'à quel point.
    L'Acte de Kalyalev et de la Grande-Duchesse en est l'illustration: si lutter pour le Bien revient à donner la mort, est-ce encore le Bien ?
    Alors, il y a donc l'opposition absolu/relatif qui ne peut se dénouer que par la mort de ceux qui sont épris de cet absolu, qui le portent, au mépris de leur relativisme d'humain, Les justes.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Alienor, le 22 janvier 2010

    Alienor
    A la base de cette pièce en cinq actes, une histoire vraie. Celle d'un groupe de terroristes ayant fomenté à Moscou, en 1905, un attentat contre le grand-duc Serge.
    Mais après des mois de préparation, le jour prévu, les terroristes renoncèrent en découvrant que des enfants se trouvaient dans la calèche du grand-duc, lors de son passage sur l'itinéraire qui aurait dû lui être fatal.
    A partir de ces faits réels, Camus a bâti une fiction, imaginant ce qui avait pu se passer entre les différents protagonistes de cet attentat manqué, cloîtrés dans un appartement qui est leur quartier général autant que leur refuge.
    Ces hommes et cette femme, unis par une cause qui leur semble juste et qui les dévore, ont toutefois un peu de mal à s'entendre sur la limite à ne pas franchir pour atteindre l'objectif qu'ils se sont fixés. La plupart – et sans doute est-ce là la voix de Camus – pensent que la fin ne justifie pas les moyens. Les innocents ne peuvent payer pour des actes dont ils ne sont en rien responsables.
    Un couple émerge de ce quintette, Dora et Kaliayev. Magnifiques et flamboyants, ces deux héros au destin tragique, à l'amour impossible, illuminent cette pièce bouleversante, et on imagine sans peine que leur incarnation physique sur la scène du théâtre Hébertot (la pièce fut créée en 1949) par Maria Casarès et Serge Reggiani, a dû être un grand moment de théâtre. On sait que Maria Casarès et Albert Camus s'aimaient… et quelle plus belle preuve de cet amour l'auteur pouvait-il lui offrir que ce personnage féminin admirable !
    Je ne sais s'il existe un dictionnaire des citations de Camus, ce qui pourrait être le cas tant il a écrit de phrases belles et marquantes, souvent citées ces temps derniers qui l'ont vu revenir sous les feux de l'actualité. Voici celles que j'ai retenues dans ce texte :
    «C'est facile, c'est tellement plus facile de mourir de ses contradictions que de les vivre.»
    «Mourir pour l'idée, c'est la seule façon d'être à la hauteur de l'idée.»
    «Tout le monde ment. Bien mentir voilà ce qu'il faut.»
    «La liberté est un bagne aussi longtemps qu'un seul homme est asservi sur la terre.»


    Lien : http://tassedethe.unblog.fr
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 18 août 2010

    kathel
    Cette pièce met en scène des terroristes qui préparent un attentat contre le Grand-Duc, en Russie, en 1905. Camus démonte et observe sous toutes ses facettes le crime politique, le crime de celui qui tue pour une cause qui lui semble juste, pour qu'un gouvernement cesse d'opprimer un peuple. Mais qu'en est-il aux yeux du peuple pour lequel ils se battent ? Et si Les justes mouraient pour rien ? Un terroriste peut-il aussi avoir des sentiments, et même aimer la vie ? Parmi ceux qui préparent l'attentat, des idées fusent, des conceptions s'opposent, des amours et des amitiés se font ou se défont…
    Comme je manque de points de repères, je dirais que le sujet de ce drame politique m'a intéressée, que j'ai trouvée la pièce bien construite et bien menée jusqu'à son terme. J'ai eu un peu de mal au premier acte à identifier les différents personnages masculins, car ils sont parfois appelés par le nom, parfois par leur prénom, ce qui ne rend pas la lecture très claire, mais doit être beaucoup moins gênant sur scène. Ils sont au fur et à mesure plus faciles à caractériser par des sentiments qui leurs sont bien personnels et les actes suivants se lisent plus aisément. le décor est le même pour les trois premiers actes, puis change ensuite, les évènements les plus dramatiques ont lieu hors champ, ce qui donne une intensité particulière.

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-albert-camus-les-justes-..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Giwago, le 21 avril 2008

    Giwago
    Un texte sublime, une pièce de théâtre magnifique à voir, un thème toujours très porteur : la révolution et la lutte contre les injustices et pour la liberté… « La liberté est un bagne aussi longtemps qu'un seul homme est asservi sur la terre ». Je crois que cette phrase résume tout. du très très grand Camus…
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)

> voir toutes (28)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Marium, le 17 mai 2012

    Nous ne sommes pas de ce monde. Nous sommes des justes.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par gill, le 18 avril 2012

    En février 1905, à Moscou, un groupe de terroristes, appartenant au parti socialiste révolutionnaire, organisait un attentat à la bombe contre le grand-duc Serge, oncle du Tsar. Cet attentat et les circonstances singulières qui l'ont précédé et suivi font le sujet des Justes.
    Si extraordinaires que puissent paraître, en effet, certaines des situations de cette pièce, elles sont pourtant historiques. Ceci ne veut pas dire, on le verra d'ailleurs, que les Justes soient une pièce historique. Mais tous les personnages ont réellement existé et se sont conduits comme je le dis.
    J'ai seulement tâché à rendre vraisemblable ce qui était déjà vrai....
    (extrait du texte inséré en début de l'édition parue chez "Folio" en 1973)
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Astrid2479, le 15 décembre 2011

    Ceux qui s'aiment aujourd'hui doivent mourir ensemble, s'ils veulent etre réunis. L'injustice sépare, la honte, la douleur, le mal qu'on fait aux autres, le crime séparent. Vivre est une torture puisque vivre sépare.
    Citation de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par Elisanne, le 08 mai 2012

    J’aime la beauté, le bonheur !
    C’est pour cela que je hais le despotisme.
    Comment leur expliquer ? La révolution, bien sûr !
    Mais la révolution pour la vie,
    pour donner une chance à la vie, tu comprends ?
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par MarcBibliotheca, le 03 novembre 2009

    J'ai compris qu'il ne suffisait pas de dénoncer l'injustice. Il fallait donner sa vie pour la combattre.
    Citation de qualité ? (11 votes positifs)

> voir toutes (71)

Videos de Albert Camus

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Albert Camus

ALBERT CAMUS l'art et la révolte ne mourront qu'avec le dernier homme











Acheter sur Amazon

Faire découvrir Les Justes par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (369)

> voir plus

Quiz