> Paule Arhex (Traducteur)

ISBN : 2070721825
Éditeur : Gallimard (1991)


Note moyenne : 3.95/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres
Traduit de l'allemand par Paule Arhex
"Le professeur Peter Kien, un homme long et maigre, savant sinologue [...], avait l'habitude de jeter un coup d'oeil aux devantures de toutes les librairies devant lesquelles il passait. Il trouvait presque plaisant de consta... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(3)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par monito, le 16 septembre 2009

    monito
    Seul véritable roman d'Elias Canetti, davantage connu en France comme intellectuel, AUTO DA FE est de prime abord un véritable délire. Publié dans la collection l'Imaginaire chez Gallimard, on ne saurait s'en étonner.
    Le professeur Peter KIEN vit, pour par et avec ses livres. Une certaine forme d'autisme, d'isolement d'un monde extérieur redouté et rejeté, les livres sont le havre de paix dont le héros maîtrise chaque volume, chaque page, chaque ligne, chaque mot.
    Un jour arrive l'ennemi destructeur, une femme, Thérèse, gouvernante puis épouse qui pousse Peter à la folie ou la révèle.
    S'ensuit alors une descente aux enfers où l'on croise des personnages plus incroyables les uns que les autres…
    Au-delà de cette histoire parfois abracadabrantesque, ce roman est aussi, remis dans le contexte de sa publication (1935), une expression sur la montée du nazisme, en filigrane un rapport toujours complexe à la judaïté, un exposé désolant sur la nature humaine, une conception de la femme qu'elles ne goûteraient guère aujourd'hui…
    Enfin, c'est un roman dont il est difficile de se détacher, tant la folie qu'il exalte semble être plus attirante, plus vivante que les vies monotones et tracées qui sont notre lot quotidien.
    Vivre entièrement, follement, une passion jusqu'à sont terme inéluctable…heureusement qu'il y a les livres.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par mguy, le 22 janvier 2011

    mguy
    Une chose est à reconnaitre : c'est bien écrit. Même si l'histoire ne m'a pas vraiment plu personnellement. Il s'agit de l'histoire d'un homme, Kien, qui ne vit que pour ses livres, et qui méprise tout le reste. Il va notamment épouser sa domestique pour le soin qu'elle prend de ses livres. Mais très vite, les relations entre les personnages vont dégénérer. Cela ne sera qu'incompréhension, et manque total de communication.
    Même si l'histoire pourrait être monstrueuse, l'écrivain sait rendre comiques des passages qui pourraient être pathétiques. À lire pour ceux qui aiment découvrir des œuvres peu ordinaires.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par delitterys, le 17 février 2011

    delitterys
    Je ne sais ce qui m'a retenue si longtemps loin de ce monstre littéraire qu'est Auto-da-fé (peut-être des souvenirs douloureux de versions allemandes trop difficiles pour mes facultés d'alors ?). J'ai passé la journée plongée dans cet unique et miraculeux roman de Canetti (que je compte découvrir davantage les prochains temps)...
    La suite sur mon blog :

    Lien : http://www.delitteris.com/index.php/au-fil-des-pages/auto-da-fe/
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

> voir toutes (5)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Piling, le 28 août 2010

    Il jeta un coup d'œil autour de lui – non, personne ne l'observait – et tira de sa poche un calepin long et étroit. Sur la couverture était écrit en hautes lettres anguleuses : SOTTISIER. Il arrêta d'abord son regard sur le titre, puis il feuilleta le carnet dont plus de la moitié des pages était écrite ; il inscrivait là tout ce qu'il voulait oublier. Il commençait par inscrire la date, l'heure et le lieu. Suivait le récit de l'événement, qui devait être une nouvelle illustration de la bêtise humaine. Une citation bien choisie, toujours nouvelle, servait de conclusion. il ne lisait jamais son recueil de sottises ; il lui suffisait de jeter un coup d'œil sur la couverture. Il pensait publier cela plus tard sous le titre : "Promenade d'un sinologue".
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par delitterys, le 17 février 2011

    "" Le professeur Peter Kien, un homme long et maigre, savant sinologue [...], avait l'habitude de jeter un coup d'œil aux devantures de toutes les librairies devant lesquelles il passait. Il trouvait presque plaisant de constater que la mauvaise graine et l'ivraie gagnaient chaque jour du terrain. Lui-même possédait la plus importante bibliothèque privée de cette grande ville. Et il en emportait toujours une parcelle sur lui. La passion qu'il éprouvait pour elle, la seule qu'il se permît dans sa vie sévère et studieuse, le contraignait à des mesures de prudence. "

    (4e de couverture)
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Piling, le 25 août 2010

    Le véritable amour est toujours inquiet et se crée de nouveaux soucis avant même que les anciens aient disparu. Il n'avait encore jamais aimé ; il éprouvait les mêmes sentiments qu'un jeune garçon qui ne sait rien encore, qui saura bientôt et qui ressent devant les deux choses : savoir et ignorer, la même obscure angoisse.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Piling, le 24 août 2010

    À travers les vitres, on pouvait voir l'aspect du ciel, mais plus atténué, plus calme qu'il n'était en réalité. Un bleu doux signifiait : le soleil brille, mais ne vient pas jusqu'à moi ; un gris également doux, il va pleuvoir, mais pas sur moi. Un bruit léger, c'était les gouttes qui tombaient. On accueillait de très loin leur venue ; elles ne vous touchaient pas. On savait seulement : le soleil brille, les nuages passent, la pluie tombe. C'était comme si l'on s'était bâti une cabane à l'abri de toute relation exclusivement matérielle, de tout ce qui n'était que contingences terrestres, une immense cabine, assez grande pour contenir les quelques biens qui, sur terre, sont plus que la terre et que la poussière à laquelle la vie retourne ; comme si on l'avait fermée hermétiquement et remplie de ces quelques biens. Dans ce voyage à travers l'inconnu, il semblait qu'on n'était pas en voyage du tout. Il suffisait de s'assurer, par les fenêtres d'observation, de la permanence de certaines lois naturelles : la succession du jour et de la nuit, l'activité incessante et capricieuse du climat, l'écoulement du temps : on voyageait sur place.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par Piling, le 23 août 2010

    Incipit :
    "Que fais-tu ici, mon garçon ?
    – Rien.
    – Alors, pourquoi restes-tu là ?
    – Comme ça…
    – Tu sais lire ?
    – Oui !
    – Quel âge as-tu ?
    – Neuf ans passés.
    – Qu'est-ce que tu préfères : du chocolat ou un livre ?
    – Un livre.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (1)

Video de Elias Canetti

>Ajouter une vidéo

Elias CANETTI : écrits autobiographiques
Depuis le théâtre municipal de Fontainebleau Olivier BARROT présente avce beaucoup de ferveur le livre d'Elias CANETTI "Ecrits autobiographiques".











Acheter sur Amazon

Faire découvrir Auto-da-fé par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (45)

> voir plus

Quiz