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Critiques sur Dans la ville des veuves intrépides (15)


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    • Livres 3.00/5
    Par Deuzenn le 15/09/2011


    Sur fond de guérilla colombienne, James Canon met en scène un village perdu aux odeurs d'orchidées et de mangues, où ne demeurent plus que des femmes. L'une après l'autre, celles-ci ont les héroïnes de courts chapitres qui voient se dérouler l'histoire d'un village peu ordinaire.
    Après la disparition des hommes, ces dames s'organisent comme elles peuvent: l'une devient Maire, une autre devient infirmière sous prétexte que son mari était médecin...Des jeunes femmes décident de créer un bordel ambulant pour ramener des hommes... le temps est aboli et un décret rend le calendrier féminin...
    Pittoresques et attachantes, ces femmes sont surtout l'occasion pour l'auteur de livrer des réflexions profondes, mais toujours teintées d'humour, sur ce qu'endure le peuple colombien, sur le Communisme, la politique et l'économie. Une chronique caustique et grave, habilement entrecoupée de courts récits de guérilleros et de paramilitaires, qui permettent de replacer l'histoire de ce village dans son contexte réel, pour ne pas y voir qu'un prétexte à une farce baroque teintée de réalisme magique.
    Fantasque sans aucun doute, mais éclairant.

    critique de qualité ? (10 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par lethee le 12/01/2009


    Pour ceux qui n'ont pas lu le livre, et viennent ici à la recherche de quelques conseils de lecture sachez simplement que ne pas lire ce livre est un manquement fondamental à votre bonne santé littéraire. L'auteur, pour son premier roman, montre un réel talent tant au niveau de l'écriture, de l'histoire qui est à la fois drôle, touchante, émouvante, originale et exotique. Se priver d'une telle lecture est un sacrilège. Vous allez y prendre non seulement du plaisir, mais un certain goût également, réclamant rapidement un autre ouvrage de l'auteur. C'est dépaysant, bien écrit (et même mieux), hilarant, et de surcroît très très intelligent. L'écriture en est facile d'accès. Il vous faudra cependant une certaine ouverture d'esprit, comme toujours avec les romans sud-américains (je n'ai jamais pu lire Cent ans de solitude, roman cité quelques fois dans Les veuves, et la première fois que j'ai lu Zoé Valdès, je me suis demandé vraiment où j'avais attérri.). N'ayez pas peur d'être un peu bousculé ! Voilà pour ce que je peux dire afin de vous inciter à le lire, sans trop dévoiler l'histoire et son dénouement. Pour en savoir plus sur le sujet, je vous invite à visiter Amazon ici, pour lire le résumé.


    Nous sommes en 1992 et en Colombie, c'est la guerre. Indiens, paysans subissent les batailles continuelles des guérilléros, des paramilitaires, et de l'armée colombienne. le conflit semble dépasser tous ceux qui le subissent autant que ceux qui le poursuivent. Cependant, il dure. C'est alors que les guérilléros, bien plus connus pour leur violence que pour leur politique, viennent chercher les hommes disponibles dans tous les villages qu'ils rencontrent. Au passage bien sûr, ils pillent, violent, tuent, empoisonnent et détruisent au nom d'une liberté qu'ils prétendent distribuer à qui veut bien les aider à l'incarner.
    C'est pour cette raison qu'un beau matin de dimanche, Mariquita se voit soudain dépeuplé de ses hommes et jeunes garçons. Ne resteront que des veuves, un prêtre, quatre garçons de moins de 12 ans, un Julio qui deviendra Julia, et un homosexuel qui n'était pas là lors de la rafle.
    Que peut bien devenir un village sans les hommes ? Qui va entretenir les voiries ? Qui travaillera la terre ? Qui procédera aux réparations diverses ? Et surtout, qui assurera la pérénité du commerce de Madame Emilia, la maison close du village ? Pire encore, qui assurera la descendance de Mariquita ?

    Un roman transgenre

    Ce ne sont certainement pas les hommes rescapés. L'un est homosexuel. Les quatres autres jeunes gens se réveleront eux aussi incapables de faire face à leur devoir de procréation, et même le prêtre, dont l'ardeur à la tâche n'a jamais connu d'égale mesure dans son art de la messe, se « sacrifiera » pour rien. le désir procréation semble maudit à Mariquita, et ne mène qu'à des échecs. C'est avant tout que dans l'histoire de James Canon, les événements ressemblent plutôt à ce dont rêvent les transexuels : de se voir pousser des seins, d'avoir soudain une voix de fille, de voir tomber son pénis. Ce que les transexuels mettent des années à obtenir, à payer, voire seulement à rêver, James Canon le rend possible de la manière la plus naturelle et involontaire. Ces castrations et autres poussées de protubérances se révèlent finalement salvatrices, puisqu'elles sauvent les hommes des femmes... Pas de descendance donc, et pourtant, il faut bien trouver une solution. Seulement celle-ci doit être en adéquation avec l'intérêt de tout le village, et à mesure que les solutions matérielles sont trouvées, il semble que les habitant(e)s du village se rapprochent d'un état « hermaphrodite », excluant la reproduction. Bientôt ne resteront plus que des veuves, des femmes entre elles, qui se passeront volontiers des hommes au fil du temps, pour se donner caresses et amour sans soumission, à mains égales.

    Et les hommes dans tout cela ?

    Les hommes sont raflés au début du roman. Cependant, ils viennent ponctuer les histoires de Mariquita par de brèves anecdotes, presque toujours morbides, toujours au sujet de la guerre. C'est cela un homme : ça part, ça produit, ça fait la guerre, et entre les bonnes nouvelles, ça en apporte de mauvaises. Ainsi, tout au long du roman, les hommes se font témoins de la guerre qu'ils sont les seuls à vouloir, les seuls à faire. Pendant que les femmes s'acharnent à trouver un moyen de faire vivre le village, d'assurer une continuité à la communauté, les hommes exterminent ce qu'ils trouvent ailleurs.
    Même le prêtre, censé être un représentant de Dieu à la fois chaste, pacificateur, brisera tous les commandements. le prêtre se transforme en pêcheur par excellence, puis déserte les lieux de ses méfaits en emportant les actes de naissance des villageoises : par là, il signifie qu'après la disparition du dernier véritable symbole masculin du village, les femmes ne peuvent plus exister. Elles n'ont plus d'existence légale. Elle n'existent plus Dieu et sans les hommes : mais c'est un point de vue d'homme de Dieu. Qu'importe, elles écriront leur propre bible : une bible de femme pour une communauté de femmes peut très bien remplacer une bible d'hommes dans un monde d'hommes où vivent les femmes.


    Le temps est impossible...

    Affranchies de Dieu, affranchies des hommes, les femmes finissent un beau jour par s'affranchir du temps. Qu'importe ! Elles inventeront le leur : un temps féminin. Bien sûr, le temps des femmes ne peut que tourner à l'envers.. et remonter en sens inverse. Tandis que celui des hommes « est tout entier tourné vers la productivité » (p. 249), celui des femmes sera tout entier tourné vers la communauté. le même temps, les mêmes règles, les mêmes sources. Les femmes remontent donc le temps et évoluent vers une harmonie parfaite. Quelques hommes, plus tard de retour, auront du mal à comprendre, puis à vouloir se plier aux règles de la « nouvelle Mariquita ». Eux d'ailleurs, l'appellent toujours « le mariquita ». Tandis qu'ils contemplent le village, happés par la nostalgie de l'ancien règne des hommes, les femmes remontent le temps vers un avenir à rebours, plus naturel, plus simple et plus paisible. Elle refont le temps plus qu'elles ne remontent les aiguilles.


    James Canon nous invente là une génèse particulière, celle d'un village de femmes dans un pays d'hommes. Celle d'un petit coin de retraite obligée à la recherche de la paix, dans un monde qui ne cesse de poursuivre la guerre. Celle d'un pays où tout est interdit aux femmes, aux hommes qui veulent devenir des femmes, et qui pourtant ignore qu'en son centre, en son coeur, certaines et certains parviennent à atteindre leur rêve de métamorphose. Il nous rappelle aussi que les femmes peuvent toujours s'affranchir des hommes et de leur passation de tutelle de père en époux, quand bien même ces derniers ne rêvent que de garder le pouvoir et la possession de tout.


    Lien : http://lethee.over-blog.com/article-22196291.html

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Ladybug le 12/10/2011


    C'est un portrait très vivant et haut en couleur d'un village à l'écart du monde. On est totalement hors du temps, de très rares références sur des personnes connues ou des objets rappellent que l'histoire se déroule à notre époque. L'état de désolation et de solitude du village et de ses habitantes disparaît après plusieurs efforts de transformation (car elles n'y parviennent pas sans mal, il y a de la résistance, des maladresses...) pour laisser place à une communauté où doivent régner partage et bien-être de toutes.

    L'auteur déploie tous ses talents pour doter ses personnages de traits de caractère originaux et fantaisistes, et d'un passé parfois révélateur raconté à travers des tranches de vie drôles ou émouvantes.

    N"hésitez pas à vous plonger dans la lecture de ce roman où les femmes inventent un monde. Quand l'homme apparaît c'est pour nous parler de violence, car l'histoire de ce village de femmes est entrecoupé de chapitres consacrés à des guérilleros, des militaires, qui décrivent des scènes de guerre, de cruauté, de malheurs. Heureusement que ces chapitres sont brefs car on a qu'une hâte, c'est retrouver ces femmes !

    Voilà, c'est cocasse sans être trop loufoque, ce qui était ma crainte à l'ouverture de ce livre. Souhaitons à cette petite société des échelles et des échelles de bonheur !

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par canel le 30/06/2011


    Colombie, années 1990. Les hommes du village de Mariquita ont été réquisitionnés par les guérilleros. Il ne reste que le prêtre et un jeune garçon, Julio, que sa mère a réussi à faire passer pour une fille. La sécheresse, la famine, les pénuries sont désormais le lot de ces veuves et de leurs enfants.
    Une jolie découverte que ce récit, d'abord déroutant par sa construction, mais rapidement envoûtant. Des portraits hauts en couleur des habitants de Mariquita - essentiellement des femmes - alternent avec des témoignages brefs et percutants sur les violences masculines (guérilleros, paramilitaires et armée nationale) au cours de cette guerre. Se succèdent des situations cocasses et amusantes (les souvenirs de la tenancière du bordel), des épisodes très émouvants (la belle histoire douloureuse de Pablo et Santiago), du tragicomique ("le projet de procréation") et, comme des flashs, l'horreur de la guerre (tortures, viols, massacres), mais aussi ses trêves. le style et certaines anecdotes évoquent la plume de John Steinbeck... Je regrette, faute de connaissances sur la situation colombienne, d'avoir parfois eu du mal à démêler la fable de la réalité, notamment en ce qui concerne l'état de dénuement du village... Un roman très réussi, un témoignage important... même si le récit tend hélas à s'essouffler après les deux premiers tiers.

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par noryane le 29/04/2010


    L'histoire : Mariquita est une petite ville perdue de Colombie où la vie s'écoule plus ou moins tranquillement jusqu'au jour où les guérilleros décident d'emmener de force tous les hommes du village. Toutes ces épouses se retrouvent désormais seules et les célibataires voient d'un coup toutes leurs chances de mariage s'envoler. Que faire puisque personne ne fait rien pour elles? Se prendre en main. Avec plus ou moins de succès et des idées plus ou moins réussies; de ces villageoises émergent des personnages haut en couleur et les 3 survivants masculins du village ne vont pas pouvoir faire grand chose contre les idées parfois saugrenues de ces femmes. Mais peu à peu une véritable organisation va voir le jour et finalement le village va s'appercevoir que oui il peut survivre sans hommes.

    Verdict : depuis un moment je n'avais pas ressenti quelque chose pour une livre mais celui ci fut une belle découverte à défaut d'être un coup de coeur.
    Le village est déserté par les hommes. Que faire? La famine guette, la pauvreté s'amplifie, le sevrage d'êtres masculins n'est pas si simple pour tout le monde. Mais quelques unes de ces femmes veulent prendre le village en main comme Rosalba qui s'auto proclame maire et décide de réformes plus ou moins bien accueillies. Mais c'est un début. Et puis comment régler le problème du renouvellement des générations? Il reste au village, Julio devenu Julia lors de l'arrivée des guérilleros et qui refuse depuis de s'habiller autrement qu'en fille et de parler. Santiago mais Santiago est amoureux fou de Pablo qui lui aussi est parti. Et enfin le prêtre, qui pour le "bien" de la communauté décide de se défroquer temporairement. Mais c'est loin d'être un succès. Tous commes les réformes du maire d'ailleurs. Jusqu'au jour où peu à peu toutes prennent conscience de la possibilité de vivre ensemble et de créer une communauté.
    L'auteur nous plonge dans une jolie utopie narrée par les différentes protagonistes du village. De nombreux portraits sont faits des habitantes qui se découvrent une fois les hommes disparus. Les situations comiques sont nombreuses et l'auteur essaye de ne pas "enliser" le récit en l'entrecoupant de chapitres très brefs narrés eux pas les hommes, paramilitaires ou guérilleros racontant l'horreur de leur quotidien. Bien que j'ai trouvé que la fin était un peu décevante mais je pense que le récit s'essouflait, j'ai beaucoup souri devant les situations rencontrées, les solutions trouvées, les disputes, les amourettes ou plus qui s'instaurent. Et finalement la mise en place d'une véritable communauté d'entraide où chacune a sa place, son rôle et son métier. Il faut préciser que l'histoire se passe sur des années pour mieux comprendre l'évolution du village et de chaque personnage qu'on découvre à travers soit le chapitre qui lui est dédie soit les yeux des autres personnages. Je ne connais pas du tout la Colombie donc je ne peux juger du côté réaliste ou pas de la vie quotidienne; je l'ai pris comme une fiction mais tout en reconnaissant la dure réalité du contexte militaire qui oppose paramilitaire et guérilleros. Des personnages donc haut en couleur et à découvrir
    Un excellent roman que j'ai beaucoup apprécié et que je n'hésiterais pas à recommander donc.
    Livre lu dans le cadre du Prix des lecteurs 2010.

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



  • Par zabeth55 le 06/02/2012


    Je suis en train de le lire et j'avoue que je passe un excellent moment .
    C'est assez long à lire tellement il y a de portraits plus truculents les uns que les autres.
    Vivement ce soir pour retrouver ce village incroyable et la suite de la galerie de portraits ! !

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par tchaika le 22/04/2009


    j'ai bien aimé au début, sans doute à cause de 'atmosphère " cent ans de solitude"
    mais réactualisée, puis je me suis lassée,

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par betty le 13/01/2009


    Que faire des jeunes filles qui veulent désespérément un homme? Que faire quand plus personne n'a de de notion du temps? Que faire quand le village n'a plus de quoi se nourrir? Les anecdotes sont bien croustillantes , ces bonnes dames sont des beaux personnages tour à tour grotesques ou émouvantes ...
    Le rythme est très enlevé, l'histoire est bien menée : aucun risque d'ennui! Les femmes et leur curé, après une période de désarroi , décident de se prendre en main pour éviter de sombrer dans la misère. Elles finissent par chasser le curé , s'adapter à un monde sans hommes et fonder un village idyllique où tout est partagé, où l'on vit en harmonie avec la nature. Un peu d'optimisme et de tolérance dans un monde de brutes...

    Le contexte , on le connait, malheureusement : la guerilla en Colombie qui s'oppose aux paramilitaires et au gouvernement. Les portraits de soldats qui apparaissent à la fin de chaque chapitre nous plongent dans la cruelle réalité de la guerre civile. Car du reste , une fois que les hommes sont partis, réquisitionnés par la guerilla, les souris dansent... Non, disons que les femmes qui restent sentent souffler le vent de la liberté et qu'il sera difficile de leur lui enlever même quand les hommes reviendront...

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par ameleia le 22/12/2008


    Comment bâtir une société idéale fondée sur le respect et l'équité ? En se débarrassant des hommes bien sûr ! Et l'amour me direz-vous ? C'est justement là le problème : encore faut-il d'abord rétablir la paix, et puis aussi l'égalité, et puis peut-être après inventerons-nous la douceur... Comme les hommes du village de Mariquita en sont dénués, qu'un coup du destin nous en débarrasse ! Et c'est ce que fit le destin : voilà qu'un jour les guerrilleros réquisitionnent tous les hommes du village. Dès lors, l'anarchie s'installe lentement : avant de résoudre le problème de l'électricité et de rétablir l'eau courante, le plus important c'est le corps. Pour le satisfaire, ces dames créent un bordel ambulant. En patronne moderne Emilia met en place un plan de formation avec des positions et des techniques sexuelles hors du commun en faisant passer des « oraux » à ses congénères. Mais le drame devient fatalité lorsque la petite communauté se met en quête de procréer. le prêtre lui-même se lance dans une croisade de reproduction sacrificielle, baisant allègrement au nom du Seigneur. Mais de ses visitations divines, ne sortent que le souffle du vide et quelques brutalités. Quelle fatalité encore frappe les jeunes adolescents en qui on place tout le salut séminal du village, lorsque le jour de l'exploit attendu ils subissent une tombée magique de pénis ? Bref le destin s'est abattu sur le petit village de Mariquita pour qu'aucun homme n'y survive.


    Lien : http://ameleia.over-blog.com/

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par bibliopmo le 03/04/2008


    Baroque, foisonnante, éblouissante de fantaisie, la chronique tragico-burlesque d'une bourgade perdue au fin fond de la Colombie. Un roman brillant, inventif, hilarant.
    Depuis ce jour où les guérilleros ont débarqué et réquisitionné tous les hommes de la ville, Mariquita tombe en ruine. Seules, livrées à elles-mêmes, les femmes ne savent plus à quel saint se vouer.
    Qu'à cela ne tienne. De ménagères soumises, d'épouses dociles, les femmes vont se transformer en leaders politiques de choc, instigatrices flamboyantes d'un nouvel ordre social.
    Ainsi, les très moustachues soeurs Morales décident de remédier à leur condition de célibataires frustrées en créant un bordel ambulant ; Francisca, la veuve d'un grippe-sou notoire, mène la grande vie après avoir découvert le magot de son mari.
    Et surtout, la ville de Mariquita peut compter sur la tenace Rosalba, la veuve du brigadier, auto-proclamée maire, et sur padre Rafael, seul rescapé de la gent masculine, qui n'hésite pas à se porter volontaire pour assurer la procréation de la nouvelle génération…

    critique de qualité ? (1 votes positifs)






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